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mardi 29 novembre 2011

The Discovery week (Part III)

Bon, on va faire une petite pause et arrêter un peu de parler des mômes tout ça.

3ème volet de mes discovery weeks, qui consiste à vous parler de mes découvertes new-yorkaises en évitant une utilisation trop poussive de gros mots. 

C'est que j'ai peur de passer pour quelqu'un de vulgaire (wharf, wharf, wharf)...

Dans la série je fais de la pub pour les copains qui ont monté un business à NY, je vous invite à partir en balade dans le Village, à quelques pas du Washington Square Park, pour découvrir une nouvelle pâtisserie française : Mille Feuille


Certains d'entre vous la connaissent déjà, d'autres ont entendu parler de leurs merveilleux macarons. Pour tout vous avouer, je n'y ai jamais foutu les pieds (je suis une infâme morue, je sais!!) mais j'ai fait mieux que ça : j'ai invité le jeune couple qui a ouvert cette bakery à dîner à la maison en précisant "venez avec un gâteau".
Olivier et Nathalie nous ont donc gracieusement amené non pas un, mais deux gâteaux : un mille-feuille à tomber par terre et qui vous fait réaliser que celui de Financier est franchement pas bon, et un gâteau au noix nappé de chocolat et amandes grillées qui est encore consommable au bout de 10 jours!! On a beaucoup ri et rien que le parcours du combattant qu'ils ont du mener pour monter leur business à NY mérite un petit détour chez eux.


Dans la foulée, j'avais décidé d'organiser l'apéroblog du mois de novembre dans un speakeasy... Là pareil, tout le monde en parle sans jamais y avoir foutu les pieds. Après une bonne prise de tête, mon choix s'est porté sur the Back Room, Lower East Side. Il m'a été étonnamment facile de réserver une table pour 10 par mail et la serveuse nous a choyés en nous installant près de la cheminée...


The Back Room, c'est un peu le speakeasy d'époque : une ambiance feutrée, des canapés rouges, des peintures coquines, des cocktails servis dans des tasses blanches, une entrée secrète (pas par la boutique de hot-dog ou la cabine téléphonique comme PDT) et une pièce cachée derrière la bibliothèque :


Moi, quand on me parle d'une "pièce secrète dans un speakeasy", je pense bien sûr à "planque à partouzes". Mais le manager n'a pas voulu me dire ce qui se tramait derrière cette porte... Damned...


Deux jours après, nous nous sommes préparés pour Thanksgiving.

L'année dernière, nous avions fêté Thanksgiving avec quelques amis à côté de la maison et notre appartement avait servi de nursery pour les enfants qu'on préfère ne pas avoir à s'occuper. Mais cette année, nous avons été conviés par un couple d'amis franco-américain à découvrir le Thanksgiving made in USA... à Summit, au fin fond du New-Jersey.



"Vous, les français de NY, vous comprenez rien à la culture américaine". 

Difficile d'argumenter et c'est plein d'entrain que nous avons pris le NJ Transit pour atterrir dans une banlieue chicos parsemée de baraques immenses. La maîtresse de maison, Bernadette, n'a pu s'empêcher de m'avouer qu'elle passait pour un OVNI dans le quartier : "Tu comprends, non seulement je travaille mais en plus... je suis brune...."

Après un apéro qui a duré 2 bonnes heures, nous avons enfin goûté une énooooorme Dinde absolument divine et bien qu'étant au total 8 adultes et 6 enfants, nous avons eu du mal à en avaler le tiers...


Faut dire que quand on voit la taille de la bête....

Thanksgiving à l'américaine, ce n'est pas très différent du déjeuner dominical en France quand on met de côté les engueulades familiales: on reste des plombes à table, on boit comme des trous pendant que les enfants font les cons dans le jardin ou devant la Wii et on a déjà plus faim quand on passe au fromage... Et le plaisir de rencontrer de nouvelles têtes et d'être reçus aussi royalement justifient, à mon sens, les 4 heures de trajet aller/retour!!


Le week-end de Thanksgiving, c'est aussi l'occasion de faire son shopping au rabais entre Black Friday et Cyber Monday. J'ai ainsi pu acheter tout plein de merdes que je vais offrir à Noël!! 

Mais le must, c'est quand même ce que j'ai offert à Naine pour ses 2 ans que nous avons fêtés samedi dernier :



Ainsi, je vous présente le nouveau membre de notre famille : Millon (parce que selon Naine : "L'ê miyon"). Ce machin aboie, couine, marche et halète à longueur de journée (Mari est super content)...

Voilà pour cette fois, et n'ayez crainte, je reviendrai avec tout plein de nouveaux gros mots pour mon prochain post!

mardi 22 novembre 2011

Les mères veilleuses

Hier soir, j'ai reçu ce mail d'une copine avec comme pièce jointe une promo -35% Gap. Le commentaire, assez succinct, disait : 

"Tiens, si tu veux acheter un manteau à ton fils. PS: ne le prends pas mal". 

Elle me connaît trrrrès bien...

A première vue, vous trouverez sans doute que cela n'a rien de notable et vous avez bien raison. Cependant, cette même copine m'avait appelée la semaine dernière alors qu'une vague de caillante déferlait sur NY : "Zaza, je suis au parc, ton fils est là avec Naine et la nounou. Il a froid. Faut dire aussi que son manteau est pourave, faut vraiment que tu lui en achètes un autre... T'as pas honte quand même??!!"

Et bien sur le coup, oui... J'ai eu honte... Honte de faire partie des mères qui-ne-font-pas-tout-parfaitement, qui s'organise à l'arrache pour les inscriptions à l'école, qui habille les nains comme des sacs poubelles, qui met les restes du chinois délivré à domicile dans la lunch-box de Nain, qui boit, fume et abandonne ses enfants à une baby-sitter pour rentrer bourrée à 3h00 du matin, qui ne va pas au musée le week-end, qui ne joue pas avec eux pendant des heures, qui télécharge la série complète de Barbapapa sur son Ipad pour avoir la paix, j'en passe et des pires...

Vous aurez toujours autour de vous des mamans qui vous assommeront de leurs commentaires et dont l'ingérence dans votre mode de fonctionnement familial frise l'intolérable. Ca n'a rien de méchant mais c'est plus fort qu'elles : il faut toujours qu'elles vous fassent comprendre que vous éduquez vos enfants n'importe comment, parfois avec des notes d'hystérie qui dépassent l'entendement...

Il y a cependant plusieurs catégories :

- La mère pédiatre : "Dis donc, elle tousse ta fille et elle a de la morve partout!! Tu devrais franchement aller voir un médecin! Moi, je la laisserai pas comme ça..."

- La mère styliste : "C'est quoi ce jean?? C'est hyper moche... Tu sais, ils font des trucs pas mal chez Gap... Moi, j'achète toutes les fringues des enfants là-bas..."

- La mère nutritionniste : "Tu mets du ketchup dans son assiette?? Non mais t'es au courant de toutes les cochonneries qu'ils mettent dans ce machin? Moi, c'est no way..."

- La mère directrice d'école : "Non mais t'as toujours pas inscrite Naine à l'école? T'es pas au courant que ça commence dès l'année prochaine? Moi, j'ai déjà rempli tout le dossier..."

- La mère GO : "Vous êtes restés glander chez vous samedi dernier alors qu'il faisait super beau? Moi, j'ai emmené les enfants faire du vélo/trottinette/roller toute l'après-midi après être allé au musée..."

- La mère sexiste : "Alors comme ça ton fils aime bien jouer avec des poupées? Attend, le mien, il est à donf avec les voitures et les camions. Moi, çe me foutrait trop les boules qu'il se mette à s'intéresser à des trucs de fille"

- La mère Laurence Pernoud : "Elle fait beaucoup de caprices ta fille... Moi, je la mets au coin quand elle est comme ça: ça marche super bien" (ndlr : petit clin d'oeil à M... ;))

- La mère qui me rappelle ma mère : "Tu devrais quand même apprendre à ton fils à dire bonjour. Moi, je suis hyper stricte sur la politesse..."

- Les amies qui n'ont pas d'enfants mais qui ont quand même des principes d'éducation :"Dis donc, ils mangent pas très proprement tes Nains... Et tu devrais pas les mettre au lit là??"

Et quand on vit à NY, il faut aussi supporter les passants qui n'hésitent pas à vous alpaguer dans la rue pour vous donner des leçons d'éducation sur vos enfants (soit je n'y fais pas attention, soit je pars au clash direct au supermarché en gueulant comme un putois) et les mères américaines qui deviennent hystériques de joie dès que leur rejeton réussit à faire un pâté et qui vous donnent mauvaise conscience de bailler aux corneilles ou de tapoter sur votre téléphone, le cul assis sur un banc très très loin du bac à sable...

Personnellement, quand on me fait ce genre de réflexions, je fais mine d'écouter avec attention alors que la réponse la plus sensée serait : "Non-mais-qu'est-ce-que-ça-peut-te-foutre??"

Parce qu'en y réfléchissant, est-ce aussi sournois qu'il n'y paraît? 

J'ai la faiblesse de croire que cela part toujours d'un bon sentiment, que nous sommes toutes des mères imparfaites et que ces petites piques ne sont qu'une façon de se rassurer sur la façon dont on élève ses propre nains. 

Je dois avouer que j'ai moi-même eu beaucoup de difficultés à ne pas donner des leçons à certaines de mes copines qui, à mon sens, faisaient n'importe quoi. Mais, plutôt que d'adopter ce genre de comportement, j'attend le soir, quand Mari rentre, pour lui faire part de mes impressions. Inutile de vous dire qu'il s'en bat le coquillard et il a bien raison!

Dieu merci, heureusement que les hommes (et non les autres mamans) sont là pour nous remettre dans le droit chemin!

samedi 22 octobre 2011

All the shame

On ne peut pas dire que les chauffeurs de taxi new-yorkais soient très bavards...

Voici le topo quand on prend le taxi à New-York
1. On tend le bras (droit ou gauche) et on attend au maximum 2 minutes.
2. Un taxi s'arrête. 
3. Que l'on soit avec enfants, poussette ou bagages, le chauffeur ne bougera que très rarement de son siège. En gros, on se démerde.
4. On donne l'adresse mais jamais de manière exacte (toujours indiquer au coin de... ou entre machin et machin)
5. Le chauffeur reprend sa conversation téléphonique dans un dialecte inconnu tout en conduisant comme un malade. Heureusement, il y a toujours un écran pour faire passer le temps et l'envie de vomir.


6. Il s'arrête à l'adresse indiquée.
7. Il faut que l'on ait déjà dégainé la CC ou ses billets et si par malheur on sous-évalue le tip, on peut s'attendre à se faire engueuler.
8. Ne pas espérer un "bye, thank you", la voiture redémarre dès qu'on claque la porte.

Bref, les chauffeurs de taxi à NY ne sont pas d'une grande amabilité et il est très rare de taper la discute avec eux. Du moins quand je suis accompagnée... Parce que quand je suis toute seule, mes trajets en taxi se déroulent très souvent de la sorte :

Zaza : "Hi, I'm going on 28th between 6 and 7"

Taxi : "Hey, you have an accent! Where are you from?"

Zaza : "Heu... I'm French..."

Taxi : "You're French??!!"

Zaza : "Heu... yeeeeessss..."

Taxi : "Naaaaaa.... You're not French!!"

Zaza : "But Siiiii!! I am French!!"

Taxi : "Naaaaaa!!! You don't look French... Where are you REALLY from???"

Alors beaucoup vont se demander où je veux en venir... Mais pour ceux qui l'ignorent encore, je suis vietnamienne... Née certes à Paris et ne parlant pas un traitre mot de vietnamien mais c'est tellement affiché sur ma gueule rapport aux gènes de mes parents tout ça, que les gens s'en aperçoivent au premier regard!

Zaza : "Yeeaaahhh!! OK!! You got it! I'm Vietnamese!!" Damned, je suis faite!!

Taxi : "Haaaa, you are Vietnamese!!"

Zaza : "Yeaaaahhh!! And you? Where are you from??"

Taxi : " I'm from Haïti/Niger/Russia/Trinidad/Colombia etc... C'est au choix, en faisant un sondage sur les différentes nationalités des chauffeurs de taxi new-yorkais, on ferait beaucoup de progrès en géographie..."

Zaza : "Ha... Ok..."

Taxi : "..."
Zaza : "..."

Bon, ben voilà, fin de la discussion... Mais je trouve que ces échanges, quoique brefs, brisent un peu la vitre en plastique qui se trouve entre le chauffeur et moi.


Taxi : "Je vous chante une chanson?"
Zaza : "Ooohhh ouiiii!! J'adore les chansons!!!"

J'avoue que les premières fois, ces indiscrétions me gonflaient un peu, surtout après avoir passé 5 ans à Londres où là,  pour le coup, le seul truc un peu intime que les chauffeurs de black cab vous demandent est l'endroit où vous souhaitez vous rendre... et là encore, c'est pas gagné...

Mais nous sommes dans la ville la plus cosmopolite du monde et j'ai bien appris une chose ici, c'est qu'il était bon d'assumer ses différences "culturelles" pour ne pas dire de "couleurs". Chaque communauté a son défilé, son quartier, sa fête religieuse etc...


Ici, on ne cache pas ses origines, on les célèbre.

Loin de moi l'envie de rentrer dans un débat sur le racisme. Y'a pas de débat. Juste un fait (ben non, nous ne sommes pas tous de la même couleur!!) et quelques abrutis (beaucoup même) qui, eux, n'ont pas honte de leurs préjugés auxquels on accorde malheureusement trop d'importance. Bien qu'ayant grandi dans un milieu protégé, j'ai eu aussi ma part de vexations et je ne vais sûrement pas énumérer les blagues racistes que j'ai encaissées car si je commençais à citer ces même abrutis, on friserait l'indigestion ;)

En tout cas, je peux vous dire que ça forge le caractère, et mes parents ont eu toutes les difficultés du monde à m'apprendre non pas à me battre mais à en avoir tout simplement rien à foutre.

Je vous raconterai juste cette anecdote avec un chauffeur de taxi parisien qui, je pense, me marquera à vie :

Zaza : "Bonjour! Je vais avenue des Ternes s'il-vous plait!!"

Taxi : "OK...."

Le type m'observe bizarrement dans son rétro et commence à se mordre les lèvres... A tous les coups, je suis tombée sur un psychopathe violeur d'animaux...

Taxi : "Dites-moi... Je vous aurais pas déjà vue quelque part??"

Zaza : "Bah je prend souvent le taxi... j'ai pas mon permis..."

Taxi : "Non, non...C'est pas ça... Ha si je sais!!!! Je vous ai vue à la télé!!!"

Zaza : "Hein?? Non mais je suis jamais passée à la télé!! Vous devez confondre..."

Taxi : "Siiiii!! Ca y est!! Ca me revient!!! 

Zaza : "..." Je sais pas pourquoi, mais je m'attend au pire...

Taxi : "Vous êtes Marjolaine!!"

Zaza : "Hein??? Non mais ça va pas la tête??!!!!"

Alors pour ceux qui n'ont pas connu les années glorieuses de la télé-réalité française, Marjolaine, c'est elle :


Une des prétendantes de "Greg le Millionaire", TV show qui consistait à plonger un demeuré au milieu de nymphettes prêtes à tout pour décrocher le gros lot (ou plutôt le gros lourdeau...). Vulgaire et stupide, cette émission a bien sûr fait un carton...

Taxi : "Mais si c'est vous!!! Allez, faites pas votre timide!!! Je-sais-que-c'est-vous!!"

Zaza : "Mais je vous dis que NON!! Et puis dis tout d'suite que j'ai l'air d'une pute, ça ira plus vite..."

Taxi : "Ra c'est dingue, vous lui ressemblez vachement..."

Zaza : "Oui... bah... non... c'est vrai qu'elle est plutôt bien foutue cette conne...."

Taxi : "De toute façon... vous vous ressemblez tous!!"

Et voilà...

La conclusion, pas bien méchante, m'a un peu énervée sur le coup.. Mais depuis, j'ai découvert ce site dont m'avait parlé une collègue chinoise (que dis-je, sino-américaine) de Mari et qui m'a mise dans l'embarras le plus total : All Look Same, et sa fameuse ExamRoom où vous devez deviner de quelle nationalité sont les personnes en photo...



Ben je peux vous dire que c'est hyyyyyper chaud, j'ai fait 6 erreurs, tout ça en cliquant au pif total!! C'est vrai quoi!! Ils se ressemblent tous!!

Alors, oui, malgré quelques nuances, les asiatiques All Look Same mais entre vous et moi, il y a bien une différence de morphologie, de couleur de peau, de langue, de culture et mes nains ne seront JAMAIS blonds aux yeux bleus.

Moi je dis niet, we DON'T ALL LOOK SAME mais, et c'est bien l'idée qui anime ce blog depuis 3 ans, we ARE ALL THE SAME!!



PS : Et par pitié, que les gens arrêtent de me prendre pour la nounou quand je me balade avec les Nains. Merci!!

lundi 26 septembre 2011

Retour au bureau

Voilà. Je viens d'achever ma première semaine de travail... enfin, plutôt une demi-semaine car j'ai pu bosser de la maison la semaine dernière et ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai mis les pieds au bureau...

Warf. Warf. Warf.

Hier soir, toute guillerette à l'idée de fouler le plancher d'un open-space, j'ai préparé mon cartable :
- le laptop de 5,4kg. Check.
- un adaptateur. check.
- un carnet moleskine. check
- un stylo. check
- mon agenda. check.
- une pochette qui servira forcément à mettre des trucs dedans. check.
- Iphone, clopes, brosse à cheveux. check.

Rien à voir avec la liste de fournitures de Nain!

Le récit de la journée : je colle Naine entre les mains de la nounou à 8h00, j'amène Nain en classe ("mets ta lunch box au frigo! sors ton cahier! range ton cartable sous le porte-manteau! fais un bisou à Maman! et tu fais pas le con aujourd'hui hein??!!!"), j'avale un judo sur la route + 2 clopes et j'arrive au bureau où m'attendait patiemment my boss.

Vu que nous ne sommes que 2 au bureau, ambiance garantie....

Alors moi, comme je suis plutôt zen-fingers in the nose, je me suis dit naïvement "Hoo bah la première journée de taf, je vais y aller tranquille, prendre mes marques (j'adore cette expression qui ne veut rien dire d'autre que "je vais pas en branler une aujourd'hui"), repérer le Starbucks le plus proche, installer le wifi pour aller sur Facebook et brancher mon ordi sur l'imprimante..."

Comme je ne dois être au bureau que jusqu'à 15h00, si ça ça occupe pas toute ma journée...

Et bien sachez qu'au final, je me retrouve avec un boulot monstre, j'ai pas eu le temps d'aller sur Facebook, ni de jouer à Angry Birds et je n'ai toujours pas réussi à installer correctement le driver de l'imprimante sur mon ordi.

Je vais pour l'instant garder le mystère autour de mon nouveau job... Non pas parce que c'est over-confidential, mais parce que je n'ai toujours pas compris quel était mon poste... en fait, je ne sais pas trop ce que je dois faire au juste... du coup, je fais un peu de tout en espérant y voir plus clair! Résultat, y'a tellement de trucs à faire que j'ai du avaler mon sandwich dans le taxi avant d'aller chercher Nain à l'école et que j'ai failli tout vomir en sortant de la voiture car, une fois de plus, je suis tombée sur un chauffeur totalement cinglé.

Seulement voilà... apparemment, quand une maman finit sa journée de travail, elle a pas fini d'en chier...

Ainsi, après avoir jeté mon cartable, il a fallu chercher Nain, faire les courses pour le dîner...

 Ca ressemble donc à ça un frigo quand les 2 parents travaillent?

...retirer du cash pour payer la nounou, donner le goûter aux enfants, faire les devoirs, donner le bain, préparer le dîner des Nains, la lunchbox, ranger tout le bordel, brossage de dents, une histoire, un bisou, je ferme la porte, merci, à demain.

Et là encore, c'est pas fini. Parce que Mari, il faut aussi s'en occuper... 

C'est donc reparti pour faire le dîner, mettre la table, "oui mon chéri j'ai mis tes chemises chez le dry-cleaner et bien sûr que tu peux aller faire du sport pendant que je prépare tout ça parce que de toute façon, dans une cuisine, tu sers à einr", saler, poivrer, télé, organiser notre vie sociale et à peine ai-je allumé Angry Birds que Mari se love contre épaule pour obtenir un câlin "amélioré"... Un wagamachi de l'avant-bras dans la face et le tour est joué, je peux aller me coucher!! 

Mais en cette fin de journée, ma dernière pensée, un mélange de tendresse et d'admiration, sera très probablement pour toutes les mamans qui travaillent.

Et si l'une de vous a l'adresse d'un bon dealer sur NY, merci de me la faire parvenir sur ma boîte mail...

mardi 12 juillet 2011

East Hampton

De retour de Californie, nous avons passé le week-end du 4 juillet dans les Hamptons. Alors, moi, quand je pense aux Hamptons, il y a deux mots qui me viennent à l'esprit : Po. Gnon. 

C'est sûr qu'à force de me lessiver le cerveau avec des séries comme Sex and The City et Gossip Girl sous prétexte que ça se passe à NY et que c'est fondamental pour une meilleure compréhension de la culture manhattanienne, j'ai toujours eu en tête l'image d'immenses manoirs au bord de l'océan avec barrière électrique, caméras de surveillance tous les 4 mètres et chiens de garde peu avenants.

Et bien sachez que je n'étais pas loin de la réalité... 2h30 de bus, et on se peut se retrouver là :



Donc au final, en y regardant de plus près, l'idée même de "louer une maison dans les Hamptons l'été" passe de "option pour les vacances" à "même pas en rêve ma grosse".

Comment avons-nous atterri là-bas vous demanderez-vous? Et bien sachez que Mari, les Nains et moi, nous sommes les rois de l'incruste!!

Ainsi, l'année dernière, nous avons pu découvrir la vie de château à Tuxedo Park grâce à l'hospitalité "damidami". Mais cette année ce sont des amis de mes parents qui nous très très gentiment proposés de nous joindre à eux pour le week-end du 4 juillet. Comme ces derniers vivent à l'année en Patagonie, ils se font leur shoot de mondanités en louant tous les étés une jolie maison dans les Hamptons. Oui, car les Hamptons, c'est le lieu de villégiature des newyorkais aisés et en nous promenant sur Main Street, qui est une copie miniature de Madison Avenue, nous avons croisé un bon paquet de femmes blondes très élégantes au bras d'hommes tout aussi propres sur eux!


Mais le passage obligé, c'est bien sûr un arrêt chez Scoop du Jour pour une glace taille maxi...


Bon, bien entendu, nous avons emmené les nains à la plage...

ou le concept de la femme au foyer qui se met à une distance minimum de 15 mètres pour laisser Mari gérer les nains sous la flotte pendant qu'elle fume des clopes...

Mais nous n'avons pas insisté des masses car nous étions beaucoup mieux ici...


En attendant que les burgers cuisent au barbecue...

Bref, pour aller dans les Hamptons au départ de Manhattan, y'a rien de plus fastoche, il faut prendre un des bus Jitney qui desservent toutes les stations et qui partent de différents points de NY : sièges ultra confort, bus ponctuels, connexion WIFI gratuite et collation dans le bus servie par de jeunes hôtesses très aimables... Le grand luxe pour 53$ aller-retour avec feux d'artifices à gogo durant tout le trajet du retour!!

allez, pour finir en beauté...


You know you hate me
xoxo

mercredi 6 juillet 2011

San Francisco

Attention, post purement dans la veine "touriste français"! Si vous vous attendiez à un article avec des gros mots et des histoires de cul, vous pouvez cliquer ailleurs...


Voilà voilà le résultat de mon reportage photo sur San Francisco.

Alors, San Francisco, c'est tout simplement top et comme beaucoup d'expatriés, la première chose que nous nous sommes demandés en arrivant était de voir si nous serions capables de vivre dans cette ville.


Bon, là, évidemment, si vous vous arrêtez à nos têtes de glands devant le Golden Gate Bridge, ça donne pas envie...

Comme nous sommes très forts, à peine arrivés à SFO, nous avons foncé à Stinson Beach qui se trouve à 1h30 de l'aéroport.

Stinson Beach, c'est aussi bien de jour comme de nuit...








Le Jour...













La Nuit...










Nous avons poussé la voiture jusqu'au Phare de Point Reyes, balayé par vent, perdu au milieu de la brume...





Les 308 marches ne nous ont pas du tout effrayés et les nains ont assuré...

Non, en fait, je déconne. J'ai écrasé ma cigarette au moment où je suis arrivée en haut des marches et j'ai juste failli tomber dans les pommes durant l'ascension...

Nous avons fait une grande balade le long de la plage jusqu'à Bolinas et j'ai été étonnée par le nombre de chiens. Il devait y en avoir plus que des nains... c'est dire... et forcément, avec une population canine aussi importante, vous verrez bon nombre de panneaux tels que celui-ci.

Et je peux vous assurer que les américains ne déconnent pas avec les crottes de chiens (contrairement aux parisiens qui sont des PORCS et utilisent les trottoirs de Paris comme des cabinets de plein air!!)

Mais je m'égare... limite de mauvaise foi, car autant les américains ne laissent rien après le passage de leurs toutous grâce à cette géniale invention qu'est le sac plastique (et dont les parisiens semblent ignorer l'existence!! Bande de PORCS!!), autant dès qu'il s'agit de ramasser CA :

Y'a plus personne...

Ca les copains, c'est une otarie, morte (ça va de soi), que personne n'a eu l'idée de ramasser... parce qu'elle n'appartient à personne! C'est simple, nous l'avons croisée à l'aller (cf photo et Mari qui explique bien à Nain : "touche pas à ce truc, tu vas attraper la rage") et au retour... 2h30 après....

Dé-gou-tant...
Bref, nous sommes retournés à San Francisco pour faire un peu de tourisme et on a fait tout ça en 3 jours :

Nain a pêché dans la Baie de San Francisco
Et non, il n'a pas DU TOUT saoulé le pêcheur pendant 1 heure....

Nous avons découvert le Golden Gate Park, the California Academy of Sciences et son aquarium avec des poissons tout zarbi...
Bon, Nain... comment te dire... c'est pas un vrai poisson...

Et son Japanese Tea Garden, tout beau, tou zen et sans crottes de chien

Nous avons emmené Iron Man dîner à Chinatown à l'Empress of China

Nous avons eu le tournis sur Lombard Street, the SF's Crookedest Street


La photo ci-dessus vous donne un meilleur aperçu que la précédente avec les 2 niais qui se mettent systématiquement devant mon objectif...

Nous avons fait une razzia chez Ghirardelli, the best chocolate manufacturer du monde
Raaaaaaaa!!! mon gras!!!!
Conclusion : Grave, si jamais Mari a une opportunité, on vient s'installer.

Demain, je vous raconte notre week-end du 4 juillet dans les Hamptons ;))

jeudi 23 juin 2011

Une Dinde à San Francisco

Bon les copains....

C'est plus possible ce temps de chiotte...

Donc, on se casse ce soir, direction San Francisco pour une semaine! Et pendant que Mari enchainera les rendez-vous de boulot en costume, Bibi et les nains vont crapahuter en tongs et sans guide à la découverte de cette ville que nous ne connaissons pas du tout!

Au programme : week-end à Stison Beach
Désolée mais j'ai pas pu m'empêcher de mettre une photo... Ch'uis une bitch dans l'âme....

Alcatraz, Fisherman's Wharf, Chinatown, le Golden Gate Bridge, Lombard Street, tout ça en promène-couillon parce que moi je me tape pas les rues en montée avec la poussette et Nain en Crocs!

Je laisse donc ma moitié (mon VAIO qui agonise) à la maison et promis, je vous tartine un truc en rentrant!!

lundi 20 juin 2011

L'école est finie

Il va falloir vous y faire mais il m'arrive de temps à autre de ne RIEN poster pendant près de 15 jours sans véritable explication ("être une moule" n'est pas un argument valable parait-il). L'été approche et je reçois pas mal de mails de mamans paniquées qui viennent s'installer avec leurs nains à NY à la rentrée. La question brulante est : "Comment vais-je trouver une école?". Petit article donc pour mes lecteurs chéris qui arrivent bientôt avec leur marmaille vivre l'aventure américaine! Une fois encore, cet article ayant été écrit dans un but caritatif, j'invite mes compatriotes expatriées à compléter les informations ci-dessous rédigées à l'arrache entre 2 verres de rosé!!

Il se trouve que depuis vendredi, Nain est en vacances.
Voilà, nous sommes le 20 juin et Nain n'a plus école depuis vendredi, ce qui signifie que pendant 2 mois et demi, c'est Bobonne qui va faire GO jusqu'à la rentrée. Fermer l'école mi-juin, c'est quand même limite foutage de gueule pour un établissement qui te coûte un demi-rein à l'année (tout ça pour faire des dessins moches et apprendre à compter jusqu'à 20, cantine non incluse). Si j'ai bonne mémoire, en France, on lâchait les fauves fin juin et quand Nain était à l'école publique à Londres, les cours s'éternisaient jusqu'à fin juillet!!

Je vous explique pas l'organisation délirante pour les mamans qui travaillent, obligées de faire des allers-retours en France pour un child-dropping en règle, revenir bosser, puis repartir les chercher puis revenir ou celles qui traquent le summer camp de rêve pas trop onéreux ("chérie, t'es à NY....").

Bon, j'en vois certains qui s'en foutent et qui se sont arrêtés au prix exorbitant qu'appliquent sans complexes les écoles privées à NY. Certains ont bien sûr la chance d'avoir dans leur contrat d'expat "frais de scolarité pris en charge par la société" mais d'autres, comme Mari et moi, font partie de la grande majorité qui doit se dépatouiller pour trouver une école potable bilingue, avec un programme français reconnu par le Ministère si on projette de revenir en France (les équivalences entre programmes scolaires US-UK-France sont un véritable sac de noeuds).

Nous aurions pu opter pour l'école publique à NY, mais avec un Nain qui a passé plus d'un an chez un "speech therapist" à Londres, nous n'avons pas voulu jouer aux cons (et Dieu sait qu'on est bon à ça...), donc, nous sommes partis en chasse.

Or, contrairement aux autres grandes villes dans le monde, il n'y a pas vraiment d'école française à NY. Il y a des écoles américaines avec un programme bilingue. Nuance.

Certains parents optent pour l'école publique 100% américaine avec des cours particuliers en français après l'école (uniquement pour les enfants qui ont encore une pêche d'enfer et une capacité d'attention suffisante après une journée d'école... Autant dire que c'est pas gagné pour tout le monde...)
Il y a heureusement des écoles publiques avec un French DLP (Dual Language Program) (les places sont rares et si on n'est pas résident newyorkais au moment de l'inscription, c'est un chtouille plus complexe).
Puis, il y a les écoles privées dont la liste et toutes les explications se trouvent ici (t'es juste bon à pleurer ta mère quand tu vois le montant à débourser à l'année). Option que nous avons finalement choisie vu que Mari et moi sommes des wonder-quiches un brin mal organisées...

On a donc prévenu Nain : "Bon, tu cravaches encore 1 année voire 2 MAX et après, ZOU, on te colle à la Public School avec les petits américains parce que si tu continues à faire l'andouille, Maman va devoir arrêter les soirées arrosées avec les copines et on va aller habiter en banlieue!! Maman, elle a habité 25 ans en banlieue, elle y retourne plus, d'autant plus que je n'ai toujours pas mon permis de conduire!! Donc c'est over my dead body!!"

Je râle, je râle mais Nain nous a procuré un pur moment de bonheur jeudi qui nous a fait oublier la douloureuse :


La Graduation en basket!!!

ou le concept des parents hystériques, camera au poing, qui hurlent le nom de leur enfant comme si c'était une superstar pour qu'il pose pour la postérité...
alors qu'il en a limite rien à foutre...

lundi 9 mai 2011

Jetlarguée (version two)

Cela fait 10 jours que je suis revenue de Paris et j'ai l'impression de n'avoir atterri que ce matin.

Ne vous méprenez pas, parler du trajet Paris-New York, ça n'a RIEN A VOIR avec le trajet inverse. Le trajet retour est plus long (8h15), plus ennuyeux (1 seul plateau repas) et plus violent à l'atterrissage.

On a fait le calcul avec Mari : en partant à 16h00, on va devoir occuper les Nains les 4 premières heures de vol, puis dodo vers 20h00, atterrissage à minuit (4h00 de sommeil, c'est assez honnête), soit 18h00 heure de NY, soit 20h00 à la maison, on recouche les Nains direct dans la foulée pour qu'ils terminent leur nuit et vu qu'ils seront FORCEMENT défoncés, ils vont bien nous faire un petit réveil à 7h00 du matin et se recaler en 24h00.

N'im-por-te-quoi...

16h15. Tous les passagers sont à bord, l'avion est prêt à partir.
On a bouclé nos ceintures, j'ai refait un passage au duty-free (et hop, 3 cartouches de plus), on a sorti le kit "entertainment" (Voici, Oops) et nous avons eu la brillante idée de demander les places réservées au "bassinet", ce machin dans lequel on allonge les bébés, pour avoir plus de place.

17h15. Nous n'avons toujours pas décollé...

17h30. On s'arrache enfin du tarmak.
On donne le goûter aux Nains en prenant notre apéro (cling cling cling), les miettes de gâteaux volent littéralement au dessus de nos têtes, on a une fois de plus réussi à transformer notre espace en porcherie en même pas 40 minutes. Et Nain, of course que tu vas regarder la télé... et plutôt 2 heures qu'1! Vas-y, fais ton choix, tu regardes CE QUE TU VEUX mais tu mets ton casque steuplé.

18h30. "Vous avez demandé un bassinet?"
"Oui, c'est pour Naine".
Le stewart scrute Naine qui n'a évidemment plus du tout l'âge de rentrer dans ce machin et évalue sa surcharge pondérale
"Vous savez, c'est limité à 10kg-22lbs"
"Pas de souci, elle est trèèèèès légère, on l'a pesé récemment et elle ne faisait que 10kg, ça passera pile poil"
Pas du tout convaincu, il nous apporte le fameux bassinet et nous réalisons à la première seconde... que ça va pas le faire...

19h15. "Vous souhaitez un plateau repas?"
Ouaiiiiis!!! Mais cette fois-ci, pas de Naine sur nos genoux et pas de bouffe qui vole! On l'installe assise dans son bassinet (parce qu'allongée, ses genoux ne rentrent pas), on l'attache avec 2 malheureux scratchs et on espère dîner tranquille. Ce n'est que quand elle s'est mise debout dans le bassinet sous les regards ahuris de voisins que nous nous sommes décidés à la prendre sur nos genoux... Pffff....

"Et le petit aussi va prendre un plateau?" Ben il va peut-être faire une pause dans son marathon de la télé. C'est pas con ça...

"Y'a quoi pour les enfants?"

"Du poulet." 

Super... Ca change...


20h00. L'heure du dodo
Nain a les yeux tellement explosés après 2 heures de téloche qu'il ressemble à Chucky, on se tortille pour faire de la place aux enfants pour qu'ils dorment... et, ô miracle, ça n'a pas pris plus de 15 minutes et nous avons pu finir les films que nous avions entamés à l'aller.

19h45 heure de NY. Atterrissage.
On s'attend à poireauter dans la très looongue file mais les douaniers à JFK nous font passer avant tout le monde (vous voyez, ça sert d'avoir des enfants...)! Oh Joy...

On arrive à la casa, je prend une douche, je largue les Nains à Mari et je file au 230 Fifth rejoindre les copains... car ce qui est important dans ce type de décalage horaire, c'est de tenir jusqu'à l'heure normale du coucher. Je rentre à minuit, tout le monde dort, il est 6h00 du matin pour moi, j'ai 3 strawberry margaritas dans le gosier, je contrôle parfaitement mon décalage horaire et j'espère ainsi me réveiller assez fraîche à 7h00 du matin...




04h16.
Nain : "Maman. J'ai faim."

Naine : "WAAAAAAAAAA!!!"

Mari : "Zzzzzzzz"

Ooooh misère....


NB : et du coq à l'âne, si vous cherchez le ticket office d'Air France à NY, sachez qu'il n'existe plus, il a tout simplement disparu de Midtown. Donc, si vous souhaitez changer vos billets, vous devrez vous farcir un aller-retour à JFK (malin). Sinon, attendez-vous à passer au moins 45 minutes au téléphone (dont 20 à attendre que quelqu'un vous réponde...).

lundi 2 mai 2011

Jetlarguée (version one)

Quand je prenais l'Eurostar pour traverser la Manche, nos proches s'inquiétaient de notre état en raison du décalage horaire. Et bien 1h00 de décalage entre Paris et Londres, c'est du pipi de chaton en comparaison de ce qu'on se prend dans la tronche quand on fait un trajet New-York / Paris : 7h15 de vol et 6h00 de décalage horaire. Pan dans les gencives.

Les parents qui se pensent astucieux comme nous prennent en général le "Vol de Nuit" car on se dit naïvement que l'on va pouvoir dormir tranquille pendant le trajet et atterrir en douceur le lendemain, pile-poil pour le déjeuner.

Quelle grosse blague...

21h50. L'avion décolle de JFK
Les Nains sont déjà en pyjama, nous nous sommes goinfrés comme des sagouins à l'aéroport, j'ai fait une razzia au duty-free (5 cartouches de clopes à 150$, si ça c'est pas le Paradis...), tout est under-control, y'a plus qu'à se recroqueviller sous la couverture et fermer les yeux. Et Nain, no way on allume l'écran individuel pour mater un film. Tu dors.

C'est sans compter sur le zèle du personnel de bord et leur foutu chariot qui fait un bruit de casseroles. Cling Cling Cling.

22h40 : "Vous prendrez bien un apéritif?"
"Ha bah tiens oui. Bonne idée. Du champagne. Ca va nous mettre un bon coup derrière la tronche et avec un peu de chance, avec l'altitude, ça va nous aider à dormir!"

23h15 : "Souhaitez-vous dîner?"
Bien évidemment, je n'ai pas du tout faim mais je ne suis pas assez snob pour refuser un repas gratuit, servi avec autant d'amabilité. Même si ça a l'air dégueulasse.

"Et le petit aussi va prendre un plateau?" Ben maintenant qu'il est réveillé, il va pas nous regarder bouffer...

"Y'a quoi pour les enfants?"

"Du poulet." 

Super...

Bref, le repas dans l'avion avec 2 enfants dont 1 qui n'a pas de siège, c'est le wild. Naine a la tête dans ma salade et ses pieds shootent à l'aveugle dans le plateau de Mari. On dîne rapide, notre espace ressemble à une porcherie mais au moins... c'est ça en moins et on peut amorcer notre nuit de sommeil.

23h50 : "Je vous débarrasse??"
Non, non, laissez nos plateaux sur la tablette. On est à l'aise total et puis on sait jamais, si on a un creux on pourra toujours lécher les restes de poulet de Nain (qui n'a rien avalé évidemment).

Sans déconner, ça fait plus de 2h00 qu'on a décollé et impossible de dormir avec toutes ces animations culinaires!

00h20 : Les Nains écrasent
Mari et moi profitons de ce répit pour regarder un film (faut pas faire ça. c'est complètement con.) et la fatigue prend enfin le dessus.

03h20 : "Vous prendrez bien un petit-déjeuner?"
Tiiiin, non mais jamais tu me lâches bordel??!! Barre-toi avec ton chariot!! J'ai dîné il y a moins de 3h00!! Bien sûr que non je veux pas de petit-déjeuner, je veux dormir!! Je vais être short de 5 heures de sommeil avec vos âneries!

Mais non... Je n'ai pas la force de refuser... L'avion s'éclaire d'un coup comme un sapin de Noël, les Nains se réveillent aussi gracieusement qu'un lendemain de cuite, on nous pose à nouveau des plateaux sous nos yeux explosés et le repas se fait en silence.

11h05. Le bouquet final.
L'avion finit sa descente et là... les 2 Nains... en total synchro : BEEEAUUUUUURRRKK....
Nain vomit sur son pantalon tandis que Naine choisit de retapisser mes genoux et mes avant-bras. Le cocktail fatal "yaourt/jus d'orange" nous aura totalement achevés et c'est la tête dans le cul et couverts de vomi que nous sommes arrivés à Paris.

Bref, on ne nous y reprendra plus, c'est fini les voyages interminables où on vous empêche de dormir! 

Comme nous voyageons avec enfants, difficile de prendre des somnifères... donc, avec Mari, pour nos prochains voyages, nous avons décidé d'investir tout simplement dans 2 masques de sommeil :



Pour Mari


Pour moi
Avec ça, on aura sûrement la paix...

dimanche 24 avril 2011

Open your eyes

Le Super U de Vaucresson, Disneyland avec les touristes, la Bretagne sous la flotte et Londres avec les cloches avinées, c'était top mais il était temps que je rentre à New-York!!

Cependant, il y a un truc qui m'a secouée durant mon séjour européen et j'ai décidé de vous faire part de mes réflexions post-holidays. Un truc passionnant qui va vous bluffer...

Flash-back. Déjeuner ensoleillé au Parc de Saint-Cloud.
Je laisse les Nains se rouler dans l'herbe grasse, j'envoie valser mes tongs, je pose mon cul dans l'herbe et je fais bien comprendre à mon entourage (mari inclus) que je n'ai aucunement l'intention de me bouger. N'ayant apporté aucune lecture distrayante et dénuée de tout talent pour la conversation quand je suis en phase de digestion, je finis par scruter la populace autour de moi...et les hommes en particulier.

Alors attention, n'allez pas croire que je sois une chaudasse hein! Mari, c'est à la vie-à la mort, you're my heart-you're my soul, mais ça ne veut pas dire que je sois totalement aveugle! Manquerait plus qu'on nous demande de nous crever les yeux le jour où on passe devant le Maire!!

Le matage n'est pas l'apanage des hommes et quand je m'emmerde... je me rince l'oeil.

Bref, sur cette grande étendue d'herbe, il y a un peu de tout : des papas en sueur, des jeunes en groupe, des trentenaires en décapotable, des vieux en blazer... Et force est de constater... que ce petit monde est plutôt joli à regarder... Les Français sont définitivement plus beaux que les américains ou les anglais. Même les moches sont pas aussi moches et même les gros ne font pas aussi adipeux.

Prenons le new-yorkais. J'ai beau arpenter midtown, je n'ai pas le souvenir de m'être fait une seule fois couper le souffle par la beauté d'un homme. ET DIEU QUE JE MATE COMME UN PORC! Le new-yorkais est musclé, charpenté, il parle tellement fort qu'il pourrait me briser un tympan, il ingurgite des boissons énergisantes et protéinées, il est super bien coiffé, pas un poil ne dépasse, on peut même le retrouver dans un nail spa ou sur un tapis de course en vitrine, mais rien n'y fait... il donne pas envie.

Prenons le londonien. Même topo que ce soit à Notting Hill ou Mayfair. Le londonien est pâle ou rose bonbon, il a une calvitie naissante à 25 berges, il s'habille comme un sac poubelle, il boit comme un trou, fait du bide, fait du sport, perd du bide puis en reprend tellement il picole. Et en plus, on comprend rien quand il parle, surtout quand le londonien vient de Manchester ou d'Edimbourg... en gros, il fait rire.

Prenons le parisien. Il est con et c'est marqué sur sa gueule, il porte des cols V moulants, il fait péter le blazer au mois de juin, il fume comme un pompier à la terrasse d'un café tout en matant tout ce qui peut porter une culotte (ou pas), il est pas rasé, pas coiffé, pas nourri (mais comme il porte un blazer, ça passe). Bref, le parisien, il fait peur... 

Mais il y a dans son arrogance et sa nonchalance ce petit quelque chose qui le rend plus élégant. Ainsi, mes séjours parisiens me procurent toujours beaucoup de plaisir et mes pupilles se régalent, merci les gars!!

Et pour conclure me direz-vous... le vietnamien? C'est bien joli ces réflexions socio-ethnologiques de comptoir mais autant être honnête :

Le vietnamien, 
il est jaune, 
il est petit 
mais c'est le plus beau


OK, on a triché, on a fait dans le brassage ethnique mais bon....

samedi 9 avril 2011

It's a f*** small world

Décidément, rien ne me sera épargné...

Dans la série "je trouve des occupations pour Nain en vacances", j'ai décidé de profiter de mon séjour parisien pour l'emmener.... à Disneyland... et ce pour 24h00...Parce que non seulement je vis aux Etats-Unis mais en plus, quand je viens à Paris, j'ai besoin de mon shoot de culture américaine bien lourdingue.

Qu'elle est longue cette satanée ligne A qui me transporte au terminus Marnes-La-Vallée Chessy, 1 heure à regarder le paysage monotone, à me curer le nez tellement je m'ennuie et Nain qui flingue la batterie de MON Iphone en jouant à un jeu débile. Nos 2 cerveaux sont suffisamment vidés pour savourer notre séjour.


Tu la vois là ma tronche déconfite et mon sac à dos Chicco tout moche?

Bon, pour être honnête, j'ai bien aimé, Nain a surkiffé, on a pas subi les attentes interminables pour 3 minutes de manège, je vous épargne la tonne de photos avec Mickey , les sandwichs merguez-frites en guise de déjeuner et nous avons fait TOUTES les attractions (du moins, celles qui n'avaient pas de limite de taille!)

Mais mon truc préféré, ça a été ça : A SMALL WORLD, avec une reconstitution plus ou moins réaliste de NY et du Pont de San Francisco!


Et comme vous persistez à me le demander, voici les paroles :

It's a world of laughter,
A world of tears.
It's a world of hopes,
And a world of fears.
There's so much that we share,
That it's time we're aware,
It's a small world after all. 

Chorus:
It's a small world after all.
It's a small world after all.
It's a small world after all.
It's a small, small world. 

There is just one moon,
And one golden sun.
And a smile means,
Friendship to every one.
Though the mountains divide,
And the oceans are wide,
It's a small world after all.

"Repeat ad nauseam until it's permanently etched into your neural synapse"

mardi 5 avril 2011

Mon rayon de soleil

Paris. Retour en banlieue au bercail familial pour les vacances de Pâques.

Maman : "Tu veux pas aller promener les enfants dans les bois?"

Zaza : "Nan!"

Maman : "Tu ne veux pas qu'on aille faire un tour à Paris? Il paraît qu'il y a une expo fôôôôrmidâââble au Grand Palais (il y a toujours des "expos fôôôôôrmidââââbles" au Grand Palais...)"

Zaza : "Nan, ça me saoule..."

Maman : "Tu veux faire quoi alors?"

Zaza : "Je veux aller au Monoprix"

Maman : ".... heu... il y a quand même des choses plus intéressantes à faire que d'aller au Monoprix..."

Zaza : "Le Super U??"

Maman : "Non mais attend... On va pas emmener tes enfants au supermarché! Tu arrives de New-York, ne me dis pas que la première chose que tu veux faire, c'est d'aller faire des courses!"

Zaza : "Siiiiiiii!!!"

Maman : Soupir....

On débarque au supermarché, je colle Naine dans le caddie, Nain en free-style as usual...

et c'est parti mes cocos pour un pétage de plombs en direct!!!

Vous vous demanderez sûrement en quoi cela peut être excitant d'aller au supermarché en France alors que je vis désormais au pays de la surconsommation où le vendeur de bonbons d'à côté serait capable de vendre sa propre mère pour faire chanter sa caisse enregistreuse...

Et bien dès que j'arrive dans un supermarché en France, le premier endroit où je fonce, c'est là :

RAAAA LOVELY!!!!

Je vous vois, mamans expatriées, en train de baver sur cette photo, pleurant sur le sort alimentaire de vos enfants nourris aux infâmes petits pots made in US (et UK as well!!). Je vous imagine, hagardes, au milieu du rayon enfants de Morton Williams qui ne te laisse d'autre choix que d'alourdir tes enfants à doses de "high fructose corn syrup" que l'on trouve PARTOUT et qui est bien le truc le pire pour Nains et personnes à tendance obèse (comme moi).

Blédina ayant du mal à s'exporter, nous sommes donc obligées de nous rabattre sur des petits pots de la marque GERBER


Je vous jure, ça ne s'invente pas... Et c'est bien pour cette raison que mes escapades parisiennes se transforment en marathon de la bouffe pour enfants.

Mais ce n'est pas tout.

Le caddie déborde de petits pots, de Flanby et de Gervais, j'ai l'air complètement demeurée et je me dirige maintenant... là :

Haaaa... Bout'chou...

"Bon, ça va pas du tout là!!" me direz-vous! "L'aut' folle nous fait croire qu'elle n'achète pas de fringues pour ses nains aux US! C'est quand même pas un pays de sous-dév!!". 

Et bien figurez-vous que niveau fringues, et même à New-York, il est difficile de trouver des vêtements pour enfants à la fois pas trop chers, de bonne qualité et qui ne transforment pas vos naines en véritables poufs et vos nains en gros tas. Le rose fushia et les imprimés crottes de chien, ça commence à bien faire...

Voilà, et ceux qui pensent que je vais finalement aller au Grand Palais peuvent se brosser car demain... c'est expédition punitive à la pharmacie! A moi le doliprane, la boîte de serum phy et les suppositoires bleu ciel! J'arrêterai ainsi de demander aux potes qui viennent en visite de me ramener une trousse à pharmacie : j'aurai l'air moins con et j'aurai droit à du saucisson (sous vide svp).