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mardi 9 juin 2009

La Fête des Mères!

Comme vous le savez, les Anglais ne font rien comme nous.

Ainsi, le Mother's Day est le 22 mars. L'occasion de rappeler aux membres de la famille l'importance de la femme dans le foyer, reconnaître enfin son utilité et la récompenser pour son dur labeur. Autant l'année dernière j'ai eu droit à un collier de pâtes et un bouquet de fleurs, autant cette année, le 22 mars, je n'ai rien eu DU TOUT.

Mais je n'en suis pas à une vexation près. J'ai attendu, mais rien n'est venu.

C'était sans compter sur l'esprit embrumé de Mari. Pour lui, la Fête des Mères, c'était dimanche dernier. A la française. Ca m'a d'ailleurs rappelé que j'ai com-plè-te-ment oublié d'appeler ma Mère ce jour-là, mais je me suis rattrapée ce matin en lui offrant une session téléphonique de 23 minutes.

Mais là n'est pas le scoop du jour... Je tenais à vous faire découvrir le magnifique cadeau de Mari pour la Fête des Mères :


Non, vous n'hallucinez pas : il s'agit bien d'un appareil à gaufres...

Voilà, quand on est femme au foyer, pour le reste du monde, notre univers tient dans cet endroit confiné qu'est la cuisine, et pour animer nos journées, quoi de mieux qu'un appareil à gaufres!

Mais ne jetons pas la pierre à Mari : la gaufre, c'est un peu mon obssession culinaire de femme enceinte. Certaines font des fixettes sur les glaces, les crêpes, les saucisses-frites. Moi, pour cette grossesse, ce sont les gaufres alors que pour Nain, j'étais plutôt dans le mode Croustibat-Crêpes fourrées Findus (résultat : 8kg pris au bout de 4 mois. Boum!!!).

Ainsi, pour satisfaire mes envies désespérées de gaufres belges, Mari m'a offert de quoi assouvir mes fringales mais attention, je ne fais pas n'importe quoi. Un petit tour sur Marmiton.org et j'ai trouvé la recette idéale : Gaufres légères à la bière (je ne sais vraiment plus quoi inventer pour pouvoir picoler sans me faire engueuler...)

Préparation : 20 minCuisson : 5 min

Ingrédients (pour 4 personnes) :- 250 g de farine - 1 pincée de sel - 50 g de sucre en poudre - 25 cl de lait - 2 oeufs - 50 g de beurre fondu - 25 cl de bière (de préférence de la 1664!!)

Préparation :Tamisez la farine, le sel et le sucre. Ajoutez le lait, mélangez bien pour éviter les grumeaux. Cassez les oeufs, séparez les jaunes et les blancs. Ajoutez les jaunes dans la pâte, puis le beurre fondu refroidi et la bière, toujours en remuant bien. Montez les blancs en neige, incorporez-les délicatement à la pâte. Laissez reposer environ 1 h. Faites cuire les gaufres 4-5 minutes au gaufrier.


Bon, certes, vous pouvez tout à fait remplacer la bière par de la limonade ou de l'eau gazeuse, mais croyez-moi, ça n'a pas un aussi bon goût....

jeudi 21 mai 2009

La caverne aux trésors

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé cette année qu'il était temps de faire un gros nettoyage de Printemps.

Je ne parle pas du ménage, car, comme toute femme au foyer un peu cossarde, j'ai une petite fée du logis qui vient 4h00 par semaine faire ce dont je ne suis plus capable : passer l'aspirateur et la serpillière, faire la poussière (je suis allergique de toute façon), récurer la cuisine et pschiter tous les meubles. D'ailleurs, quand elle vient, je préfère partir de la maison tellement j'ai honte de la voir travailler alors que j'en fous pas une...

Non, cette année, je me suis attaquée au garage...

Cela fait plus de 3 ans que Mari et moi sommes installés à Londres et je peux vous dire qu'en ce laps de temps, on a accumulé un maximum de bordel que je jetais dans le garage par ordre d'arrivée. Le résultat est que nous ne pouvions plus faire plus de 3 pas dans se retrouver dans une impasse totale de cartons en tout genre. Il fallait vraiment faire quelque chose et nous nous sommes attelés, Mari et moi dimanche dernier à trier ce joyeux désordre.

Nous avons ainsi retrouvé les choses suivantes, dont nous avions oublié l'existence :

- Une lampe en vessie de chameau (cadeau de ma belle-mère à Mari pour son anniversaire. Autant vous dire que ces deux-là, quand ils décident de faire du shopping ensemble, je pâlis d'avance...)

- Une cinquantaine d'alcooltests (complètement inutile quand on a ni permis ni voiture)

- Une tenue de Viet-Vo-Dao (sport de combat vietnamien qui vous apprend toutes les techniques possibles pour casser le bras d'un agresseur)

- 3 cartons de jouets en plastique et de vêtements pour enfants que je glisse discrètement mais sûrement chez les voisins qui sont eux aussi partisans de la Gap-customization de leur progéniture.

- Un sac rempli de culottes taille 36 ("Rêves pas Zaza, tu pourras plus jamais les remettre...")

- Un carton de déguisements à poil, à plumes et des sacs immondes, égarements dûs au retour des années 80.

- 2 transats et une chaise cassées que Mari refuse de jeter car il pense pouvoir les réparer (brave homme)

Et bien sachez qu'au final.. nous allons TOUT garder...

Mari et moi avons cependant 2 visions très différentes de ce qui encombre notre maison :

Moi par exemple, je préfère refourguer le tout à un Charity Shop ou à la Salvation Army. Et quand j'ai une grosse flemme, je pose discrètement les cartons dans la rue car je sais qu'ils disparaîtront au bout de 2h00.
Ma philosphie : "Ce qui ne nous sert plus à rien, aura toujours une utilité pour ceux qui n'ont rien."

Mari au contraire, à l'instar de ses parents, ne jette RIEN, ne donne RIEN. Des T-shirts gothiques troués aux chaussures qui ne sont même pas à sa taille, il tient à tout garder.
Sa philosophie : "On ne sait jamais, ça peut toujours servir!"

C'est un nostalgique et je ne préfère pas le titiller en ce moment. Grand seigneur je lui ai dit : "Bien sûr mon Amour, tu peux garder tout ce que tu veux, Nain sera très content de récupérer tes affaires quand il sera plus grand!"

Ainsi va la vie de couple, parsemée de cartons, de souvenirs et de concessions...



PSSSS : mais pour ne rien vous cacher, comme c'est moi qui détient les clés du garage, j'ai déjà pris rendez-vous en lousedé avec le service rubbish de mon borough pour jeter tout ce bazar... mais chuuuuttt...Que voulez-vous, je suis une femme perfide...

mardi 24 février 2009

Le Mangeur de Chaussettes

Comme je le disais la semaine dernière, nous sommes donc 4 à vivre dans cette maison : Mari, Nain, moi et... le Mangeur de Chaussettes.

Pour les rares lecteurs auxquels ce drôle d'individu n'évoque rien, je vous laisse méditer sur cette photo :



Ca, voyez-vous, ce sont toutes les chaussettes orphelines qui traînent dans un panier depuis quelques années et qui ne demandent qu'à retrouver leur moitié.

Comment en sont-elles arrivées là? Quelle tragédie a pu frapper ces malheureuses, abandonnées de tous?

C'est simple, après chaque lessive, je me retrouve avec au minimum 2 chaussettes déparaillées. Impossible de mettre la main sur celles qui manquent et le mystère a persisté jusqu'au jour où Mari et moi avons réalisé quelque chose : ça ne peut être que le... Mangeur de Chaussettes!


Le Mangeur de Chaussettes, c'est un peu notre parasite. Il est arrivé sournoisement dans notre vie et depuis, il se croit chez lui. Pire que ça, toutes les semaines, Il fait sa petite commande comme s'Il était au resto :

Mangeur de Chaussettes : "Alors cette semaine, vous me mettrez 1 chaussette de sport Nike gris clair, 1 mi-bas beige foncé et 1 chaussette taille Nain "

Le Lave-linge : "Quelle couleur pour la chaussette Nain?"

Mangeur de Chaussettes : "N'importe, je sais qu'il en a un bon stock avec une telle mère shopping addicted..."

Le Lave-linge : "Sales ou Propres les chaussettes?"

Mangeur de Chaussettes : "Ben propres voyons! Et séchées aussi hein, c'est un Palace ici non? J'vais pas m'priver!"

Vous l'aurez compris... Le Mangeur de Chaussettes... c'est un Gros Connard...


En plus, Il nous suit partout. Chaque fois que nous partons en vacances, Il s'incruste dans nos valises. Pour Lui, c'est la panique ("Mais... mais... mais.... Ils partent avec ma bouffe!!!"). On lui laisse pourtant de quoi se sustenter mais c'est pas assez bien pour Lui : les chaussettes multicolores, les trouées, les vieillotes ou les tailles Super-Nain (6 mois), bref, celles qu'on ne porte JAMAIS, ça ne lui va pas. J'ai bien essayé de l'appâter avec mes collants, mais il en veut pas. Il croque dedans, Il laisse un énorme trou au niveau du mollet ou des doigts de pied et Il finit pas... J'en fais quoi moi après de ces collants troués hein? De toute façon, cette espèce d'ordure, Il a décidé qu'il lui fallait du top quality. Du neuf.


"Alors", me direz-vous "pourquoi garder toutes ces chaussettes orphelines si vous savez pertinemment que c'est le Mangeur de Chaussettes qui les a boulotées et qu'Il ne vous les rendra jamais? Jetez-les! Elles ne servent à rien!!"

Haaaa, mais c'est que vous ne connaissez pas toutes les ficelles de ce minable individu: plutôt de nature gloutonne, il lui arrive parfois de caler... Et comme ce Gros Nase a peur de manquer, par exemple en période d'été ou de panne de lave-linge, Il se prévoit un petit stock de secours qu'Il a l'audace de planquer chez les autres!

Je peux vous dire que j'en ai retrouvé des chaussettes manquantes et dans des endroits aussi improbables les uns que les autres! Au choix : le sac de l'aspirateur, ma trousse à maquillage, les étagères du salon, sous le lit de la chambre d'amis, dans la poussette et la valisette de Nain (faire accuser des enfants, c'est vraiment pas joli-joli...), autour du tuyau sous l'évier (??), au milieu des caleçons de Mari... Bref, toutes les planques sont bonnes à utiliser et si je garde toutes ces chaussettes orphelines, c'est que j'ai le secret espoir de reconstituer les paires en fouinant bien...


Mais rien n'y fait...

Les déparaillées restent déparaillées et je ne me résous pas à jeter ces malheureuses à la poubelle. Mari accorde parfois une grâce trimestrielle et en choisit 3-4 pour cirer ses chaussures et en attendant, les autres pâlissent de solitude au fond du panier... tout ça à cause du Gros Tas de Bouse!

Cependant, l'Hiver approche de sa fin et j'ai trouvé l'arme ultime pour le bannir de notre existence et l'affamer jusqu'à la moëlle...

Amis lecteurs, si vous souhaitez vous débarrasser du Mangeur de Chaussettes, faites comme nous :


Mettez des tongs!!!

mercredi 27 août 2008

La tirade du dit-nez

Naguère, quand j'étais plus jeune, on disait de moi que j'étais une "littéraire". Je dévorais les livres qui jalonnaient par ordre alphabétique les étagères poussiéreuses de mes parents, écrivais des poèmes plein de désespoir (comme toute adolescente boutonneuse qui pense avoir un sens aigu de la Vie) et apprenais par coeur les quelques vers qui faisaient bondir mon coeur de midinette.

Puis, j'ai totalement, mais alors totalement abandonné les livres pour une activité beaucoup moins intéressante qu'est "le Travail". Pire encore, quand Nain est né, mon vocabulaire s'est lourdement dégradé : on peut certes trouver un peu de poésie dans le pipi-poupou-miammiam, mais soyons honnêtes, le dialogue parent-bébé est assez limité.

Cependant, dans les moments crises qui m'opposent à Nain, j'arrive encore à faire preuve de voltiges verbales pour arriver à mes fins. De manière étrange, cela se passe toujours pendant le dîner, source de conflit quand un aliment de couleur verte fait son apparition dans son assiette.

Zaza : "A taaaaaabblleeeeuuuuu!!! Je t'ai préparé une bonne purée de courgettes"
Nain, repoussant délicatement son assiette : "Nan, aime pa la courgette. Trop cho"

C'est parti. Selon mon humeur, le ton change et je vous laisse piquer au hasard la réplique qui sied le mieux à ce type de situation...

Ferme et résolu : "Si! Tu vas manger ta purée un point c'est tout!!"

Promotionnel : "Mais la courgette c'est très bon pour la santé! C'est plein de vitamines F!"

Doucereux : "Allez mon chéri, Maman va te faire un gros câlin pour te motiver"

Mensonger : "Tu n'aimes pas la courgette?? Pourtant, Papa et maman adôôôôôrent ça!! On en mange tous les jours!!"

Aérien : "On fait l'avion avec la cuillière?? Vvrraaaoouuummm, attention l'avion va entrer dans le hangar!! Vrraoouuummm!!"

Vicieux : "Si tu manges pas ta purée, tu n'auras pas de dessert, pas de chocolat, pas de flanby, pas pas pas!!"

Bucolique : "Mais tu vas l'avaler cette putain de purée de merde???!!"

Subtil : "Si tu manges ta purée, tu pourras regarder Dora après le dîner!"

Syndicaliste : "Dis donc, je vais pas m'amuser un refaire un plat pour te satisfaire! Je suis pas ton larbin!"

Menaçant : "Attention à toi! Si tu ne manges pas ta purée, je vais sortir la boîte à coups de pied aux fesses!"

Distrayant :"Rooo mais regarde dans ton assiette! Il y a Barbapapa caché sous la purée! Il arrive plus à respirer! Il faut le sortir de là!"

Boudeur : "Si c'est comme ça, je ne te parle plus et je te laisse tout seul face à ton assiette!"

Sacrificiel : "Mais elle m'a l'air très bonne cette purée pourtant! Regarde, Maman va goûter.... Mmmmmmmm, c'est absolument dé-li-cieux"

En équipe : "Bon, j'appelle Papa... Viens m'aiiiiider!! Il veut pas manger sa purée!! Bon, toi, tu lui bouches le nez pendant que j'enfourne la cuillère dans sa bouche!"

Coloré : "Et Hop!! Regarde un peu ce que j'ai caché dans ta purée! Des smarties!! Allez, il faut aller les récupérer!"

Radical : "OK. J'ai compris. J'appelle les flics, tu vas découvrir les cantines en prison et tu verras qu'elle aura un autre goût ma purée de courgettes"

Larmoyant : "Baeeuuuhhhhh!! Tu ne veux même pas faire plaisir à Maman!! Bbeeeuuheuheu"

Je vous épargne le couplet sur les enfants qui meurent de faim dans le monde, le PC allumé avec Dora et Babouche en fond d'écran (Nain fait partie des enfants qui ouvrent systématiquement la bouche avec un air ahuri devant un écran), les parents qui se voient obligés de finir la dite-purée pour la remplacer par le plat de nouilles et le désarroi qui s'empare de nous après chaque repas.

Pire encore, selon les dires des autres personnes qui ont eu la joie de le nourrir, Nain mange parfaitement bien tout seul et sans broncher quand je ne suis pas dans les parages.

Il doit aimer quand je fais de la poésie, c'est sûr...

jeudi 17 avril 2008

Dirty, dirty, dirty....

J'agrémente toujours mes séances de repassage avec des DVD de midinettes. La grève des scénaristes ayant fait rage à Hollywood, mes séries préférées sont au point mort et je suis donc obligée de me rabattre sur des bleuettes que Mari refuse, par principe, de regarder en ma présence...

Cette semaine, mon choix s'est tout naturellement porté sur Dirty Dancing... Je ne recule en effet devant rien, surtout quand on sait que je suis allée voir LA comédie musicale à Londres la semaine dernière... Passons... Le fer est branché, les habits froissés s'amoncellent en rang d'oignons et la télé est branchée. C'est parti. PLAY.

"The night we met I knew Iiiiiiii, needed you Soooooo! And if I had the chance Iiiiiiii, never let you Gooooooo!!" Brrrrr, de frissons mon corps se parcourt, d'extase ma bouche bave, je sais que je vais passer 1h30 de bonheur intense sans avoir à subir les moqueries de Mari.

Oui, car ce film est une véritable damnation pour les hommes mariés. J'ai beau le connaître par coeur, il a beau avoir été tourné il y a 20 ans, mais dès que Patrick Swayze fait son apparition, il me fait encore l'effet d'une bombe sexuellement atomique dans les ovaires. Tout comme vous (allons, allons, ne soyez pas hypocrites...), j'ai tant de fois rêvé être à la place de Baby et déhancher mon corps en sueur contre le torse tout aussi humide de Patrick sur un fond de mambo. Je n'ai réalisé qu'après m'être mariée pourquoi les hommes, et surtout Mari, reléguait ces films à la catégorie navets pour ados attardées. Et bien c'est tout simplement parce que Mari, il a les boules.

J' avoue... Voir sa femme se trémousser en couinant à chaque danse, réciter les dialogues par coeur et chanter à tue-tête "She's like the wind", c'est navrant. Mais au delà de ça, quand Mari regarde attentivement l'objet de mon émoi, il se rend compte qu'il est bien loin d'y ressembler. Et ça, ça l'énerve...

Premièrement, Mari ne danse pas. Mais alors pas du tout. Ni le rock, ni la valse, ni le tango (il s'essaye un peu au rap mais c'est pas fameux) alors lui demander quelques pas de dirty dancing, autant oublier tout de suite.
Deuxièment, j'ai beau trouver Mari très séduisant, niveau musculature, il est encore loin du but. La jeune paternité couplée à l'expatriation à Londres a quelque peu abîmé ses abdominaux jadis très fermes...
Troisièmement, Mari se charge également de notre quotidien alors que Patrick, dans le film, vous ne le verrez jamais faire les courses, la vaisselle ou sortir les poubelles (remarquez, s'il y avait eu quelques scènes de ce type dans le film, cela ne m'aurait pas dérangée, du moment qu'il soit torse nu ou en T-shirt moulant).

Vous trouverez sans doute ridicule pour une jeune maman de continuer à fantasmer sur des films à l'eau de rose, mais le romantisme s'enfuit à petites gouttes à mesure que l'on avance dans le quotidien... Je me délecte ainsi dans ma régression mentale et rend hommage à ces bleuettes qui ont la faculté de me transporter ailleurs que dans ma cuisine, car ne l'oubliez jamais... "Nobody puts Baby in a corner"....

Ok, ok... j'ai compris... j'arrête mes âneries...

jeudi 13 mars 2008

Bah... et mes RTT?

D'aucuns pensent qu'être femme au foyer, c'est se la couler douce... on reste à la maison peinarde, on a des ojectifs peu stressants et des responsabilités limitées. Soit. Mais qu'en est-il de notre temps de travail?

Un salarié lambda a l'avantage de travailler sous des conditions définies par lois et conventions collectives diverses. Il a droit à ses 5 semaines de congés payés, travaille maximum 10 à 12 heures par jour s'il n'est plus aux 35 heures, sans compter les RTT, congés maladie-parental etc...

Et bien le statut de Maman, personne ne s'est soucié d'en définir les limites et ça se ressent au quotidien :

1. Les horaires sont à chier : on travaille 356 jours par an, 7/7 jours (le WE n'existe pas), de 8h00 à 20h00 minimum non-stop sauf quand Nain daigne faire une sieste. Et encore, je peux m'estimer heureuse quand je me souviens de mes débuts de maman et des réveils nocturnes 3 fois par nuit (minuit - 3h00 - 6h00). C'est pas humain...

2. Les congés payés sont quasi inexistants : bien sûr, nous sommes maintes fois partis en vacances avec Nain. Mais peut-on vraiment définir ça comme des vacances? On part chargés comme des mulets, on se tape les mêmes horaires que le reste de l'année, les grasses matinées sont même pas envisageables et pour peu qu'il y ait une piscine dans les parages, c'est la crise cardiaque assurée au moindre sprint. Crevant...

3. On s'écarte difficilement de nos responsabilités : si nous arrivons à prendre plus de 10 jours dans l'année sans Nain, c'est déjà un exploit. Mais même durant ces jours de repos bien mérités, je ne peux m'empêcher d'appeler les grands-parents pour savoir si tout se passe bien et si ma feuille de route est respectée (on ne peut s'empêcher de se croire irremplaçable....). Ca vous arrive souvent à vous d'appeler votre bureau pendant les vacances pour savoir si tout roule? Pire que ça, comme 1 enfant ne suffit pas à beaucoup d'entre nous, on ne peut s'empêcher d'en faire 1 ou 2 en plus! Masos....

Je ne ferai pas de laïus sur le salaire inexistant, la reconnaissance sociale 0 et les contacts humains limitées. J'ai juste une pensée émue pour toutes les jeunes femmes qui travaillent encore et qui décident malgré tout de faire des enfants. Car un congé parental, ce n'est pas des vacances, c'est un bref aperçu de l'enfer! Donc, si vous avez une collègue qui vous annonce qu'elle est enceinte, soyez gentils, ne grincez pas des dents en estimant qu'elle va se la couler douce... Faites-lui des massages, complimentez-la sur son teint magnifique et prévoyez un bon stock de marijuana quand elle rentrera de son congé maternité!

lundi 25 février 2008

Multi-fonctions

Nous sommes donc rentrés ce WE à Londres. Premier constat : le frigo fait pitié, même pas un yaourt à avaler. Dévouée jusqu'au bout, j'emmène donc Nain faire des courses au Tesco dimanche matin, laissant mari terminer sa nuit.

Faire les courses avec un enfant est un véritable parcours acrobatique. C'est ahurissant, il suffit que les 2 roues avant de la poussette passent les portes automatiques du supermarché pour que Nain soit subitement pris d'une crise de spasmes en poussant des hurlements digne d'un abattoir à cochons. Le temps semble s'arrêter et les autres client me fixent avec insistance. Message reçu. Je n'ai pas d'autre choix que de le libérer le fauve à la merci des rayons si joliment arrangés. C'est parti : avec Nain qui se tape des sprints dans les allées, je me retrouve donc aggripée à la poussette, le panier en équilibre sur la capote, la jambe gauche tendue pour stopper le petit athlète complètement dopé et la main droite cherchant aveuglément les provisions.
Rien d'insurmontable, car voyez-vous, au fil des mois, j'ai subi un entraînement de choc : devenir maman, c'est utiliser simultanément toutes les parties de son corps avec un rendement optimal.

Je peux ainsi faire la cuisine tout en donnant le goûter à Nain, ranger ses jouets tout en lançant des lessives par kilos et lui donner son dîner tout en rangeant la paperasse : virtuellement, j'ai l'impression d'avoir 4 bras pour 1 unique cerveau (lui par contre, c'est utilisation minimale pour un rendement 0).
Le but inavoué de cette sur-activité n'est pas de prouver au monde entier que les journées d'une mère au foyer sont remplies (c'est impossible), mais de me débarrasser au plus vite de toutes ces taches ingrates pour au final poser mon gros derrière sur le sofa et ne plus rien faire DU TOUT. C'est beau la multi-fonctionnalité....

J'ai constaté cependant que Mari ne peut pas faire plus d'une chose à la fois et que chacune de ses actions nécessite un temps T bien défini et opaque :

Zaza : "Tu peux vider le lave-vaisselle?"
Mari: "Je ne peux pas, je me lave les mains"
Zaza : "Tu peux l'aider à ranger ses jouets?"
Mari : "Je ne peux pas, je dois lui choisir un livre pour lui raconter une histoire"
Zaza : "Tu peux lui changer sa couche?"
Mari : "Je ne peux pas, il faut que j'aille aux toilettes"

Bien entendu, à ces mots, comme mes (4) mains sont déjà trop occupées pour lui envoyer le soufflet qui s'impose, j'ai bien envie d'utiliser ma jambe droite pour lui donner gros coup de pied au cul...

jeudi 29 novembre 2007

Le mercredi, c'est repassage

J'ai beau être une quiche en maths, il y a quand même des jours où je fais des calculs mentaux foudroyants.
Nous sommes donc 4 à vivre à la maison : mon mari, mon fils, ma nièce et moi. Donc, au bout d'une semaine, je me retrouve avec un panier à linge assez rempli...
Soit 12 calecons, 6 pulls, 10 T-shirts, 7 pantalons, 9 bodys, 3 pyjamas, des paires de chaussettes en pagaille sans compter les serviettes, torchons, draps etc... Dépourvue de femme de ménage, j'ai donc pris un sacré coup de main. A raison de 140 aller retour par heure avec le fer top révolution que m'a offert mon mari il y a 2 ans, le repassage me prend environ 2h00, soit 2 épisodes de Grey's Anatomy + 2 pauses clopes.
Journées fructueuses et passionantes où je perfectionne mon anglais et mes connaissances en médecine tout en remplissant mon devoir de femme au foyer.
Tout ca avec le sourire bien entendu.....

Enfin, je n'ai pas à me plaindre... J'entretiens depuis 1 an une relation passionnelle avec mon dry cleaner qui me débarrasse des chemises et costumes de mon mari. Vaillant petit homme qui vient chercher tout ce barda à domicile et le ramène im-pe-ccable 2 jours après.
Il faudra d'ailleurs que je pense à lui filer un bon tip la prochaine fois vu que j'ai sournoisement glissé dans son sac magique mes draps constellés de pertes menstruelles avant hier.... C'est moche...