samedi 26 juin 2010

Foot foot

J'aime bien regarder le foot.

Tout d'abord parce que les règles sont simples (le rugby, au contraire, j'y comprend rien à rien...).

Ainsi, quand le ballon va dans la cage, y'a "bout", quand le ballon va pas dans la cage, y'a pas "bout". Mais alors attention, on peut pas mettre de "bout" avec la main (sauf quand on s'appelle T. Henry), on ne peut pas mettre un gros coup de latte aux adversaires qui se trouvent sur votre passage (même si c'est très tentant), on ne peut pas envoyer le ballon à son coéquipier s'il se trouve tout seul devant la cage (la règle du hors-jeu a été inventée pour apporter une once de subtilité)...

Ensuite, j'avoue que c'est un sport qui me fait vibrer et ça me permet de lâcher des grossièretés sans passer pour un boeuf (enfin presque...)
Ca donne du " Non mais ils vont se bouger le fion les p'tites pédales??!! Regarde-moi ça, c'est pas du foot, c'est du tricot! Rolalalala, mais comment tu peux rater un but pareil? Même Nain à cloche-pied il y arrive!! Ha bah va falloir s'entraîner un peu plus au lieu d'aller dans les bars à putes, bande de gros nases!"

Bref, tout un poème et depuis le début du Mondial, Mari et moi, on s'en donne à coeur joie!

Seulement voilà, avec l'équipe de France éliminée au premier tour, il faut qu'on se trouve un équipe à supporter. Parce que c'est bien joli tout ça, mais notre patriotisme n'ayant plus raison d'être, avec Mari, on s'est fait une mini-liste d'équipes qu'on aime bien, avec une petite pointe de chauvinisme:

- L'Argentine, parce que Messi est un Dieu et que Maradona sort des "je vous encule tous" à la pelle. On les appelle les Albicelestes, mais comme c'est trop compliqué, on les appelle les "trafiquants de drogue".
- L'Espagne, parce qu'ils sont jeunes et qu'ils font de jolies acrobaties. On les appelle les "bouffeurs de tapas".
- Le Brésil, parce que ce sont les meilleurs et par soutien pour mon frère. On les appelle les "Cariocas".
- Le Japon et la Corée du Sud, tout simplement parce qu'ils sont asiatiques. On les appelle les "Jaunes"
- L'Italie, parce qu'ils me font marrer. On les appelle les "Macaronis"
- Bon et puis l'Angleterre, parce qu'il est quand même difficile d'y échapper quand on habite à Londres. Vous remarquerez d'ailleurs que dès que l'Angleterre joue, il n'y a personne dans les rues et c'est comme si la vie s'était arrêtée pendant 90 minutes.

Et dire que je vais rater le match de Dimanche pour aller pique-niquer à Hyde Park avec les enfants...

Fait chier.

Bref, tout ça pour dire que contrairement à certaines femmes, oui, j'aime bien le foot et je ne fais pas partie de celles qui snobent ce sport sous prétexte que c'est un jeu à la con qui ne plaît qu'aux bourrins. Et puis je trouve ça assez drôle de critiquer le foot alors qu'on a vu les 6 saisons de Sex and The City, qui est une série à la con qui ne plaît qu'aux poufs...

Bon ok, j'avoue avoir vu les 6 saisons au moins 2 fois et je vais ce soir au cinéma voir le tome 2!! Il parait que c'est une vraie daube en plus!! Youpii!!

Et oui, ch'uis comme ça moi... une pouf ET une bourrine.

samedi 19 juin 2010

Blog rolls on the rocks

Je suis accroc à Facebook.

Ce satané site alimente à merveille mon côté concierge, cela me permet de me tenir au jus de ce qui se passe chez les potos sans avoir à passer de coups de fil. Je regarde les photos en ricanant et je sème des commentaires plein de finesse de ci delà. Ca m'occupe au moins 2 heures par jour.

Mais pour exister sur Facebook, il faut avoir pas mal d’amis.

N’avez-vous pas un petit sourire étonné chaque fois que vous recevez un « friend request » ? Mais bon… Après avoir écumé le répertoire de mon mail, la famille dans le sens large, les anciennes copines de lycée, les ex, les copains de copains, les gens qu’on a croisé en vacances il y a 20 ans, ceux avec qui on a pris des cuites au Planches ou encore les collègues de Mari, on a moins l’occasion de se faire de nouveaux amis… Quelle tristesse…

C’est alors qu’est apparu, il y a 2 mois, l’Apéro-Blog de Londres.

Magistralement orchestré par Fabienne (que je peine à ne pas appeler « Maman »), l’Apéro-Blog est un rendez-vous mensuel qui réunit les bloggeurs français de Londres. Mais pas seulement… Lecteurs assidus, journalistes, néophytes du web etc… Bref, tout le monde est le bienvenu ! C’est open minded les cocos !

On y parle de notre amour pour Londres et des choses qui nous agacent, les projets sont lancés à la pelle, on rit, on boit (on mange aussi un peu), on clope et on rigole comme des bœufs dans une effervescence sans pareil !

Ainsi pour moi, l’Apéro-Blog, c’est non seulement l’occasion me rendre compte à quel point je suis une quiche en informatique (« Zaza, arrête Blogspot, c’est de la daube ! Va sur Wordpress ! ») mais c’est surtout la garantie de recevoir des « friend requests » sur Facebook (youpiii) et de me faire ainsi tout plein de nouveaux amis …

Et autant de raisons d’être triste de quitter Londres.

Mais laissons de côté la nostalgie. Le site de l’apéro-blog m’épargne aussi la peine de faire (enfin) un blogroll rien qu’en mettant un lien par là. Il est vrai que je suis une grosse paresseuse et l’idée même de devoir aller trifouiller dans mes outils blogspot pour mettre en avant certains sites me fait suer rien que d’y penser… On ne se refait pas…

A cette liste j’ajouterai donc le Journal Inutile, rédigé par des amis pas trop manchots avec un stylo. Je le cite uniquement parce que le rédacteur en chef y a pondu un article à la gloire de mon modeste blog, et que pour avoir réussi à me faire rougir, ce qui est rare, je lui tire ma culotte…. Euh non pardon… mon chapeau pointu (turlututu) !

mardi 15 juin 2010

Le visa pour les US (en 4 actes)

Me revoilà après 2 semaines passées en France.

Le but de cette longue escapade? Check-up complet médical, beuveries de départ et surtout, nous avions rendez-vous le 8 juin à l'Ambassade des EU à Paris pour obtenir notre visa E2.


Acte 1 : La lettre
Alors que la plupart doivent faire leur démarche eux-même pour obtenir leur visa, Mari et moi, excellant dans l'art de la moule, avons laissé des avocats américains constituer le fastidieux dossier (400 pages au bas mot). Quelques jours après, nous recevons ainsi une lettre nous conviant à 14h15 à l'Ambassade à la section visa E (Investisseur). Pas besoin d'appeler pour prendre rendez-vous, on va être traités comme des stars.


Acte 2 : Arrivée à l'Ambassade
Mari en costume, moi sans tongs (fait rarissime), on arrive tout pimpants en pensant être conviés dans un bureau somptueux, tapis rouge et café offert. On arrive dans une grande salle où attendent déjà une centaine de personnes prêts à bondir sur l'un des 20 guichets ouverts.
Pas de tapis, pas de café gratos, nous sommes priés de prendre un ticket comme tout le monde. N°610. Nous voilà bons pour poireauter comme dans une agence SNCF.


Acte 3 : L'interview
Le guichet 9 nous appelle. le gars reste derrière sa vitre et nous cause à travers son interphone avec notre dossier de 400 pages sous les yeux.

Agent : Bonjour!

Mari-Moi : Helllloooo!

Agent : Bon, j'ai votre dossier. Alors, pourquelle raison partez-vous aux US?

Mari : Blablablabla

Agent : Et vous allez être payé combien?

Mari : pardon?

Agent : Oui. quel va être votre "total income"? Là, on a quand même l'impression que toute la salle est toute ouïe...

Mari : Heu... blablabla...

Agent : Bon ok. On vous renvoie vos passeports dans 3-4 jours.

Mari-Moi : super!

Agent : Souhaitez-vous récupérer votre dossier?

Alors, dans ce fameux dossier, on peut quand même trouver tous les comptes de la boîte, tous les salaires, toutes les dépenses depuis 2006, les photos des collègues et j'en passe!

Mari : ha bah ok! Je veux bien récupérer le classeur!

Et là, méticuleusement, l'Agent ouvre le classeur et sort par paquet de 20 les 400 pages pour les faire passer dans la petite fente...

Mari : Génial (sous-entendu, "génial, j'arrive les mains vides et je me retrouve à me trimballer 400 pages ultra confidentielles sous le bras...")


Acte 4 : L'arrêt cardiaque
Ca y est. soulagés d'avoir passés cette ultime étape avant de partir, Mari et moi fêtons ça sur un banc avec 2 oranginas. et sur le chemin qui nous mène vers le métro...

Voix : Mr Mari!! Qu'est-ce que vous faites là???

On se retourne. Et sur qui on tombe??? Hein?? Devinez??

On tombe sur le big boss de Mari. The fondateur de la boîte avec sa secrétaire... Je n'ose vous décrire la tronche de Mari, les 400 pages sous le bras, priant le ciel qu'un coup de vent de vienne pas faire virevolter les comptes en blanque...

Mari : Heu... On sort de l'Ambassade! On vient d'avoir nos visas!

Big Boss : Très bien! Voilà une bonne chose de faite! Vous rentrez au bureau?

Mari : Heu oui. Je vais prendre le métro...

Big Boss : Je peux vous raccompagner en voiture si vous voulez.

Mari : NON NON! Ca va aller, je vais faire un bout de chemin avec ma femme (oui, la jeune femme cramoisie à mes côtés qui sue comme un goret)

Big Boss : Et bien à toute à l'heure!

Et bien je peux vous dire qu'après avoir posé nos fesses dans le métro, on s'est bien marrés...

Voilà pour ce petit intermède, le gros bordel va pouvoir commencer. Vu comment c'est parti, je sens que ça va pas être de la tarte...

jeudi 3 juin 2010

What else?

Je suis une grande buveuse de café.

Le café se marie parfaitement bien avec la tonne de clopes que j'arrive à m'envoyer la journée et cette subtile combinaison est mon meilleur remède contre la constipation. J'ai bien entendu la fameuse Nespresso à la maison, que je bichonne comme mon 3ème enfant, tout ça à coup de capsules à 36p l'unité.

Mais sortie de la maison, boire un café à Londres reste une toute autre affaire.

Ainsi, si vous débarquez à Londres, n'ayez surtout pas le malheur de commander "a coffee". A la place d'un petit expresso bien de chez nous, vous vous retrouverez avec un bol rempli d'un liquide noirâtre qui ne laisse rien présager de bon.

Petite saynète. Je suis au bistro avec une copine. Je commande "a double expresso" et elle "a large expresso". Au final, le serveur nous ramène exactement la même chose...

Zaza : "C'est un double expresso ça?"

Serveur : "Oui"

Zaza : " C'est à dire que vous avez mis deux expressos dans la même tasse?"

Serveur : "Ha non. Ca. On fait pas."

Zaza : "Donc c'est quoi pour vous un double expresso?"

Serveur : "Ben on a fait couler l'eau 2 fois dans le percolateur au lieu d'1. Ca fait un double expresso!"

Zaza : "Ha nan nan nan! Quand vous faites ça, c'est un large expresso"

Serveur : "Ben oui. C'est pareil non?"

Copine : " Mais non! Le large expresso, c'est quand tu rajoutes de l'eau chaude dans un expresso."

Zaza : "Ha non. Ca c'est un Americano. C'est un truc infâme!"

Serveur : "Non, non. L'Americano, c'est du café en filtre. Ca. On fait pas"

Copine : "Donc c'est quoi la différence entre un large expresso et un double expresso?"

Serveur : "Ben, y'en a pas! C'est pareil!"

Zaza : "...."

Serveur : "Vous souhaitez du lait dans votre café sinon?"

A la suite de ces dialogues de sourds, vu que je ne me retrouve jamais avec ce que je pense avoir commandé, je me suis dit que finalement, le meilleur café, on le trouve à Paris.

En effet, un de mes petits plaisirs quand je reviens à Paris, est de me poser en terrasse avec un café.

Le serveur aura beau me le jeter quasiment à la gueule en posant abruptement un verre d'eau à côté; il aura beau présenter crânement son addition à 4,40 euros en regardant ailleurs le temps que je dégaine mon billet de 50; il aura beau grommeler dans sa barbe pas fraîche en trifouillant sa banane à la recherche de monnaie, cela n'en reste pas moins un petit moment de bonheur que j'aime vivre seule, car voyez-vous, les brasseries parisiennes savent faire le café (ajoutez à cela une clope, une paire de ray-ban et le "Libé" pour cacher Voici, je redeviens bobo à mort).

Bref, si vous arrivez dans un bistro anglais, le plus simple, ça reste quand même de commander une bière...

mardi 18 mai 2010

Que rêves fument et pleurs se consumment...

Les pleurs d'un enfant, c'est un peu comme les rêves. Il faut apprendre à les interpréter.

Je ne rappelle plus du nom du pédo-psychiatre qui a pondu cette énormité, mais pour quelqu'un comme moi qui n'a pas une once de 6ème sens et encore moins de subtilité, cela m'a plongée dans une profonde méditation.

Rappelons tout d'abord qu'un nourrisson ne parle pas. Mais cela ne l'empêche pas de savoir exactement ce qui ne va pas. Donc, plutôt que de faire la tronche (comme Maman) ou de se maraver la tête au Pub (comme Papa), quand ça ne va pas, Naine pleure.

Je pourrais bien évidemment balancer un bon "Tu vas arrêter de brailler bordel! Putain, je suis pas devin moi!!" dont j'ai le secret, je remplis mon devoir de Mère dans le calme et avec une patience exemplaire.

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Quoi? Qu'est-ce qu'il y a encore?"

N'ayant aucune réponse (merci...), ce serait donc à moi de deviner....

Zaza : "T'as faim? Tu veux un biberon? Hop, voilà un petit 150 ni vu connu ch't'embrouille"

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'as pas faim. C'est pas grave, je le mets au frigo. Bon. T'as froid alors?

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "C'est ça? Hmmm... Regarde, je te mets le petit pull en laine de Tantine, ça devrait aller avec ça non?

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'avais pas froid. T'as trop chaud alors?

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "T'as trop chaud hein? Bon, bah je te l'enlève. C'est pas la peine de brailler comme ça."

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'avais pas chaud. Hmmm.... T'as la couche pleine? Attends, je regarde"

Alors petit intermède les cocos. Pour vérifier si la couche est pleine, il faut enlever le pantalon, les collants et le body. Ok, c'est peut être relou, mais à juste glisser son index entre la couche compressée par le body et la partie "délicate" parce qu'on a un gros coup de mou, on se retrouve avec du caca plein les ongles. Life sucks, I know.

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'avais rien fait. Hmmmm.... JE SAIS!!! TU ES FATIGUEEE!!! TU AS ENVIE DE DOOORMIR!!

O gloire, joie et bonheur! Imaginez mon sourire extatique, bénissant à plat ventre le ciel et la moquette jonchée de vomi de m'avoir doté un enfant qui est capable de dormir en pleine journée alors qu'il fout déjà pas grand chose de ses journées! Je vais au moins avoir le temps de faire la concierge sur Facebook, me mater un épisode de True Blood et peut-être même un petite partie de belote.

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Pfffff... Ouais ok... J'ai compris... T'as pas sommeil"

Adieu trompettes, chorale d'anges à moitié nus et rayons lumineux...

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Je comprend pas ce que tu veux..."

Nain : "Maman... Je sais..."

Zaza : "Ha ouiiii???!!! J'ai pourtant tout essayé..."

Nain : "C'est pas ça Maman. Elle pleure parce qu'elle veut regarder un petit DVD..."

Zaza : "..."

Naine : "..."

Nain : "..."

Zaza : "Ha je crois pas non. Y'as pas de DVD. Bien tenté mais c'est NON!"

Nain : "Et Cbeebies?"

Zaza : "La télé non plus, il est pas encore 17h00. J'ai dit NIET!"

Nain : "WAAAAAA!!!"

Naine : "WAAAAAAA!!!"


Et voilà comment on se retrouve avec 2 enfants qui braillent pour le prix d'un, mais au moins, je sais pourquoi ils pleurent...

Putain ch'uis trop forte.

jeudi 13 mai 2010

Cornwall

Pour le premier bank holiday du mois de mai, Mari et moi avons décidé de partir "un peu loin" de Londres.

Comme nous quittons bientôt l'Angleterre, nous avons réalisé avec honte que nous n'avions que très rarement quitté Londres pour visiter cette Grande Ile (bon à part une escapade à Bath - étape obligatoire - et un séjour fish & chips à Brighton). Donc, sans pour autant s'envoler vers l'Ecosse ou l'Irlande, on a visé le sud sud ouest de l'Angleterre : les Cornouailles.

Haaa, les Cornouailles... On pense à la légende arthurienne, les falaises balayées par des vagues majestueuses, un arrière-pays sauvage et mystique. Bon, en gros, ça ressemble étrangement à la Bretagne, les crêpes en moins.

Bref, pour aller dans les Cornouailles, faut quand même se farcir 4h30 de train. Rien n'est plus facile que de prendre des billets, je vais sur thetrainline.com, prends 3 billets (même si les enfants de -5 ans peuvent voyager gratuit) et comme on allait pas se ruiner, je les ai pris en off-peak.

Le principe des off peak est le suivant : vu la cadence régulière des trains, plutôt que de réserver un billet, il suffit d'acheter un billet off-peak qui vous permet de prendre le train vers la destination souhaitée à n'importe quelle heure. C'est moins cher et plus flexible.

Bref, on arrive 30 minutes en avance à la gare, les 2 nains en surchauffe, Mari en totale symbiose avec son Blackberry et moi au taquet devant le panneau d'affichage. Enfin, le train pour Par arrive quai n°5... et là... c'est la moitié de Paddington qui se rue vers les tourniquets...

J'envoie Mari en avant pour qu'il nous tope des places et le retrouve coincé dans un wagon au milieu de 60 voyageurs debout, la poussette en équilibre sur la valise. Car voyez-vous, First Great Western, la compagnie qui dessert le grand Ouest, est géré par des petits malins qui vous vendent des billets sans pour autant vous informer que TOUS les trains sont bondés la veille d'un Bank Holiday et que TOUS les sièges sont déjà réservés.

Bref, avec Naine qui régurgite dans son BabyBjorn, Nain sur les genoux qui a une subite envie d'aller aux toilettes, les sacs sous les pieds et Mari ayant disparu de mon champ de vision, on peut dire que j'ai fait pitié à des voyageurs très sympathiques qui m'ont laissé leur place à tour de rôle. On se croirait quand même dans le Tiers-Monde....

Bref, pour le retour, malgré le retard du train et l'annulation des précédents qui a rameuté un bon nombre de passagers indésirés, on a voyagé très confortablement car, Dieu merci, j'avais fait péter la First Class avec boissons gratuites!! C'est ça qu'il faut faire les gars, faut arrêter de faire les radins!!

Malgré tout, on a eu beau passer 4h30 de train dans un wagon plein à craquer au milieu de hurlements d'enfants, on a même pas eu mal. Car les Anglais, et c'est leur force, ne râlent JA-MAIS... et surtout les contrôleurs, et c'est leur instinct de survie, ne font jamais leur apparition pour contrôler les billets...


Pour les photos, va falloir attendre que mon ordinateur daigne se rallumer correctement...

mercredi 5 mai 2010

Coupure Pubs

Tous les français de Londres connaissent le magazine Ici-londres.

On le trouve en allant chercher sa bouteille de Pouilly chez Nicolas (bande d'alcoolos!), son pain au chocolat chez Paul ou Maison Blanc (bande de p'tits gros!), dans n'importe quelle librairie française (bande d'annalfabêtes!), en allant refaire son passeport au Consulat (bande de fonctionnaires!), dans n'importe quel restaurant français (bande de chauvins!), dans les épiceries fines avec de bons produits bien de chez Nous (bande de voleurs!) ou chez le fromager (et en plus ils puent du bec!)... Bref, vous ne pouvez pas le rater.

Personnellement, j'utilise le site web du magazine pour lire les petites annonces, mais pas celles du genre" JH bien monté cherche JF asiatique un brin fantasque" mais les annonces de baby-sitter. C'est pas compliqué, c'est gratuit et même les cyber-quiches peuvent arriver à l'utiliser de façon optimale (cette phrase ne veut absolument rien dire, j'en ai bien conscience...).

Et bien figurez-vous que le mois dernier, une journaliste m'a demandé d'écrire une petite chronique pour le magazine, le tout illustré par l'inévitable LiliBé.

Je vous livre un aperçu :


Oui, je sais, j'ai encore fait ça comme un porc.


Seule contrainte, le texte devait contenir 1700 signes max, espaces compris. Bien évidemment, un peu abrutie, je m'imaginais déjà à compter toutes les lettres et les espaces avec mes petits doigts boudinés. Heureusement, la journaliste d'Ici-Londres m'a gentiment donné l'astuce ("il vous suffit de cliquer dans « outils » puis « statistiques » et vous aurez le comptage. Attention, c’est bien à « espaces compris » qu’il faut regarder") pour m'éviter ce genre de galère.

Bref, je vous livre le texte sans version longue, même si j'avais plein de trucs à rajouter (c'est que j'ai un peu la flemme...).

Parmi les multiples préjugés que l'on peut se faire sur la vie en Angleterre, vient dans le top Five : l'Alcoolisme, l’Exécrable Nourriture, la Décoration Kitsch, l'inévitable Tea-Time et surtout, le "Mauvais Temps".

La plupart des gens ont en tête une image de Londres sous la pluie ou perdue au milieu du « Fog ». Bon, on va pas se mentir : c’est pas entièrement faux, mais c’est plus subtil que ça…

Le plus surprenant, ce n’est pas le mauvais temps à proprement parler, mais les variations de temps dans la même journée.

C’est un peu comme une mauvaise recette de cuisine : un soupçon de ciel bleu le matin, on recouvre de quelques nuages inoffensifs à midi, on arrose le tout avec un bon crachin à l’heure du café, on saupoudre légèrement avec de la grêle à 4h00, le tout agrémenté d’un petit vent glacial insistant. Bref, on peut vivre les quatre saisons dans une seule et même journée et croyez-moi, ce n’est pas bien pratique pour s’habiller !

Ainsi, à mon arrivée à Londres, néophyte que j’étais, dès que j’apercevais le matin un magnifique ciel bleu qui m’offrait en perspective une merveilleuse journée, je sautais dans mes tongs et laissais naïvement ma parka sur le porte-manteau.

J’en ai passées des journées à patauger dans mes tongs sous une pluie diluvienne à me demander s’il était bien raisonnable de taper dans le rayon parapluie à l’entrée du Boots.

Dorénavant, pour ne plus me laisser surprendre, je fais comme tous les anglais : je pars avec plusieurs couches sur le dos et j’improvise ma tenue au gré de la journée, et surtout… au lieu de me cailler les miches sous un abri-bus en attendant que ça se calme, je me réfugie dans un pub avec un bon petit café… ou une bière…

Il ne faut donc plus s'étonner de trouver des anglais à moitié ivres dès 11h00 du matin...

mardi 27 avril 2010

Mind your language, Baby...

Les enfants sont des perroquets.

Leur cerveau vierge ne demande qu'à se remplir, le plus souvent par mimétisme, et cette tâche quelque peu ardue nous incombe à nous, Parents. Et là, il faut commencer à faire super gaffe... parce que voyez-vous, le premier modèle que les enfants ont sous les yeux, c'est nous.

Ainsi, il est d'usage d'employer un langage châtié avec ses enfants pour éviter qu'ils balancent des gros mots à la cantonade et se taper la méga honte en public par la même occasion. Cependant, entre l'école, les cousins bourrins et les copains trash, on ne peut pas toujours tout contrôler et c'est à nous de rectifier le tir :

On ne dit pas "le mec", on dit "le monsieur"
On ne dit pas "bordel", on dit "désordre"
On ne dit pas "merde" ou "putain", on dit "zut"
On ne dit pas "j'ai fini le gros popo, Maman", on dit "j'ai fini le gros popo, Papa"

Bref, on essaye ainsi que de leur inculquer un minimum de politesse mais malheureusement, nous ne leur offrons pas toujours le meilleur exemple...

Me concernant, je parle comme un charretier.

Comme je suis un peu soupe-au-lait, dès que je commence à m'énerver, c'est plus fort que moi : les gros mots sortent de ma bouche comme une corne d'abondance déversant des fruits pas mûrs. Et ça a commencé tôt. Pour agrémenter leur crise d'ado, certains fuguent, boivent, se droguent ou s'habillent gothique. Et bien moi, pour rendre mes parents complètement tarés, je leur balançais des subtilités du style :

" Bordel à queues! J'y peux rien si j'ai eu 4 en maths, c'est encore cette connasse de bonne soeur qui a refilé une interro surprise putain!!" (sortir ça quand on porte un uniforme bleu marine et des robes à smock, ça envoie grave...)

Généralement, je ne m'excusais pas. Quitte à être grossière, autant l'être jusqu'au bout. Et quitte à être punie, autant que ce soit pour une bonne raison.

Bien sûr, quand j'ai commencé à bosser dans l'événementiel, ça s'est pas amélioré et ça donnait plus ou moins ça :

" Bordel à bites (notez l'évolution)!! J'y peux rien si j'ai pas bouclé le dossier, c'est encore cet abruti de fournisseur qui est pas foutu de se sortir les doigts du cul pour pondre un devis putain!!". Ma boss m'a-do-rait!!

Mais le pompon, je pense que je l'ai vraiment atteint quand je suis devenue maman. Je ne sais pas si je suis la seule, mais parfois, ça donne ça :

" Bordel à couches!! J'en ai plein le fion de ranger tout ce bordel, je suis pas la bonniche putain!! J'en ai vraiment marre!!"

Nain : "On dit pas "j'en ai marre", Maman. On dit "j'en ai assez"."

Zaza : "Ha oui.... Excuse-moi mon chéri..."

Hu-mi-liée.

mardi 20 avril 2010

Bloggeuses in London

Je ne suis pas la seule française à avoir un blog sur Londres.

Bien évidemment, il faut faire le tri et j'avoue ne pas tous les connaître. Cependant, comme je suis une fille sympa et que je pense beaucoup à mes lecteurs qui râlent de la trop lente cadence de mes articles, je vous livre ces quelques perles, alimentées par des bloggeuses tout aussi espiègles et ravissantes que moi. Ca alimentera vos pauses déjeuner sandwich devant votre ordinateur.

Ainsi, je me suis beaucoup amusée hier soir en répondant au questionnaire de Barbara, qui a eu la bonne idée d'enrichir son blog avec l'avis des autres. http://mindlegap.wordpress.com/

Pour ceux qui veulent se régaler avec de belles photos, allez sur le site de Fabienne : http://lostandfoundinlondon.wordpress.com/. J'attends toujours la devinette du mercredi (même si je me plante systématiquement).

Je vous conseille fortement également le site de Lili : http://130cartons.com/, talentueuse et drôlissime illustratrice. J'attends toujours une date pour prendre un morning coffee.

Puis il y a Eva qui nous fait partager sa vie, son boulot, son Prince : http://evainlondon.wordpress.com/. J'attends toujours une date pour prendre un apéro avec ses voisines lesbiennes.

Pour les gourmands et ceux qui veulent prendre des cours de cuisine, ma petite Diane vous fera saliver : http://dianeskitchen.wordpress.com/. J'attends toujours avec impatience la naissance de ses jumeaux.

Et puis il y le site de mon p'tit poulet, Alice : http://chickensinlondon.over-blog.com/. J'attends toujours qu'elle me montre ses nichons.

OK j'arrête...

jeudi 15 avril 2010

Lost in the Big Apple

Me voilà, me voilà!

Pour le half-term de Pâques, nous avons fait un "double child-dropping" chez mes parents en France (boum. boum.), on a fait péter la business sur Open Skies, puis direction Neeewwww Yooork!!

Alors bien sûr, TOUT le monde autour de nous connaissait NY et vu que ni Mari, ni moi n'y avions jamais foutu les pieds, nous sommes vite passés pour des bleus.

Copain : "Tu connais pas NY??"

Zaza : "Non."

Copain : "Non j'y crois pas... T'es jamais allée à NY???"

Zaza : "Je t'ai dit que non -sois pas lourd..."

Copain : "Attend.... Tu vas adoôôôôôôrer!! Il y a une énergie de folie dans cette ville!!"

Zaza : "Ecoute, moi, NY, je connais grâce à Sex and the City et Gossip Girl, c'est déjà pas mal non?"

Copain :"...."

Zaza :"Non?...."

Bref, nous prenons l'avion chargés comme des boeufs avec des affaires d'hiver et PAN, à peine arrivés, 3 jours de canicule (36° au mois d'avril???!!). Ca m'a quand même permis de me balader dans Central Park où j'ai pu savourer un bon hot-dog en écoutant ça :




L'accordéoniste roumain du métro parisien et le chanteur pop du Tube peuvent aller se rhabiller...

Voyage d'agrément me direz-vous?? Visites de musées, shopping??

Et bien pas du tout... Mari y allait pour bosser (y'en a qui adorent se faire mal...) et moi j'y allais pour... visiter des écoles et des appartements!!!

Et oui, figurez-vous que Zaza et ses dindonneaux vont émigrer cet été à New-Yooork (purée, je couve ça depuis 4 mois, j'en pouvais plus....). Bye Bye London!!! A moi les 300 jours de soleil par an, le boeuf aux hormones et le permis de conduire!!!

D'ici là, faut bien sûr qu'on tope le Visa, qu'on déménage dans la bonne humeur et qu'on trouve un appart qui ne soit pas un shit-hole pour accueillir les éventuels squatteurs!

D'ici là... Il faudra également que je trouve un autre nom pour ce blog que je vais bien sûr continuer à tartiner d'âneries... Est-ce que mes lecteurs chéris pourraient me donner un petit coup de main??