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dimanche 22 mai 2011

The End of the World

Petite saynète hier à Central Park en allant commander au petit Boathouse Café:

Zaza : "Alors, 3 double expresso dont 2 sans sucre, 2 black coffees, sans cannelle par pitié, mais avec le lait sur le côté siouplé" (commander son café à NY est aussi folklorique qu'à Londres)

Serveur : "No problem miss!"

Zaza : "Vous fermez à quelle heure ce soir?"

Serveur : "18h00"

Zaza : "Bah... on est samedi, vous fermez pas plus tard normalement?"

Serveur : "Si. Mais à 18h00, c'est la fin du Monde donc on va pas rester ouvert!"

Bah merde alors... Il ne nous resterait plus que quelques heures avant le Jugement Dernier.... My, my, my... quand je pense à tout ce que je n'ai pas fait avant de monter au Ciel...

On a pu ainsi voir défiler quelques annonces :


Petit rappel : le jugement dernier, que l'on appelle communément "Rapture" au US, annonce le retour de Jésus sur Terre, venu emmener ses plus fidèles serviteurs au Ciel, laissant sur Terre les losers.

Regardez, c'est Mari, les Nains et moi prêts à monter au Paradis, parce que moi je reste pas sur Terre avec tous les tremblements de terre qui vont vous tomber dessus! 

Ca me fait quand même un peu penser aux affiches de propagande communiste qui égayent la Corée du Nord....

Pourquoi le 21 mai précisément?

Et bien cette date a été fixée d'après les calculs rocambolesques de ce monsieur à l'air très sympathique :


Harold Camping, 89 ans, fondateur de Family Radio (Oakland) et prêcheur un brin zinzin suivi par des "millions de personnes" dans 140 pays... Et même s'il s'était déjà planté en 1994, le Jugement Dernier a rassemblé du monde... Il faut quand même savoir que 79% des chrétiens aux US croient fermement au Jugement Dernier et je vais, un jour peut-être, comprendre ce qui se passe dans la tête de ces gens.

Si c'est comme ça, moi aussi je vais faire mes petites annonces apocalyptiques!! Monsieur Camping, La Fin du Monde n'était pas hier... Ce sera demain...

Car le 23 mai, chers lecteurs, préparez-vous au pire!! Demain à New-York, il ne sera plus permis de fumer ni dans les parcs, ni sur les plages, ni sur les plazas et tous les endroits publics (bah tant qu'à faire...) "regardless of complaints about government’s interference in the private lives of people". 

On pourra cependant continuer à fumer dans la rue (super), les parking lots (n'importe quoi...) et chez soi (merci) :

ALLELUIA!!! 
Dis-moi Jésus, comme j'ai été très gentille, est-ce que je pourrai emmener des clopes au Paradis le Jour du Jugement Dernier?

Mais comme tout le monde a droit à la parole et que ça fait quand même super braire, les fumeurs pourront toujours se retrouver le 28 mai à Brighton Beach (à Brooklyn les cocos, pas sur la côte anglaise!!) pour un "smoke-in in The Park" organisé par C.L.A.S.H (Citizens Lobbying Against Smoker Harrassment)! J'y serai, vous pouvez compter sur moi!!

Mais finalement, cette nouvelle loi va passer en douceur... Car cette semaine...


Il va encore faire un temps de merde...

mercredi 9 février 2011

Saw VII

Il faut quand même avouer que, pour ce qui est de faire des conneries, les enfants ne manquent pas d'imagination.

Quand j'étais petite, j'étais du genre soft : il ne m'est arrivé qu'1 seule fois de dessiner sur le mur du salon (vue la rouste que je me suis prise, j'ai pas recommencé) et le truc le plus con que j'ai fait a été de prendre une poubelle et de me cogner le nez avec pour voir si j'allais saigner (je vous rassure, ça a marché).

Mais Nain, il est plus fort que sa mère...

Ainsi, jeudi dernier, il a eu la brillante idée de glisser son majeur dans une serrure à l'école. Résultat : le doigt est resté coincé et il a fallu appeler 911 pour le sauver. J'ai posté nos mésaventures sur Facebook le soir-même et pour moi, l'épisode était clos.

Mais quand j'ai raconté ça, les gens n'ont pas tout de suite compris : "Hein? quoi? Une serrure? Mais quel genre de serrure? La taille? La forme? Comment a-t'il pu coincer son doigt dans une serrure?".

Alors soit je m'exprime mal, soit mon auditoire est du genre neuneu. Comme on va partir du principe que c'est les deux, je vous présente ci-dessous l'objet en question...

Ce n'est pas vraiment une serrure en fait.
C'est un verrou qui fait un bon 1/2 centimètre d'épaisseur.


Oui, je sais... Quand j'ai demandé à Nain pourquoi il avait glissé son doigt dans ce machin, il n'a pas su me répondre et le personnel de l'école ne pensait même pas que ce genre d'incident était possible... c'est donc officiel, on ne peut plus le cacher : mon fils est taré.

Mais le plus impressionnant a été le déploiement de forces pour un incident tout de même mineur. Quand je suis arrivée en courant à l'école avec la poussette et Naine à bout de bras, il y avait à l'entrée 2 ambulances et 3 voitures de flics, tous gyrophares allumés.

La panique. Bordel de bordel de bordel de merde...

Ce n'était donc pas 3 bleusailles l'air désabusé qui attendaient dans la salle de classe, mais au moins 6 flics et 3 ambulanciers qui entouraient Nain, se creusant la tête pour trouver une solution.

Flic : "Vous êtes la mère??"

Zaza : "Heu oui... Comment on va faire là??"

Flic : "Bah vous pouvez essayer... mais à priori, va falloir utiliser ça pour libérer le doigt..."

Ca, mes amis... ça s'appelle une mini-perceuse avec option découpe...
et ça fait un bruit de tondeuse...

Zaza : "Heu... Non non non!! Je vais essayer de lui retirer ce machin moi-même OK? Et si j'allais lui plonger la main dans la neige pour dégonfler son doigt?? Y'a encore plein de neige dehors!! Faut en profiter!!"

Autant vous dire que le flic m'a arrêté dans mon élan en hochant la tête comme s'il m'annonçait le décès d'un proche.

J'ai bien essayé de lui ôter ce maudit verrou mais le sang avait déjà bien afflué dans son doigt... et malgré avoir tartiné le tout avec un savant mélange d'huile végétale et de savon, il a bien fallu me rendre à l'évidence que la boucherie allait pouvoir commencer. Un des policiers a même eu la gentillesse de jeter un voile devant les yeux de Nain pour ne pas l'affoler...

Ainsi, petit bout par petit bout, et au bout de 45 minutes de bbzzzzzzzzz, la serrure a lâché son emprise et Nain son étreinte. Pas un seul hurlement. Juste un grand soulagement. Et c'est non sans fierté que Nain a posé avec son héros, qui est aussi un peu le mien :


Notez quand même l'air crispé de Nain et le flic derrière qui range son matos...

Mais c'était pas fini... Comme les ambulanciers étaient verts de s'être déplacé pour rien (tiiin, même pas une goutte de sang...), ils ont proposé à Mari d'emmener Nain aux urgences pédiatriques du Bellevue Hospital histoire de checker si tout va bien, rapport à des vaisseaux sanguins qui auraient pu être endommagés.

4 heures d'attente minimum. Pas eu le courage. Mari est rentré avec Nain sous le bras et on a improvisé un dance-floor pour faire décompresser tout le monde.




Comme vous pouvez le constater, ça allait beaucoup mieux...


Bon et puis comme nous ne sommes pas les seuls auxquels ce genre de merdes peuvent arriver, ci-dessous le petit annuaire des urgences pédiatriques :

New-York Presbyterian Hospital, association de 2 hôpitaux généralistes avec service d'urgence pour nains
Columbia University Medical Center (168th street, Washington Heights) et NYP Weill Cornell Medical Center (angle 68th et York Avenue)

Bellevue Hospital Center (angle 26th et 1rst avenue)

Si certains lecteurs ont d'autres adresses à fournir, please feel free to share, je suis encore un peu une touriste à NY!

jeudi 1 juillet 2010

Pédiatres en herbe

Quand Nain est né, j'ai quand même eu l'impression de passer ma vie chez le pédiatre.

En Angleterre, pour soigner les gens, les médecins ont un produit absolument génial. Ca s'appelle le Paracétamol. Que vous ayez une toux grasse, une jambe cassée ou vos règles, on vous prescrira automatiquement du paracétamol. Ca soigne de tout et si ça ne marche pas, ben tant pis pour vous, vous êtes bons pour serrer les dents quelques jours en attendant que ça passe. Me concernant, ça ne me dérange pas d'avoir à agoniser au fond de mon lit. Ca altère peu mon quotidien.

Mais on peut difficilement appliquer le même principe aux enfants.

Quand les enfants sont malades, il faut les soigner. Et le plus vite possible. Ainsi, ma meilleure ambulance restait l'Eurostar, direct chez mon pédiatre parisien qui officie dorénavant à la Clinique Ste Thérèse.

Mais à force d'aller chez le même, j'ai bien fini par connaître toutes ces ficelles et comme ça me gonfle pas mal d'y aller, je me suis improvisée médecin. Pour économiser du temps et épargner le trou de la Sécu, dès que les nains commencent à montrer des signes avant-coureurs de cochonneries, hop, je ressors le carnet de santé, les ordonnances, je double-check sur Internet, je ressors le vieux stock de médicaments et je te dose le tout de manière farfelue.

Bon, j'avoue, ça ne marche qu'1 fois sur 4. Et quand ça ne marche, ça s'empire. Et quand ça s'empire, vous êtes bons pour prendre rendez-vous. Et en urgence.

Les entrevues entre parents et pédiatres ont un côté passionnel.

En tant que maman, on ne peut pas s'empêcher de faire notre petite analyse de la situation, histoire de bien faire comprendre au pédiatre que non, il n'a pas à faire à une débutante ( 5 ans de "Nain Training", ça compte) et on essaye toujours de les impressionner par notre soi-disante connaissance dans le domaine pédiatrique.

Le pauvre homme aura beau vous faire comprendre qu'il a pas fait 10 ans d'études pour se laisser emmerder par une hystérique qui a à peine un Bac+3, on a toujours du mal à admettre qu'un inconnu sache exactement au premier coup d'oeil ce qui cloche chez vos marmots alors que ça fait une semaine que vous vous prenez la tête.

Acte 1 : Naine

Pédiatre : "Elle tousse beaucoup la petite"

Zaza : "Oui, oui, c'est rien, elle a juste attrapé un rhume. Je soigne ça à coup de serum physiologique. Jô sais môa."

Pédiatre : "Je regarde si vous permettez... Humm.... Elle a pas les selles molles?"

Zaza : "Si, si, mais c'est à cause de la poussée dentaire, ça rend le caca mou. Je sais déjà tout ça vous savez."

Pédiatre (soupir) : "Elle a une otite votre fille"

Zaza : "Haaaa??!!! Et vous avez pu voir ça en 2 secondes rien qu'en regardant son oreille droite?"

Pédiatre (soupir) : " Allez, 1 semaine d'antibiotiques et on en parle plus!"


Acte 2 : Nain

Pédiatre : "Alors le Nain, qu'est-ce qu'il a sous l'oeil?"

Zaza : "Ho ça c'est juste une petite crise d'ezcéma, c'est rien, je lui mets de la Trisédonit 2 fois par jour. Jô sais môa"

Pédiatre (soupir) : "C'est pas que de l'ezcéma ça..."

Zaza : "Ha vous êtes sûrs? Parce que ça se transmet dans notre famille l'ezcéma, je sais bien comment on soigne ça!"

Pédiatre : "C'est un Impetigo. Sa plaie est infectée, c'est très contagieux et non, on soigne d'abord ça avec de la Fucidine (Tiin, j'ai jamais entendu parler de ce machin... merde....)! Bon, et sa dent toute noire là, ça va?"

Zaza : "Oui, oui, pas de souci. Je suis allée voir un dentiste qui a fait une radio. C'est rien, ce n'est qu'une dent de lait."

Pédiatre : "Et la petite boule rouge là sur la gencive c'est quoi?"

Zaza : "C'est pas un aphte?"

Pédiatre (soupir) : "Non. C'est pas aphte (mongolienne)! C'est un abcès à la gencive. Et un gros!"

Zaza : "Ha merde...."

Pédiatre : "Allez, vous êtes mignonne, vous allez arrêter de raconter n'importe quoi et vous allez prendre rendez-vous chez le dentiste parce qu'il va falloir qu'il l'arrache!"

Zaza : "Bon, ok, ok, ça va. J'ai compris..."


Je l'aurai un jour. Je l'aurai....


Bon allez, comme vous avez été sympas de rester jusqu'au bout de ce fastidieux article, je vous livre la moisson du dentiste :


Bon, et puis comme personne ne veut reconnaître mes talents de pédiatre, je vais peut-être m'improviser dentiste...

lundi 1 février 2010

The Real Doctor

Le système de santé anglais est plutôt bien fait.

Après, on peut débattre pendant des heures sur l'incompétence des médecins mais il n'empêche qu'à partir du moment où on peut être soigné gratuitement et sans avoir à avancer un kopeck, moi j'applaudis. clap. clap. clap.

Ainsi, toute la famille est inscrite chez le GP (équivalent du médecin généraliste en France). Il suffit juste de remplir un formulaire (et l'inévitable flacon d'urine) et on reçoit une semaine après sa petite carte NHS qui donne accès à tous les soins dans les hôpitaux et au remboursement des consultations spécialisées.

Mais quand j'ai emmené Nain la première fois chez le GP pour son auscultation à la Baby Clinic, ben ça a pas loupé... le médecin l'a à peine touché... Alors, vous allez encore penser que je suis complètement tarée, mais moi, j'aime bien me mettre à poil chez le médecin. J'ai la sensation qu'on m'ausculte attentivement et qu'on prend ma santé au sérieux! Et puis ça me donne aussi l'occasion de sortir mes jolis dessous parce que c'est pas parce qu'on est maman qu'on est forcément bobonne mal fagotée.

Frustrée que Nain ne puisse pas connaître les joies de se faire tripatouiller par le GP, j'ai exploité pendant un certain temps le système des médecins français à Londres (attention, pas le Medicare dont l'incompétence fatigue pas mal de gens) et j'ai trouvé une pédiatre assez terrifiante certes, mais qui correspondait à mes attentes : mise à poil systématique, prise des mensurations des pieds à la tête, vaccinations à gogo et ordonnances de 3 pages. Nain appelle ça le Vrai Docteur.

Cependant, à 80£ la consultation, ça fait un peu mal au cul... Donc, pour Naine, je me suis dit : "Zut, tant pis, faisons tout chez le GP".

Première visite mercredi dernier.

GP : "Bien, avant que votre fille se fasse vacciner, je vais d'abord l'ausculter"

Hin hin hin, c'est ça ouais...

GP : "Mettez la sur la table"

Je m'exécute après lui avoir enlevé son manteau. C'est quand même le minimum...

GP : "Vous pouvez la déshabiller"

Zaza : "Je la déshabille??"

GP : "Bah oui..."

Bon, ok, je lui enlève donc sa petite robe et ses collants et j'attend en me dandinant sur place.

GP : "Non mais vous pouvez tout lui enlever!"

Zaza : "Ha bon?" Et hop, j'enlève le body et je laisse bien entendu la couche, persuadée que ça sert à rien de la mettre à poil...

GP, soupir : "La couche aussi..."

Zaza : "Je lui enlève AUSSI sa couche???!!"

GP : "C'est votre premier enfant?"

Zaza : "Ben non. Même pas."

J'essaye d'ignorer son haussement de sourcils et la regarde, bouché bée, examiner Naine. Hallu-ci-nant. J'en ai presque pleuré d'émotion. "Enfin, enfin, toi aussi mon enfant tu découvres le bonheur d'être chez un Vrai Docteur".

Ensuite, passage chez la Nurse qui lui fait sa première volée de vaccination à l'arrache (sans patch. sans doliprane. pan. pan. ouiiiin) et la prise de poids.

Zaza : "Vous ne la mesurez pas?"

Nurse : "Non. Pour quoi faire?"

Zaza : "Ben en France, les pédiatres mesurent les enfants..."

Nurse : "Pfff!.... Ecoutez, la taille des enfants, on ne peut pas la changer. On ne va pas les rétrécir ou leur tirer les membres pour les faire grandir, donc ça sert à rien de les mesurer. Si un enfant est grand, il est grand. S'il est petit, il est petit."

La logique de son argument m'a littéralement foudroyée sur place...

Tout ça pour dire que je suis rentrée toute pimpante à la maison, soulagée que mes enfants soient aussi bien suivis. Ils ont vraiment de la chance... Non parce quoi moi aussi j'aimerais bien aller de désaper chez un médecin à Londres mais je ne vais pas pour autant me forcer à tomber malade pour satisfaire mes lubies d'exhibitionniste...

Haaaaaaa mais que je suis bête... Vu que je viens d'accoucher je vais devoir aller chez le kiné pour ma rééducation du périnée!! Youpi!! Allez, je prend rendez-vous demain et ne manquerai pas bien sûr de TOUT vous raconter en détail.

Ce sont les mecs qui vont être contents...

mercredi 11 novembre 2009

Le Vrai Docteur

Pour le half-term de la Toussaint, j'ai emmené Nain et Mari à Paris. Le gros délire.

Comme j'ai finalement décidé d'accoucher à Paris, j'en ai ainsi profité pour voir mon gynéco-rigolo et l'anesthésiste ("No pain. No suffer. Please"). Dans la foulée, j'ai même pris rendez-vous pour Nain chez le pédiatre. Ayant un déjeuner ultra important avec une copine, je laisse à Mari le soin d'emmener Nain au cabinet médical.

Ben ouais, j'ai pas que ça à foutre non plus.

Bref, je récupère les deux boulets avant d'enchaîner chez le gynéco, et comme je suis pas aussi peau de vache qu'on pourrait le penser, je m'enquiers de la santé de mon fils.

Zaza : "Alooooors??"

Mari : "En résumé, il est en parfaite santé. Il a juste un petit bouchon de cerumen dans l'oreille gauche"

Zaza : "Ha. Faut faire un curetage à l'anglaise ou on débouche ça avec une ventouse?"

Nain : "Maman, maman!! J'ai vu le docteur!!!"

Zaza : "Et il a été gentil le docteur?"

Nain : "Oui, c'est un vrai docteur!"

Zaza : "C'est quoi ça un Vrai Docteur?"

Nain : "C'est le docteur où on se met tout nu!!" NB : bonjour la syntaxe...

Zaza : "Hin hin hin... ha bah des vrais docteurs, j'en ai connu un paquet alors..."

Mari : "Pauvre truffe... Non mais c'est vrai qu'on était pas arrivés depuis 3 minutes qu'il a mis ton fils à poil tout de suite pour l'ausculter et le mesurer. Il lui a même demandé de se décaloter!"

Ha. Je comprend mieux.

Alors qu'en France on vous demande quasiment de vous désaper dans la salle d'attente, les médecins anglais, eux, vous touchent à peine pour vous ausculter et je ne me suis, ô grand jamais, dénudée devant un médecin à Londres. Même pendant mon suivi de grossesse au St Mary's Hospital! Le canard coin-coin, le toucher vaginal, le roulage de doudounes entre les paumes pour checker si tout va bien, ça ne m'est JAMAIS arrivée en Angleterre (alors qu'on adore toutes ça, c'est bien connu...). Pour ça, faut aller voir un médecin français.

Le seul truc intime qu'on vous demande systématiquement en Angleterre, c'est un échantillon d'urine. Vous savez, ces petites fioles de 2 cm de diamètre dans lesquelles il faut faire pipi en prétendant qu'on s'en est pas du tout foutu plein les doigts? Bref, je sais pas exactement ce qu'ils font avec (un trafic d'urine?), mais c'est vachement important.

Ainsi, pour Nain, le Vrai Docteur, c'est celui qui vous demande de vous mettre à poil et qui malmène vos parties intimes. J'ajouterai à cela que le vrai docteur a tendance à vous faire des ordonnances aussi longue qu'une liste de courses après un retour de vacances. Comme le système de santé français est le meilleur du monde et que ça coûte que dalle, ça serait con de pas en profiter...

Zaza : "Ben c'est vachement intéressant tout ça, mais moi, j'ai rendez-vous avec mon gynéco!"

Mari : "On t'accompagne. C'est ta dernière écho et il doit nous briefer sur ta césarienne" Tin, non mais jamais ils me lâchent ces deux là, c'est pas possible...

Nain : "Tu vas chez le docteur Maman?"

Zaza : "Oui, je vais chez le docteur qui va vérifier que ta petite soeur va bien"

Nain : "Et c'est un vrai docteur?"


Ha bah ça, mon gynéco, oui... C'est un putain de vrai docteur...

vendredi 3 octobre 2008

Et la ceinture réapparut...

Ha ha! Je vous ai vu venir lecteurs de peu de foi! Vous pensiez que ce régime n'était encore qu'une idée fantaisiste, vouée à disparaître discrètement tant les tentations sont fortes.

Mais après 3 semaines d'efforts surhumains et quelques petits écarts avinés, le résultat est là. Zaza a perdu 5 kilos. Ouais. 5 kilos. Pffiou. Envolés. Disparus (probablement dans la cuvette des toilettes suite à une sur-consommation de fibres en sachet et de son d'avoine...). Plus que 3-4 kilos à perdre et j'arrive au rang d'étoile filante (ou "poids de forme"), mais pas plus hein. Parce que les tranches de dinde, les salades de concombre et les dîners au caca-light alors que tous les autres sont ivres morts, ça commence à me les briser menus!

Mais halte à la colère. La satisfaction ultime reste la suivante : fermer le bouton supérieur du pantalon.

Je peux vous assurer que vivre avec le haut du jean retroussé sur les bourrelets, ça nuit dangeureusement au moral. Premièrement parce que tous les soirs je retrouvais la marque du bouton imprimé sur mon ventre et que deuxièmement, j'aurai du me résigner à renouveler ma garde-robe en taille 40... Déprime assurée...

Ainsi, je n'aurai pas à taper dans le portefeuille du ménage et je peux enfin reboutonner mon pantalon, et même y ajouter une ceinture... Juste pour faire joli...

Quand je réalise que ce régime ressemble à un parcours du combattant, je ne peux m'empêcher de penser à celles qui ne grossissent jamais. JAMAIS. Malgré les années qui passent et les grossesses qui se succèdent, elles gardent quand même une ligne de jeune fille. Leur phrase qui tue? "J'ai la chance d'avoir une constitution qui ne me fait pas prendre un gramme, même quand je m'empiffre."

Y'a de quoi vous dégoûter du surimi.

dimanche 28 septembre 2008

De la disparition des membres inférieurs

Mon deuxième objectif de la rentrée est le suivant : perdre du poids.

Alors attention, je n'accuse pas mon unique grossesse d'être la cause de mon embonpoint. Tout le monde sait bien que tomber enceinte est une bénédiction du ciel et que les futures mamans irrrrrrradient de beauté malgré les 15 kilos de surplus....

Non, voici l'histoire de ma surcharge pondérale qui m'a fait jusqu'à douter de l'existence de mes orteils vu qu'ils disparaissaient de mon champ de vision quand je me tenais droite et anxieuse sur la balance.

Pour ceux qui l'ignorent, je suis la cadette d'une famille de filles. 5 soeurs au compteur + 1 mère que je qualifierai de... "très présente"... Toutes mes soeurs, je dis bien toutes, sont minces, belles et font 10 ans de moins que leur âge officieux. Autant vous dire que la concurrence est rude et que les dimanches ensoleillés virent rapidement à un défilé de maillots de bain que viennent admirer les amis de la famille qui passent toujours dans le coin "par hasard". Les fluctutations pondérales sont une véritable affaire d'état et je ne compte plus les méthodes miracles employées pour faire disparaître les hypothétiques kilos en trop. Du slim-fast à la cure de raisin en passant par les régimes protéinés ou les massages pour faire décoller les graisses, rien n'aura été épargné...

Moi, au milieu de tout ça, j'avais le rôle de la petite boule rigolote et on m'affublait de ce très joli surnom qu'est "la grosse". La petite boule est ensuite devenue une montgolfière le jour où j'ai quitté la maison familiale et les repas équilibrés, pour vivre mon indépendance dans un petit studio et les casseroles de pâtes au beurre comme uniques dîners. De paire avec une consommation d'alcool déraisonnable et une totale absence de sport, ça a pas loupé : 6 kilos dans la vue. Pan.

Rien d'alarmant, j'ai rencontré Mari et depuis, il ne cesse de me couvrir de louanges et de me trouver belle et appétissante. Même après la naissance de Nain où j'ai tout de même frôlé les 75 kilos, Mari continuait à me réconforter dans mes périodes de paranoïa d'obèse. Mari ne m'a jamais dit que j'étais trop grosse.

Mari est trrrrrès prudent...

Je n'ai fait de régime qu'une seule fois dans ma vie... pour le jour de mon mariage... comme si on avait peur que le fiancé se barre en courant en réalisant qu'il allait épouser un tonneau! Mais regardez un peu le résultat : petite boule assure à max!



Bref, depuis cette photo, entre l'expatriation à Londres et la naissance de Nain, Zaza a repris encore 6 kilos. Pan Pan Pan.

Panique à bord depuis le retour de vacances, impossible de boutonner mes pantalons et mon joli nombril s'est fait avaler par des vagues de bourrelets. J'ai donc acheté le livre miracle du Dr Dukan sur les conseils d'un ami qui, lui, n'a pas aperçu son kiki depuis un bon bout de temps (ça l'a pas empêché d'avoir 4 enfants....).

Si vous aimez le surimi et que la constipation ne vous fait pas peur, ce livre est pour vous.

PS : Je ne sais pas conduire non plus....

mardi 13 mai 2008

Le rouleau du printemps

Je vous sens exaspérés.

15 jours sans une seule ligne. Ca y est, c'est la mort de ce blog. Zaza a égaré son cerveau, son inspiration et vous vous demandiez s'il n'était pas temps de trouver un autre moyen de divertissement pour assaisonner votre déjeuner-sandwich-devant-l'ordinateur.
Mais voyez-vous, le printemps est une période que je redoute encore plus que les cheveux blancs et la cellulite (j'en ai pas, cherchez pas).

Pour vous tous, cette soudaine canicule est synonyme de terrasses ensoleillées, de ballades bucoliques en tongs, de pique-niques pantagruéliques, de barbecues improvisés avec une boîte de sardines, de jardins fleuris... Bref, un petit aperçu des vacances où jeunes femmes épanouies se balancent en mini-jupe et jeunes hommes bien bâtis osent le marcel mouillé.

Je le vois bien sur vos visages radieux et cramoisis : vous aimez le printemps.

Et bien pour ma part, cette saison marque le début d'une lente descente aux enfers. L'enfer de l'allergie. Parce que le pollen et moi, on est pas copains. Mais alors pas copains du tout. Et les symptômes sont d'une rare violence.

Il m'est impossible d'aligner 3 mots sans éternuer et asperger mes interlocuteurs de quelques restes de nourriture projetés à leur visage à 300 km/h. Mes narines ressemblent à 2 geysers en activité, je passe mes journées à éponger ce flux incessant et tout ce qui se trouve à portée de main y passe : mouchoirs, sopalin, nappe, torchon, T-shirts du panier à linge sale, PQ (de là à me planter 2 tampax dans les narines, il n'y a qu'un pas à faire....). Je passe mon temps à me démanger les yeux rougis par tant de haine, en perd mes lentilles au passage pour au final me retrouver tel un lapin myope et albinos, errant dans la rue à la recherche d'un endroit climatisé.

Avant donc d'être maman, je passais ainsi mes semaines enfermée à double tour, agonisant dans mon lit au mileu d'un amas de mouchoirs sales, shootée aux antisthaminiques qui m'abaissait à l'état de légume, incapable d'avoir une vie sociale normale et priant le ciel d'abréger mes souffrances en déversant quelques gouttes de pluie.

Or, Nain, quand il fait beau comme ça, il en peut plus. Il VEUT sortir au parc. Nain adore les fleurs, les oiseaux qui chantent, le soleil qui tape, l'ombre des arbres qui ondule et les chiens qui se reproduisent. Et puis surtout, Nain aime bien porter des marcels et faire pipi contre un arbre sans se geler les raflouquettes. Comment résister à un enfant aux yeux remplis d'excitation à l'idée de courir dans la nature? Comment ne pas être attendrie par cette soudaine liberté d'être que procure les premières chaleurs printanières? Comment voulez-vous rester au lit à attendre la fin du monde quand votre fils vous saute à pieds joints sur l'estomac?

Je n'ai pas d'autre choix que d'extirper mon corps malade de son écrin à microbes pour lâcher le fauve à l'attaque de la verdure. Et hop, 2 cachets avalés en vitesse, un coup de blush sur la patate cramoisie qui me sert de nez, 4 paquets de mouchoirs dans le sac, pshhit-pshhit du sinomarin dans les naseaux et me voilà prête à affronter mon pire ennemi.

Vole, vole petit pollen. Savoures tes journées de liberté, tu es définitivement le roi du printemps et le pauvre humain que je suis m'incline devant tant de puissance... mais encore quelques mois et l'hiver arrivera. Et là mon pote, tu vas t'en prendre plein la gueule.

mercredi 30 avril 2008

Junky Mummies

Quand Nain est né, j'ai décidé de l'allaiter.

J'ai donc troqué mes dessous en dentelle avec des playtex brassards taille F "ouverture facile" (si vous ne voyez toujours pas à quoi ca ressemble, ne comptez pas sur moi pour vous envoyer des photos.... cochons...), mes soirées beuveries avec des dîners à l'eau plate et les clopes contre des sucettes au réglisse. Cependant, malgré les bienfaits reconnus de l'allaitement, j'ai quand même arrêté au bout de .... 3 semaines.... C'était plus possible cette vie avec une ventouse de 3 kilos accrochée aux doudounes.... donc, au bout de 3 semaines, j'ai sevré Nain et ma poitrine a retrouvé un aspect à peu près présentable.

Mais ce n'était que le début d'une lente séparation à la fois physique et mentale avec mon fils.

J'aurais pu continuer à le scotcher à ma divine poitrine, rester toute la journée à m'occuper de lui et faire les choses à sa place : Nain serait devenu dépendant de moi à 100% et ça, c'est pas un très bon départ dans la vie, ça peut même durer des années. Donc, très rapidement, j'ai préféré mettre Mari à contribution pour les biberons, placer Nain dans une crèche quelques après-midi par semaine et le laisser faire la vaisselle si tel est son souhait. Oui, parce que au final, notre rôle de parent consiste à rendre nos enfants autonomes si on veut éviter de se les farcir à la maison jusqu'à leur 35 ans...

Bref, à 2 ans et demi, Nain continue son sevrage et s'engage doucement vers la voie de l'indépendance : marcher tout seul, dîner tout seul, faire popo tout seul, s'amuser tout seul, faire chier son monde tout seul, se réveiller à 4h00 du matin tout seul...


Je m'égare...

Le sevrage dans ce sens est assez aisé, c'est dans la nature des choses, mais qu'en est-il de l'inverse? Oui, car voyez-vous, mes premières après-midi de temps libre m'ont laissée dans un profond désarroi. Du début de la grossesse à ses 1 an, j'ai vécu au rhytme de Nain et j'ai radicalement changé mon mode de vie dilué dans l'alcool et le tabac pour son bien. Quand Nain a commencé à aller à la crèche, je l'avoue sans honte, j'errais dans la rue à une distance raisonnable (on ne sait jamais hein? il peut arriver une catastrophe en mon absence, il ne peut définitivement PAS se passer de moi aussi rapidement??!!), je scrutais ma montre en calculant le temps qu'il me restait avant de le serrer dans mes bras et mes virées shopping tournaient principalement autour du rayon puériculture.

Mère admirable et attentionnée peuvent penser les âmes charitables? Et bien non. En fait, j'étais accroc. Accroc à mon fils. Un enfant, c'est comme une drogue dure : on ne peut plus s'en passer et quand on essaye de décrocher, ça vire à l'obsession, on a des moments de panique et d'angoisse, notre esprit acéré détecte la moindre défaillance de son système immunitaire.

Flash back les premiers mois.

Mari : "C'est bon, il est dans son pieu... Tu viens me faire un petit massage?"
Zaza : "Je l'entend pas"
Mari : "Ben, c'est normal.... il dort... Allez, j'enlève ma chemise pour le massage non?"
Zaza : " T'as vérifié s'il respirait?"
Mari, qui reboutonne sa chemise : "Mmm... Je vais checker.... Non ca va..."
Zaza : "Il s'est pas retourné sur le ventre hein? Il a sa tétine? Non parce que tu sais, sans sa tétine, il stressos!"
Mari : "Ecoute, des tétines il en a 15 à portée de bouche, toute stérilisées, donc, ça va aller!! Bon, je te montre où j'ai un noeud dans le dos"
Zaza : " Ha mais non!! J'ai pas le temps de te faire un massage, je dois lui donner le biberon dans 2h00, il faut que je stérilise la bouteille, que je chauffe l'eau au bain-marie et que je sois détendue pour qu'il se sente en sécurité!"
Mari : "............"

Bon, les mois ont passé, on peut dire que je me suis volontairement sevrée pour le plus grand bien de tous, Mari et moi arrivons à dîner en tête à tête sans évoquer Nain plus de 10 minutes, et je ne passe plus mes après-midi de libre chez Gap Kids mais avec mes copines Maman autour d'un bon petit café.

Par contre, vous serez bien aimables de ne pas me demander ce que nous pouvons nous raconter entre mamans... Sinon, nous allons toutes finir en centre de désintoxication....

lundi 10 mars 2008

Allô Maman Bobo

Je ne tombe jamais malade. Je dis bien JA-MAIS. J'ai une santé de fer et ne me bourre donc jamais de médicaments qui rendent patraque. De plus, si cela arrivait régulièrement, je sais bien que la maison ressemblerait à un chantier, on ne se nourrirait que de conserves et on ne porterait que des fringues sales : pas le choix, il faut que je tienne le coup si je veux que ma famille garde sa dignité (et sa propreté).

Nain est dans le même cas que sa mère : il attrape certes la crève de temps en temps mais il n'a jamais du subir d'opérations angoissantes ou de séances respiratoires chez un kiné .

Et pourtant, j'ai tant vu la catastrophe arriver! Je me souviens que la première fois qu'il a vomi avec 38° de fièvre, j'étais dans une panique monstre et l'ai direct emmené à l'hosto pensant qu'il avait sûrement du attraper une maladie rare et sournoise. Et bien non, une giclée de doliprane et c'était fini. Maintenant, j'essaye de rester zen et confesse l'élever un peu à la dure. S'il tombe mais que son visage n'atteind pas le sol, c'est bon. S'il se cogne mais qu'il ne s'évanouit pas, c'est bon. S'il a la crève et qu'il tousse, j'ai le super-kit médical.

Quant à Mari, quand il tombe malade, il ne pleure pas, ne crie pas et ne se roule pas par terre de douleur (ou de fatigue)... Non, il fait pire que ça... Quand Mari tombe malade... Il geint...

Mari : "Ggnnnnnn.... je peux rien faire aujourd'hui, je me sens mal..."

Zaza : "Ben prends une aspirine!"

Mari : "Gnnnnn... je sais pas où c'est...."

Zaza : "Heeuuu, la boîte à pharmacie dans la salle de bains, ca t'évoque quelque chose??!!"

Mari : "Ggnnnn.... Je te jure, ça va pas du tout... Tu veux pas aller la chercher pour moi?"

Zaza : "Dis donc, si tu veux être bichonné comme un môme, t'as qu'à appeler ta mère!"

Mari: "Gnnnnnnnnn... Notre fils, quand il tombe malade, tu t'en occupes... y'en a que pour lui, c'est pas juste!!"

A ce moment, je réalise qu'il a raison. Je me consacre trop à Nain, c'est vrai. Et j'en délaisse mon homme qui au final est obligé de faire sa chochotte pour que je lui accorde un peu plus d'attention et c'est légitime de sa part : le couple doit passer avant les enfants, être amants avant d'être parents... mouais... je vais essayer...

Mari : "Gnnnn... je suis vraiment malâââââde!"

Zaza : "Bouges pas du lit, je vais te chercher tes médocs!"

Mari : "Ggnnnnn... je veux pas de médicaments... la seule chose qui pourrait me soigner et me soulager, c'est un petit bisou"

Zaza : "Un bisou? Mais ça pourra jamais te soigner ça! Et pour quoi pas une fellation pendant qu'on y est??!!"

Mari : "Gggnnnnmmmooouuiii"

Zaza : "Ecoute, tes microbes, tu te les gardes, j'ai vraiment pas envie que tu me les refiles!! Non, je vais faire comme d'habitude : ce soir, avant de te coucher, je vais te remplir les narines de serum phy, te déboucher le nez avec mon appareil de compet', ensuite, je te mettrai un suppo dans le cul et demain matin, tu me montreras tes selles. Et si elles ressemblent à de la soupe d'épinards, je t'emmène chez le médecin! On va faire comme ça, c'est plus sûr!!"

Vous voyez? J'en fais des progrès!!!

samedi 1 mars 2008

....mène à l'abnégation...

Et bien oui, je sors parfois de ces mots cachés dans les tréfonds d'un dico pour vous en mettre plein la vue! Vous pensiez que mon vocabulaire se limitait principalement au pipi-poupou-c.. et bien parfois, il est de bon ton de parler un peu sérieusement!

Je ne vous le cache pas, le mot "abnégation" n'a pas jailli de lui-même de mon cerveau mais détour d'une conversation entre amies. Au milieu de nos échanges entre les façons de raviver notre libido (à sec) et la difficulté de nous libérer du poids parental (très lourd), ce joli terme est sorti de la bouche d'une de mes amies. Elle nous a ainsi expliqué sa façon de gérer les vexations qu'elle a pu subir, c'est à dire, faire le sacrifice de son amour-propre en ne répondant rien... par politesse...

Dans un monde où nous sommes censés rencontrer des gens bien élevés et polis, on pense être à l'abri des mauvaises langues et des piques douloureuses. Et bien non.
J'ai pour ma part essuyé nombre de reflexions acides et mal intentionnées qui ont réellement blessé mon ego. Cependant, sur le coup, je ne dis rien. J'encaisse bouche bée avec une pointe de masochisme ("Non?! Tu penses vraiment que je m'occupes mal de mon fils??"), et VLAN, je me reprend une giclée dans les gencives.

Comme je suis un peu longue à la détente, je fantasme toujours le soir même sur les différentes volées que j'aurai pu renvoyer à la face du-dit mal poli, faisant preuve de spiritualité et d'intelligence. Mais bon, c'est déjà trop tard. Le Mal est fait. D'aucuns y verraient un signe de faiblesse alors qu'il est beaucoup plus ardu de faire preuve de tact que de méchanceté.... Mais à trop chercher à ne pas blesser les autres, on finit toujours par s'en prendre plein la gueule : c'est le travers de la Bonne Education.

J'ai remarqué cependant que Mari attache peu d'importance à ce type de situation. Il doit avoir une combinaison opaque qui recouvre son orgueil et comprend difficilement mes prises de têtes à 2h00 du matin :

Zaza : "T'as vu ce qu'elle m'a balancée cette morue???"
Mari : "Allez, c'était il y a 2 mois, arrête de me saoûler avec cette histoire"
Zaza : "N'empêche, moi, je me serais jamais permise de sortir un truc pareil"
Mari : "Laisse pisser, je te dis... Si tu veux vraiment faire preuve d'abnégation, viens plutôt me faire une petite gâterie dont tu as le secret..."
Zaza : "Non merci, je n'ai pas besoin de cure-dent..."

Et toc. Ca-ssé.

mercredi 27 février 2008

Trop de politesse...

Ma mère a tenté d'inculquer à ses enfants quelques règles de savoir-vivre qui restent gravées dans notre comportement.
Outre les formules de politesse basiques quand nous étions à table par exemple ("Oué salut, tu peux me passer le sel steuplé? Merci Boulet"), elle nous a également appris qu'il ne fallait pas aborder les sujets qui fâchent ou assomer nos interlocuteurs de vérités gênantes. Etre bien éduqué, c'est finalement apprendre à être attentif et gentil avec autrui. Basta.

La Bonne Education est cependant difficile à inculquer, car voyez-vous, elle va à l'encontre de la nature humaine. Sans pour autant être une larve irrévérencieuse, si je n'avais pas reçu quelques leçons de bonne tenue, je passerai mes dîners affalée les 2 coudes sur la table, ronflant à moitié face à mon interlocuteur tout en me curant le nez.... Qu'il est loin de temps de mon adolescence tapageuse...

Bref, comme je suis une gentille fifille, j'applique presque à la lettre ce que l'on m'a appris mais je dois vous avouer que cela donne lieu à des discussions entre amis où je perd la boule. En effet, je deviens... schizophrène...

Copine : "Tu trouves pas que j'ai grossi ces derniers temps?"
Zaza 1 : "Quoi? Non mais pas du tout! Je te trouve très bien en ce moment!"
Zaza 2 : "La vache! Mais elle a tout pris dans les fesses! Oh lalala, elle va s'assoeir sur la chaise bancale. Elle va la casser, c'est sûr...."

Copine :"Mais c'est peut-être à force de rester à la maison à ne rien faire"
Zaza 1 :"Attends mais c'est génial de pouvoir faire un break et de t'occuper de toi. T'as du temps libre, profites-en comme tu le sens!"
Zaza 2 :"C'est sûr qu'à force de rester planté devant des daubes à la télé et se goinfrer de pâtes... Ohlalalalala, la chaise grince déjà..."

Copine :"Remarque non, c'est vrai que j'ai des journées remplies avec mes enfants : ils sont tellements adorables!"
Zaza 1 :"Ils sont hyyyyyper miiiiignoooons et tellement gentils!"
Zaza 2 :"Et tellement bruyants qu'on s'entend plus discuter... Nan mais je rêve là... Ils ont tous les deux sauté sur les genoux de leur mère... Ohlalala, 20 kilos au bas mot qui se sont applatis en plus sur ma pauvre chaise... Elle va jamais tenir le coup...

Copine :"Bon allez, je vais pas t'embêter plus longtemps, je dois rentrer à la maison"
Zaza 1 :"Mais nooooooon tu m'embêtes pas!! Reste encore un peu, on se voit JA-MAIS!"
Zaza 2 :"Haaa, ils vont enfin s'extraire de ma chaise, parce que là, c'était limite patatra... Ohlalalala, j'ai eu peuuuur!!"

Une fois partis, mon dialogue intérieur commence et je suis prête à en découdre avec ma part d'ombre
Zaza 1 : "Franchement, t'abuses! Avoir des pensées pareilles, c'est pô gentil!
Zaza 2 :"Ouais, mais n'empêche que tu es soulagée pour ta chaise hein?"
Zaza 1 :"Gnagnagna... La prochaine fois, tu t'écrases ou je te laisse chez le psy!"
Zaza 2 :"Ohhh noooon, pas le psy!!!!"

Dinguo, je vous dis... Je deviens dinguo...

mardi 19 février 2008

A fond la forme!

Je sais, je sais... Certains d'entre vous m'ont enviée d'être partie au ski pendant 4 jours sans marmot (donc, sans poussette, lit-parapluie, biberons, couches, affaires de rechange pour 1 mois et kit médical). Chalet de rêve, temps radieux, neige abondante, acolytes alcooliques et grasses matinées bienheureuses : encore mieux qu'une carte postale à seulement quelques heures de Paris... Je vous imagine déjà grinçant des dents, les narines relevées et secouant la tête : "Gnagnagna, elle se la raconte encore cette morue!"

Et bien rassurez-vous, Justice a été faite! Une entité supra-dimensionnelle qui régule le destin de chacun a du voir rouge : "Comment? Une mère qui ose abandonner son enfant pour prendre du bon temps avec des copains? Pour qui elle se prend celle-là???".
Et PAN! Je subis le courroux du méga-régulateur et me suis vautrée comme une andouille sur la dernière piste du dernier jour de ski.
- Diagnostic après radios/IRM : Fracture partielle du tendon à l'épaule droite.
- Conséquences : je hurle de douleur dès que je dois enfiler un T-shirt.
- Ordonnance du médecin : réeducation de l'épaule chez un kiné pendant plusieurs semaines.

Me-ga lour-dingue... Pour une fois que je fais du sport....

Et oui, j'ai bien oublié de le préciser même si vous vous en doutiez : je-ne-fais-pas-de-sport. Quand j'ai arrêté de travailler pour assumer pleinement mon rôle de Mère, certaines personnes de mon entourage m'ont harcelée sur la façon dont j'occupais mes journées et je suis désormais experte en pirouettes pour qu'on arrête de me gonfler :

- "Et tu fais quoi de ton temps libre?" - "Rien"

- "Tu ne fais pas de sport?" - "Pourquoi faire?"

- "Et bien, c'est hyper important pour te maintenir en forme, t'aérer l'esprit, évacuer tes toxines, perdre du poids et compenser le paquet de clopes que tu t'enfiles par jour" - "Par exemple????"

- "Le yoga?" -"Le yoga, c'est soporiphique. C'est pour les mémés qui ont abusé du bistouri et qui se fichent de perdre du poids car elles sont toujours entre 2 lipposuçions"

- "Le jogging?" -"Le jogging, on a beau dire, c'est quand même chiant de courir toute seule avec l'i-pod dans la main droite, la bouteille d'eau dans la main gauche et les clés qui font cling-cling dans la poche"

- "La natation?" - "2 longueurs en dos crawlé et PAN, je percute forcément le type qui arrive en face comme une trombe sur la même ligne, pour au final me retrouver toute chlorée sous la douche commune avec des jeunettes de 18 ans qui regardent mes bourrelets avec compassion"

- "Le tennis?" - "Le tennis, j'ai pris des cours à 36£ de l'heure avec un prof à la masse, tout ça pour me faire une entorse au poignet au bout d'1 mois à force d'envoyer des patates"

Et ça peut continuer indéfiniment : steps, cardio, rameur, aquagym, tapis roulant, dance africaine, bref, tous les autres machins en salle de sport. Je balaye toute idée d'activité sportive de la main (gauche), peux désormais y inclure le ski et n'en ai aucun complexe.

Quant à ma surcharge pondérale et mes ridules, encore 10 petites années et mari pourra m'offrir le ravalement intégral de mes rêves...

mardi 15 janvier 2008

Masochistes

Il peut m'arriver comme avant-hier de faire des crises d'insomnie. Il est 2h30 du matin, j'ai les yeux bien ouverts, mon mari ronfle bruyamment à côté de moi et je m'emmerde. Pour éviter que des pensées morbides assaillent mon cerveau fatigué, je me plonge généralement dans un bouquin. Attention pas de la grande littérature russe ou le dernier traité sur l'environnement...je garde ça pour faire la maligne en public... Non, quand je suis à l'abri des regards, je dégaine en douce un livre de.... puériculture.

Je suis depuis toujours effarée par le nombre de livres sur les petits tracas et déboires humains : "Maigrir en 10 jours", "Thérapie de la confiance en soi", "Transformer votre vie", "Pourquoi je suis encore célibataire à 40 ans", "Comment travailler avec des cons" etc... Ces manuels sont censés résoudre vos problèmes en quelques pages et sont apparemment écrits par des sommités prêchant non pas "LA" mais "LEUR" bonne parole.
Le rayon puériculture n'est pas en reste et regorge de milliers de livres sur un seul et unique sujet : votre enfant. Pour de jeunes parents, il peut paraître normal de se procurer ce type de manuel. C'est comme acheter le mode d'emploi d'un appareil ultra compliqué et évolutif. Comme je suis assez classique, j'ai acheté "J'Elève Mon Enfant" par Mme Antier et la version de Mme Pernoult.

Donc, selon elles, l' "Enfant" de l'âge de Nain (2 ans et quelques), doit avoir atteint le stade suivant : il s'habille et se déshabille seul, il mange sain, équilibré et proprement, il maîtrise jusqu'à 200 mots, dessine des ronds et ne doit pas regarder la télévision parce que ça le rend con.
"Misère! Catastrophe!" pense-je intérieurement : Nain continue à mettre ses 2 jambes dans la manche de son gilet, il mange comme un porc avec ses doigts (surtout quand je l'emmène au MacDo), prononce correctement 20 mots max ("pipi", "poupou", "caca", le reste est définitivement incompréhensible) et est accroc à Dora l'exploratrice.
Je referme le livre, abattue, et la sentence tombe sans appel : mon fils est attardé. Je me rendors alors difficilement, agitée comme jamais, rongée par la mauvaise conscience et persuadée de ne pas avoir rempli correctement mon devoir de mère.

Cependant, avec du recul, j'ai la nette conviction que ces livres ne sont qu'un ramassis d'incohérences écrites avec froideur par des mammouths, que rien ne vaut sa propre expérience et son instinct maternel et qu'il n'existe pas de modèle d'éducation. Bien au contraire, chaque enfant est trop unique pour être élevé bêtement comme les autres et vouloir le fondre dans la masse est l'apanage de parents craintifs . Malgré cela, je ne peux m'empêcher de m'y replonger de temps à autre : je dois aimer souffrir... c'est évident...

En conclusion, si vous êtes vraiment masos comme moi, jetez ces maudits bouquins et demandez plutôt au Papa de vous attacher aux barreaux avec des menottes et de vous fouetter avec une touffe d'orties fraîches : ça fera aussi mal, mais c'est plus rigolo.

mercredi 9 janvier 2008

Ne dramatisons pas...

Je suis une emmerdeuse. Ca n'est un secret pour personne.

Il existe bien différentes façons de définir une femme caractérielle, capricieuse ou butée : on peut dire qu'elle est infernale, pénible, fatiguante, invivable etc... et bien malgré la richesse de la langue française, quand un homme emporté veut exprimer son agacement en face d'une femme (notamment la sienne), les mots qu'il emploie ne sont guère joliment choisis...
En vrac, elle est casse-couilles, casse-bonbons, casse-burnes, c'est également une chieuse, une emmerdeuse et j'en passe! En Angleterre, ce n'est pas mieux, on parle de "a pain in the arse" (traduction : une douleur dans le cul) ou "balls breaker" (cf ci-dessus). Enfin, au Brésil, on dit "què chatta" (mon frère pourra vous donner une meilleure traduction que moi). Que de gracieusetés...

Bon, j'admets... Il m'arrive très régulièrement de changer d'avis toutes les 3 minutes sur la façon dont je vais m'habiller ou sur le programme de la journée, de harceler mes proches sur des détails insignifiants et de partir en sucette quand je suis mal lunée. Dans ces cas-là, mon mari, qui manque cruellement de patience et de vocabulaire, me sort des tirades assez savoureuses : "Non mais là tu me fais chier!!! J'en ai vraiment plein le cul de vivre avec une casse-couilles pareille!!".
Bien sûr, à ces mots, n'importe quelle femme un peu délicate aurait déjà claqué la porte au nez de l'immonde gougeat pour aller s'effrondrer dans les bras de maman. Tutututututu, allons, allons.... Analysons donc la phrase sus-citée et vous verrez que les propos employés sont complètement inadéquats.

1. Je le fais chier... Cela signifierait-il que me voir me changer 7 fois en 15 minutes lui donne une soudaine envie d'aller faire la grosse commission? N'importe quoi... 1-0
2. Il en a plein le cul... Il peut donc me remercier de l'aider à se soulager... 2-0
3. Je suis une casse-couilles... En quoi critiquer sa belle-mère peut lui blesser les parties sensibles? ce n'est pas comme si je lui mettais un coup de tatane dans les bourses! 3-0

En gros, Monsieur dramatise la situation pour vous donner mauvaise consciense et vous faire croire que vous n'êtes qu'une sadique triplée d'une scato-crado. Ne vous laissez donc pas démonter et restez bien concentrées sur votre objectif.

Car voyez-vous, il aura beau vous traiter d'emmerdeuse, au final, c'est lui qui fait son caca-boudin....

mardi 8 janvier 2008

Idées (mal) reçues

Mon mari s'est réveillé hier matin avec un épouvantable mal de dos. Pauvre ange... Epouse dévouée jusqu'au bout des ongles, je lui ai prodigué un petit massage à ma façon hier soir.

Vous vous imaginez sans doute, petits blancs ignards, qu'avec mes origines asiatiques, je dois sûrement maîtriser à la perfection les techniques de massages shiatsu-body-body de maître Chu qui se transmettent dans ma famille depuis 17 générations et que mon mari, ce gros veinard, doit régulièrement atteindre le 7ème ciel tant je m'applique à encenser ses instincts grâce à mes doigts de fée.

Et bien non. Pas du tout. Je suis une énorme brêle en matière de massages. Pire, je suis une brute et le dos de mon pauvre mari est devenu mon terrain de jeu favori.

1er round : je lui assène ma passe du "main-couteau" sur les omoplates. TAC TAC TAC.
2ème round : le dit "rouleau-compresseur", les 2 poings posés à même la nuque, je m'appuie dessus avec tout mon poids. CRAC CRAC CRAC.
3ème round : la technique du "jumping kung-fu", debout à pieds joints sur la colonne vertébrale. TAGADAC TAGADAC TAGADAC.

- "Merci, ca va aller", me dit-il après seulement 15 minutes de full-contact
- "Non, non, j'ai poooo fini!!!!"
- "Si, si, arrêtes là. Merci ma belle..."
- "Non, non, j'ai pooooo fini, j'ai dit : il manque le baume!!"
- "Ah bon d'accord alors..."
Il se détend enfin et là, le round final : je lui applique avec mes paluches sur son dos rouge vif le fameux "baume du tigre"...par kilo . PAF PAF PAF.
- "Ca va mieux hein?"
- "..."

Et oui... et ce n'est pas mon premier méfait en la matière. Ma première victime s'en souvient encore.... Mais il a tellement insisté... Comprenez, c'est lui organisait la soirée et à 7h00 du matin, après avoir tout rangé-lessivé-astiqué, il était légitime qu'il réclame un petit réconfort, et comme j'étais la seule petite jaune à portée de main...
- " Zaza, me dit-il, fais-moi un massage SILTEUPLEEEEEE"
- " Non, je sais po faire"
- " Mais siiiii!! toutes les asiatiques savent faire des massages!!"
- " Ben voyons mon cochon.... si tu le dis..."
CRAC CRAC : cervicales bloquées pendant 2 jours.

Haaaa, la femme asiatique, fanstame de l'homme blanc. On l'imagine douce, discrète, docile et experte en l'art de l'amour... et bien non, triple fois non (NON, NON, NON). Il faut vous retirer ces idées saugrenues de la tête, ces préjugés datent d'un autre siècle. Toutes les asiatiques que j'ai cotoyées à Paris et à Londres sont comme moi : de pures casse-couilles en puissance!

Cessez donc de nous réclamer des massages ou autres méthodes de relaxation!! Sinon, gare.... nous viendrons chez vous dévorer vos enfants... et votre chien... MIAM MIAM MIAM!!!!

dimanche 6 janvier 2008

Phobies

Hier, j'ai accompli un acte d'un courage inouï : j'ai emmené mon fils nourrir les oiseaux qui mendient à Hyde Park. Accroupis au bord du lac, j'ai commencé à leur envoyer des petites madeleines, et là, comble de l'horreur, pigeons, oies, cygnes, poules d'eau et mouettes ont commencé à nous encercler comme si leurs vies en dépendaient. J'ai pris mon courage à 2 mains, mon fils sous le bras et me suis enfuie en hurlant, car voyez-vous, j'ai une peur viscérale des oiseaux. TOUS les oiseaux.

J'ai une relation particulière avec ces animaux : mes parents en avaient (et en ont toujours) une vingtaine chez eux, tous soigneusement mis dans de magnifiques cages. Quand l'un d'eux n'était pas sage, nous avions même une "cage-prison" (au pain sec et à l'eau pendant 15 jours). Enfin, quand l'un finissait par rendre l'âme, ma mère le mettait dans un sac plastique et hop, dans le congelo en attendant qu'il soit empaillé. Résultat, le bac à glaçon est rempli de perruches... En cage, congelé ou dans mon assiette : voilà comment j'envisageais la vie d'un oiseau.
J'ai compris bien après que ces maudits piafs pouvaient également vivre en totale liberté et vous chier sur la tête sans que l'on puisse les punir.... L'horreur absolue... Traumatisme... Je suis incapable de rester zen si un oiseau se pose à moins de 50 cm, encore moins quand il me fonce dessus complètement affamé.
Cependant, il est bien connu que les phobies se transmettent... Et comme je n'ai pas envie que mon fils soit une tafiole, je me force à lui montrer ces merveilles de la nature même si elles me fichent la trouille.

Nous avons tous des phobies que l'on essaye de masquer sous des dehors de gros durs mais celles liées aux animaux sont tout de même étranges... Que l'on ait peur de la foule, du vide, de l'orage ou du noir, ca peut paraître normal. Il est même plutôt sain d'avoir quelques fêlures. Mais les angoisses liées à la présence d'une souris inoffensive, d'une araignée minuscule ou d'un moustique sous acide sont complètement disproportionnées par rapport aux risques encourus. A moins que ces animaux communs n'aient été irradiés, ils ne représentent aucun danger... alors pourquoi ne peut-on s'empêcher de monter sur une chaise en hurlant et regretter de ne pas voir un bazooka à portée de main pour leur exploser la tronche? Tout simplement parce que la Nature reprend ses droits et que l'on est effrayé par les choses que l'on ne connaît pas.

En conclusion, abonnez-vous au National Geographic et vous éviterez de passer pour des chochottes (surtout devant vos enfants).

Merde, où ai-je mis mon bazooka???

mardi 27 novembre 2007

Le Mardi, c'est Psy

Mon mari et moi, tous les mardis depuis 2 mois, nous voyons une psy entre 15h15 et 16h05 pétantes.
Dans ma famille, quand on se pose des questions sur soi ou ses proches, on donne plutot dans les arts divinatoires, la voyance par teéléphone ou les groupes de réflexion un peu zinzin. J'attends avec impatience le jour où on envisagera de lire l'avenir dans les entrailles de la Marmite (le chien de ma mère, aussi laide que stupide et qui s'oublie régulièrement dans le salon). Comme je n'ai jamais vraiment essayé et que mon mari se dit "scientifique", nous avons donc opté pour la psy.

En quoi cela consiste???
C'est simple : on s'assoie côte à côte pendant plus de 3/4 d'heure et nous parlons chacun notre tour de l'humeur actuelle et comment cela se répercute sur notre couple.

Ensuite, viennent les analyses en live que nous réfutons vivement pour paraître normaux...
" Non, je ne mets pas mon doigt dans le nez pour me faire remarquer et compenser le manque d'attention de ma mère quand j'étais enfant... Je mets mes doigts dans le nez parce que ca me gratte!"
"Non, je n'engueule pas régulièrement mon mari parce que j'ai une vision négative des hommes dû au fait que mon père m'ai abandonnée à l'âge de 1 an. J'engueule mon mari car ce dernier est incapable de voir la tasse à café qui se trouve sous son nez et qu'il se comporte comme un touriste dès qu'il franchit l'antre de la cuisine!"

Bon, je lui accorde que la plupart du temps, elle vise juste, mais les références systématiques à la petite enfance et l'environnement familial m'agacent pafois.

Serions-nous tous les victimes de nos parents???