lundi 22 septembre 2014

Pack-Unpack-Repeat

Pour certains, la vie est remplie de rebondissements, d'aventures, de rencontres, d'espoirs et de larmes.

La mienne, elle, est remplie de cartons que je trimballe au gré de nos changements d'humeur…..


Grosso merdo, 234 au total, de tailles et poids variés

Deux ans à peine après avoir quitté New-York pour retrouver mes petits Rosbifs dans un quartier que nous avons adopté dès les premiers jours, nous avons du reprendre toutes nos merdes pour changer d'horizon.

Aloors, ne vous affolez pas, nous restons bien à Londres! Mais cette ville aux milles visages est si vaste que j'ai eu l'impression de faire mes adieux à jamais à nos voisins.

La raison? Non, Mari n'a pas re-changé de taf (parce que tu comprends, le fonds de hedge funds, c'est tellement exaltant…); le proprio ne nous a pas virés même si Naine a jugé que, faute de PQ, la moquette blanche de sa chambre ferait l'affaire et que nous avons transformé les murs en  passoire; on n'a pas trouvé mieux pour moins cher car ici, ce n'est plus possible…

L'unique raison de notre migration vers l'Ouest est que, par un hasard plus que douteux, Nain a été accepté dans une école dans laquelle il était sur liste d'attente depuis… 7 ans….

Personnellement, le commut' ne me fait pas peur et puis vu que ne travaille qu'épisodiquement, on peut même dire que j'ai un peu que ça à foutre…

Mais après un check rapide sur googlemaps, les 47 minutes de transport en commun "quand ça roule" quand on a 2 enfants qui sont dans 2 écoles opposées... ont eu raison de ma naïveté. Nous avons retourné le problème dans tous les sens pour nous éviter un énième déménagement et Mari m'a surprise par ses multiples tentatives pour trouver une solution :

- "Passe ton permis!!" - No way je vais me tuer en voiture avec mes enfants à l'arrière
- "J'achète un scooter et j'emmène le Nain tous les matins" - No way vous vous tuez en scooter
- "J'achète deux vélos et je pourrai l'emmener en longeant le canal" - qui fait 1 mètre de large et no way mon fils pédale sous la flotte pendant 30 mn
- "On chope un bus scolaire" - dont le trajet n'existe pas
- "En bateau?" - ….
- "On déménage?" - bah… Faut croire que oui….

Bref, chercher un logement à Londres en plein mois de juillet, c'est tripant… Du Estate Agent de 25 ans aux déménageurs polonais en passant par des propriétaires radins aux goûts de chiotte, tout le monde a plus ou moins essayé de nous entuber! Mais au final, en rasant bien les murs et en jouant au jeu du plus con, on finit par gagner et être satisfait d'avoir les clés avant de partir en vacances.

Même si on s'estime rompu au périlleux exercice du déménagement tous les 2 ans et que cela nous donne l'occasion de trier toutes ces petites bricoles qu'on accumule sans s'en rendre compte, il n'empêche que ça fait braire, surtout quand on réalise que notre vie ne tourne QUE autour des enfants.

Bien entendu, comme tous parents un peu normaux, nous souhaitons le meilleur pour eux quitte à faire quelques entorses à notre petit confort et notre lointaine liberté. Il n'est donc pas rare que notre emplacement géographique soit déterminé en fonction de l'école et sa fameuse "catchment area". Et puis nous, géniteurs, construisons leur futur, déployons maints efforts pour les rendre heureux et bien dans leur petit corps, redoublons d'attention à la moindre chute, débattons vivement entre parents sur les choix à faire...

N'empêche que….




Ils font quand même chier ces gosses….

lundi 9 juin 2014

Résultats du Concours "Oui j'aime aussi partir en vacances avec mes gosses même s'ils me font chier tout le reste de l'année"

Petit post extrêmement rapide pour annoncer les heureux gagnants du concours lancé il y a 15 jours et dévoiler le nom des chanceux qui recevront par la poste un exemplaire DEDICACE par liliBé


Vous avez vu comment elle fait ça bien?
4 heures de kermesse samedi dernier, elle a kiffé, moi j'étais au Pimm's….

Moi, je dédicace pas, j'ai déjà passé 10 minutes à essuyer les traces de bouffe et de crottes de nez sur chaque exemplaire (merci les Nains).

Moi, je m'occupe de la logistique, oui oui. Donc, j'envoie tout ça dès ce week-end mais soyez très patients car la Royal Mail, c'est un peu la cave à boulets. Avec un peu de chance, ça arrivera avant la fin du mois… surtout si les gagnants prennent la peine de m'envoyer leur adresse postale à blogdedinde@gmail.com

En tout cas, encore un grand merci d'avoir participé, je ne pensais pas que j'avais encore des lecteurs!!!

YE VOUS AIME!!


Axelle pour Londres


 Lucie pour Rome


 Vanessa BL pour Barcelone


Vy pour New-York 


Nous trois… pour Bruxelles

Maintenant, y'a plus qu'à refourguer la centaine d'autres exemplaires qui trainent à la maison….

jeudi 29 mai 2014

The winner takes it all!

Mardi dernier, j'ai reçu 45 kilos de Guides Partir en Famille. Mon éditeur m'adore...




Alignés comme des petits pains tout juste sortis du four, ils attendent sagement de savoir où ils vont finir. J'ai hésité à un moment de faire du porte à porte comme une grosse crevarde pour les vendre mais avant d'arriver à de telles extrémités, j'ai quand même décidé de faire un peu de promo sur Londres!

Après liliBé, à mon tour de faire gagner quelques exemplaires de ce magnifique ouvrage réalisé avec tout l'amouuuuuur que je porte aux enfants et surtout aux très vaillants parents qui crapahutent non-stop avec leur marmaille, le sac à dos plein de merdes, le guide dans la poche arrière droite, la carte dans une main et les enfants au taquet qui tirent sur l'autre main en espérant vous arracher l'avant-bras pour se coller aux vitrines de magasins qui vous feront acheter tout plein de trucs moches que vous vous retrouverez à porter (avec un bras en moins…).





Dooooonc, si l'idée de partir en famille dans les plus belles capitales du monde vous tentent VRAIMENT, j'aurai grand plaisir à vous offrir un exemplaire!

Si vous souhaitez participer, il vous suffit de laisser un commentaire en précisant la destination qui vous intéresse d'ici le 5 juin , date à laquelle je procéderai à un tirage au sort avec les mains innocentes - et pleines d'urine - des deux Nains. Ouais je sais, je suis trop forte en promo...

Mais attention, vous devez écrire une petite phrase dans la langue correspondante : italien pour Rome, espagnol pour Barcelone, anglais pour Londres et NY et en flamand ou en wallon pour Bruxelles (hin hin hin….). Non parce que partir à l'étranger sans essayer de maîtriser au moins 2-3 phrases, ça fait trop touriste.

On évite bien sûr les gros mots et toute allusion aux nichons, ça vous servira pas trop si vous partez en voyages avec vos enfants!

Si jamais vous loosez GRAVE et que vous habitez à Londres, NO PANIC! 

Vous pourrez venir les acheter à la Kermesse du CFBL (Kentish Town) le 7 juin où j'aurai l'IMMENSE plaisir de tenir en personne un stand de 13h à 17h au milieu des stands d'attraction pour nains de tout âge (une crevarde je vous dis mais une partie des ventes ira à l'Association des Parents d'Elèves qui a bien voulu accepter la présence d'une maman extérieure au Collège!). Y'a même moyen que liliBé vienne les dédicacer (parce que moi, à part la tête à Toto, je sais pas trop dessiner…).

Et si l'idée de vous plonger au milieu de familles françaises vous effraie, vous pourrez également les acheter à la Librairie La Page (South Kensington) ou Owl Bookshop (Kentish Town) après le 7 juin.

Si avec ça, vous n'arrivez toujours à pas à vous procurer ces guides à Londres… c'est que vous le faites exprès et je vais devoir venir sonner à votre porte!!

En espérant que vous serez nombreux à participer ;)

vendredi 16 mai 2014

Happy Wife, Happy Life

Je vous arrête tout de suite, le titre de l'article ne sort pas de mon chapeau mais bien d'une réplique cinématographique. Le premier qui trouve aura droit à un cocktail bien tassé et dévoilera par la même occasion l'étendue exponentielle de ma culture qui écrase de tout son poids l'ignorance crasse du beauf le plus averti.

Cela fait donc 3 mois que je n'ai rien écrit. Soit 2 mois pour trouver l'Inspiration + 1 mois pour chercher une excuse valable. J'ai bien essayé de me cacher derrière un tas de broutilles quotidiennes qui justifierait un tel assoupissement mais il a bien fallu admettre que j'étais tout simplement déprimée. J'ai ainsi préféré me taire que de vous interpeller avec les geignements de la bourgeoise expatriée sur son blog parce qu'il se passe des atrocités bien plus graves dans le monde en ce moment. Faut garder un minimum de décence...

Sachez cependant que cette période de déprime est prise très au sérieux au Royaume-Uni : on appelle ça le SAD (Seasonal Affective Disorder) aka la "Winter depression". La principale raison serait le très court temps d'exposition au soleil durant les périodes d'hiver où oui, il commence déjà à faire sombre dès 15h30. Et en plus il flotte...

Non, mes plaintes quotidiennes, je les réserve à mon mari et mes enfants qui sont RA-VIS.

Ainsi, tous les matins je commence la journée par un :"Ra putain, il fait encore un temps de chiotte. Quel pays de merde. Ch'uis gavée…", il m'arrive même de me réveiller et fondre en larmes, sans véritable raison.

Rien de mieux pour commencer la journée que quelqu'un qui vous inonde de tant de joie en vous berçant de ses gracieusetés matinales.



"temps de chiotte, pays de merde"


Bref, les symptômes du SAD sont, vous l'aurez compris, "a low mood and a lack of interest in life" et le NHS, non loin de prescrire l'éternel paracetamol, recommande chaudement la prise d'antidépresseurs (cf source officielle).

En gros : Bienvenue en Angleterre!

Mais moi, j'aime pas aller chez le médecin et encore moins les médocs… Je laisse faire le temps en espérant que ça va passer et je cherche par ailleurs des remèdes naturels qui feront moins de mal à mes neurones que les antidépresseurs.

Cette année, j'ai donc trouvé 2 trucs vraiment super pour combattre ma lente dépression :

1. LA BOUFFE



J'ai donc officiellement intégré la secte des gens qui prennent leur bouffe en photo

Soit la barre des 65 kilos largement atteinte. J'ai jamais été aussi grosse sauf quand j'étais enceinte. Ca c'est de l'achievement…


2. CANDY CRUSH SAGA

J'ai béni puis maudit le jour où j'ai téléchargé ce jeu de merde sur mon Iphone en totale synchronisation avec mon compte facebook pour que mes amis suivent de près les étapes franchies à coup de "delicious" et "diviiiiine"!


et comme dirait une des mes copines : "t'as plus qu'à télécharger Farm Heroes Saga et ce sera double peine!". Je me suis auto-restreinte.


Alterner des plâtrées de pâtes avec un jeu complètement débile : voilà la solution miracle que j'ai trouvée pour combattre mon spleen hivernal. On peut pas dire que ça a été très efficace…

Mari, lui, il a bien essayé de trouver des solutions ("on part au soleil!", "appelle tes copines", "va rendre visite à  ta mère!", "fais de la méditation!", "ferme ce putain d'Ipad"). Son combat, c'est MAN vs SAD.

Parce que pour un homme, voir sa femme se transformer en mégère aigrie, y'a rien de pire. La mégère, elle te pourrit l'existence, elle t'enfonce, elle se laisse aller, elle pleure beaucoup et ça la rend laide, elle s'impatiente avec ses enfants et finit par rendre tout le monde malheureux. Parce que la mégère déprimée, plutôt que de s'appuyer sur ses proches pour remonter la pente, elle s'accroche à leurs chevilles pour les embarquer dans le gouffre qu'elle a creusé toute seule avec ses petites mains rageuses.  Et en plus, elle arrête d'écrire sur son blog...

Mais voilà, la déprime hivernale a bien fini par laisser place au soleil. Enfin, de la chaleur, du soleil et j'ai re-attaqué avec panache cette semaine en inaugurant ma première journée en tongs! Mes larmes matinales ont disparu et je savoure ces belles journées lumineuses.

Et puis si ça revient….

mardi 4 février 2014

Les écoles à Londres : round 2

Voilà bien un sujet qui fâche. ou qui stresse. au choix. Dès que j'écris sur ce sujet, la violence des commentaires m'étonne toujours.

Mais passons à l'acte, les dead-line approchent, aussi bien dans le système français homologué que dans le système public (nursery ou réception) - merci de lire attentivement les articles d'avenue des écoles qu'on essaye d'écrire pour que ce soit clair pour tout le monde;))

La sempiternelle question me taraude encore : école française ou école anglaise?



Plus qu'un choix, cela devient une conviction. Incapable de me décider, j'ai donc inscrit chacun des nains dans un système différent.

Nain va donc dans une école privée bilingue. 
Ca bûche. Grave. Deux programmes = 2 fois plus de travail car on ne rigole pas avec l'académique. Les résultats sont là (juste retour sur un investissement financier démesuré) mais les activités sportives et artistiques sont reléguées au second plan. Les règles sont strictes, les moments de récréation sont rognés. Autant vous dire qu'en rentrant à la maison, on torche les devoirs en 20-30 minutes maximum, voire pas du tout et après, je le laisse s'abrutir. Au diable l'esprit de compétition et le tutoring acharné qu'imposent certains parents. J'aurais l'impression de lui voler sa jeunesse en le privant de ces moments de rêverie qu'il affectionne tant. Il a toute la vie devant lui pour passer des journées de merde à bosser comme âne (comme son père…).

Naine va dans une nursery publique.
Ca rigole. Grave. Un staff de malade pour encadrer 52 enfants qui passent d'une activité à l'autre sans se soucier d'autre chose que de jouer, courir, se rouler dans la boue et projeter de la bouffe ou de la peinture sur son voisin. Je ne voyais pas ce qu'on pouvait attendre d'autre de la part d'un enfant de 4 ans (lire? écrire? compter? sans déconner?) jusqu'à ce que Naine me dise : "on travaille pas assez, je veux faire des devoirs". Elle par contre, elle a pas trop envie de se retrouver au chômage ou bonne au foyer (comme sa mère….).

Ma conclusion chacun de ces 2 systèmes est bien… s'il correspond au caractère de son enfant, à sa faculté d'adaptation, à ses difficultés et sa soif d'apprendre. En fait, j'ai du faire une erreur de casting et l'idéal serait d'intervertir les deux zozos. Mais là encore, il va falloir que je m'arme de patience car les listes d'attente sont loooongues si on veut toper une école pas trop dégueulasse!

Bref, j'ai pas fini de me prendre la tête, à ne le soucier que de leur avenir alors qu'en fait, je devrais tout simplement partager leur présent.

jeudi 23 janvier 2014

Morning glories

Ouais ouais ça va hein, j'ai pas encore explosé mon record de mutisme total qui allait atteindre la limite fatidique des "2 mois sans écrire une ligne et à peine un misérable Bonne Année, poufiasse".

La rentrée a démarré sur les chapeaux de roue avec le bouclage du guide et le paf on enchaîne sur Avé et une multitude d'articles sur les écoles à Londres qui vont tomber pile poil avec le calendrier des inscriptions qui vont en faire suer pas mal…

Mais aujourd'hui, soyons un peu gais et légers…

Tous les matins, je dépose Nain à l'école à 8h45 puis, j'erre sans but pendant 20 minutes avec Naine. La nursery anglaise n'ouvrant qu'à 9h05 pétantes, je l'emmène boire un babyccino (de la mousse de lait servie dans un dé à coudre) au café du coin avant de la parachuter au milieu de 52 enfants en furie.

Ha, le café du matin… ce petit rituel qui fait tant d'échos dans la vie monotone de la femme au foyer expatriée… Oui, car il faut savoir que la femme au foyer se fait quand même grave chier… mais alors grave de chez grave… Non pas que les occupations manquent mais la perspective de passer ses journées seule sans échanges verbaux de qualité avec un adulte nous fait légèrement soupirer…

J'avais découvert ce rituel à New-York : à 8h45, nous nous retrouvions entre mamans sur cette petite piazza juste à côté de Grand Central, chacune prenait sa petite boisson chaude et nous nous attablions en rond. A partir de ce moment, top chrono, c'était parti pour au moins 30 minutes de piaillements légers. Les sujets intellectuels étaient foulés du talon pour laisser place à des sujets qui paraîtront futiles : le shopping à moindre coût, les sorties alcoolisées, les vacances à organiser, les rencontres étonnantes, les entretiens d'embauche qui n'aboutissent à rien, les enfants qui font chier, le mari qui bosse ou voyage trop, les projets de reconversion, les kilos qu'il faut perdre, les bons plans à partager… Ca n'en finissait pas…

J'ai donc tout naturellement repris ce rituel en revenant à Londres.

Certains trouvent absurde de se retrouver TOUS les matins, "toutes ces meufs qui ont vraiment que ça à foutre" entends-je déjà persifler!! Oui mais à raison de 4-5 gonzesses qui doivent se partager 30 minutes de conversation, ça fait court pour parler de tout… et surtout n'importe quoi! Donc oui, ces petites réunions du matin sont un moyen de s'exprimer sans réserve car nos conversations, si légères, n'ont pas leur place ailleurs.

Pour celles qui viennent de débarquer, timides et paumées dans cette grande ville, c'est un premier pas social. Pour les autres, c'est une façon de bien démarrer la journée car on rigole beaucoup. Pour moi, c'est une source d'inspiration inépuisable. Pour Mari, c'est un mystère total...

Je ne vous cacherai pas qu'ayant la tête dans le cul quasiment tous les matins, les premières minutes sont une véritable agression… mais je me laisse ensuite volontiers emporter dans le tourbillon du bavardage… et puis, pourquoi se priver quand le gars derrière la machine a café vous concocte de véritables oeuvres d'art? 


Le dragon qui fume de l'herbe

 Le champignon atomique

Le petit coeur qui fond
Thanks to Gavin from the Fields Beneath, Kentish Town


Le café du matin entre mamans? Oui j'adhère et bienheureuses sont celles qui en prennent un peu de temps. Et pour ceux qui travaillent, est-ce si différent de vos pauses café? 

Réponse : un petit revival 10 ans en arrière sur cette excellente série!

jeudi 5 décembre 2013

Best Gift Ever (enfin je crois)

Comme vous avez pu le constater, je raconte beaucoup de conneries sur ce blog... Pire que ça, je vous enfume... grave...

Je vous avais ainsi fait croire l'année dernière que les anniversaires avec la tonne d'enfants, c'était fini. J'avais maintenu le cap cette année en offrant à Nain une belle journée à Legoland avec ses 2 meilleurs copains : le délire total...

Non mais allô quoi...

Mais pour les 4 ans de Naine, je n'ai pas résisté... J'ai cédé au doux chant de la culpabilité de n'avoir jamais rien organisé pour son anniversaire et c'est en équipe avec une autre maman que nous avons lancé les invitations sans réaliser que nous allions nous retrouver avec... 35 enfants.... et autant de parents...

Bah mon gars, heureusement que je n'ai pas fait ça à la maison, je pense que rien n'aurait survécu face à une telle tornade...

Cependant, se casser le cul à organiser une big birthday party a un gros avantage :


On peut se faire une grosse réserve de papier cadeau pour l'année prochaine...

Pour tout vous avouer, nous n'avons même pas pu ouvrir tous les cadeaux, ils restent bien sagement dans une valise et je les donne au compte-gouttes au gré de ses caprices (Mari appelle ça du chantage, moi j'appelle ça de l'anticipation stratégique).

Bref, autant vous dire que la pauvre boite de Playmobil que nous comptions lui offrir est restée dans son joli sac et attendra Noël pour faire son apparition!


Trop gâtés ces enfants? Totalement.
A quoi ça sert? A rien.

Je ne suis pas du tout contre notre société de consommation et en tant que parents, nous tombons vite dans l'absurdité quand il s'agit de faire plaisir à nos enfants. Sommes-nous pour autant blâmables? Cela reste à débattre mais devant cette accumulation de cadeaux, je me suis creusée la tête pour savoir quel cadeau je pourrai faire à mes enfants pour me démarquer : je suis quand même leur mère!

Après des jours et des jours à naviguer sur internet, j'ai trouvé LE cadeau ultime à faire aux Nains!!

Un château Playmobil à 200£? Un vélo tout neuf? Un animal domestique avec des poils tout ça? Un voyage à New-York? Une paire de tongs?

Nan, nan, nan... rien de tout cela... 

Mes chéris, cette année, voici votre cadeau : 





Maman va arrêter de fumer 


Après 20 années de tabagisme acharné (1 paquet au minimum par jour), il était tout à fait normal que mon fils aîné me balance récemment : "Maman, si continue de fumer, tu vas mourir".

Difficile d'argumenter avec des "Meuuuh non!! Maman est invincible, je n'aurai jamais le cancer et même si ça m'arrive, on soigne ça très bien!". Leur faire croire au Père Noël, c'est une chose, mais les bercer dans l'illusion que leur mère est increvable, ça demande un certain aplomb. 

Mon cadeau, c'est donc de faire le maximum pour rester dans les parages un peu plus longtemps, tapie dans l'ombre ou en mode mère louve, être là quand ils rentreront au collège, quand ils vivront leurs premiers émois amoureux, quand ils seront perdus dans leurs études, quand ils devront construire leur avenir, quand il faudra pouponner leurs enfants : en tant que mère imparfaite, je fais des erreurs, je suis parfois complètement "useless", je gueule comme un putois mais j'ai quand même envie de continuer!

Résultat, je me trimballe en permanence avec ma cigarette électronique, je tire sur ce machin comme nourrisson qui n'a rien eu à bouffer depuis 24h, j'ai acheté 2 stocks de recharges, et heureusement que j'ai une batterie supplémentaire car j'ai eu le malheur de la faire essayer à une copine qui n'a rien trouvé de mieux que de la faire tomber dans son verre (kaput la cigarette). 

Certes, j'ai une meilleure haleine, un teint moins à chier et les Nains s'assurent que les batteries soient chargées en permanence pour que je ne sois pas tentée de fumer une vraie petite cigarette, celle qui est dans le paquet de Marlboro Gold habilement planqué dans le tiroir de la cuisine et qui pousse des petits cris sournois (j'aime me lancer des défis à la con)! Tout ça, c'est un travail d'équipe!

Sur ce chers lecteurs, souhaitez-moi bon courage car ce sevrage n'est que le début d'un long chemin!

lundi 18 novembre 2013

Premières tentatives

Je trouve qu'il n'y a rien de plus triste qu'un enfant qui prend ses repas tout seul.

Face à une assiette muette, les chances de dialogues sont bien minces et même l'arrivée d'un second ne m'ôte pas cette sensation de malaise. Personnellement, je déjeunais souvent toute seule à l'âge de Nain le mercredi et je peux vous le dire : c'est glauque.

Le moment du repas doit rester un moment de plaisir, de partage, de rires, de chansons, de questions. Parfois la nourriture vole au milieu des cris pour atterrir lamentablement sur le sol; parfois on torche le repas des enfants rapidement pour se poser enfin; parfois, on a juste pas envie et on aimerait les laisser se démerder tous seuls comme des grands.

Mari et moi faisons toujours en sorte qu'au moins un de nous deux reste à table avec eux : loin d'être un labeur, cela nous force également à nous poser loin de nos téléphones ou tout autre objet addictif pour laisser place à des rapports humains un peu plus normaux.

C'est mignon tout plein dit comme ça, vous avez envie de pleurer d'émotion tout ça et vous vous sentez comme des grosses merdes de laisser vos enfants dîner devant la télé... mais je peux vous assurer que lorsqu'on parle du service du petit-déjeuner le week-end, et bien ce joli moment devient une  pure corvée. 

Je dirais même plus : ça fait supra chier... 

Et bon nombre de parents appréhendent le réveil du lendemain après une grosse cuite avant même d'être allés se coucher, avec cette grimace qui nous fait froncer la narine gauche en lâchant un misérable "aaeeerrrfff"...

C'est alors qu'un raisonnement à la mord-moi-le-zob fait son bout de chemin dans nos cerveaux : certes, laisser nos enfants prendre leur petit-déjeuner tous seuls, c'est vraiment pas cool pour eux les pauvres petits qu'on les mettrait au fond d'une mine à pousser un chariot que ce serait pareil. 

MAIS : Ils doivent acquérir une certaine autonomie, devenir plus matures, et c'est à nous parents de leur apprendre à se passer de nous au fur et à mesure qu'ils grandissent.

DONC : demain matin, nous restons au lit et nous les laissons se débrouiller pour le petit-déjeuner.


TENTATIVE 1 


Admirez l'ajout de petits coeurs rouges qui sous-entend :
"mes chéris, si je ne suis pas là demain matin, ce n'est pas parce que je ne vous aime plus! Bien au contraire, je fais ça pour votre bien, vous m'en serez reconnaissants plus tard!!"


Et bien figurez-vous que ça a très bien marché et nous avons pu faire une grasse matinée d'enfer! Ô quelle joie de se réveiller après 10h30 un dimanche matin, dans une maison étrangement calme...

Les Nains, ils ont apparemment bien aimé cette session de petit-déjeuner tous seuls et à la place d'un petit mot avec des coeurs, voici le message qu'ils nous ont laissé au réveil :




"Vous êtes vraiment trop cons...."

lundi 4 novembre 2013

Shall we dance?

Il est quand même bien dommage qu'en vieillissant, les occasions de se trémousser sur une piste de danse se raréfient...

Les boîtes de nuit?
Le concept de voir des poufs qui ont l'âge d'être mes filles draguer effrontément un Mari tout jouasse (et tout bourré) me branche pas génial. Ne restent plus que les boites de nuit de Province à se déhancher au milieu de jeunots en jogging et en casquette... et à peine a-t'on commencé à chauffer la piste qu'on commence déjà à anticiper les lendemains difficiles avec les Nains au taquet.

Les mariages?
Elle est loin cette période faste où nous accumulions au minimum 5 mariages par an (notre record étant 12 dans la même année...) et nous forcions à rester debout jusqu'à 5 heures du mat même si le DJ était très mauvais! Nous avons marié et remarié tout notre entourage, et les quelques retardataires sont d'incorrigibles célibataires.

Les soirées chez les potes?
Le squat qui part en sucette avec la musique à fond et Maurice qui finit à poil debout sur la table à imiter le pendule avec ses testicules, c'est bel et bien fini... Aujourd'hui, Maurice nous reçoit pour des bouffes en petit comité et baisse la sono pour ne pas réveiller les enfants. Et inutile d'entamer 3 pas de danse pour lancer une boum improvisée, le regard méprisant de 2-3 convives propres sur eux calmeront vite vos ardeurs...

Danser? Oui, ça me manque, c'est un exutoire enivrant et pourtant, je n'ai aucun talent particulier...

Plus jeune, je me suis pourtant entraînée des heures devant ma glace sur du Britney Spears, mais le résultat était assez pathétique.

Ca a pas l'air compliqué quand même?

Pour pallier à cet amateurisme, j'avais inventé une chorégraphie ultra sophistiquée avec mon meilleur pote qui consiste à imiter le canard : les mains font coin-coin, les bras font flap flap et mon derrière secoue les dernières gouttes de sueur de gauche à droite. Des Planches au Ménestrel de la Canourgue, nous avons écumé les pistes de danse avec beaucoup d'entrain. On n'a pas beaucoup pécho à cette époque...

A New-York, j'ai même suivi des cours de danse moderne avec des copines tout aussi frustrées. Constat? Aucun rythme, coordination nulle, enchaînement confus, zéro grâce. Et je sue comme un porc...

Tout me poussait à jeter l'éponge et faire définitivement une croix sur les pistes de danse. Mais c'est que j'ai de la ressource les copains, et j'ai trouvé LA solution imparable pour continuer à me trémousser tout en faisant oublier que je n'ai aucune prédisposition pour la danse.

C'est simple, à défaut de bien danser et bien.... je danse comme une pute...

Danser comme une pute, il n'y a rien de plus simple mais il vaut mieux trouver une copine un peu chaudasse qui comme vous, n'en a rien à foutre! Parce que comme le dit Mari :"deux putes valent mieux qu'une."

Bref, la chorégraphie est déjà toute trouvée, il suffisait de passer un peu de temps sur Youtube :

1. Se caresser des cheveux aux chevilles, de gauche à droite, tout en pliant les jambes écartées.

Essaye toi aussi la chorégraphie de Single Ladies pour te claquer les ligaments...

2. Pratiquer sans mesure le "Bitch slapping" (ndtr le fessage de salopes), le "rodeo sexy dance" qui consiste à prendre sa partenaire pour un cheval sauvage ou le "twerking" qui n'a plus aucun secret pour personne (merci à Miley Cyrus).

Britney, elle ferait jamais un truc pareil...

3. Prendre Maurice en sandwich alors qu'il allait se barrer pour aller libérer la baby sitter et ne pas hésiter à le prendre comme support pour une démonstration de pole-dancing (appelé de manière plus appropriée "danse de barre à putes").

Bref, tout mari respectable aurait déjà bondi  pour attraper sa femme, remettre sa robe au niveau des genoux et la ramener à la maison après s'être excusé pour son comportement indécent.

Mais Mari ne fait pas partie de cette catégorie...

Mari, il continue à picoler en nous matant avec ses potes : "Tiens, y'a encore nos femmes qui dansent comme des putes... Pauvre Maurice, il va jamais s'en sortir...". En réalité, je pense même que ça les fait marrer de voir des mamans tout à fait respectables se métamorphoser en super poufs qui agitent leur derrière sur de la musique de merde.

Du coup, même s'il déteste danser, il ne résiste pas à la tentation et se laisse volontiers entraîner sur la piste pour se faire tripoter. Y'a vraiment que ça qui marche mais attention, pas sur n'importe quelle musique!

Le hit préféré de Mari, c'est quand même ça (véridique et vérifié) :


Le truc classe quoi...

Ce qui est encore plus dommage, c'est que ce soit toujours les femmes qui se lancent et que nous sommes finalement prêtes à tout pour continuer à danser.

Les gars, faut vous bouger et pour vous aider à passer le cap, voici un petit tutoriel extrait de l'excellent SNL :

 Pour la version complète, c'est ici...

Sur ce, oubliez votre statut d'adulte, il se rapproche dangereusement de celui de vieux con et invitez votre moitié à danser (même si elle vous met de petites fessées ;)).

mardi 22 octobre 2013

La Dinde Glou Glou Glou (et le Poussin Piou...)

C'est quand même fou le temps qu'on perd à rien foutre.... 

J'ai pour ma part une gestion de mon temps libre qui frise l'absurde. C'est que je suis quelqu'un de lent et à force de chercher des occupations autres que les tâches quotidiennes, je me retrouve avec des tas de trucs à faire, au fond du lac, à agiter mes petits pieds pour refaire surface. 

En gros, je m'organise comme une merde.... N'empêche...

J'ai ainsi pris grand plaisir à rédiger deux articles ( et ) pour Avenue des Ecoles, the site français au UK destiné à l'Education. Exercice de style qui n'est pas des moindres pour quelqu'un qui jure aussi vite qu'il respire... Tout ce qui touche à l'éducation de nos enfants est un sujet inépuisable et cette première contribution n'est que le début, du moins je l'espère, d'une longue et fructueuse collaboration!

Deuxième mission? Tenir la cadence des actualités pour le guide Partir en Famille - Londres... Premier essai discret l'été dernier mais je persiste et re-signe pour la rentrée. Indispensable si vous voulez vous évader avec les nains, une réédition est prévue l'année prochaine et je sens que je vais bien me marrer à vérifier TOUTES les adresses du guide...

by LiliBé of course

Ajoutez à cela le recensement des écoles et nurseries bilingues au UK, l'association des parents d'élèves à relever de ses cendres, les nains en vacances, l'apprentissage du français à Naine maintenant qu'elle a intégré le public anglais (ô bonne mère, il va me falloir de la patience....), les nocturnes à jouer à des jeux débiles en ligne, et bien la mise à jour du blog en prend un sacré coup...

Ma seule crainte bien sûr est d'être tellement plongée dans l'univers des enfants que je vais perdre le lien avec les adultes et rester perchée sur mon nuage au milieu des chiards tout ça... et les geignements ne tardent pas à bourdonner dans mes oreilles.

Mari se plaint : "Je vois plus tes nichons, c'est nul..."

Ma mère se plaint : "Mais lâche-les tes enfants! Envoiiiiiie les mouaaaaaaaaa!!"

Mes amis se plaignent : "Ôôôô Morue! C'est pour quand la prochaine teuf?? Les 10 ans de mariage? Halloween? Ton annif? Le Nouvel An? Quand est-ce qu'on vient retourner ta baraque??"

Mes nains se plaignent : "Ca va aller Maman, on peut aller pisser tout seuls maintenant tu sais... T'es plus obligée de rester derrière la porte pour vérifier si on a tiré la chasse d'eau : on l'utilise jamais de toute façon!!"

Et enfin, et surtout, mes lecteurs se plaignent :"Y'en a marre des Nains là! Et encore, t'écris qu'une fois par mois, c'est nul! Nous aussi on veut du Nichons comme Mari!!

Huhuhu, j'entends bien, j'entends bien. Dans le prochain article, y'aura du lourd et du dégueulasse mais d'ici là, comme dans la chanson : "La Dinde Glou Glou Glou et le Poussin Piou..."