mardi 18 mai 2010

Que rêves fument et pleurs se consumment...

Les pleurs d'un enfant, c'est un peu comme les rêves. Il faut apprendre à les interpréter.

Je ne rappelle plus du nom du pédo-psychiatre qui a pondu cette énormité, mais pour quelqu'un comme moi qui n'a pas une once de 6ème sens et encore moins de subtilité, cela m'a plongée dans une profonde méditation.

Rappelons tout d'abord qu'un nourrisson ne parle pas. Mais cela ne l'empêche pas de savoir exactement ce qui ne va pas. Donc, plutôt que de faire la tronche (comme Maman) ou de se maraver la tête au Pub (comme Papa), quand ça ne va pas, Naine pleure.

Je pourrais bien évidemment balancer un bon "Tu vas arrêter de brailler bordel! Putain, je suis pas devin moi!!" dont j'ai le secret, je remplis mon devoir de Mère dans le calme et avec une patience exemplaire.

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Quoi? Qu'est-ce qu'il y a encore?"

N'ayant aucune réponse (merci...), ce serait donc à moi de deviner....

Zaza : "T'as faim? Tu veux un biberon? Hop, voilà un petit 150 ni vu connu ch't'embrouille"

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'as pas faim. C'est pas grave, je le mets au frigo. Bon. T'as froid alors?

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "C'est ça? Hmmm... Regarde, je te mets le petit pull en laine de Tantine, ça devrait aller avec ça non?

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'avais pas froid. T'as trop chaud alors?

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "T'as trop chaud hein? Bon, bah je te l'enlève. C'est pas la peine de brailler comme ça."

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'avais pas chaud. Hmmm.... T'as la couche pleine? Attends, je regarde"

Alors petit intermède les cocos. Pour vérifier si la couche est pleine, il faut enlever le pantalon, les collants et le body. Ok, c'est peut être relou, mais à juste glisser son index entre la couche compressée par le body et la partie "délicate" parce qu'on a un gros coup de mou, on se retrouve avec du caca plein les ongles. Life sucks, I know.

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'avais rien fait. Hmmmm.... JE SAIS!!! TU ES FATIGUEEE!!! TU AS ENVIE DE DOOORMIR!!

O gloire, joie et bonheur! Imaginez mon sourire extatique, bénissant à plat ventre le ciel et la moquette jonchée de vomi de m'avoir doté un enfant qui est capable de dormir en pleine journée alors qu'il fout déjà pas grand chose de ses journées! Je vais au moins avoir le temps de faire la concierge sur Facebook, me mater un épisode de True Blood et peut-être même un petite partie de belote.

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Pfffff... Ouais ok... J'ai compris... T'as pas sommeil"

Adieu trompettes, chorale d'anges à moitié nus et rayons lumineux...

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Je comprend pas ce que tu veux..."

Nain : "Maman... Je sais..."

Zaza : "Ha ouiiii???!!! J'ai pourtant tout essayé..."

Nain : "C'est pas ça Maman. Elle pleure parce qu'elle veut regarder un petit DVD..."

Zaza : "..."

Naine : "..."

Nain : "..."

Zaza : "Ha je crois pas non. Y'as pas de DVD. Bien tenté mais c'est NON!"

Nain : "Et Cbeebies?"

Zaza : "La télé non plus, il est pas encore 17h00. J'ai dit NIET!"

Nain : "WAAAAAA!!!"

Naine : "WAAAAAAA!!!"


Et voilà comment on se retrouve avec 2 enfants qui braillent pour le prix d'un, mais au moins, je sais pourquoi ils pleurent...

Putain ch'uis trop forte.

jeudi 13 mai 2010

Cornwall

Pour le premier bank holiday du mois de mai, Mari et moi avons décidé de partir "un peu loin" de Londres.

Comme nous quittons bientôt l'Angleterre, nous avons réalisé avec honte que nous n'avions que très rarement quitté Londres pour visiter cette Grande Ile (bon à part une escapade à Bath - étape obligatoire - et un séjour fish & chips à Brighton). Donc, sans pour autant s'envoler vers l'Ecosse ou l'Irlande, on a visé le sud sud ouest de l'Angleterre : les Cornouailles.

Haaa, les Cornouailles... On pense à la légende arthurienne, les falaises balayées par des vagues majestueuses, un arrière-pays sauvage et mystique. Bon, en gros, ça ressemble étrangement à la Bretagne, les crêpes en moins.

Bref, pour aller dans les Cornouailles, faut quand même se farcir 4h30 de train. Rien n'est plus facile que de prendre des billets, je vais sur thetrainline.com, prends 3 billets (même si les enfants de -5 ans peuvent voyager gratuit) et comme on allait pas se ruiner, je les ai pris en off-peak.

Le principe des off peak est le suivant : vu la cadence régulière des trains, plutôt que de réserver un billet, il suffit d'acheter un billet off-peak qui vous permet de prendre le train vers la destination souhaitée à n'importe quelle heure. C'est moins cher et plus flexible.

Bref, on arrive 30 minutes en avance à la gare, les 2 nains en surchauffe, Mari en totale symbiose avec son Blackberry et moi au taquet devant le panneau d'affichage. Enfin, le train pour Par arrive quai n°5... et là... c'est la moitié de Paddington qui se rue vers les tourniquets...

J'envoie Mari en avant pour qu'il nous tope des places et le retrouve coincé dans un wagon au milieu de 60 voyageurs debout, la poussette en équilibre sur la valise. Car voyez-vous, First Great Western, la compagnie qui dessert le grand Ouest, est géré par des petits malins qui vous vendent des billets sans pour autant vous informer que TOUS les trains sont bondés la veille d'un Bank Holiday et que TOUS les sièges sont déjà réservés.

Bref, avec Naine qui régurgite dans son BabyBjorn, Nain sur les genoux qui a une subite envie d'aller aux toilettes, les sacs sous les pieds et Mari ayant disparu de mon champ de vision, on peut dire que j'ai fait pitié à des voyageurs très sympathiques qui m'ont laissé leur place à tour de rôle. On se croirait quand même dans le Tiers-Monde....

Bref, pour le retour, malgré le retard du train et l'annulation des précédents qui a rameuté un bon nombre de passagers indésirés, on a voyagé très confortablement car, Dieu merci, j'avais fait péter la First Class avec boissons gratuites!! C'est ça qu'il faut faire les gars, faut arrêter de faire les radins!!

Malgré tout, on a eu beau passer 4h30 de train dans un wagon plein à craquer au milieu de hurlements d'enfants, on a même pas eu mal. Car les Anglais, et c'est leur force, ne râlent JA-MAIS... et surtout les contrôleurs, et c'est leur instinct de survie, ne font jamais leur apparition pour contrôler les billets...


Pour les photos, va falloir attendre que mon ordinateur daigne se rallumer correctement...

mercredi 5 mai 2010

Coupure Pubs

Tous les français de Londres connaissent le magazine Ici-londres.

On le trouve en allant chercher sa bouteille de Pouilly chez Nicolas (bande d'alcoolos!), son pain au chocolat chez Paul ou Maison Blanc (bande de p'tits gros!), dans n'importe quelle librairie française (bande d'annalfabêtes!), en allant refaire son passeport au Consulat (bande de fonctionnaires!), dans n'importe quel restaurant français (bande de chauvins!), dans les épiceries fines avec de bons produits bien de chez Nous (bande de voleurs!) ou chez le fromager (et en plus ils puent du bec!)... Bref, vous ne pouvez pas le rater.

Personnellement, j'utilise le site web du magazine pour lire les petites annonces, mais pas celles du genre" JH bien monté cherche JF asiatique un brin fantasque" mais les annonces de baby-sitter. C'est pas compliqué, c'est gratuit et même les cyber-quiches peuvent arriver à l'utiliser de façon optimale (cette phrase ne veut absolument rien dire, j'en ai bien conscience...).

Et bien figurez-vous que le mois dernier, une journaliste m'a demandé d'écrire une petite chronique pour le magazine, le tout illustré par l'inévitable LiliBé.

Je vous livre un aperçu :


Oui, je sais, j'ai encore fait ça comme un porc.


Seule contrainte, le texte devait contenir 1700 signes max, espaces compris. Bien évidemment, un peu abrutie, je m'imaginais déjà à compter toutes les lettres et les espaces avec mes petits doigts boudinés. Heureusement, la journaliste d'Ici-Londres m'a gentiment donné l'astuce ("il vous suffit de cliquer dans « outils » puis « statistiques » et vous aurez le comptage. Attention, c’est bien à « espaces compris » qu’il faut regarder") pour m'éviter ce genre de galère.

Bref, je vous livre le texte sans version longue, même si j'avais plein de trucs à rajouter (c'est que j'ai un peu la flemme...).

Parmi les multiples préjugés que l'on peut se faire sur la vie en Angleterre, vient dans le top Five : l'Alcoolisme, l’Exécrable Nourriture, la Décoration Kitsch, l'inévitable Tea-Time et surtout, le "Mauvais Temps".

La plupart des gens ont en tête une image de Londres sous la pluie ou perdue au milieu du « Fog ». Bon, on va pas se mentir : c’est pas entièrement faux, mais c’est plus subtil que ça…

Le plus surprenant, ce n’est pas le mauvais temps à proprement parler, mais les variations de temps dans la même journée.

C’est un peu comme une mauvaise recette de cuisine : un soupçon de ciel bleu le matin, on recouvre de quelques nuages inoffensifs à midi, on arrose le tout avec un bon crachin à l’heure du café, on saupoudre légèrement avec de la grêle à 4h00, le tout agrémenté d’un petit vent glacial insistant. Bref, on peut vivre les quatre saisons dans une seule et même journée et croyez-moi, ce n’est pas bien pratique pour s’habiller !

Ainsi, à mon arrivée à Londres, néophyte que j’étais, dès que j’apercevais le matin un magnifique ciel bleu qui m’offrait en perspective une merveilleuse journée, je sautais dans mes tongs et laissais naïvement ma parka sur le porte-manteau.

J’en ai passées des journées à patauger dans mes tongs sous une pluie diluvienne à me demander s’il était bien raisonnable de taper dans le rayon parapluie à l’entrée du Boots.

Dorénavant, pour ne plus me laisser surprendre, je fais comme tous les anglais : je pars avec plusieurs couches sur le dos et j’improvise ma tenue au gré de la journée, et surtout… au lieu de me cailler les miches sous un abri-bus en attendant que ça se calme, je me réfugie dans un pub avec un bon petit café… ou une bière…

Il ne faut donc plus s'étonner de trouver des anglais à moitié ivres dès 11h00 du matin...

mardi 27 avril 2010

Mind your language, Baby...

Les enfants sont des perroquets.

Leur cerveau vierge ne demande qu'à se remplir, le plus souvent par mimétisme, et cette tâche quelque peu ardue nous incombe à nous, Parents. Et là, il faut commencer à faire super gaffe... parce que voyez-vous, le premier modèle que les enfants ont sous les yeux, c'est nous.

Ainsi, il est d'usage d'employer un langage châtié avec ses enfants pour éviter qu'ils balancent des gros mots à la cantonade et se taper la méga honte en public par la même occasion. Cependant, entre l'école, les cousins bourrins et les copains trash, on ne peut pas toujours tout contrôler et c'est à nous de rectifier le tir :

On ne dit pas "le mec", on dit "le monsieur"
On ne dit pas "bordel", on dit "désordre"
On ne dit pas "merde" ou "putain", on dit "zut"
On ne dit pas "j'ai fini le gros popo, Maman", on dit "j'ai fini le gros popo, Papa"

Bref, on essaye ainsi que de leur inculquer un minimum de politesse mais malheureusement, nous ne leur offrons pas toujours le meilleur exemple...

Me concernant, je parle comme un charretier.

Comme je suis un peu soupe-au-lait, dès que je commence à m'énerver, c'est plus fort que moi : les gros mots sortent de ma bouche comme une corne d'abondance déversant des fruits pas mûrs. Et ça a commencé tôt. Pour agrémenter leur crise d'ado, certains fuguent, boivent, se droguent ou s'habillent gothique. Et bien moi, pour rendre mes parents complètement tarés, je leur balançais des subtilités du style :

" Bordel à queues! J'y peux rien si j'ai eu 4 en maths, c'est encore cette connasse de bonne soeur qui a refilé une interro surprise putain!!" (sortir ça quand on porte un uniforme bleu marine et des robes à smock, ça envoie grave...)

Généralement, je ne m'excusais pas. Quitte à être grossière, autant l'être jusqu'au bout. Et quitte à être punie, autant que ce soit pour une bonne raison.

Bien sûr, quand j'ai commencé à bosser dans l'événementiel, ça s'est pas amélioré et ça donnait plus ou moins ça :

" Bordel à bites (notez l'évolution)!! J'y peux rien si j'ai pas bouclé le dossier, c'est encore cet abruti de fournisseur qui est pas foutu de se sortir les doigts du cul pour pondre un devis putain!!". Ma boss m'a-do-rait!!

Mais le pompon, je pense que je l'ai vraiment atteint quand je suis devenue maman. Je ne sais pas si je suis la seule, mais parfois, ça donne ça :

" Bordel à couches!! J'en ai plein le fion de ranger tout ce bordel, je suis pas la bonniche putain!! J'en ai vraiment marre!!"

Nain : "On dit pas "j'en ai marre", Maman. On dit "j'en ai assez"."

Zaza : "Ha oui.... Excuse-moi mon chéri..."

Hu-mi-liée.

mardi 20 avril 2010

Bloggeuses in London

Je ne suis pas la seule française à avoir un blog sur Londres.

Bien évidemment, il faut faire le tri et j'avoue ne pas tous les connaître. Cependant, comme je suis une fille sympa et que je pense beaucoup à mes lecteurs qui râlent de la trop lente cadence de mes articles, je vous livre ces quelques perles, alimentées par des bloggeuses tout aussi espiègles et ravissantes que moi. Ca alimentera vos pauses déjeuner sandwich devant votre ordinateur.

Ainsi, je me suis beaucoup amusée hier soir en répondant au questionnaire de Barbara, qui a eu la bonne idée d'enrichir son blog avec l'avis des autres. http://mindlegap.wordpress.com/

Pour ceux qui veulent se régaler avec de belles photos, allez sur le site de Fabienne : http://lostandfoundinlondon.wordpress.com/. J'attends toujours la devinette du mercredi (même si je me plante systématiquement).

Je vous conseille fortement également le site de Lili : http://130cartons.com/, talentueuse et drôlissime illustratrice. J'attends toujours une date pour prendre un morning coffee.

Puis il y a Eva qui nous fait partager sa vie, son boulot, son Prince : http://evainlondon.wordpress.com/. J'attends toujours une date pour prendre un apéro avec ses voisines lesbiennes.

Pour les gourmands et ceux qui veulent prendre des cours de cuisine, ma petite Diane vous fera saliver : http://dianeskitchen.wordpress.com/. J'attends toujours avec impatience la naissance de ses jumeaux.

Et puis il y le site de mon p'tit poulet, Alice : http://chickensinlondon.over-blog.com/. J'attends toujours qu'elle me montre ses nichons.

OK j'arrête...

jeudi 15 avril 2010

Lost in the Big Apple

Me voilà, me voilà!

Pour le half-term de Pâques, nous avons fait un "double child-dropping" chez mes parents en France (boum. boum.), on a fait péter la business sur Open Skies, puis direction Neeewwww Yooork!!

Alors bien sûr, TOUT le monde autour de nous connaissait NY et vu que ni Mari, ni moi n'y avions jamais foutu les pieds, nous sommes vite passés pour des bleus.

Copain : "Tu connais pas NY??"

Zaza : "Non."

Copain : "Non j'y crois pas... T'es jamais allée à NY???"

Zaza : "Je t'ai dit que non -sois pas lourd..."

Copain : "Attend.... Tu vas adoôôôôôôrer!! Il y a une énergie de folie dans cette ville!!"

Zaza : "Ecoute, moi, NY, je connais grâce à Sex and the City et Gossip Girl, c'est déjà pas mal non?"

Copain :"...."

Zaza :"Non?...."

Bref, nous prenons l'avion chargés comme des boeufs avec des affaires d'hiver et PAN, à peine arrivés, 3 jours de canicule (36° au mois d'avril???!!). Ca m'a quand même permis de me balader dans Central Park où j'ai pu savourer un bon hot-dog en écoutant ça :




L'accordéoniste roumain du métro parisien et le chanteur pop du Tube peuvent aller se rhabiller...

Voyage d'agrément me direz-vous?? Visites de musées, shopping??

Et bien pas du tout... Mari y allait pour bosser (y'en a qui adorent se faire mal...) et moi j'y allais pour... visiter des écoles et des appartements!!!

Et oui, figurez-vous que Zaza et ses dindonneaux vont émigrer cet été à New-Yooork (purée, je couve ça depuis 4 mois, j'en pouvais plus....). Bye Bye London!!! A moi les 300 jours de soleil par an, le boeuf aux hormones et le permis de conduire!!!

D'ici là, faut bien sûr qu'on tope le Visa, qu'on déménage dans la bonne humeur et qu'on trouve un appart qui ne soit pas un shit-hole pour accueillir les éventuels squatteurs!

D'ici là... Il faudra également que je trouve un autre nom pour ce blog que je vais bien sûr continuer à tartiner d'âneries... Est-ce que mes lecteurs chéris pourraient me donner un petit coup de main??

vendredi 2 avril 2010

Fox (urban) Trotter

A Londres,

Quand les renards ne font pas les poubelles....


Ils prennent le métro...



pour aller faire du shopping....


Ensuite, ils finissent au pub...



...pour se mettre sur le toit!



De vrais poufs anglaises...

mardi 30 mars 2010

Fox Trotter

La nuit dernière, je me suis fait réveiller au beau milieu de la nuit.

Un espèce de petit miaulement m'a sortie de mon lourd sommeil et bien entendu, le premier truc que je me suis dit a été : "Meeeeerdeeeuuuu... J'y crois pas, ça doit être Naine qui s'est réveillée..."

Quand un nourrisson commence à faire ses nuits, on bénit le ciel tous les matins d'avoir pu enchainer les heures de sommeil sans interruption. Ma seule crainte est que Naine entame sa phase de terreurs nocturnes un peu prématurément et que ça dure pendant des mois comme ça a été le cas avec Nain... Y'a pas à dire, j'adore mes enfants, mais ils ont quand même le don pour me faire chier...

Bref, je me lève en vociférant des gracieusetés dont j'ai le secret, je n'essaye même pas de faire participer Mari à ce soudain "entertainment" (il m'a piqué la tactique du "j'ai vraiment pas l'intention de lever mes fesses. je fais genre j'entend rien et fais semblant de dormir") et je me traîne jusqu'à la chambre de Naine avec la phrase classique : "Quôôôôôiii? Qu'esssse kiya encore???"

Et là, ô surprise, Naine dort profondément. je ferme délicatement la porte pour ne pas la réveiller (parce que là, je me fous sérieusement dans la merde) et retourne me coucher avec de gros points d'interrogation au dessus de la tête : "C'était quoi ce bruit?"

Mari : "C'était un renard" Je vous avais bien dit qu'il faisait semblant de dormir...

Zaza : "Hiiin... Il était tout seul celui-là..."

Ha.... les renards à Londres...

Sachez en effet que ces petites bestioles traînent souvent dans la rue la nuit en poussant des cris stridents qui ressemblent plus à des miaulements et à des pleurs d'enfants. Honnêtement, je ne sais pas d'où ils sortent, mais la nuit tombée, c'est une nouvelle vie nocturne qui commence...

Mais alors attention, les renards londoniens ne sont pas du tout sauvages. Par exemple, nous habitons dans une impasse, juste à côté d'un parc et je peux vous dire que la veille du passage des éboueurs, c'est un véritable festival. On pourrait se dire "rrrhhôôô, trop mignons ces petits renards dans la rue!" et bien pas du tout.

Les renards se comportent comme de vrais clochards : ils font régulièrement les poubelles, ils se battent en bas de chez vous pour une carcasse de poulet, ils pissent sur nos murs, ils nous font vivre leurs ébats sexuels en live et ça hurle à tue-tête jusqu'à 3-4h00 du mat.

Mais c'est pas vraiment de leur faute. On entame sur leur espace vital, on les sort de leurs terriers pour construire des playgrounds et on laisse nos déchets faire le reste. Et puis à force, ils ont du prendre exemple sur anglais qui sortent du pub à 1h00 du mat complètement cramés.

Pauvres bêtes.... J'y ai beaucoup réfléchi, et je pense sincèrement que la solution radicale, plutôt que d'essayer de leur faire la peau, serait donc de leur construire un pub avec retransmission de reportages animaliers le jeudi soir et quizz tous les dimanches.

Faut respecter la Nature enfin!

lundi 22 mars 2010

Zezette et sa Carte Blanche

Il y a 15 jours, j'ai fait un truc très con.

J'ai eu le malheur d'utiliser la Carte Blanche Eurostar de Mari alors que je voyageais avec Naine pour Paris. Résultat : confiscation immédiate par une employée zélée. J'ai eu beau taper du pied, prouver ma bonne foi, leur demander pitié en exhibant Naine dans son BabyBjorn, rien n'y a fait. Cette carte est nominative et on n'a pas le droit d'utiliser celle de quelqu'un d'autre. Na.

Et bien quand on perd sa Carte Blanche, c'est un peu comme Perette et son pot au lait : on peu dire adieu au lounge, boissons gratuites, mini-sandwiches, magazines à gogo et cirage de pompes.

Haaaa, ma Carte Blanche... Pendant un moment, j'ai eu droit à cette toute petite carte qui me donnait accès à tous les avantages des nantis et businessmen. Durant ma première année à Londres, je partais en effet à Paris tous les mois et à force de raquer comme des malades, nous avons eu droit à cette petite compensation, une carte blanche pour chacun d'entre nous!

Et la Crise est arrivée : finis les voyages en business total flexible sponsorisés par la boite de Mari. Maintenant, on s'y prend des semaines à l'avance pour avoir une chance de toper des billets en Leisure Select pas trop chers. Et comme nous n'allons à Paris plus qu'une fois tous les 3 mois, nous avons perdu quelques points. Ajoutez à cela l'incendie de l'année dernière et l'énorme fiasco de Noël dernier, on a préféré éviter de se retrouver coincés avec 2 nains pendant des heures dans un Eurostar surchauffé...

On pourrait se contenter de poireauter comme tout le monde dans la grande salle d'embarquement, mais les nains et moi, nous adoooorons le lounge!! Dès qu'on a goûté à ça, on ne peut plus s'en passer. On débarque comme des clochards avec notre tonne de bagages, on s'installe bruyamment à la meilleure place, on vide le frigo, on se fait des assiettes de cochonailles remplies à ras bord, je laisse Nain faire ses sprints dans l'allée et une joie extatique peut se lire sur nos visages... ce qui n'est pas le cas des autres voyageurs...

Vous n'avez jamais remarqué l'angoisse qui se lit sur leur visage?

La grande question est : "Putain, est-ce que je vais AUSSI devoir me les taper dans le train? Seigneur Dieu, faites qu'ils ne soient pas dans le même wagon que moi!!". Hihihihi, et bien si!!!

Maintenant, j'en ai plus rien à foutre! Les voyages passés entre 2 wagons, au milieu des bagages, à essayer de calmer un enfant en pleine crise de nerfs, c'est fini! On fait l'animation à nous tous seuls et puis soyons honnêtes, on va pas continuer à s'angoisser du bien-être des autres voyageurs pour juste 2 petites heures de trajet... C'est qu'à force de bichonner les businessmen avec the carte blanche, on en fait des chochottes capricieuses...

Ce qui n'est pas du tout mon cas...



PS : Ouiiiiinnnnn, rendez-moi ma Caaaarrtteuuuuu!!!

mardi 16 mars 2010

Vous devez surement vous demander ce que j'ai foutu ces derniers jours?

Et bien la réponse est là :



J'ai dit à Mari : "Filme-môôôôôôôiiiii!!! Steuplé, filme-môôôôôôôii!! J'ai envie de savoir comment je skiiiiiiie!"

Conclusion : j'ai eu l'impression de bourrer comme un âne, mais au final... je skie comme ma mère...

Allez, je finis de ranger nos affaires de ski, je bénis le ciel de ne m'être rien cassé cette année (faut dire aussi que j'ai soigneusement évité de prendre des vins chauds sur les pistes) et je conserve mon pantalon de ski même si j'ai pas pu fermer tous les boutons cette année.

On sait jamais...