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mercredi 19 octobre 2011

Des vieux et des ordis

Je fais partie de cette génération qui a du s'adapter aux nouvelles technologies.

J'ai pas non plus la cinquantaine bien tapée mais ces 10 dernières années, je suis passée de ça :









à ça...






Et quand Internet a fait son apparition, je vous raconte pas le bordel... Le bruit de la ligne faisant une espèce de zzzzzrrzzzrrzzzzz ding ding ding a hanté mes premiers mois de stage.

Mais au final, je trouve que nous nous en sortons pas trop mal même si je suis maintenant totalement larguée depuis l'apparition de nouveaux termes comme DNS, FTP, IPC, NNTP, PPP, DVTC, RNIS (quel charabia...). Alors les jeunots qui ont pas encore un quart de siècle vont s'esclaffer devant mes lacunes (p'tits cons) mais j'attends toujours que quelqu'un m'explique un peu tout ça, ne serait-ce que pour améliorer la mise en page de ce blog (si un geek dans le coin se sent motivé, j'offre une tournée de cocktails!!!).

Cependant, mon rôle de cyber-quiche s'inverse quand je vais chez mes parents à Paris. Mes parents, eux, ils ont connu la seconde guerre mondiale, le droit des femmes à voter, l'apparition du lave-vaisselle, de l'automobile (non, j'déconne, ils sont pas aussi vieux que ça!!) et du Mac...

Bien qu'ayant encaissé des révolutions en tout genre, dès que mes parents se retrouvent face à leur ordinateur, ils bloquent...

Saynète chez mes parents. 
L'ordinateur est installé dans la salle de télévision. Ma mère répond à ses mails pendant que Mari, Beau-Frérot et moi sommes avachis devant une merde de TF1.

Maman : "Mais qu'est-ce qui se passe??? Y'a un problème... Quelqu'un vient m'aider là...."

Zaza à Beauf : "Psst... je crois qu'elle a un problème avec son ordi...."

Beauf : "Tin, t'es chiée toi! Vas-y!!"

Maman : "Non mais venez voir!!!! CA MARCHE PAS!!!"

Zaza : "Hin hin hin... On vient d'arriver de NY, on est un peu crevés là...et puis je te rappelle que c'est TOI qui lui a refourgué cet ordi, donc t'assumes..."

Beauf : "PPfffff.... Beauf se lève et se traîne jusqu'au bureau où l'attend ma mère au bord du nervous breakdown. Bon, alors... qu'est-ce qui se passe??"

Maman : "Alors j'étais là, en train d'écrire mon mail et puis la fenêtre a disparu!!"

Beauf : "Laissez-moi regarder.... Non mais vous avez cliqué sur l'onglet d'en-dessous, c'est pour ça..."

Maman : "Non j'ai pas cliqué sur le truc d'en-dessous!!!"

Beauf : "... Ecoutez, je vous dis : VOUS AVEZ CLIQUE LA OU IL FAUT PAS!!"

Maman : "Je te dis que non, j'ai rien fait, c'est le truc qui a disparu tout seul!!"

Beauf : "Ggnnnnnngggnnn... Ecoutez, c'est juste une erreur de manip, ça arrive..."

Maman : "Non mais dis-donc... je suis pas non plus complètement stupide!! Je sais bien ce que j'ai fait quand même!! Il marche pas ton ordinateur!!"

Beauf à Zaza : "Bon, vas-y, explique-lui, elle écoute pas..."

Zaza : "Hein?? Non mais ch'uis une quiche en informatique!!! Mari!! Tu veux aider la Reum avec son ordi??"

Mari : "Ha non... Moi, je ne travaille que sur PC. Je connais pas les Macs... de toute façon, Apple, c'est de la merde... OK. Useless."

Zaza : "Pfffff.... Beauf s'est recalé dans le fauteuil à côté de Mari et à les voir ricaner tous les 2 j'ai grave envie de les buter...Bon alors... qu'est-ce qui va pas?"

Maman : "C'est cet ordi qui marche pas..."

Zaza : "Non mais votre fenêtre de mail n'a pas disparu... Vous avez juste cliqué sur l'onglet d'en dessous! Lààààà!! Je vous moooooooontre!!"

Maman : "Ha tu vas pas commencer à t'y mettre toi aussi!! Vous allez arrêter de me prendre pour une débile!! J'ai cliqué sur rien du tout!! C'est cassé je te dis!!"

Zaza : "Non mais putain vous écoutez jamais quand on vous explique un truc!! C'est chiant à la fin!!!"

Maman : "Ahhh s'il te plaît, ne commence pas tes grossièretés hein?!! Je ne t'ai pas élevée comme ça!!"

Beauf et Mari : "Warf warf warf warf warf!!!!"

Zaza : "Bon OK. On reprend du début... Zêêêêêêêênnnnnnnneuuuuuuu... Quand vous êtes là, sur votre boite mail et que vous voulez ouvrir une fenêtre à part, vous cliquez 2 fois sur le message et...."

Maman : "C'est E-XAC-TE-MENT ce que j'ai fait!!!"

Zaza : "Oui...Bref... le message apparaît, vous pouvez répondre, taper votre texte et...."

Maman : "Oui, oui, non mais ça j'ai fait..."

Zaza : "Ouiiiiii... Breeeeeeef.... et vous envoyez, c'est aussi simple que ça. Seulement, il faut pas bouger la souris dans tous les sens en cliquant comme une malade, ça va foutre le b.... le désordre... Attendez, je vous montre..."

Maman : "Ha non! Je te donne pas la souris! Parce que si je fais pas ce que tu m'expliques je vais rien comprendre et demain j'aurai tout oublié!!"

Beauf et Mari : "Warf warf warf warf warf warf warf!!!!"

Me voilà donc en équilibre, à moitié assise sur un bout de chaise en train d'expliquer les mystères informatiques à ma mère (qui, entre-temps, a du répondre au téléphone et passer au moins 15 minutes à papoter avec une de ses copines) pendant que Mari et Beauf se curent le nez en gloussant devant la télévision. On finit par remettre un peu d'ordre dans les 15 fenêtres ouvertes et j'évoque non sans difficulté le fait qu'il ne faut pas enregistrer les pièces jointes sur le Bureau parce que ça ralentit l'ordinateur, créer des dossiers sur le disque dur etc...

Maman : "Ha bah tiens! En parlant de ça! On doit imprimer ce document word, c'est trrrrrrrrès important!!"

Zaza : "Non mais c'est facile d'imprimer..."

Maman : "Oui, mais on a un problème avec l'imprimante...."

Zaza : "..."

Maman : "Elle marche pas..."



Mari et Beauf : "Warf warf warf warf warf warf!!!!!!!!"

lundi 24 janvier 2011

The candidate

La première chose que j'ai faite en arrivant à New-York a été de trouver... une babysitter.

La SSN, la work authorization, les cours d'anglais, l'inscription au consulat, toutes ces choses pourtant vitales ici sont vite passées au second plan. Alors attention, n'allez pas croire que je sois une bête sociale qui ne vit qu'au rythme de soirées mondaines ou autres occasions de se soûler... mais je reste encore traumatisée par nos premiers mois à Londres.

En effet, quand nous sommes arrivés à Londres, Nain n'avait que 3 mois et les seules personnes auxquelles j'avais osé le confier quand nous étions à Paris étaient mes parents et ceux de Mari (corvéables à merci, service gratuit, logistique au top). Le concept de babysitter m'était alors inconnu même si j'ai moi-même gardé des enfants durant mes études (et Dieu sait que j'aimais pas ça les gosses...). Jeunes parents, ne connaissant quasiment personne à Londres et un peu angoissés à l'idée d'abandonner notre rejeton à de parfaites inconnues, nous ne sommes quasiment pas sortis pendant 6 mois! Oui, oui, 6 mois sans sortir!

Autant vous dire que nos réticences nous ont amenés à un sacré pétage de plombs et qu'il a bien fallu nous décider à lancer de sérieuses investigations pour trouver des babysitters dignes de notre confiance afin de retrouver un semblant de vie sociale.

Après quelques erreurs de casting, nous avions enfin trouvé la perle rare qui pendant 4 ans a gardé Nain, puis Naine, avec une gentillesse et une douceur rares. On se couvrait mutuellement de cadeaux et la quitter m'a fendu le coeur. Elle trime maintenant pour tous nos potes restés à Londres qui, je l'espère, ne l'exploitent pas comme une esclave!

Bref, comme je savais à quel point il est frustrant de se retrouver collé à la maison parce qu'on a pas trouvé de babysitter et que Bibi va devoir se taper le dîner, j'ai navigué des heures sur Internet afin de constituer mon petit carnet pour ne pas me retrouver en rade et appeler en panique les copines 2 heures avant de sortir!

Ensuite, après multitudes de sous-critères cochés, vient le moment de l'"Interview".

La jeune fille arrive pour se présenter et là, il faut rassembler tous nos efforts pour lui prouver que non, elle n'a pas débarqué dans une famille de tarés :"Bon les nains, vous faites pas les cons hein? Y'a baby sitter n°12 qui vient pour nous rencontrer donc vous allez vous comporter à peu près correctement et pas de hurlements, please! Mari, t'es gentil, tu éteins ta console de merde et tu vas enfiler un pantalon TOUT DE SUITE pendant que je mets un peu de musique classique pour faire genre on est des gens top intelligents et cultivés!".

Généralement, après 3 minutes, je sais tout de suite si la personne est la bonne ou pas. Si elle regarde à peine les nains, qu'elle est mollasse, qu'elle m'annonce direct que c'est 20$ de l'heure et qu'elle veut devenir actrice, j'oublie. Personnellement, j'ai foi en l'espèce humaine et je me fie autant à mon instinct qu'à une vague liste de critères.

Ce qui n'est pas le cas de Mari.

Je ne sais pas si c'est pareil pour tous les pères, mais Mari, dès qu'il parle de nos babysitters à ses potes, ça donne ça: "Elle est sympa mais pas vraiment baisable", "Elle a de gros nichons", "Elle se fringue comme une grand-mère", "Elle est suuuuuper bien gaulée!!!". Bref, il crâne devant ses potes qui eux-mêmes donnent dans le très chic ("Tiiin m'en parle pas, la mienne est obèse, je débande rien que d'y penser...") et leurs remarques machistes me font toujours hurler!

Mais je suis assez tolérante à son égard... car voyez-vous, comme je vis à l'étranger et que les grands-parents des Nains sont loin, la meilleure baby-sitter, c'est quand même Mari!

Copine : "Alors Zaza, t'as pris qui comme baby-sitter ce soir?

Zaza : "C'est Mari qui garde les enfants!!"

Copine : "Et ça se passe bien!"

Zaza : "Ouais! Top! Non seulement il s'occupe merveilleusement bien des enfants et c'est gratos, mais en plus... il est super bonnasse!"


Mais si vos conjoints persistent à vous coller, voici les quelques sites que j'ai consultés pour trouver des baby sitters :

New-York :
http://www.sittercity.com (j'y suis abonnée)
http://www.care.com
http://newyork.craigslist.org/kid (faire ultra careful aux tarées cependant)
Le groupe Jeunes Parents de Accueil New-York et les petites annonces du Lycée Francais pour des baby-sitters françaises

Londres :
http://www.sitters.co.uk
http://www.gumtree.com
http://www.londresaccueil.org.uk, sur le même principe que Accueil New-York


De rien...

vendredi 7 janvier 2011

Spank me now!

Comme vous pouvez vous en douter, mon dernier article a remué bien des vagues outre-atlantique...

Bon, j'avoue, je me suis grave lâchée... mais que voulez-vous, je ressasse parfois des idées noires qui n'ont pas lieu d'être, je vois de la méchanceté là où il y a de la maladresse, je me drape dans ma dignité toute crasse et je balance des bombes à retardement parce que sinon je ne dors plus.

Moi, tout ce que je voulais, c'était des câlins...

Alors en effet, quand j'arrive à Paris chez les parents de Mari et que je n'ai pas l'occasion de me faire bichonner parce que les miens sont partis faire la java en Thaïlande, ça donne ça : j'arrive en sueur, stressée, je pose en effet les nains sur le tapis et là... en fait... il n'y en a que pour eux...

Et vas-y que je te câline, que je t'embrasse, que je te cajole et que je te couvre de compliments tout baveux même sur l'état de ta couche. Bien sûr les nains, pas fous, détectent dès les premières minutes l'énorme potentiel des grands-parents à se liquéfier d'adoration devant n'importe quelle connerie qu'ils feront et d'un coup, je n'existe plus... moi, la mère chiante qui éduque comme elle peut avec sa voix de camionneur...

Moi, je reste plantée là et je me dis : "Tiiin!! et moi alors?? J'ai pas droit à des câlins??? Je suis juste le facteur?? Y'a marqué Worldwide Transportation of Nains sur mon front ou quoi??".

Moi aussi j'aimerais bien me poser sur les genoux de ma belle-mère à sucer mon pouce et raconter ma life dans ses moindres insignifiants détails, mais si je fais ça, elle va encore se dire : "Non mais elle est complètement cinglée celle-là de se jeter avec ses 60 kilos de graisse sur mes genoux!! Elle va me péter le bassin à force!!". Non, avec la belle-famille, il y a un certain devoir de réserve et ça se fait pas. Du coup, je suis super énervée (c'est quand moche la jalousie) et j'ai juste envie de pleurer ma mère...

Mari m'a conseillé de supprimer non pas l'article mais tous les commentaires enthousiastes ou choqués. J'ai d'abord refusé : "Attends, la liberté d'expression c'est un truc sacré mon gars. Dans certains pays, des gens se battent et meurent pour avoir le droit de clamer haut et fort leur mécontentement, alors je vais pas me restreindre d'ici à ce qu'on se fasse muter en Corée du Nord!! La connerie, ça s'étale aussi et si certains lecteurs ont envie de me dire que mon blog c'est de la merde, ils ont le droit de l'exprimer ouvertement!!"

Seulement voilà, ma belle-mère me disait pendant ces vacances : "La liberté d'expression, elle doit s'arrêter là où tu blesses les autres, surtout ceux que tu aimes..."

Ben merde alors, ça m'est revenu un peu tard et je commence 2011 avec une belle bourde et surtout, un grande leçon d'humilité.

Moi, tout ce que je voulais, c'était des câlins ("Ca va Zaza, on a compris!!") mais au final je vais juste avoir droit à une énorme fessée... bien méritée...

mardi 4 janvier 2011

Hug me, kiss me, spoil me

Je dois avouer que mon séjour à Paris m'a laissée un goût amer...

Tout d'abord parce que je n'ai pas fêté Noël avec mes parents. Ces derniers étant partis en Thaïlande avec la moitié de leurs rejetonnes, j'ai dû me farcir la belle-famille au grand complet pendant 10 jours. Si ça c'est pas du couillonnage en live, je ne m'y connais pas...

Ensuite parce que j'avais prévu d'aller faire un saut de puce à Londres sans les nains histoire de m'en coller une bonne mais que 10 cm de neige ont bloqué toute tentative de transhumance pendant 3 jours. Quelques minutes Gare du Nord m'ont permis de constater les 5 heures de queue qui m'attendaient et qu'il ne servait à rien de faire. Je suis donc rentrée toute penaude 1 heure après chez mes beaux-parents, les nains trop contents de voir Maman revenir si vite pour s'occuper d'eux (couillonnage, couillonnage, couillonnage)...

Enfin, j'ignore si c'est le syndrome des expatriés, mais quand je reviens à Paris, je m'attend toujours à être accueillie comme l'enfant prodigue (rô la couillonne!). Mari et moi n'hésitons pas à franchir les océans pour aller voir nos proches (car l'inverse se fait rarement). Alors quand tu te farcis 8 heures d'avion, 6 heures de décalage horaire et 5839 kilomètres dans les tympans, ben ouais, tu t'attends à un minimum genre comité d'accueil à l'aéroport et des questions sur ta vie là-bas, si loin.

Ben en fait, non...

T'es bonne pour faire la queue sous la neige pour chopper un taxi dans lequel tu dois faire rentrer 8 valises, 2 nains épuisés et transis de glace et un conjoint en sueur. T'arrives sur place, tes bagages dégueulent dans l'entrée, tu poses ta brosse à dents dans la salle de bains, tu lourdes les nains sur le tapis et puis... rien... La vie reprend son cours, immuable, comme si ta présence n'était qu'un léger bruissement qui gêne une partie de Spider Solitaire. Tu encaisses les railleries, tu souris, tu ravales ta boule de haine et tu la fermes, sinon, tu passes pour l'emmerdeuse de service. Tu te bouffes du transport en commun par kilomètres pour aller voir les potes qui ne peuvent jamais se déplacer pour des raisons aussi bonnes que variées.

Alors je vous entends déjà ricaner du genre : "Ca y est, l'aut' pouf de New York, elle se prend pour la reine d'Angleterre et elle attend qu'on déroule le tapis rouge quand elle vient à Paris!". Tutututututu... C'est pô ça du tout!!!

En fait, j'ai pas besoin d'un tapis rouge... j'ai juste besoin de câlins...

Car voyez-vous, comme ma vie consiste à prendre soin des Nains et de Mari full-time (Aaahh Sainte Zaza, t'es trop bonnasse!!), j'ai pas tellement l'occasion de faire redescendre la pression. Ainsi, quand je reviens à Paris et que je vais chez mes parents, je régresse... Je m'installe dans la plus belle chambre et là, je ne bouge plus mes fesses... j'en branle pas une... c'est divin...

En effet, ma maman, elle me prépare le petit-dej, elle vient me chercher à la gare, elle ne mijote que des plats bien gras, elle fait le repassage, elle va faire les courses pour acheter que les trucs que j'aime, elle me fait des câlinous, elle me dit de me reposer (gnark gnark), elle entraîne les Nains dans son tourbillon, elle me dit que je suis belle et intelligente, elle me couvre de cadeaux... et non seulement je kiffe grave, mais en plus, je me surprend à jouer au tyran domestique, à faire des caprices et à râler pour un rien!

Mais enfin? Comment est-ce qu'une adulte de 35 ans qui clame son indépendance peut se comporter ainsi?? T'as plus 4 ans bordel!!

Je sais je sais, mais c'est que, voyez-vous, dans ces occasions que l'éloignement et le temps qui passe rendent trop rares, je redeviens tout simplement une Naine...

vendredi 19 novembre 2010

Blog is Back

Le problème quand on fait pas grand chose, c'est qu'on se laisse vite déborder par un rien...

La preuve, j'ai lâchement abandonné la rédaction de ce blog pendant plusieurs semaines car je me suis laissée emporter par le tourbillon new-yorkais mais en gardant à l'esprit que pour survivre, il fallait que je n'accorde qu'une seule mission par jour.

Sinon, ça me fatigue trop.

Le lundi, repassage devant Nikita et Gossip Girl (j'arrive sans problème à cumuler 2 missions d'inertie intellectuelle).
Le mardi, piscine. 30 minutes max auxquelles s'ajoute le temps pour se préparer et se déchlore.
Le mercredi, visite culturelle suivie d'un burger bien gras.
Le jeudi, virée au marché pour remplir le frigo vide.
Le vendredi, rangements très légers pour démarrer le week-end dans un semblant d'ordre.
Le week-end, repos.

Bon et puis les mois d'octobre et novembre ont été bien chargés.

En vrac :

Halloween ou le concept d'apprendre aux nains à faire le tapin en costume chez des inconnus pour remplir un seau plein de cochonneries sucrées...


et de pousser les parents à des actes improbables...


Les premières vacances de Toussaint en Floride :

Tu marches 100 mètres plus loin, t'as toujours l'eau au niveau des genoux...


Le Marathon de New-York, qu'on a suivi de loin en clapant des mains :

Admirables, courageux ou dopés.


Notre première soirée au Met Opéra

Vous êtes sûrs que ça va pas de casser la figure ces machins suspendus au plafond?

Bref, je pourrai vous enfumer rapide en vous disant que j'ai une vie palpitante et que New-York m'entraîne loin de mon ordinateur...

Mais pour être honnête, les vraies raisons de cet abandon sont que je passe quand même pas mal de temps à faire la concierge sur Facebook, que je me suis mise en tête d'exploser tous mes scores sur AngryBirds (avis aux détenteurs d'Iphone) et surtout, entre la visite de mon frère et les dîners informels, j'ai quand même pas mal écumé les verres d'alcool... Ainsi, quand on commence la soirée sur 2 jambes, qu'on la passe accoudée au bar et qu'on rentre à quatre pattes, passée la trentaine, ça fait mal aux dents le lendemain (et les 3 jours qui suivent)...

Mais tout ça va bientôt s'arrêter, car voyez-vous, il se trouve que votre bloggeuse en herbe folle vient de recevoir sa work authorization...

Et ça... Ca va être encore une bonne tranche de rigolade...

mardi 8 décembre 2009

Naine

Ha ha, je vous y prend lecteurs de peu de foi : vous pensiez, sûrement à juste titre, que j'avais délaissé mon blog à tout jamais, vous privant du récit passionnant de mes aventures trépidantes de femme au foyer.

Et bien sachez que depuis le dernier article, j'ai enfanté.

Oui, vous avez bien lu : j'ai accouché, pondu, mis bas, extrait de mon estomac une petite fille de 3,5 kg pour 50 cm au garrot, à 2 semaines du terme. Moi qui pensais ne mettre au monde que des petits gabarits, me voilà bien avec un gros gigot.

Ce qui est assez amusant lorsqu'on accouche, c'est que les premiers jours, les mamans se retrouvent noyées sous le flot de félicitations par textos, appels de parents lointains, mails succints et commentaires facebookiens. Les seins gorgés de lait, délestées en quelques heures de kilos superflus et malgré quelques cernes, les jeunes mamans sont toujours "radieuses".

Mais quand la première vague est passée, là, il faut passer aux choses sérieuses... J'ai nommé la phase où les proches et plus lointains finissent toujours par vous poser la question qui fâche :

"Peux-t'on recevoir quelques photos de la merveille?"

C'est là qu'est le piège!! On emploie le mot merveille pour ne pas éveiller nos soupçons et nous endormir un peu. Mais derrière cette requête quoique légitime, j'y ai toujours vu une forme de curiosité malsaine.

Car, n'ayons pas peur des mots, un nourrisson... c'est laid... et ça, tout le monde le sait. Alors pourquoi vouloir se rincer l'oeil sur un truc pas beau? Va comprendre...

De notre côté, Mari et moi avons attendu une petite semaine avant de dévoiler le visage du Gigot.

Mari : "Bon, je vais prendre des photos de la petite pour les envoyer, tout le monde réclame"

Zaza, sous perf et après une césarienne : "Hiiinn"


Zaza : "Non mais c'est quoi ça?"
Mari : "Ils lui ont mis du collyre sur les yeux..."
Zaza : "C'est pas montrable, prend la de plus loin, ça se verra moins..."


Zaza : "Tu te fous de ma gueule? C'est encore pire... On dirait un troll des bois déguisé en lutin..."


Mari : "Ha bah c'est malin, tu l'as vexée... On va pas envoyer celle là, on va passer pour des tortionnaires..."
Zaza : "Attends, j'ai une idée... prend la photo en noir et blanc, ça passe mieux..."


Zaza: " C'est moi ou elle louche?"
Mari : "... Bon, on va revenir à la couleur pour voir..."


Zaza : "Ha non. La bouche en cul de poule, c'est pas possible!"

Mari : "Va falloir se décider quand même, ça fait une semaine qu'on se prend la tête et on a toujours rien envoyé..."

Zaza : "OK, je sais. On va faire péter la vidéo sur Facebook, parce que là, niveau photo, on est archi nuls"




Ouf. Sauvés.

Au pire, j'aurai pris une photo de mes nichons pour vous faire patienter...

mardi 22 septembre 2009

Le système du Child-dropping

Ma famille me manque.

Je ne parle pas des réunions de famille (entre les enfants qui crient et les parents qui s'engueulent, dans une famille de 7 enfants, on a vite atteind la nuisance sonore) mais du soutien logistique que je qualifierai d'intérêt personnel d'ordre général.

Les mamans expatriées comprendront mieux que quiconque mes propos si je leur parle de "WE en amoureux".

En effet, quand on a pas la famille à portée de main, comment s'organiser pour partir 48h00 sans mouflets? Soit on passe par la case Grand-Parents pour déposer Nain (amputation de 24h00), soit on les fait venir à Londres (même s'ils ne parlent pas un mot d'anglais), soit on embaûche une nounou pour le WE mais autant vous dire que ça coûte un avant-bras (celui dont je me sers pour porter mon sac à main).


Mari et moi avons peu utilisé ces méthodes bancales, du coup, nos escapades bucoliques se terminent toujours à Hyde Park. Génial.


Mais cet été, avec l'arrivée de Naine au mois de novembre, on s'est dit : "C'est le moment où jamais de profiter de vacances sans enfants. 1 enfant à caser, c'est moins compliqué que 2. On va faire du child-dropping!"


Le child-dropping (ou larguage de nain en français) consiste à survoler la France en lâchant Nain au passage. Sans parachute, sans couches, sans éducation et surtout, sans aucun état d'âme... On ne dit pas "cet été, je me débarrasse de mes enfants", on dit "c'est chouette, ils vont découvrir de nouvelles choses"...

Mes soeurs aînées par exemple ont ainsi pratiqué le child-dropping de manière intensive. Profitant de l'amour immodéré de ma mère pour ses petits-enfants, elles les ont servis à toutes les sauces : vacances scolaires, WE prolongés, mercredi après-midi, professeurs en grève... Je peux vous dire qu'elle en a bouffé du marmot.

Cet été donc, on a fait une session d'1 semaine chez mes beaux-parents et 2 sessions de 10 jours chez mes parents. Tout seul et en mode "free-style" : pâtes et riz à tous les repas, télévision le soir, dodo dans la chambre des grands-parents et du tracteur à gogo...


Du grand n'importe quoi... Mais que voulez-vous, il faut éviter que le child-dropping devienne une corvée pour nos chères têtes grises...


Grâce à ce système sans failles, on a enfin pu découvrir Londres SANS enfant et en plein mois d'août. Le rêve me direz-vous? Certes. Mais je dois admettre qu'au bout d'une semaine, j'ai commencé à me faire chier. Nain me manquait trop.


C'est avec beaucoup d'excitation que nous sommes allés le récupérer fin août. Bronzé, en forme, heureux, détendu. En fait, je crois bien qu'en nous voyant arriver il s'est dit :


"Merde... Voilà les relous... pour une fois que j'arrive à m'en débarrasser..."

dimanche 19 juillet 2009

Pigeons voyageurs

Et voilà c'est parti!

Nain ayant fini l'école vendredi dernier, on a pu enfin passer aux choses sérieuses...J'ai nommé: les Vacances... les vraies...

Comme nous devons nous coltiner 2 mariages cet été, Mari et moi avons décidé de passer toutes nos vacances sur le sol français (mes vacances au Club Med à l'Ile Maurice, je peux gaiement m'assoeir dessus).

On s'est dit : "ça va être super, on va rester sur dans le même pays et ça va être moins galère rapport à l'organisation!"
En plus, on va en profiter pour voir les copains qu'on a pas vus depuis des luuuustres et qui continuent à pondre des enfants qu'on ne voit même pas grandir sauf en photos. On va aussi mettre un bon coup de taser aux grands-parents en leur dropant un Nain qui ne fait plus la sieste et qui a bien compris la notion d'"abus de faiblesse" (de jeunes enfants qui s'en prennent à des personnes âgées, c'est moche quand même...).

Cependant, après avoir planifié nos vacances, je me suis rendue compte que c'était pas racontable. Ainsi, pour une meilleure compréhension, je vous dévoile la carte de nos différentes étapes estivales :


Ca va être bien ces vacances, mais je vais en bouffer du kilomètre...

Soit :
1908 km en avion
3153 km en train
717 km en voiture

Alors bien entendu, beaucoup, inquiets, diront : "T'es complètement malade de voyager autant!", "Tu vas être encore plus crevée qu'en partant!", "Tu peux pas faire autant de trajets enceinte voyons!!", "Pauvre Nain qui va te voir partir et repartir toutes les semaines, t'imagines pas le trauma pour lui!" etc...

Je vous entends chers amis, je vous entends, mais c'est Mari qui a eu le dernier mot :

"Faut vraiment qu'on se tape tous ces week-ends chez tes parents en Bretagne?"

mardi 30 juin 2009

Intermède Musical

Comme je l'ai sournoisement précisé dans mon dernier article, Mari aime la musique de bouseux.

Quand je le vois écouter de la musique folklorique tout en remuant son doigt pour suivre le rythme, j'ai de soudaines envies de lui tordre le cou (après lui avoir fait avaler son doigt). Pire, tous les week-ends, comme c'est lui qui est de corvée de petit-déjeuner avec Nain, il a décidé que c'était à lui de choisir la musique le matin. Résultat : de 8h00 à 10h00, il nous colle l'intégrale de Bach version clavecin... Autant vous dire que je préfère rester au lit, même si je crève de faim, plutôt que d'avoir à supporter cette horreur.

Mais il y a quelques mois, il a fait très fort... Il a acheté ce film là :



Le résumé : A travers l'histoire d'une fanfare de mineurs (vaillants travailleurs de la mine et non petits chérubins), c'est une des crises de l'époque conservatrice, la fermeture des mines du Yorkshire, que décrit BRASSED OFF. Entrainée par un Pete Postlethwaite en grande forme pour la propagande, la fanfare passe les épreuves d'un concours qui lui permettra de jouer au prestigieux Albert Hall de Londres. Futilité que tout cela car entretemps les mines ferment, l'industrie et la région terminent leur agonie. Et les musiciens, tous travailleurs des puits, ne peuvent plus compter que sur leur prime de licenciement et un chômage infini dans une zone sinistrée. Ils n'ont plus que ce concours somme toute dérisoire pour pouvoir exprimer leur colère...

En gros, c'est un mélange de "The Full Monty" et de "Les Choristes"...

L'argument principal de Mari a été le suivant : "ce film m'a réconcilié avec la fanfare!"...Comme vous pouvez vous en douter, il est resté dans son emballage pendant un bon moment jusqu'à ce que je cède à ma vilaine curiosité!

Et bien je dois l'avouer, j'ai été conquise! Et je vais d'ailleurs vous dévoiler la scène qui a failli m'arracher quelques larmes :

http://www.youtube.com/watch?v=C8uoY9e5YVY

Oui je sais... Mari a déjà bien entamé mon lavage de cerveau mais ne vous inquiétez pas... J'ai quelques tubes de Britney Spears sur mon Iphone qui vont me remettre sur le droit chemin...

mercredi 13 mai 2009

Aimons les animaux...

Même si Mari refuse d'avoir un animal de compagnie à la maison, cela ne veut pas dire qu'il n'aime pas les bêtes. Loin de là

Cela est peut être particulier à l'Angleterre, mais ici, les animaux, on les aime!

Ainsi, en face de la maison, à mes heures perdues, je regarde défiler les voisins avec leur bêbêtes à poipoil et je vois à leur regard, tout l'amour qu'ils leur portent. Et ça ne s'arrête pas qu'aux chiens

Je me souviens d'un jour où, promenant Nain dans la rue, nous tombons nez à nez avec une nuée de pigeons en train de se rassasier de détritus en tout genre (quelle bande clochards...) et bien sûr, Nain, comme tous les enfants de son âge, se met à courser les dites bestioles en hurlant, espérant sans doute qu'un de ces specimens tombera raide d'un arrêt cardiaque! Et là, un passant choqué fait la réflexion suivante à Mari:

Passant : " Vous devriez dire à votre fils d'arrêter de courir après les pigeons!"

Mari : " Bah non... ce sont des pigeons..."

Passant : " Oui, mais votre fils empêche les pigeons de se nourrir(sous-entendu, ils vont mourir de famine si on les empêche de bouffer nos détritus)"

Mari qui s'énerve : " Ce-sont-des-pigeons! Des rats volants! Des nuisibles!"

Et le passant repart sans oublier de nous faire part de son plus profond dédain... Et oui... Les animaux sont sacrés en Angleterre et si vous avez le malheur de vous exhiber avec un morceau de fourrure, vous vous retrouvez directement avec une tarte au citron dans les gencives ou, au pire, la très puissante PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) sur le dos!(Oui, vous savez la PETA et ses affiches dignes du dernier Playboy...).

Mais bon, à part les pigeons, nous aussi nous aimons les animaux et nous trouvons ça important d'inculquer le respect des petites bêtes à Nain (ma mère m'a toujours dit : "si tu vois un enfant torturer un animal, tu as forcément affaire à un futur psychopathe").

Nous avons ainsi emmené Nain au WetlandCenter de Londres pour le familiariser avec le monde sauvage et les insectes... Je vous laisse donc juste un aperçu de Nain essayant d'effrayer une araignée avec masque de lion...

Et la mère qui donne l'exemple pour le coup de grâce final...

Je vais définitivement me faire entarter...

lundi 19 janvier 2009

Et l'année commence en photos!

Hin hin hin.... Me revoilà...

Bon, je reprend doucement les rênes du blog après un petit mois d'absence en métropole. Je vais vous la faire courte et surtout, sans le détail succulent des magnifiques cadeaux que j'ai reçu à Noël (et qui sont restés à Paris de toute façon...).

Haaa, Noël... c'est avant tout l'occasion pour Nain de retrouver ses cousins...

Et l'occasion pour sa mère de retrouver ses soeurs...

On va vite passer sur l'hystérie collective du déballage des cadeaux pour les enfants, qui, en faisant bien le total doit peser le poids d'un âne mort...


Ainsi, 2 jours après Noël, Mari, Nain et moi, avons pris ce gros engin :

Pour aller nous reposer ici :

où nous avons squatté chez ma meilleure amie et sa petite famille, installée là-bas depuis quelques années.


Merveilleuse occasion de nous retrouver enfin, partager nos émotions et de discuter de ces choses profondes qui nous trottent inlassablement dans la tête...


Le seul truc, c'est que partir en vacances avec des enfants, ça peut vite rendre les parents un peu chèvre... Donc, pour le plus grand bien de tous et dans le luxe le plus total, nous avons décidé dembaûcher une Nounou afin de nous reposer.

Un peu pris au dépourvu, nous n'avons malheureusement pas eu beaucoup de choix et nous nous sommes donc retrouvés avec une personne certes, digne de confiance, mais pas forcément au premier regard...


Ouais, je sais... ça craint...
Mais au final, notre Nounou a dépassé nos attentes et s'est très bien chargée de la mission que nous lui avions laissé :

Promenade en kayak de mer (remarquez Mari en arrière-plan 10 mètres derrière qui ne nage même pas et qui a encore pied....)


Apprentissage de la glande dans un Hamac


Moments de calme et de détente ou "pourquoi s'emmerder à leur filer des jouets alors qu'il suffit de les coller devant le Livre de la Jungle".

Ainsi, Mari et moi avons pu nous reposer de manière saine...

Et c'est avec beaucoup de tristesse que nous sommes repartis dans l'autre sens 10 jours plus tard pour tomber sur ça :

Ca a son charme, c'est vrai...

Mais Nain, il a pas supporté de passer du +28° au -8° en même pas 10h00. Du coup, ses cadeaux de Noël sont restés à Paris et on a du les remplacer par ça :

Donc, l'année prochaine, au lieu de s'emmerder à établir une liste de cadeaux à envoyer au Père Noël, Nain n'aura qu'à lui transmettre l'ordonnance de cette année... Ca sera beaucoup, beaucoup plus simple...

vendredi 31 octobre 2008

L'ami des bêtes

Dédié à feu Pluto

On dit souvent à juste titre que le chien est le meilleur ami de l'homme.

J'aurais bien voulu que Nain ait un animal de compagnie mais Mari, cet homme cruel et sans coeur, refuse d'avoir des animaux à la maison. Il aime pas ça. Sauf chez autres... Ainsi, dépourvu de compagnon de jeu à quatres pattes, Nain a jeté son dévolu sur... une Dinde... Oui. Moi. Sa propre mère.

Ha ha! Vous pensiez que j'allais tomber dans l'analogie primaire qui consiste à comparer un enfant à un chien?? Et bien non, je déteste la facilité. Alors oui bien sûr, un chien comme un enfant, ça vous suit partout, il faut le sortir au moins 2 fois par jour, on ne peut pas le laisser seul tout un week-end à la maison, ça a peur des feux d'artifice, ça n'obéit jamais et ça a une vague notion de la propreté. Mais il ne faut pas oublier qu'un chien, on peut l'attacher à une laisse et lui coller une muselière sur le bec pour l'empêcher d'aboyer, alors qu'un enfant, on ne peut pas lui faire ça : ça porterait atteinte à sa dignité humaine.

C'est con hein?

Bref, comme vous avez pu le constater, Nain maîtrise parfaitement la trotinette et fait maintenant tous ses trajets sur ce satané engin. Au Diable la poussette et les voyages moites dans les transports en commun, Nain file, vole (se vautre pas mal aussi...) et rien ne l'arrête (de toute façon, il ne sait pas freiner).

Mais faire de la trotinette tout seul, c'est pas rigolo. Ce qu'il trouve vraiment marrant, c'est de faire courir la bonne poire qui se trouve derrière. Moi.

Nain : "Allez Maman!! Cours!!

Docile, j'entame un petit trot élégant. Sans-for-cer.

Nain : "Allez, plus vite Maman!!"

Et merde, pourquoi a-t'il fallu que je fasse des courses avant? Et moi, dinde à souhait, me voilà à taper un sprint avec les sacs de courses bourrés à craquer au bout de chaque bras. Je vous raconte pas la dégaine et la tête des passants qui s'écartent de notre chemin...

Nain : "Oui, c'est bien!! Plus vite!! Youhou!!"

Il me prend pour son clebs. C'est super humiliant et j'ai même pas droit à une pause pipi.

Je pourrais le laisser fuser jusqu'à la maison et garder mon rhytme pépère, mais MOI, je sais qu'au bout de la rue se trouve toujours une route, et que sur la route, se trouve des voitures. Et comme Nain a tendance à rouler en regardant derrière lui si sa mère le suit, il faut que je pique le 100 mètres à toute blinde pour le dépasser. Et à raison d'un paquet de cigarette par jour, ça demande un certain panache!

Donc, si je ne veux pas m'écrouler comme une quiche au milieu de la rue, il faut à tout prix que je fasse le forcing auprès de Mari pour avoir un chien à Noël. Un vrai.

Ainsi, Nain aura un animal à sa disposition pour satisfaire ses quatre volontés et ses nombreux délires, et comme je serai bien obligée de tenir le toutou en laisse, ça choquera peut-être moins si je fais la même chose avec Nain...

Non? Pfff...

dimanche 28 septembre 2008

De la disparition des membres inférieurs

Mon deuxième objectif de la rentrée est le suivant : perdre du poids.

Alors attention, je n'accuse pas mon unique grossesse d'être la cause de mon embonpoint. Tout le monde sait bien que tomber enceinte est une bénédiction du ciel et que les futures mamans irrrrrrradient de beauté malgré les 15 kilos de surplus....

Non, voici l'histoire de ma surcharge pondérale qui m'a fait jusqu'à douter de l'existence de mes orteils vu qu'ils disparaissaient de mon champ de vision quand je me tenais droite et anxieuse sur la balance.

Pour ceux qui l'ignorent, je suis la cadette d'une famille de filles. 5 soeurs au compteur + 1 mère que je qualifierai de... "très présente"... Toutes mes soeurs, je dis bien toutes, sont minces, belles et font 10 ans de moins que leur âge officieux. Autant vous dire que la concurrence est rude et que les dimanches ensoleillés virent rapidement à un défilé de maillots de bain que viennent admirer les amis de la famille qui passent toujours dans le coin "par hasard". Les fluctutations pondérales sont une véritable affaire d'état et je ne compte plus les méthodes miracles employées pour faire disparaître les hypothétiques kilos en trop. Du slim-fast à la cure de raisin en passant par les régimes protéinés ou les massages pour faire décoller les graisses, rien n'aura été épargné...

Moi, au milieu de tout ça, j'avais le rôle de la petite boule rigolote et on m'affublait de ce très joli surnom qu'est "la grosse". La petite boule est ensuite devenue une montgolfière le jour où j'ai quitté la maison familiale et les repas équilibrés, pour vivre mon indépendance dans un petit studio et les casseroles de pâtes au beurre comme uniques dîners. De paire avec une consommation d'alcool déraisonnable et une totale absence de sport, ça a pas loupé : 6 kilos dans la vue. Pan.

Rien d'alarmant, j'ai rencontré Mari et depuis, il ne cesse de me couvrir de louanges et de me trouver belle et appétissante. Même après la naissance de Nain où j'ai tout de même frôlé les 75 kilos, Mari continuait à me réconforter dans mes périodes de paranoïa d'obèse. Mari ne m'a jamais dit que j'étais trop grosse.

Mari est trrrrrès prudent...

Je n'ai fait de régime qu'une seule fois dans ma vie... pour le jour de mon mariage... comme si on avait peur que le fiancé se barre en courant en réalisant qu'il allait épouser un tonneau! Mais regardez un peu le résultat : petite boule assure à max!



Bref, depuis cette photo, entre l'expatriation à Londres et la naissance de Nain, Zaza a repris encore 6 kilos. Pan Pan Pan.

Panique à bord depuis le retour de vacances, impossible de boutonner mes pantalons et mon joli nombril s'est fait avaler par des vagues de bourrelets. J'ai donc acheté le livre miracle du Dr Dukan sur les conseils d'un ami qui, lui, n'a pas aperçu son kiki depuis un bon bout de temps (ça l'a pas empêché d'avoir 4 enfants....).

Si vous aimez le surimi et que la constipation ne vous fait pas peur, ce livre est pour vous.

PS : Je ne sais pas conduire non plus....

jeudi 19 juin 2008

Happy Birthdays

Aujourd'hui, Grand Frère m'a flanqué 1 gros coup de taser via Skype... enfin... plutôt 2...

Grand Frère : "Ben aloors?? Zazainlondon?? La dinde? Une seule entrée pour le mois de Juin!!"

Zaza : "Ch'uis débordée"...
Délectez-vous de ce pieu mensonge... Devoir avouer que l'arrivée du Printemps a fait pousser le poil que j'ai dans la main en un magnifique sequoia n'est pas mon genre. Non non non. Je préfère de loin fabuler sur une vie trépidante que d'admettre être une énorme feignasse.

Grand Frère : " Ouais. T'as même oublié mon anniversaire! Magnifique..."
Rrraaa, il m'a grillée!! Damned! Mon frère n'ayant pas moins de 6 soeurs, je pensais me planquer en douce derrière les nombreux appels qu'il a du avoir...

Zaza : "Heuu.. je t'ai envoyé un texto!"
Et pan. Le coup du sms envoyé en lousedé, ça marche à tous les coups.

Grand Frère : "Le 18 tu l'as envoyé! Pas le 17!"
Ben dis donc il s'arrange pas avec l'âge le frérot. Voilà qu'il scrute son calendrier comme une mémé...

Grand Frère : "Ton cadeau, ca sera une entrée (caustique et ironique) dans ton blog!"
Ca, je sais ce que ca veut dire... Ca veut dire : "Tu seras bien gentille de pas m'offrir une merde comme les rares années où tu as pensé à mon anniversaire. Je préfère de loin lire tes âneries que d'être obligé de m'extasier de bonheur devant un T-shirt moulant avec un chien dessus!". Oui, car ce n'est un secret pour personne, Grand Frère a un amour immodéré pour les chiens, même les plus repoussants... Je vous le dis, il s'arrange vraiment pas avec l'âge.

Donc, au final, me revoilà devant mon blog que j'ai honteusement abandonné durant quelques semaines, tout ça pour satisfaire les exigences du Dommage Collatéral (je parle de Grand Frère).

Personnellement, j'adore les anniversaires. Ils sont sans surprise et j'aime ça.

Premièrement, ça tombe toujours à la même date. C'est assez pratique de savoir que 1 jour par an, je serai le sujet de toutes les attentions ("Oubliez surtout pas l'anniversaire de zaza, elle va piquer une crise sinon!!").

Deuxièment, c'est quand même sympa de recevoir des cadeaux chaque année alors qu'on s'est juste donné la peine de naître. C'est toujours avec fébrilité que j'ouvre les cadeaux de ma Mère, elle ne se plante jamais : dans le lot, je sais que je trouverai une théière en forme de cochon, un petit top de chez Zara taille 42 ("Ohhh, je me suis encore trompée de taille??! Tu fais du 38??! Ha bon...") et un petit collier en toc "mais têêêêllement ravissant". Mais, cette année, j'ai aussi eu droit à un plateau de service en plastique représentant un cerf (??) entouré de feuillages (???). "C'est pour servir le thé. Comme tu habites à Londres, tu dois boire du thé non?". Décidemment, j'aime pas les surprises.

Troisièmement, ça permet aux amis de se rappeler à votre bon souvenir. "Ouais zaza, happy birthday! Tu noteras que le mien c'est dans 3 semaines hein?". Je note, je note. Puis j'oublie, j'oublie. A moins d'avoir Oultook greffé dans le cerveau, il est impossible de se rappeler des anniversaires de toutes les personnes qui composent votre nébuleuse sociale et familiale. Et puis surtout... ça fait moins de cadeaux à faire.

Mais j'y pense, Nain va fêter ses 3 ans au mois de septembre et j'ai cru comprendre que je devais lui organiser un anniversaire, pour compléter l'album souvenir. J'ai toujours fêté son anniversaire en petit comité (Moi, Mari, Nain), j'aime bien l'intimité et rien que l'idée d'avoir 15 enfants à la maison qui jouent au concours de "celui-qui-fera-la-meilleure-imitation-de-la-réincarnation-de-Lucifer-sur-Terre" me flanque une frousse pas possible.

Mais là, pas moyen d'y échapper, il va comprendre qu'il y a un truc qui cloche et j'ai surtout pas envie qu'il vienne me voir un jour, avec son regard abattu en me sortant "Dis-moi Maman, pourquoi j'ai jamais eu d'anniversaire avec mes copains?"... "Mmmm... Parce que Maman, ça la gonfle??" Non, non, non... Je peux pas faire ça. Allez, les amis, je l'annonce haut et fort, rendez-vous à Hyde Park mi-septembre. Venez avec vos marmots, y'aura des ballons, des smarties, du champagne et je vais bien réussir à trouver un clown-jongleur pour faire peur aux enfants!!

PS : Oubliez pas les cadeaux...



Comme vous pouvez le constater, Grand Frère maîtrise mieux l'expression extatique de

La Joie de Recevoir un Cadeau

dimanche 23 mars 2008

...mais vieille dinde

De passage à Paris pour Pâques, Mari et moi-même sommes allés chez ma soeur fêter les 16 ans de ma nièce. Il est vrai que dans ma famille, nous sommes peu regardants sur les différences d'âge et nous sommes toujours vantés de mélanger avec brio les générations. Bon, cette fois-ci, le tableau était plutôt classique : pendant que les jeunots fument discretos leurs cigarettes et sifflotent les mignonettes de vodka sur le balcon, les "plus vieux" braillent sans vergogne dans le salon et font le récit de leur jeunesse respective et de toutes les conneries qui vont avec.

Oui, parce que "être jeune", c'est "être con". L'adolescent basique appréhende le monde avec crainte mais cache ses peurs derrière une certaine désinvolture et une arrogance teintée de mépris vis à vis des plus vieux. Il saute les barrières de l'autorité parentale, jouit d'une grande liberté et pour peu qu'il découvre les premiers émois amoureux, se sent totalement incompris. Mais ça, ce n'est pas de la faute des parents... Avouez tout de même que les jeunes parlent de plus en plus mal et j'ai moi même du mal à suivre ce qu'ils essayent de me dire: ils écrivent de manière bizarre ("komen sava toi? tro ptdr o 6cé, CT 5pa IR!") et nous font braire en parlant à l'envers ("ouah, c'était trop ouf la résoi hier, machin il était trop foncedé à la beu").
Bref, dialoguer avec un ado en lui demandant toutes les 2 minutes la signification des mots qu'il emploie mène ardument à une vraie communication.

Cependant, quand je les écoute parler, je leur concède une certaine agilité pour jouer avec les mots et ils sortent parfois des tournures de phrases assez savoureuses... Mieux que ça, ils adorent faire des rimes.

Dans chaque ado se cache un Rimbaud.

Nièce: "Allez salut zaza! J'me casse! Trop cool de t'avoir vue"

Zaza 16 ans aussi: "Haa! t'es sur un tipar?"

Nièce: "Ouaiche ouaiche Canne à pêche, je pars en calèche"

Zaza 18 ans : "Heu... tu pars pas en voiture avec ta mère?"

Nièce : "Meuh t'es con! Allez! Tchou Bisous dans le Clou!"

Zaza 22 ans : "Tchou quoi?"

Nièce : "Tchou-bi-sou-dans-le-clou! C'est une expression (off line : attardée)!!"

Zaza 25 ans : "Ha ouais! Trop la classe pistache!"

Nièce : "Hein? Non mais d'où tu sors cette pauvre phrase??!!"

Zaza 28 ans : "Ben... Vous dites pas ça vous les jeunes? et... ça déchire le cuir? heu... trop peinard ce plumard? mmm.... tu sens bon mon dindon??"

Nièce : "Naaan, mais t'as rêvé! On dit pas des trucs aussi nases nous! Ce sont des blagues de vieux!"

Zaza 44 ans, hu-mi-liée : "Hin hin hin..."

J'ai dit n'importe quoi. Dans chaque ado ne se cache pas un Rimbaud : dans chaque ado se reflètent les vieilles croûtes que nous sommes. En moins de 5 minutes, je me suis pris plus de 15 ans dans les dents.

Trop relou la life.

dimanche 30 décembre 2007

La magie de Noël

Comme tous les enfants, j'ai longtemps cru au Père Noël. Avec une étonnante imagination et beaucoup de naïveté, les mômes croient vraiment qu'un papi obèse et barbu, se déplaçant uniquement avec un char trainé par des rennes volants, se tape toutes les baraques du monde le 24 au soir pour déposer au pied du sapin EXACTEMENT ce qu'ils voulaient. Malgré quelques bugs, j'ai encore le souvenir de laisser des messages sur le répondeur du Père Noël en précisant tous les cadeaux qui me feraient plaisir, espérant sans doute qu'il arrête de se planter en m'offrant des merdes.

J'ai ensuite compris que le Père Noël déléguait aux parents le soin de faire son boulot. Soit. A l'époque des 35 heures, des grèves à répétition et autres revendications syndicales, il était prévisible que le Père Noël, qui ne se fait plus tout jeune, rencontre quelques problèmes de personnel.

Le problème est qu'en grandissant la magie de Noël ne fait plus son effet et que nos parents nous connaissent suffisemment mal pour nous offrir des machins qu'on utilisera jamais. Si je devais porter tous les cadeaux de Noël que j'ai eu cette année, ca donnerait ça: un gilet de mémé qui me fait un cul de mammouth sur des dessous noirs brodés à volants + des chaussons en tête de cochon. Sous le bras gauche, une pancarte représentant un faux chien, et sous le bras droit un toaster rose qui imprime une famille de porcs. La photo arrivera bientôt sur ce blog... dès que je passe à 4 grammes.

J'avoue ne pas faire mieux mais j'ai découvert cette année la commande sur Internet. C'est ça la vraie magie de Noël : on reste pépère à la maison, 3 clics, la CB et les achats arrivent tout empaquetés, livrés nickel à domicile avant le jour J.
Et non, ce n'est pas le Père Noël en personne qui vient vous livrer tout ça mais le pauvre employé de la Poste qui se gèle au pas de votre porte et il est inutile de lui envoyer vos factures en Finlande, il ne vous remboursera jamais.

C'est bien vrai, le Père Noël est une ordure... et une grosse....

samedi 29 décembre 2007

Et la Marmite fut....

Ce matin, j'ai retrouvé la Marmite morte dans la cuisine chez mes parents. Mais je ne m'en suis rendue compte qu'une heure après....

Encore avec une bonne gueule de bois, sans lentilles et maudissant le micro-ondes, je ne me suis pas étonnée de la voir immobile devant la porte étant de nature plutôt amorphe (je parle du chien bien sûr). Mon frère aîné ayant une connaissance nettement plus approfondie du monde animal que moi, vient donc me chercher dans ma chambre en m'annonçant le décès de la Marmite.
"Mais non, lui-réponds-je, j'ai vu son estomac bouger!". Et bien non. Raide. Kaput. Finie. Je n'ose point toucher l'animal tout raide et appelle de suite le vétérinaire avant de prévenir ma mère qui se trouve en Bretagne.
J'apprend alors que lorsqu'un un animal meurt, il existe plusieurs options :
- soit on l'enterre dans le jardin dans un coin ou par inadvertance chez les voisins
- soit il finit dans la cuvette des toilettes (mais pour un chien de 18 kilos, ca devient tout de suite galère)
- soit on l'incinère et on garde les cendres dans une jolie boîte à mettre hors de portée des efants
- soit on le "garde au frais" : sur ce dernier point j'ai cru l'espace d'un instant que nous devions mettre le pauvre animal dans notre frigo entre les yaourts bio périmés et les légumes avachis. "Il ne va jamais rentrer!!" dis-je totalement paniquée au vétérinaire. Il m'apprend à ce moment qu'il dispose d'une morgue...

Bref, ma mère décide en larmes que la dernière place de la Marmite est dans le jardin entre les hortensias et le pigeonnier. Mon beau-frère, pro jusqu'au bout, se charge de la corvée et nous l'encourageons vivement planqués derrière la fenêtre en peignoir.

Inutile de faire des prières, Dieu n'a pas prévu de paradis pour les animaux, et c'est bien dommage.

mardi 11 décembre 2007

Notre belle famille

Je fais partie d'une famille nombreuse : 7 enfants soit 6 filles + 1 garçon.
Ca en ferait trembler plus d'un mais à la vue de la stoïcité de mon père (le brave homme), ça ne doit pas être aussi terrible.

6 filles donc. Difficiles à caser quand on a décidé de leur donner une éducation souple dans un décor assez bohème (pour ne pas dire bordélique) : cela engendre des personnalités fortes et rebelles que l'on retrouve dans les romans de Jane Austen (surtout si on occulte les chiens qui puent, les petits copains habilement planqués sous la couette et le stock de marijuana dans la boîte en porcelaine fine dans lequel tout le monde tape allègrement).
Un vrai no man's land : mon frère s'est enfui au Brésil et mon père passe soit disant ses journées au golf (il s'améliore pas beaucoup...).

L'affiche est pourtant alléchante : une belle maison dans une banlieue chic, une particule qui laisse présager un château en Bourgogne, la bibliothèque de livres anciens et la villa à St Tropez parce que le Papa a réussi dans l'immobilier. Bon, je baisse le voile sans détours : il nous reste une maison branlante en Bretagne (repaire de l'aristocratie fauchée), les livres pourrissent dans la cave et ma mère refuse d'aller à St Tropez (repaire d'anciens amours de jeunesse de son mari).

Cependant, une poignée d'hommes courageux a conduit quelques-unes d'entre nous devant le Maire. Depuis, les malheureux se coltinent leur belle famille a longueur de temps. Ils me font penser à des petites graines abandonnées à l'appétit vorace de poules dodues. Nous les appelons communement "les Beaufs".

Le (ex-) premier a monté un restaurant à exactement 150 mètres de chez mes parents. Toujours pas compris pourquoi... Pendant des années, il a vu sa belle-famille débarquer sans crier gare pour vider son stock d'alcools (gratuitement évidemment). Le malheureux a repris sa liberté et s'est enfui élever des chevaux dans le Sud.

Le deuxième (qui a remplacé l'ex-premier) s'est construit une maison paradisiaque sur une petite île isolée en thaïlande, pensant naïvement être peinard. Il n'a pourtant jamais réussi a passer des vacances la-bas sans se coltiner une de ses belles-soeurs (marmots inclus dont il fait la nounou) et héberge depuis quelques mois l'une d'entre elles.

Le troisième a décidé de venir s'installer dans une maison à exactement 20 mètres de chez mes parents. Toujours pas compris pourquoi non plus... Le pauvre fait depuis office d'homme à tout faire : ordinateur à réparer, tondeuse défectueuse, robinet qui fuit, panne d'essence etc...

Enfin, le quatrième (mon mari) a choisi de s'exiler en Angleterre pensant échapper au sort de ses comparses. Mais il n'a pas réalisé que sa belle-famille pouvait également traverser la Manche à coup d'Eurostar et venir squatter régulièrement, voire à temps plein comme le fait ma nièce depuis 1 an.

Il est vrai que lorsqu'on épouse quelqu'un, on épouse également sa famille... même si ce sont de gros boulets.