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lundi 22 août 2011

Vacances, j'oublie tout...

...en particulier d'allumer mon ordi...

Mari : "Dis donc Pute... (le mec s'étonne après de se faire écorner sur ce blog en appelant sa femme comme ça) t'as rien écrit depuis le 12 juillet... ils vont pas être contents tes lecteurs..."

Zaza: "J'ai décidé de ne pas allumer mon ordi... c'est comme ça... je suis scotchée dessus toute l'année, donc, je fais un break pendant les vacances! J'ai débarqué le 16 juillet en France et je ne me suis connectée que pour télécharger les derniers épisodes de True Blood! Et puis je vais pas raconter mes journées plage, ça n'intéresse personne, moi en premier..."

Mari : "T'as quand même branché ton Iphone sur le Wifi à la campagne!"

Zaza : "Tu me vois écrire un article sur mon Iphone avec mes gros doigts boudinés?? J'en connais qui font ça et ça me bluffe à chaque fois"

Mari : "Ouais enfin je t'ai vue aller sur Facebook 2 ou 3 fois quand même (le flicage en vacances... je cauchemarde en direct)... Tu parles d'un sevrage!!"
Oui... mais Facebook pendant les vacances, c'est une pure merveille!! Hormis des nains en maillot de bain, voici un aperçu des photos qui défilent dans les news feed :






Alors je ne sais pas ce que vous avez avec vos doigts de pied, mais je vous imagine avec votre téléphone, penchés sur vos petons, en essayant de capter une vue d'ensemble type paradisiaque, en faisant bien attention de ne pas éclabousser votre appareil (ou de le faire tomber tomber dans le sable comme n'importe quel gland) et de poster ça sur facebook, en ricanant grassement, sans prendre la peine d'ajouter une légende car ce serait superflu : on a bien compris que vous étiez heureux et saouls comme des chameaux!!

Personnellement, je vous épargne les clichés de mes doigts de pied qui ressemblent à ceux d'un Hobbit (et puis ils sont pas pédicurés, c'est la honte!!) car j'ai beaucoup mieux :


Je me suis rongée les avant-bras pour ne pas publier ET taguer cette photo sur Facebook mais on va dire que nos escapades estivales à Londres partent systématiquement en sucette...

Bref, sur cette note d'une rare élégance, je vous souhaite à tous de trrrrès bonnes fin de vacances, prenez bien soin de vos doigts de pied et je reviens à NY mercredi!!! Youppiiii!!!

mercredi 8 juin 2011

Poules Nights

Cette semaine, j'ai innové.

Quand il s'agit d'organiser des soirées entre filles, New-York regorge de bons plans! Happy hours, rooftops et restos à gogo, soit une multitude d'endroits et de petites adresses bien cachées comme les speak-easy où on peut oublier couches, homework, lunchbox et le "putain je vais faire quoi ce soir pour le dîner?". Juste pendant quelques heures, on lâche le frein à main, on laisse nos maris à la maison et on oublie qu'on doit se lever le lendemain à 7h00. Et de manière générale, les femmes faisant preuve de plus d'audace, nous ne craignons pas le ridicule.... et ça peut vite partir en vrille...

Londres et Paris ont bien entendu de bons spots en terme de vie nocturne, mais je trouve qu'à New-York... on passe très vite à la barre supérieure...

Surtout quand il s'agit du n'importe quoi...

Ainsi, j'ai découvert le concept de manucure/pédicure avec "free cosmopolitan" chez Dashing Diva, adresse bien connue de toute new-yorkaise un peu pouf.


Ensuite, demander un cosmo à une esthéticienne, c'est comme demander à Mari de lancer une lessive...

Ca ne laisse rien présager de bon...

Dans ce cas précis, je la soupçonne d'avoir renversé la bouteille de vodka dans mon verre et d'avoir vaguement touillé avec une spatule à épilation. Ben merci...J'étais tellement pompette au moment de prendre la photo que j'ai fait valser le verre qui s'est violemment explosé par terre.

Zaza : "Oooooooops!! Sooooorry.... Je peux en avoir un autre?? Hin hin hin..."

Apprentie barman : "Non, désolée. Nous ne servons qu'un seul cocktail par cliente. C'est pour éviter qu'elles boivent trop, ça nous empêche de travailler sinon..."

Zaza : "...."

Apprentie barman : "... Ca vous va la couleur??"


Deuxième étape : le karaoké

Pour tout vous avouer, quand nous étions à Londres, chaque soirée à la maison se terminait en karaoké sur notre misérable PS2 et ce jusqu'à 2-3 heures du matin. On a bien tenté le karaoké au K-Box sur Leicester Square mais cela n'a pas la même saveur si on ne peut pas emmerder ses voisins.

Mais à New-York, mieux vaut filer tout droit à Koreatown qui est un des quartiers où je traine le plus...


Au Maru par exemple, où, ô joy and surprise, on peut fumer dans la salle en poussant la chansonnette avec un serveur qui passe toutes les 30 minutes pour ramasser les cadavres de bouteilles. L'interdiction de fumer dans les bars? On peut dire que les coréens n'en ont strictement rien à battre.

Ils respectent vraiment rien ces asiatiques...

Remarquez, les françaises non plus...

Tout ça c'est bien inoffensif vous me direz-vous, mais il se trouve que vendredi dernier, nous avons décidé avec d'autres copines de monter d'un cran...

Ainsi, nous avons commencé par un cours de Pole Dancing pour fêter l'anniversaire de Josette.

La Pole Dancer, c'est un peu la nana qu'on imagine dans un bar à strip-tease avec un string suffisamment élastique pour faire tenir tous les biffetons qu'y auront glissé des clients chauds comme des baraques à frites.

ou dans un style plus sportif...


Cette bonne tranche de rigolade s'est donc déroulée chez Body and Pole. La prof était tout simplement "Aaaawwsome" et si vous voulez un aperçu de mon premier cours...

Plus grassieux tu meurs... J'ai tout simplement la dégaine d'une courge...

Et je vous raconte pas les putains de bleus qui décorent mon mollet gauche (ne me demandez pas comment j'ai réussi à me faire ça... je suis très embarrassée...)
Pff... Tout ça pour que Mari m'offre un Ipad...


Dernière étape : la Pool Party au Grace Hotel, en plein Midtown.

Alors ça... j'avais jamais fait... vous plongez 100 personnes en maillot dans une piscine à 30°, un DJ torse nu qui passe de la techno, des cabines de douche où je préfère même pas imaginer ce qu'il se passe, ça donne à peu près ça :



Pour la liste complète des pool parties à NY, c'est ici.

Pour les photos et vidéos de la soirée, c'est never, over my dead body!!

Je les mets de côté pour notre ami DSK dont le procès ne fait que commencer : ça animera ses futures soirées en prison...

vendredi 25 février 2011

The Discovery week

Une semaine entière sans écrire une ligne mais il faut dire que la President's Week a été riche en découvertes!

Samedi
Nous avons enfin traversé le Williamsburg Bridge pour aller dîner chez G. et C. Ces derniers nous ont fait découvrir que pour savourer une fondue, plutôt que d'arroser le dîner avec un mauvais blanc, il n'y avait rien de mieux que du champagne. Et du pas mauvais tant qu'à faire...




Mais était-il bien raisonnable de vider 2 Jeroboam à 4?


Lundi
Coup de fil inattendu : "Zaza, il me reste 1 place pour le concert de Lady Gaga ce soir au Madison Square Garden!!".
J'accours, je vole, of course!!! Même si je ne connaissais aucune de ses chansons (j'ai une culture musicale assez crasse), le personnage tapisse les tabloïds depuis tant d'années qu'il fallait bien que je découvre si ses tenues extravagantes cachaient un manque de talent.

Grosse surprise, elle est douée... même très douée... La salle en délire, un show incroyable de 2 heures! Ca n'a quand même rien à voir avec l'aut' pouf de Vanessa Paradis qui était venue la semaine d'avant...



Zaza : "Halala, mais je connaissais pas Lady Gaga moi!!"

V., 8 ans : "Moi je connais toutes ses chansons et ses chorégraphies!! J'adore!!"

Zaza : "Ha d'accord... Ho vous avez vu, y'a un concert de Madonna cette année!!"

V., 8 ans : "Hein? C'est qui Madonna?"

Et Pan! dans la série je me prend 20 ans dans la vue en une seule phrase, je mettrai celle-là dans mon top 10.


Mercredi
First apéro-blog au Blue Owl. C'est avec une grande joie que j'ai enfin découvert les visages qui se cachaient derrière les blogs français à NY et le succès de cette première édition nous motive encore plus pour organiser le prochain fin mars!

J'ai également découvert que le groupe NYFrenchGeek n'avait pas été crée par des informaticiens boutonneux mais par une fille, Madame Lolo qui n'a pas du tout le profil du nerd qu'on peut imaginer!


Jeudi
Première représentation de Lucia di Lammermoor au Met avec Natalie Dessay (comment je me la pète en mode bourgeois là...).
J'ai ainsi découvert qu'on pouvait tout à fait s'endormir discretos pendant un opéra (fallait bien que je trouve un moment dans la journée pour cuver mes excès de la veille...);;;

Clap clap clap

Mari : "Hey!! C'est fini!!"

Zaza : "Hein? Quoi? Déjà??!!"

Mari : "T'as ronflé comme un porc!! Heureusement qu'il y a les sous-titres dis donc..."

Zaza : "N'importe quoi... alors?? Ca se termine comment??"

Mari : "Ben elle meurt..."

Zaza : "Ha merde!"

Mari : "Et lui aussi il meurt, il se tue tout seul!"

zaza : "Rhha me dis pas que j'ai raté ça!!!"

Mari : "T'es vraiment une alcoolo! Tu me fais honte!! C'est la dernière fois que je te sors!!"


Et si l'air "Ardon gl'incesi" ci-dessous dit the "mad scene" (aller direct à 1:00...) me faisait penser à quelque chose...




C'est parce que ça été totalement pompé par E. Serra pour cette scène là!!





La conclusion de cette semaine :

"Qu'il est bon de se coucher moins con..."

vendredi 11 février 2011

Apéro-blog made in NY!

Quand j'ai quitté Londres, mes copines de l'apéro-blog m'ont dit : "Bon Zaza, quand tu arrives à NY, ça serait top que tu crées un apéro-blog comme le nôtre!!"

Bon, au début, je les ai laissées divaguer... Parce que les cocottes de London, quand il s'agit de se retrouver pour leur rendez-vous mensuel, ça picole grave. Et quand ça picole pas, ça fume des clopes en racontant des âneries ("Zaza, blogspot c'est de la mêêêrdeuuu!!"). Mais c'est aussi pour ça que je les aime...

Ainsi, après quelques mois d'errance sur le web, j'ai eu le plaisir de rencontrer Séverine et Jennifer, french bloggeuses depuis quelques années à NY, qui ont tout-de-go adhéré à l'idée de créer un vrai groupe de bloggeurs sur le même modèle que celui de Londres.

Quelques jours plus tard, Séverine établit une liste d'au moins 15 blogs, Jennifer trouve un créa pour faire un logo au top, crée un site internet et un groupe Facebook dans la foulée.

Pour la conception du logo, un grand merci au webdesigner legrandmonsieur qui nous a pondu ça dans la journée sans même transpirer...

Moi, je n'ai absolument rien foutu...

Dooonc, si vous êtes bloggeurs français à NY (ou pas) et que vous souhaitez vous joindre à nous, c'est avec méga plaisir!! Pour ça, il vous suffit d'aller sur le site ou de nous envoyer un petit mail à aperoblog.nyc@gmail.com

La première date est le mercredi 23 février.

Le groupe Facebook, il est (si vous pouviez liker au max histoire qu'on arrive à 25, ça serait pas mal et on aurait une vraie adresse de groupe plutôt que ce machin tout pourave...)

Bon, je vous vois venir avec vos : "Encore un groupe à la mords-moi-le-zob! Y'en a à peu près 476 321 sur Facebook!". Peut-être, mais n'empêche que c'est une bonne occasion de se faire de nouveaux potes, raconter nos vies d'expat et de découvrir de nouveaux bars à NY qui proposent des happy hours et cocktails à 6$! C'est donc un groupe d'intérêt général bon pour le moral et le porte-monnaie!

Le problème, c'est que Mari va encore faire la tronche.

Tout d'abord parce qu'il va être encore de corvée de babysitting ("Tiin, les soirées entre poufs, ça te suffisait pas? Faut que tu trouves encore un groupe pour m'abandonner sans te soucier de mon dîner et aller te saoûler en loosedé !") mais aussi parce que lui ,ne fait partie d'aucun groupe (c'est tendance ici)...

"Pauvre chéri, lui ai-je dit. Toi qui es un produit du Puy-en-Velay, tu n'as qu'à créer le groupe des Auvergnats à NY?? Y'a déjà les Lyonnais, les Corses, les Bretons de NY, pourquoi pas les Auvergnats? Vous vous retrouverez tous les mois pour vous extasier devant un aligot, en disant que c'est le meilleur truc du monde alors que ça reste de la purée de patates avec du fromage et de l'aïl- si ça c'est pas un plat de paysans..-"

Mais au cas où il n'y aurait pas beaucoup d'auvergnats à NY, j'ai décidé de créer une mini-liste de groupes auxquels Mari pourrait adhérer...




Si vous êtes plus de 5 dans un des groupes, promis, je lance la sauce et comme ça, y'aura plus de jalouseté...

jeudi 7 octobre 2010

Yoga à gogo

On peut dire que la new-yorkaise fait très attention à elle.

Alors que la parisienne assume ses cernes avec élégance et que la londonienne arbore majestueusement ses bourrelets, la new-yorkaise, elle, ne laisse aucune place au laisser-aller.

Toujours impeccable, pas une mèche ne dépasse, les ongles sont parfaits et y'a pas un pet de gras qui viendrait alourdir le tout. La new-yorkaise met ainsi tous les atouts de son côté pour tirer le bon parti...

Vous la verrez ainsi feuilletant le Vogue dans les "nails spa" qui pullulent à tous les coins de rue où triment des petites asiatiques 12h00 par jour (à 10$ la manucure torchée en 15 mn, c'est un mini-luxe qu'elle s'offre au moins 1 fois par semaine). Vous pourrez également l'admirer sur son tapis de course, enchaînant les mouvements à une allure folle, la sueur au front mais déterminée à rester au top, mais le truc ultime de new-yorkaise, c'est le Yoga...

Pour ceux qui commencent à me connaître un peu, vous ne serez pas étonnés de savoir que je n'ai jamais fait de yoga. J'ai toujours pensé que c'était un truc de bonne femme, idéal pour celle qui n'a pas envie de se fouler. On part à la recherche de notre "inner peace", un état de grâce, dans des positions pas possibles et il y a toute une philosophie autour que j'ai pas encore bien pigé...

Mais comme je suis curieuse de nature, j'ai quand même réussi à me faire embarquer à ma première leçon de yoga hier.

Ben ça a pas été de la tarte.

Tout d'abord parce que j'ai suivi de grandes adeptes qui m'ont certifié que c'était un cours pour débutants... J'arrive dans la salle illuminée, quelques adeptes sont déjà installés sur leur tapis en position de lotus et je commence déjà à harceler ma voisine pour savoir à quoi servent les petites briques et si la couverture était un accessoire vraiment indispensable. Tout ça en chuchotant activement car j'ai pas vraiment envie de casser le silence avec mes questions à la con.

Bref, le prof arrive et c'est parti mon kiki!

Donc, non, il ne s'agit pas d'un cours pour débutants.... Je me retrouve ainsi à inspirer-expirer, les jambes tendues, en équilibre sur un bras, la main gauche dans le dos, manquant de me casser la gueule à chaque changement de position parce que je ne peux pas m'empêcher de regarder ce que font les autres pour voir si je me suis pas plantée... Je me donne un mal de chien et j'arrive même à psalmodier le "Oooooommmm" sans glousser!! Ben ça a pas loupé, au bout d'un moment, j'ai vraiment senti que j'allais me claquer le tendon du talon gauche (dont j'ignorais l'existence) et j'ai fini le cours en tailleur à regarder bêtement les autres continuer leur leçon.

Sentant mon désarroi, mon frère m'a donc envoyé un petit mail dont le titre surprenant était le suivant :

"La bière a le même effet que le Yoga"







La conclusion : Boire beaucoup rend plus souple...

Ouf...

jeudi 19 février 2009

La Saint-Valentin et ses inattendues conséquences

Après avoir rédigé mon dernier article, jai eu un flash.

Pas un flash genre "éclair-de-génie-j'ai-trouvé-le-produit-miracle-pour-maigrir-sans-se-fouler". Non, j'ai eu un flash-back... Après avoir pondu ma dernière ânerie, je me suis tout de même demandé si je pouvais me souvenir en détail d'une Saint-Valentin avec Mari...

Mais ouiiiii, bien sûr, que je suis tarte, s'il y en a bien une qui mérite un petit article, c'est la Saint-Valentin qui marquera à jamais mon esprit : celle de la "demande en mariage"!

Hin hin hin... Vous pâlissez déjà d'ennui à l'idée que je vous raconte le dîner en amoureux, le champagne rosé versé dans une coupe en cristal au fond de laquelle se trouve la baguouse (le truc pas chiant à récupérer tiens....), le duo de violonistes italiens et les clients nous applaudissant avec des "hooo" sur leurs tronches de niais??

Et bien po du tout. Ca a commencé un peu comme ça, mais cette fameuse soirée est gravement partie en sucette...Nous avions bien sûr commencé notre dîner en tête-à-tête à la Lorraine (fameux restaurant de fruits de mer Place des Ternes).

A peine avons-nous eu le temps de commander que mon téléphone sonne.... Et bien sûr... je décroche... Fatal Error comme on dit ici...

Zaza : "Allllôôôô??!!"

Copain Boulet : "Zaza?? Oui, c'est Copain Boulet? Je te dérange?"

Zaza : "Ben je suis au restaurant avec Badaba (surnom idiot de Mari à l'époque)"

Copain Boulet : " Haa, je vois... Vous fêtez la Saint-Valentin en tête à tête... C'est mignon..."

Zaza : "Ben oui, c'est mignon. Nous sommes à la La Lorraine. Et toi d'ailleurs, tu devrais pas être avec ta douce?" (Oups, merde. J'avais oublié que Copain Boulet venait juste de quitter sa copine avec laquelle il habitait pour une femme mariée-pas-encore-divorcée... Le truc compliqué quoi...)

Copain Boulet : "Ben, c'est compliqué tu sais..." (Qu'est-ce que j'disais hein??)

Zaza : "Ha... et tu vas faire quoi alors ce soir?"

Copain Boulet : "Ben je sors du bureau... tant pis, je vais aller dîner avec ma mère..." (Ca y est, il nous refait sa Cosette...)

Zaza, bouchant le micro : "Badaba, c'est Copain Boulet, il est tout seul pour la Saint-Valentin."

Badaba : "Ben dis-lui de se joindre à nous, il va pas rester tout seul comme un con!"

Zaza, encore plus amoureuse de son homme si généreux : "Bon, écoute, si tu veux, tu peux venir nous rejoindre au restaurant, on vient à peine de commander!"

Copain Boulet : "Non, non, je voudrais surtout pas vous déranger!!"

Zaza : "A partir du moment où tu m'appelles un soir de la Saint-Valentin, c'est déjà foutu (connard...). Et puis, c'est pas comme si tu me faisais foirer un rancard : Badaba et moi, ça fait un moment qu'on est passé aux choses sérieuses. Tu dois le savoir en plus, c'est toi qui nous a présentés!"

Copain Boulet : "Ok super!! Je suis là dans 10 minutes!!" Et clac il raccroche.

Zaza : "Hein??? Il arrive que dans 10 minutes?"

Badaba : "Ben ouais, il bosse avenue des Ternes...."

Bref, 10 minutes plus tard, Copain Boulet arrive. On rigole bien, on dîne comme des rois et au dessert, à la 3ème bouteille, j'ai la tête qui fait le grand 8.

Zaza, drapée dans sa dignité : "Hiiiiinn, j'me sens po bien làààààà... J'vais m'rentrer à la maison hein..."

Badaba, frais comme un putois : "Ouaiiis, oook! Ch'paye l'addittttion et ch'te rejoiiins!"

Bref, je m'engouffre dans un taxi (Dieu merci, je ne conduis pas) et arrive en titubant chez moi. Et là, au lieu de me coucher, je me dis "Tiin, c'est la Saint-Valentin, merde! J'vais lui prévoir un p'tit truc hyper romantique qui va le mettre KO.... Je vais lui demander... de m'épouser!! Ouaiiiis!!!"

Alors attention hein! Je suis pas neuneu non plus, Badaba m'avait déjà posé la question et j'avais dit non pour plein de raisons. Et puis, sur un coup de folie, je me suis dit "Allez, je me lance, soyons fous, marions-nous et faisons des mômes, ça va être top!!" (Femelle iconsciente et impudique...)

Donc, pour faire dans le genre romantique et comme je me sentais incapable d'aligner 3 mots, je lui ai donc préparé un petit QCM avant qu'il ne rentre du restaurant.

Ca a donné ça :
"Veux-tu m'épouser? Réponse 1 : Oui - Réponse 2 : Non (t'es folle ou quoi?) - Réponse 3 : sans opinion".

Bon, c'est vrai, je me suis pas trop foulée... mais quand même, sur le coup, j'ai trouvé ça
hyyyper mignon... Je pose donc délicatement le papier sur notre lit et je m'endors comme une masse, attendant que Mari revienne.

Une demi-heure après, j'entends le bruit de ses pas dans la chambre et il me tend avec son plus beau sourire le QCM avec la réponse 1 entourée en gras (mais pas en forme de coeur, quel dommage....)

Et puis il se casse!

Attends, non mais c'est quoi ce délire? Je lui fais une méga déclaration avec demande en mariage et j'ai même pas droit à un petit tour de manège?? C'est pas comme ça qu'on traite la femme de sa vie!! Bref, je me lève d'un coup, je rentre dans le salon pour lui rappeler un peu la moindre des politesse et là... qu'est-ce que je vois?? Mari, assis sur le canapé, la manette dans la main, la PS2 allumée et bien sûr... Copain Boulet à côté de lui qui ne veut pas rentrer chez lui et qui a décidé de se faire une petite partie à la maison!

Zaza, d'une grande tolérance : "Ha bah ça va bien les mongoliens? Vous allez vous abrutir encore longtemps devant de jeu stupide (jeu auquel je suis la meilleure et de loin)?"

Badaba et Copain Boulet, gros faux-culs : "Rooo, on fait juste une partie et après on va se coucher!!"

Résignée (je ne fais pas le poids devant une console, je le sais), je vais donc me recoucher avec mon QCM en travers de la gueule que je peux me mettre entre les orteils. Je vous épargne la nuit et les ronflements imbibés d'alcool et le réveil en pétard avec Copain Boulet toujours habillé qui ronfle dans le salon, la PS2 toujours allumée et la manette dans la main gauche...

Mais rassurez-vous, après ces péripéties, j'ai eu gain de cause : on a remit ça le soir même en tête à tête (à la maison cette fois pour éviter les incrustes) de façon vraiment romantique...

Zaza : "Bon, c'est bien joli tout ça, mais maintenant que t'as dit oui... va falloir penser à faire péter la baguouse..."

dimanche 31 août 2008

Les photos ont la parole

Je m'étais jurée de me pas vous raconter en détail mes vacances mais après avoir récupéré certaines photos, je ne peux m'empêcher de les partager. Ainsi, Mari et moi sommes partis en Toscane pendant 1 semaine avec 1 couple d'amis SANS enfants... Je ne vous décrirais pas les lieux où nous sommes rendus, les guides touristiques sont faits pour ça!

Au beau milieu du Chianti, nous avons séjourné ICI :


On pouvait trouver une table de massage ICI :



Et des chiens qui se bécotaient par LA :



Ensuite, nous avons visité :

ça, ça, ça et encore ça :





On a aussi visité ça :


Villa Vignamaggio

Où a été tourné ce film là :



Par contre, nous n'avons pas visité ça :

Parce qu'on préférait rester là :


Du coup, comme nous avons trop abusé de ça :




Forcément, ça a fini comme ça ....

Un immense merci aux P'tits Poulets pour ces belles photos

lundi 21 avril 2008

Plus poche que posh, tu meurs....

Une fois par an, Mari et moi nous accordons une soirée placée sous le signe de l'élégance et de la gastronomie. Une fois par an donc, nous dînons dans un GRAND restaurant. Quand je dis grand, je ne pense pas aux méga cantines Pizza Hut mais aux restaurants multi étoilés-macaronnés-gaultetmillauté qui jalonnent les quartiers chics de Paris. Ces derniers ne manquent pas à Londres non plus et nous avons décidé cette année de tester la énième enseigne d'Alain Ducasse à l'hôtel Dorchester.

Le problème de ce type de restaurant, c'est que malgré son côté exceptionnel, il faut savoir y faire preuve d'élégance naturelle et se fondre discrètement dans le décor tamisé. Or, force est de constater qu'à trop écumer les gastropubs où l'on noit les frites sous des litres de bière et se faire des plateaux repas devant la téloche, nous perdons un peu l'habitude de sortir dans des endroits un peu chics.

Tout d'abord, il faut s'habiller. Veste de rigueur pour les hommes et tongs interdites pour les dames. Ca commence mal. Mari doit remettre son uniforme de travail en week-end et je suis bien obligée de sortir mes talons, sources fielleuses d'entorses mémorables.

Ensuite, dès que nous passons les portes du restaurant ouvertes avec diligence par une bombe atomique de 1,80 mètres, il faut se contenir pour cacher notre super excitation, éteindre de suite l'appareil photo, soutenir avec aisance un port de duchesse et faire comme si nous étions habitués à ce genre de lieu... limite blasés...

Vient le moment où le serveur nous apporte la carte. Nous déglutissons bruyamment les quelques mignardises avalées goulûment comme si on nous avait pas nourris pendant 2 semaines et commençons assidûment la lecture du menu. Et là, c'est le gag. On comprend rien. Mais alors rien du tout. "Braised Halibut, Young hen and crayfish fricassée, abalone of sea urchin"... J'ai bien repéré qu'il y avait aussi du poulet, du boeuf et de l'agneau mais les assaisonnements décrits avec poésie nous laissent dans l'embarras le plus total. Nous sommes donc obligés de faire appel au maître d'hôtel pour qu'il nous explique ce qui va se retrouver dans notre assiette. Las, ses explications nous éclairent à peine et choisissons par mesure de sécurité le menu dégustation et ses différents 8 plats (on prend moins de risques avec de toutes petites portions....).

Cependant, à peine avons-nous eu le temps de souffler avec soulagement que Maître Sommelier nous apporte... la carte des vins... Holalalala... j'ai compté... 31 pages. Oui, oui. 31 pages parmi lesquelles il va falloir choisir LE vin qui va s'accorder à nos plats. A part le sancerre blanc et les vins d'Alsace, honnêtement, je n'y connais rien... Mari non plus... C'est reparti... Nous pointons discrètement le doigt en l'air en fixant désespérément le dit sommelier qui se trouve à l'autre bout de la salle pour qu'il vienne à notre rescousse... Or, comment expliquer à ce brave monsieur que ces conseils forts avisés ne doivent pas dépasser une certaine limite budgétaire sans passer pour des ploucs?? Nous finissons par acquiescer niaisement sur une bouteille dont je tairai le prix par décence.

La ronde des plats commence et un festival de saveurs explose dans nos papilles. Un délice. Nous nous extasions à chaque bouchée (pleine) : "Chroumph. Chroumph. Ch'est une tuerie cheu machin! Ch'est quoi déjà?". Conscient qu'il a à faire à de fins grastronomes, le serveur ne manque pas de venir s'enquérir de notre estomac tous les quarts d'heure... "Everything is all right?" "Echêêêllent! Chank you!".


Nous gardons notre dignité tout au long du repas en lorgnant très discrètement sur les assiettes de nos voisins, mais au bout du 5ème plat, le verdict tombe déjà.

Mari : "Pfiou... Normalement, un bon vin, tu dois pas le sentir passer..."

Zaza : " M'en parle pas... Je crois que je suis déjà bourrée..."

Mari : "Pareil"

Zaza : "En plus, il faut que j'aille aux toilettes... C'est où?"

Mari : "..."

Zaza : " 'Tain! T'es un vrai lâcheur toi!"


Je me dresse sur mes talons en priant le ciel de ne pas me gauffrer sur un serveur et m'enquérit de l'endroit où on se lave les mains après avoir fait popo... "Alors, vous sortez sur votre droite, après 40 mètres, vous tournez sur votre gauche, puis vous descendez quelques escaliers et ce sera la 3ème porte à droite" me répond l'hôtesse avec un large sourire. Impossible de reculer, va falloir que je me tape tout le hall de l'hôtel sans que mon ébriété se voit.... Hin, hin, hin...

Comme deux pochetrons, nous terminons notre menu dégustation en riant grassement; Mari vérifie au moins pendant 10 minutes l'addition avant de lâcher la CB au serveur qui attend dans son dos et nous ne manquons pas de nous engueuler sur qui doit remplir la fiche d'évaluation donnée en fin de repas. De vrais ploucs.

J'ai toujours l'impression que, malgré tous nos efforts que nous déployons pour nous tenir correctement, nous donnons l'impression de 2 pavés balancés dans de la soupe au caviar; mais ces grands restaurants sont avant tout un hymne à la gloire de la bonne bouffe et nous préférons en jouir avec une délectation outrancière.

Ripaillons amis lecteurs malgré l'ivresse et promis, l'année prochaine, je fais péter l'appareil photo pour vous faire partager ce qu'il y aura dans mon assiette!

lundi 14 janvier 2008

Leçons de beuverie

Enfin... Je me réveille enfin ce matin à jeun...Les 4 derniers jours se sont résumés à des séances de cuvage intense.

Jeudi soir : dîner avec les voisins - Vin blanc. PAN. Couchée 1h00. Moyen bien.
Vendredi soir : anniversaire à Marylebone - vin blanc, champagne, bière, rosé. PAN, PAN. Couchée 4h00 du matin. Pas bien du tout.
Samedi soir : apéro chez Céline - re-vin blanc. PAN, PAN, PAN. La dégringolade, j'ai fini à l'eau....

J'avoue avoir toujours un peu trop bu. Attention, je ne suis pas alcoolique : je ne sirote pas tous les soirs mon whisky et je ne tremble pas d'angoisse quand il n'y a plus d'alcools. Si je bois trop, c'est parce que je ne sais pas boire. Je vide goulûment chaque verre comme si c'était de l'Evian et surtout, je ne m'arrête pas quand les premiers signes de troubles visuels et oraux apparaissent (càd, quand les lentilles collent aux yeux, que je commence à bafouiller des absurdités et que je ris comme une hyène). Un vrai tonneau.
Avant d'être maman, ca ne me dérangeait pas de finir à l'aube complètement ivre, je savais pertinemment qu'une grasse matinée bienfaitrice allait me remettre d'aplomb pour le lendemain. Or, depuis la naissance de Nain, il m'est impossible de récupérer : à 8h30 pétantes, la cloche humaine se réveille et elle est sans pitié.

Donc pour allier mon devoir de mère à mon vice majeur avec toute la dignité requise, j'ai établi quelques règles à respecter :
1. Tous les 3 verres, boire de l'eau, du coca ou du jus de pomme même si les mélanges ne sont pas conseillés...
2. Arrêter toutes sortes d'alcools forts (whisky, gin et eaux de vie diverses sorties à 3h00 du mat du placard) : ca rend sourd et obèse.
3. Prévoir un élastique dans la poche droite pour s'attacher les cheveux quand l'envie de vomir survient.
4. Avoir à portée de main sur sa table nuit au moins 3 Alka Seltzer et 1 bouteille de 2 litres à avaler cul sec avant de s'effondrer comme une barrique.
5. Improviser, l'alcool aidant, un strip-tease du tonnerre devant le Papa émoustillé pour que ce soit lui qui se colle le biberon du lendemain. Ca marche à tous les coups.
Résultat : nous sommes lundi et je suis d'attaque pour le dîner de ce soir au Pub.

Ouf, l'honneur est sauf.

vendredi 4 janvier 2008

Parties fines

Notre séjour parisien a commencé cette année par la Christmas Party organisée par la boîte de mon mari au Ritz .

J'ai beau être un ours, je me dois de participer à ces festivités pour prouver que mon mari n'est ni homo, ni prolo, ni facho. De plus, les endroits choisis sont toujours haut de gamme, les boissons sont gratuites et c'est l'occasion rêvée pour s'épiler enfin. Cependant, pour avoir pendant des années organisé ce genre de soirées, j'ai toujours trouvé absurde d'inviter les conjoints.

Je suis à l'heure actuelle et après 4 ans de mariage incapable de dire quel est le métier de mon mari (j'ai juste compris qu'il aidait des gens très riches à devenir encore plus riches en remplissant des tableaux excel), je ne travaille pas (comprendre "je ne suis pas productive") et mon anglais se résume à un lexique de puériculture (arriver à caser "nappies, buggies and dhiarrrés" dans une soirée d'entreprise est un vrai tour de force).
Le déroulement est simple : comme je n'ai absolument rien à raconter aux collègues de mon mari (et réciproquement), je passe ma soirée près du buffet, la coupe de champagne toujours tendue vers le serveur, je serre des pinces avec un large sourire et lorgne avidemment le coin fumeurs.

Arrive le moment de passer à table, et là, c'est l'angoisse absolue : "à côté de quel relou je vais encore me retrouver??". Comme j'ai vraiment la chkoumoune, ce sont généralement de sinistres individus qui me font office de voisins. Je dois alors me concentrer pour me rappeler les quelques leçons de savoir-vivre que m'a apprises ma mère.
Je me retrouve ainsi à sourire niaisement à mon voisin de table en faisant semblant de m'intéresser à ses trépidantes vacances en Ardèche et attend avec impatience le moment où je pourrai sortir de table pour fumer une cigarette bienfaitrice, soulager ma vessie qui a la contenance d'un petit-suisse et extraire enfin cette satanée crotte de nez qui me chatouille les naseaux depuis le début du repas.

Serons-nous un jour épargnés d'avoir à participer à ces parties fines?

vendredi 30 novembre 2007

Le vendredi, c'est la journée à 3 grammes

Le jeudi soir, je bois.

C'est un rituel que je partage depuis quelque temps avec un groupe d'amis. Je les aime : ils sont beaux, blonds, intelligents et ils aiment la vie.
Le principe est simple : nous abandonnons lachement notre enfant pendant quelques heures pour aller nous saouler dans un bar.
Le résultat est sans appel : le vendredi matin est un calvaire et je n'émerge pas avant 09h30, laissant donc mon fils affamé poireauter dans son caca. Il ne sort pas de sa chambre pour autant, car voyez-vous, il respecte le sommeil de sa mère.... surtout quand elle est encore bourrée...

MAIS ce matin..... Ce matin, des ouvriers sans coeur ont sonné à 09h00 pour réparer les fuites. Réveil en panique, le temps de couvrir mon corps de déesse d'un peignoir en soie et me voilà en bas, les accueillant le teint brouillé, quasi aveugle sans mes lentilles et avec une persistante haleine de poney mort. Mes ablutions faites, mon fils nourri, je re-émerge de ma chambre et constate qu'ils sont déjà partis après avoir enduit la terrasse d'un produit louche. Il est 09h45, j'ai envie de vomir et je sais que je vais passer la journée au radar.

HEUREUSEMENT, le vendredi (comme le lundi), c'est apéro chez Céline avec les nains et nos maris, effondrés de voir leurs épouses se siffler 2 bouteilles de blanc dès 17h00.... Mais ca, ca ne se raconte toujours pas en fin de paragraphe.