vendredi 6 juillet 2012

The Dinde's last week in New York

Bon bah voilà. Retour chez les parents. Je n'ai plus de maison. SDF.

Mes cartons sont restés au chaud à New-York et Mari squatte à Londres dans un appartement différent chaque semaine, la valisette cabine au taquet derrière lui, en attendant que nous trouvions un endroit où poser tout notre bordel, mi-août si ça couille pas trop.

Mais plutôt que de déprimer à l'idée d'emménager à Londres en plein JO, je préfère vous offrir un dernier brin de nostalgie et vous raconter ma toute dernière semaine à New-York que j'ai passée seule, sans mari et sans nains! Ca sent d'avance "l'agenda d'une Pouf" comme je sais si bien les faire, mais je ne vais pas vous raconter des salades : je suis une super pouf et mes 2 années à New York n'ont rien arrangé!!

Ainsi, j'ai accompagné Mari et les Nains à JFK juste après la fin des cours et les ai tracés jusqu'à ce qu'ils passent le portillon de sécurité pour être bien sûre qu'ils partent. Air France, fidèle à sa nasitude, les a gratifiés d'un "petit" 2 heures de retard mais ça, c'est plus mon problème.

De retour à la maison, j'ai brisé le silence par un bon vieux "Woooowwww, trop cool, enfin seule!!!" et plutôt que d'avancer dans les cartons, j'ai foncé rejoindre des copines pour une soirée caliente...


Vendredi : Direction Times Square pour un show Male Strippers Hunk Mania.

Alors lâcher 7 mamans dans un bar à strip-tease, ça donne à peu près ça :



Personnellement, je n'avais jamais vraiment testé mais le concept de glisser des billets dans le slip d'un mec en lui sussurant : "ce soir, t'es ma pute..." me faisait bien marrer.

Pour tout vous avouer, je m'attendais à un show gentillet et le ton a été vite donné quand ça a commencé.





C'est simple, je me suis retrouvée sur scène pour un "Hot Seat", le type se désape gentiment puis pan, me prend en levrette simulée digne d'un porno, arrache sauvagement avec les dents les billets de 1$ glissés dans mon soutif et a fini par glisser ma main droite dans son slip tout serré. (les photos et vidéos ont été censurées, pas la peine d'envoyer vos demandes à mes copines!!)

Bref, si le glauque ne vous arrête pas ou que vous arrivez complètement bourrée, il vous suffit de réserver vos places sur le site ici!


Samedi : Dernière pool party sur mon rooftop préféré, le Jimmy's



Un temps de rêve, DJ à fond, strawberry mojito et de bons potes.
Rien de plus. Pas besoin.



Dimanche : Concert Rock privé de Louis Bertignac au Consulat


Un guitariste de génie qui a fait vibrer les tapisseries et les dorures du Consulat pendant plus de 2 heures, et nous avons même eu droit à quelques titres de Téléphone et une séance photo avec IAM pour des moments de pure nostalgie.



J'ai ainsi pu dire mes derniers adieux à ma bande de bloggeuses qui vont prendre le relais de l'Apéroblog (Nath, Jeanne, Clara, Séverine et Caroline que je remercie particulièrement pour ces 2 belles photos souvenirs!)


Lundi : Déménagement part I


Soit 3 types qui sont arrivés avec 2 heures de retard, dont 1 qui s'est barré à 15h30 parce qu'il avait mal aux dents... Résultat : Bibi qui pensais faire quelques cartons et cuver tranquille, s'est retrouvée à trimer toute la journée jusqu'à 19h00 pour emballer toutes ses merdes (et y'en avait un paquet... 234 cartons au total)

Le soir même je suis allée embrasser une dernière fois ma chère Alex qui quitte NY aussi mais pour s'installer à San Paolo. Au final, la vie d'expat, c'est une valse de gens qui arrivent et s'en vont.


Mardi : Déménagement part II


Le camion arrive avec 1 heure de retard mais ils ont quand même réussi à tout vider en 3 heures tout ça pour se rendre compte que mon container était trop petit... 

Je sens que ce déménagement va vraiment me prendre la tête...

Heureusement, l'appel de l'alcool m'a fait oublier tout ça et j'ai pris mon courage à quatre pattes pour rejoindre une copine sur le très joli rooftop d'Eataly, la Birreria.




Mercredi : Last day in New-York

Dernière clope sur le balcon, adieu à cette vue que je ne me suis jamais lassée d'admirer.


J'ai mis un temps fou à quitter cet appartement, j'ai récuré jusque dans les moindres recoins, en attendant jusqu'à la dernière minute le moment où je devais rendre les clés, le coeur lourd. 

L'éponge a pris cher...

Quant à ma dernière soirée, je ne pouvais pas la passer sans mes amies les plus chères et nous nous sommes retrouvées pour une dernière fois au Bryant Park Café pour savourer l'heure d'été qui m'a presque fait oublier le moment du départ...



Quant à jeudi... 

Une dernière manucure/pédicure vite faite, on boucle les valises et hop, on colle tout ça dans un taxi, j'ai scruté l'horizon et j'ai dit adieu à cette ville qui m'a donné autant qu'elle m'a demandé.

Un peu plus et je me serais faite complètement happer, aspirer...

Et pour finir, cette petite vidéo, une perle filmée il y'a un moment par un américain bien inspiré...




Allez, salut ma Poule! 
On se revoit très vite ;))

mardi 19 juin 2012

Clean up, clean up

Ce que j'aime dans les déménagements, c'est que cela nous donne l'occasion de tout mettre à plat et surtout, de se débarrasser de tous les trucs dont on n'a plus besoin.

Donc, la semaine dernière, j'ai commencé tranquillement par ça :



C'est fou le nombre de fringues qu'on accumule au cours des années et qu'on persiste à garder sous prétexte qu'on envisage éventuellement sous conditions de faire un autre enfant ou qu'on pense perdre les 10 kilos qu'on a pris ces 15 dernières années.


Cette année, j'ai enfin pris la décision de mettre mon utérus en jachère (j'ai encore de la marge ho!!) et je me suis résignée à camper mes kilos en trop en attendant la liposuccion que Mari m'a promise pour mes 40 ans (oui, j'ai de la marge!!!).


Que faire des 3 caisses de vêtements pour enfant de 0 à 2 ans, des jeans taille basse taille 36 (!!), des robes de soirées qui ne passent pas la barrière des hanches et des petits hauts tellement laids que je n'ai jamais portés ???

Mari me dit : "Vend", moi je lui ai répondu :"Va te faire foutre! Je dôôôôônnnnneeuuuuuuuu!!"

J'ai ainsi rempli 8 sacs poubelles de fringues et 2 sacs de jouets que j'ai traînés à différents endroits : Il y a l'église catho du coin mais surtout GrowNYC's Clothing & Textile qui recycle et revend les fringues, les sacs, les chaussures, les couettes/oreillers etc... Une vraie aubaine pour moi vu qu'ils ont un stand en bas de la maison tous les mercredis!

Quant aux jouets, l'association Second Chance Toys a plusieurs drop-off locations à New-York et vous ferez des heureux en leur donnant tout ce dont vos enfants n'ont PAS BESOIN.

Ceci n'est bien sûr qu'un aperçu des différentes assoc' à NY et j'invite mes lecteurs à apporter leur contribution à cette mini-liste, bien utile en cette période de déménagement!

Bref, tout ça c'est bien joli mais aujourd'hui, je me suis attaquée à du lourd et j'ai retrouvé des trucs que j'ai pu me faire rembourser faute de les avoir utilisés.

Ainsi, aujourd'hui, j'ai fait ce qu'on appelle du "Rerverse Shopping" et je suis retournée chez Bed Bath and Beyond rendre ce machin :


Ca les gars, c'est un machin dans lequel vous cassez un oeuf, vous mettez ça à bouillir et pouf! vous vous retrouvez avec un oeuf dur sans avoir à enlever la coquille ET.... CA NE SERT A RIEN!!

Le problème de ce genre de magasin, c'est qu'on se retrouve au milieu de rangées de trucs qui ne servent à rien :


Les américains sont quand même super forts pour inventer des ustensiles de cuisine complètement débiles mais qu'on trouve géniaux dès qu'on tombe dessus. Ca doit interpeller le neurone sensible dans notre cervelle qui vous fait acheter n'importe quoi.

Donc, si comme moi vous êtes une grosse feignasse, vous trouverez votre bonheur ci-dessous (je m'excuse par avance pour la très mauvaise qualité des photos mais difficile de rester stable tout en gloussant...) :


Le machin pour enlever la queue d'une fraise (??)


Le machin pour peler un maïs


Le machin pour évider un ananas



Le machin pour couper une pomme en 6 quartiers identiques tout en se débarrassant du noyau
(alors qu'on met plus de temps à retirer tout ce bordel du machin)



Le machin avec une tête rigolote pour sortir l'autre machin du four sans se brûler



Le machin pour faire des trucs avec un avocat



Le machin pour couper une tomate sans que ça jute partout



Le machin pour peler ET couper une banane
(c'est tellement plus compliqué avec ses doigts...)



Le machin pour faire des quartiers de pastèque 
(à ne pas confondre avec le machin qui fait la même chose avec les pommes, c'est pas la même taille)


Et enfin, le machin pour faire des chips...


Pour tout vous avouer, dès que je tombe sur un truc pareil, j'ai la même tête que Nain le jour où il a découvert la commande de la PS3 : "Wooowwww, qu'est ce que c'est que ce truc???!!! C'est gêêêêniâââââllllleuuu!!!"

Bref, tout ça pour dire que cette semaine, je m'attaque à la cuisine car mes tiroirs sont au bord d'exploser tellement ça dégueule de tous ces trucs inutiles alors qu'au final, avec un bon couteau bien aiguisé on s'en sort très bien!

Amis lecteurs, ne cédez pas à la tentation même si elle est très forte, vous risquez de vous retrouver dans mon cas à vous gratter la tête à vous demander ce qui a bien pu vous passer par la tête le jour où vous avez acheté tous ces machins!!

vendredi 8 juin 2012

Edition, Restauration et Macarons

Une fois n'est pas coutume, je vais faire un peu de pub pour les copains sur ce blog...

En tant que bloggeurs, nous sommes souvent sollicités par des boîtes de marketing machin-chose pour coller des pastilles de pub sur notre site, moyennant finance risible. Sites de voyages, séjours linguistiques,  guides touristiques, abonnements au magazines français, un large éventail d'annonceurs s'adressant aux blogs "de voyage et d'évasion" (dixit, j'invente rien).

Je n'ai jamais cédé aux sirènes de la pub en ligne tout d'abord parce que j'ai pas envie que mon blog ressemble à un sapin de Noël mais surtout parce que je comprend pas bien comment ça fonctionne et à mon sens, l'échange de liens rime avec dégueuli de spams. Mari me pousse à le faire, ne serait-ce que pour payer mon cappucino quotidien mais ça, c'est encore un raisonnement de financier suceur de sang!

Cependant, il faut bien que je tire mon chapeau à ceux qui se sont donnés un mal fou pour rebondir à New-York et prendre le risque de changer de carrière pour vivre l'american dream version frenchie. Quand on vous dit que les Etats-Unis vous donnent l'opportunité de réussir en se reconvertissant dans des jobs diamétralement opposés à ce que vous faisiez en France, ce n'est pas une légende. L'esprit d'entreprise, le dépassement de soi, la prise de risque et le travail acharné sont des valeurs qui trouvent un vif écho, notamment à New York.

Il y a tout d'abord Charlotte Le Grix de La Salle

Présentatrice pendant 10 ans sur Canal+, elle a débarqué il y a 2 ans maintenant en se demandant comment se reconvertir après des années on TV. Personnellement, je ne l'avais jamais vue à la télé : tout d'abord parce que les Matinales, c'est beaucoup trop tôt pour moi et en plus, on ne captait pas la télé française à Londres à sa grande époque. Charlotte, c'est surtout la belle-soeur d'une copine et la première maman à m'avoir adressé la parole quand j'ai débarqué, l'air hagard, le premier jour à l'école. C'est aussi elle qui m'a embarquée dans mes premières soirée new-yorkaises, consciente dès le départ que j'étais une bonne pochtronne...

Probablement la plus new-yorkaise de mes copines, elle a pondu en rien de temps un petit guide par la force de ses 10 doigts, New-York, l'Essentiel aux éditions Nomades, en vente partout :




petite photo souvenir de sa dédicace fin mai à New York

Soit 160 adresses à la pointe de la vie new-yorkaise, répertoriées, testées, approuvées et illustrées par un auteur habitant New-York, ce qui n'est pas forcément le cas de tous les guides. Je l'ai vu courir dans tous les sens, son calepin en main, l'appareil photo en bandoulière, ses 2 enfants jamais loin, sa chambre tapissée de notes et reconvertie en tableau excel! Le résultat est top, tient dans une poche (ou dans le sac à couches, au choix), complétera parfaitement votre Guide du Routard et épargne votre porte-monnaie.


Nathalie et Olivier, ils vont grave me manquer quand je serai partie... Ils ont abandonné leurs jobs d'ingénieurs fonctionnaires (et tout le confort qui va avec) pour retrousser leurs manches et se lancer dans l'aventure. 

Résultat, ils sont en passe de devenir de vraies stars à New-York : du WSJ, à ABC en passant par Zagat, tout le monde s'extasie devant leurs produits car si Olivier a bien compris un truc, c'est qu'il fallait pas lésiner sur le beurre pour que ce soit bon, et rien que pour ça, je lui en serai éternellement reconnaissante! 
Loin de s'encroûter, ils ont fait péter la coucheuse à macarons, vont bientôt déplacer leur centre de production à Brooklyn pour laisser plus de place pour leur fameuses "Macarons and Croissants workshops" et ne cessent d'innover leurs produits dont je vous un délicieux aperçu :






Ils sont pour moi ceux-là!!!

"C'est moi qu'a fait tout ça avec mes petits doigts!" 

552 La Guardia Place (btw 3rd and Bleecker Street)


Voilà, tout ça pour dire que j'applaudis encore et encore et je suivrai attentivement de Londres leur évolution en leur souhaitant tout le succès qu'ils méritent : car il n'y a pas de secret, pour réussir, faut bosser dur et avoir un soupçon de folie!

So long my friends ;))

samedi 2 juin 2012

Le Blues du Nain



S'il y en a bien un qui est dégoûté de quitter New York, c'est Nain. 

Depuis que nous lui avons annoncé notre grand retour à Londres, Nain déprime et traîne derrière lui son blues en soupirant. Nous avons beau lui expliquer que nous ne possédons pas la Carte Verte Magique pour rester aux US ("Non mon chéri, on ne peut PAS acheter cette carte") et que Londres n'est finalement qu'un retour aux sources, rien n'y fait, il fait la gueule, il ne veut pas partir…

Jusqu'à présent, nous avions accordé peu d'importance au soi-disant traumatisme que pouvait créer l'expatriation chez les Nains (et de toute façon, ils n'ont pas d'autre choix que de nous suivre dans nos déménagements successifs, du moins, s'ils souhaitent avoir de quoi bouffer dans leur assiette jusqu'à leur majorité).

Premièrement parce qu'ils étaient trop jeunes pour réaliser ce qu'ils laissaient derrière eux mais surtout parce que je reste persuadée que les enfants s'adaptent mieux que leurs parents. Trop bien même...

Certains futurs expatriés craignent que la barrière de la langue isolent leurs rejetons fraîchement débarqués de France alors qu'en fait, ce sont surtout les parents qui flippent de ne pas avoir un niveau d'anglais suffisamment bon pour s'intégrer. 

Les enfants au contraire trouvent toujours un moyen de communiquer pour jouer et faire des conneries ensemble même s'ils ne parlent pas la même langue. 

De même, autant les adultes doivent se sortir les doigts du cul pour rencontrer du monde et se faire de nouveaux amis, ce qui peut prendre de longs et pénibles mois en passant par différentes étapes avant de valider toute forme d'amitié : 

1. L'événement social : un pince-fesses, une beuverie ou un dîner chez des amis en commun
2. L'échange de mail puis de téléphone : étape très délicate où on ajoute une entrée à son carnet d'adresses sans pouvoir y mettre une catégorie
3. Le friend request sur Facebook : là on ouvre en grand sa vie privée sans prendre la peine de la raconter de vive voix
4. Le dîner en petit comité : qui doit obligatoirement finir en grosses blagues de cul si on veut passer à la dernière étape qui est :
5. Le week-end entre potes où on découvre les côtés cachés de ses nouveaux copains mais qu'on apprend à mettre de côté tellement on s'en fout.

Mais les enfants, eux, se lient d'amitié à la vie à la mort dès la première journée d'école. Ajoutez à cela les sleepovers, play-dates, anniversaires, picnics tous les week-ends, les nains ont finalement une vie sociale plus intense que la notre et j'ai souvent l'impression d'être la secrétaire qui gère l'agenda de Monsieur Nain.

On applaudit leur faculté d'adaptation mais maintenant que l'on doit partir, j'ai le sentiment qu'ils ont finalement plus à perdre que nous.


Pour Nain, New York est "la meilleure ville du monde"! 

Parce que dixit, on peut tout acheter, tout manger, les gens sont cools mais surtout, c'est la meilleure ville du monde car ses meilleurs copains sont là… Pourtant, ses meilleurs potes, d'ici l'année prochaine, ils se seront déjà tous barrés de New York!! Certains rentrent en France, d'autres suivent leurs parents vers des destinations plus exotiques et Nain commence à peine à saisir le concept de la vie d'expat qui consiste à voir les gens venir et partir tous les 3-5 ans. Le turnover est d'autant plus rude à New-York car les visas ne sont pas éternels…

Mari et moi, on a bien compris le concept de notre retour à Londres: ce ne sont pas de bons potes de New-York que l'on quitte mais nos meilleurs amis que l'on va retrouver!

Mais à quatre semaines de notre déménagement, je réalise jour après jour que l'aventure américaine se termine vraiment et que je dois abandonner toutes les opportunités de boulot qui se présentent au fur et à mesure que notre départ avance. Au final, le blues de Nain m'a envahie, et à la vue de notre agenda vide jusqu'à notre départ, j'ai le sentiment que nous allons partir de New York par la petite porte… pour rentrer en grande trombe à Londres!!!

PAR PITIE, NE BOUGEZ PAS LES GARS : ON ARRIVE!!!

lundi 14 mai 2012

Mums with guns

Cette année, j'ai été particulièrement gâtée pour la Fête des Mères.

Le problème, c'est qu'en naviguant entre la France, Londres et New-York, Mari s'embrouille dans les dates (et là, pan, je vous ressors le vieil article écrit il y a 3 ans). Sachez que la fête des Mères ne se célèbre pas aux mêmes dates selon le pays dans lequel on vit. Ainsi, au UK, c'est le 18 mars. En France, c'est le 3 juin et aux US, c'est le 13 mai (hier donc).

Ainsi, une journée par an, toutes les mamans du monde ont droit à une journée de break qui consiste à ne rien foutre de la journée, à attendre qu'on lui offre des présents et gare aux époux étourdis qui oublient d'offrir un cadeau à leur femme ce jour-là! 

Hier, j'ai ainsi fait une pure grasse matinée jusqu'à 10h30 (Montjoie!!), j'ai pas touché une casserole, on s'est fait livrer des sushis pour le déjeuner, je me suis fait une séance bronzette sur le rooftop de mes copains qui ont également une piscine et j'ai imposé "Autant en emporte le Vent" à Mari pour le plateau-télé. De mauvaises langues diront que ça ne change pas de d'habitude... et ils ont bien raison...

En effet, le petit plus de la fête des mères, ce sont quand même les petits cadeaux qui restent à jamais de Grands Classiques :



L'indispensable bouquet de fleurs 
que Mari est allé chercher en bas de l'immeuble 
(parce que faudrait pas non plus que nos mecs se fatiguent à aller nous chercher des fleurs)



Le collier de perles offert autour d'un breakfast organisé par la crèche
(purée j'ai grossi...)


Le cadre photo personnalisé
(purée mais j'ai grosssssiiiiii!!)


La carte de voeux (à moitié dégommée)



Le dessin qui laisse perplexe

Zaza : Ha bah tu m'as dessinée en jaune
Nain : Bah oui!!
Zaza : mais pourquoi?
Nain : Bah parce que t'es jaune!! les chinois, on les dessine en jaune!!
Zaza : soupir...

Bref, je pense que toutes les mamans du monde se retrouvent au moins 12 fois dans leur vie avec ces petits cadeaux concoctés avec amour par leur progéniture

Mais cette année, j'ai décidé que j'allais m'offrir mon propre cadeau pour la fête des Mères parce que tout ça c'est bien joli (quoique) mais Bibi, elle sait mieux que personne ce qui lui ferait vraiment plaisir!!

Ainsi, avec ma copine Gégé, on a bien réfléchi à un truc qui pourrait nous aider à nous détendre, autre que le sempiternel spa/pedicure/manucure/maillot.

Il faut savoir en fait que ma copine Gégé, elle est un peu comme moi : c'est un bourrin... et nous avons eu la brillante idée de prendre un cours de shooting au West Side Rifle and Pistol Range près de Madison Square Park histoire de bien nous vider la tête et quelques magasins de cartouches!



Moi évidemment, comme je n'avais quasiment jamais touché un fusil de ma vie sauf en compagnie de potes peu regardants sur la sécurité tout ça, je me suis pas foulé, j'ai mis la cible pas trop loin du fusil :


 J'ai l'air maline hein?



Du coup, je me suis pas trop plantée...

Mais c'est rien à côté de ma copine Gégé qu'on surnomme désormais le Sniper ;)



Et puis au bout de 20 minutes, le prof nous a trouvées tellement bonnes que nous sommes passées au stade supérieur et nous avons pu shooter sur des posters avec de vilains personnages pour nous motiver encore plus :



J'ai donc choisi Paris Hilton version zombie...
et je lui ai bien explosé la gueule!!

Nous sommes cependant encore loin des "Chicks with Guns" 
(merci Mr Tarantino pour cette pub promotionnelle)


Mais next time, j'y vais en bikini!!!


Chères lectrices et mamans au bord du nervous break-down, je vous invite à faire de même car jusqu'ici, je n'ai rien trouvé de mieux pour me défouler!! (Et non, on ne peut pas venir avec des photos de nos enfants pour shooter dessus, c'est extrêmement mal vu!!)

Pour s'inscrire, rien de plus simple, il faut s'enregistrer en ligne et attendre l'approbation le temps de vérifier que vous n'êtes pas un tueur en série (perso, ça leur a pris 24h) et s'inscrire à un cours d'1 heure, soit 15 minutes de théorie et 45 minutes à massacrer une pauvre cible, tout ceci sous la houlette d'un ancien tueur à gages absolument adorable!


HAPPY MOTHER'S DAY LES FILLES!!!

mercredi 2 mai 2012

Welcome to the Jungle

La première angoisse qui s'est agrippée à mes tripes quand Mari m'a annoncé qu'on retournait à Londres, ça a été : "Fuuuuuck!!! Va falloir trouver une école pour les Nains..."

A New-York, tout roule pour eux : Nain a eu une place tout de go dans une école privée bilingue machin truc avec ces petits plus qui vous font oublier la Douloureuse (graduation en baskets, double dose de devoirs) et Naine a intégré une preschool juste à côté de la maison laissant à sa pauvre mère un peu de répit après 2 glorieuses années de tyrannie domestique. 

Mais ces derniers mois, j'ai du retrousser mes manches et faire exploser ma note de téléphone pour trouver une école pour les 2 zozos et c'est non sans peine que oui, Alleluia Gloire à toi Seigneur, j'ai pu trouver de la place dans une école bilingue pour les Nains. 

Quand on s'entête comme moi à :

1. Ne pas foutre les pieds dans une église et saper toute possibilité de mettre les nains dans une école publique catho qui offre, et de loin le meilleur enseignement à Londres.
2. Vouloir coller ses enfants dans un système français parce que j'ai trop la flemme de faire le CNED

...on se retrouve vite sur des starting blocks, la sueur au front et de mauvaises nuits qui s'enchaînent. 

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, même si la communauté française à Londres représente au bas mot 300 000 personnes, il n'y a eu pendant très longtemps qu'un seul et unique lycée, the very famous Lycée Charles de Gaulle à South Kensington qui déborde malgré l'ouverture de différentes annexes qui elles-mêmes sont surchargées et, à qui le Collège Français Bilingue de Londres est venu prêter main forte depuis 2011...

Autant vous dire que les options vont pas très loin et on nage en plein délire quand il s'agit de commencer à plancher sur les dossiers d'inscription. D'ailleurs, le Lycée vient d'ouvrir les inscriptions en ligne et il n'est pas impossible que le serveur explose comme à l'époque où j'ai essayé d'y inscrire Nain.

Des établissements bilingues et de qualité à Londres, il y en a... Conventionnées, Homologuées, reconnues ou en cours, on s'emmêle les patins et c'est la Jungle.

Jacques Prévert, la Petite Ecole Française, l'Ecole Bilingue, l'Ecole des Petits, des Benjamins, des Oursons, des Etoiles, du Hérisson etc... Tout autant d'établissements avec des noms tout jolis qui vont font des appels du pied pour y inscrire vos gosses alors que même pas en rêve ton enfant qui est 75ème sur liste d'attente aura de la place dans une classe qui n'accepte de toute façon que 15 élèves.

Heureusement, on est loin des frais de scolarité qu'appliquent les écoles bilingues à New-York et qui atteignent les 25 000$/an les doigts dans le pif, même en Petite Section de Maternelle. Mais il faut bien que ces écoles survivent et je me suis toujours demandée quel était le pourcentage de revenus rien qu'en frais de pré-inscription (ceux qui ne garantissent pas du tout une misérable place).

Ainsi, j'ai reçu bon nombre de réponses négatives, de notifications sur les listes d'attente etc... Mais le pire, ce sont les écoles qui se contentent d'encaisser les chèques pour les frais d'inscription sans prendre la peine de torcher un récépissé, un courrier, un mail ou même un texto juste pour dire "merci d'avoir considéré notre établissement pour votre enfant qui est maintenant sur liste d'attente"...

Bref, c'est un sujet sans fond, sans fin qui alimente bon nombre de forums et des sites comme Avenue des Ecoles qui épluche une organisation aux abois... 

Mais maintenant, j'en ai plus rien à branler!! 

Les Nains ont eu de la place à la Petite Ecole Bilingue à Kentish Town, en attendant que le CFBL pousse ses murs pour agrandir leurs effectifs et accueillir ma progéniture!

Mais pour nous, parents expatriés, ça va bientôt être la douche froide si François passe dimanche... car François, je vous l'ai déjà expliqué dans un article récent, il peut pas nous encadrer et il va nous faire regretter d'avoir choisi de vivre hors de France ne serait-ce qu'en supprimant la gratuité des lycées français à l'étranger car dans son esprit, il n'y a que des exilés fiscaux, ces connards pleins aux as, qui profitent de ce système... Quant aux bourses scolaires, l'AEFE a resserré les boulons l'année dernière et n'a pas attendu l'avis de nos candidats à la Présidentielle pour réviser leurs critères d'attribution. 

D'ici là, chers amis expatriés, serrez la ceinture, profitez des jours heureux et faites en sorte que vos enfants sachent lire, compter et écrire en français avant que nous soyons obligés de passer au système local faute de moyens!

lundi 23 avril 2012

A voté

Samedi était à New-York le Jour J que tout le monde attendait pour le premier tour des élections. Chacun est allé tout guilleret à son bureau de vote sans pour autant dévoiler quel allait être son choix mais pour ceux que ça intéresse, les résultats sont dévoilés en détail sur le site de French Morning, ici

No comment sur les résultats please, ce n'est pas le but du post.

Pour ma part, habitant Midtown East, j'ai du me traîner jusqu'au Service Culturel Upper East Side, non loin du Consulat qui a également ouvert ses portes pour l'occasion.


Le plan était simple, bien ficelé : on laisse les Nains à belle-maman à Central Park le temps d'aller voter, soit 15 minutes chrono et on glande toute l'après-midi sous les cherry blossoms...

Les 15 minutes se sont transformées en 45 minutes et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas dû à l'incompétence ou le manque d'organisation du Consulat mais au défilé de boulets qui se sont donnés rendez-vous au même endroit que nous...

Boulet n°1 : le bigleux

On arrive avec Mari, juste 4 personnes devant nous, c'est cool, on devrait pouvoir torcher ça rapide. Au bout de 10 minutes, la queue n'a toujours pas avancé et on se demande pourquoi personne n'est dans l'isoloir ou en train de glisser sa petite enveloppe bleue dans la fente...

Zaza, modèle de patience : "Il se passe quoi là? On tricote ou quoi?"

Votante : "Je sais pas, il se passe rien depuis 15 minutes..." Par contre, un afflux de français arrive en fanfare pour se coller derrière nous en file indienne.

Bénévole : "On a un souci avec le monsieur là... Il a signé dans la mauvaise case..."

Zaza : "C'est possible ça de voter dans la mauvaise case??"

Bénévole : "Oui, et ça pose un gros problème car il ne peut pas voter 2 fois ou pour une autre personne évidemment... Du coup, on doit régler ce problème avant de vous faire passer..."

Ha bah comme qui dirait, on n'a pas les couilles sortis des ronces ...

Zaza :"Et on peut pas voter aux bureaux à droite là?? "

Bénévole : "Si si, mais c'est que pour les personnes de I à Z... D'ailleurs, mesdames, messieurs, si votre nom de famille commence par une lettre entre I et Z, inutile de faire la queue ici, vous pouvez aller sur la file de droite où il n'y a personne!!"

Bien sûr, personne ne bouge...


Boulet n°2 : moi même, la femme mariée écervelée

Je me présente enfin

Bénévole : "Votre carte consulaire s'il vous plait"

Zaza : "Voici"

Bénévole : "Ha mais vous êtes pas dans la bonne file..."

Zaza : "Pourquoi??"

Bénévole : "Bah vous devez voter sous votre nom de jeune fille..."

Zaza : "Ha bon??"

Bénévole : "Bah oui... et comme votre nom de famille commence par S, il faut aller dans l'autre file..."

Voilà, la file de I à Z qui était vide s'est d'un coup remplie de ceux qui ont réalisé qu'ils n'étaient pas dans la bonne file et qui se sont précipités là où j'ai du poireauter encore 10 bonnes minutes à cause des 2 énergumènes ci-dessous (cas n°3 et 4)



Boulet n°3 : celui qui doute de rien

Boulet n°3 : "Dites-moi, tant que je suis là, c'est possible de voter pour les Législatives?"

Bénévole : "Non, c'est en Juin..."

Boulet n°3 : "Et on peut pas voter à l'avance? Je vous mets ça sur un bout de papier et puis vous enregistrez mon vote!"

Bénévole : "NON, CE N'EST PAS POSSIBLE DE VOTER A L'AVANCE!!"


Boulet n°4 : l'égaré

Boulet n°4 : "Vous avez besoin d'une pièce d'identité?"

Bénévole : "Bah oui... Ha mais vous vous êtres trompés de bureau de vote..."

Boulet n°4 : "Bah? C'est pas ici le Consulat??!!"

Bénévole : "Non... C'est pas ici... Vous êtes au Service Culturel..."


Boulet n°5 : le malchanceux

Au moment de partir, nous tombons nez à nez avec un pote et sa fille.

Zaza : "Bah? Qu'est-ce que tu fais là? T'habites à Soho, tu devrais pas voter à Chelsea??"

Boulet n°5 : "Si, ma femme et tous nos potes ont pu y voter mais ils se sont plantés pour moi dans la liste... Du coup, je me suis tapé Dowtown-Upper East Side pour voter..."

Zaza : "Bon bah on va t'attendre mon pauvre... On t'embarque à Central Park!!"


Voici donc comment on finit par mettre 45 minutes pour voter au lieu du quart d'heure légal et je tire mon chapeau aux bénévoles qui ont du voir passer tout un panel de boulets durant cette journée!

On attend le second tour avec impatience et cette fois-ci, je me mets dans la bonne file et surtout... je me pointe à l'ouverture et je vote pour le seul qui puisse nous sauver :


Merci Facebook ;)

Et à savoir chers amis expatriés, n'oubliez pas de vous désinscrire de vos Consulats dès que vous partez si vous ne voulez pas vous retrouver dans la situation de tous les anciens expats qui n'ont pas pu aller voter dimanche dernier (merci Bene pour l'article ;))

jeudi 12 avril 2012

L'appel au (B)Urnes

Mardi dernier, j'ai eu l'immense chance de rencontrer notre Consul à New-York avec d'autres blogueurs dans un "cadre informel et décontracté". 

Mr Lalliot, alias Philou ou Phiphi dans la communauté française new-yorkaise nous a donc royalement reçus dans son magnifique bureau pour parler notamment de leur nouveau site, MyFranceinNY et de notre éventuelle contribution pour aider tous ceux qui souhaitent s'installer à New York. On sort de l'image poussiéreuse et vieillissante qu'on peut se faire de l'administration française à l'étranger et l'ouverture d'esprit et la qualité d'écoute de notre Consul apporte, dixit Clara, "un nouvel espoir dans la diplomatie française". Affaire à suivre donc.

Cependant, au détour de la conversation, Mr le Consul nous a rappelé que les élections présidentielles arrivaient à grands pas et qu'il était temps qu'on songe sérieusement à booker son samedi après-midi pour aller faire la queue au bureaux de vote.




Impossible d'oublier notre devoir de citoyen français quand on voit le nombre de mails qu'on reçoit à la queue leuleu depuis 1 semaine... Ainsi, les candidats à la présidentielle, réalisant peut-être un peu tard que les français de l'étranger représentaient une manne électorale (2,5 millions d'expats), nous abreuvent de messages, lettres ouvertes, vidéos, nous martelant que nous faisons rayonner la France à l'étranger, sans parler des candidats aux élections législatives qui nous remettent une seconde couche : la boîte à spams dégueule à n'en plus finir.


Attention, voici la carte des desserts, celle qu'on consulte même si on sait pas quoi choisir. 

NB : les candidats ont été triés avec grand soin par ordre alphabétique, n'y voyez aucune préférence de ma part :

François BAYROU et les démocrates


Un message court qui nous invite à évoquer nos préoccupations 15 jours avant les élections... y'a comme un souci de timing là...



François HOLLANDE

Là, on a droit à une vidéo, c'est bien, c'est moderne mais François, on sait bien que tu nous détestes, nous les français à l'étranger. Dans ton esprit, nous sommes tous des évadés fiscaux roulant sur l'or et ton rêve serait de nous taxer en plus des impôts que nous payons déjà ici histoire de bien nous faire chier. Et j'ai bien failli m'étouffer de rire ce matin quand j'ai reçu ce mail d'appel aux dons 10 jours avant les élections ;))



Eva JOLY



Etonnamment lucide, la lettre évoquant la priorité des verts pour les français à l'étranger me fait rêver mais après quelques temps aux Etats-Unis, où on noie l'Environnement sous une tonne de sacs plastiques, je ne pourrai plus vivre sans clim!



Marine LE PEN



Où on évoque pour la première fois la perte de sa nationalité française si on s'attarde trop à l'étranger. Voter FN quand on est expatrié, c'est complètement illogique : on voterait pour quelqu'un qui virerait tous les immigrés de France mais on conçoit tout à fait que les Français s'installent à l'étranger. C'est comme si un candidat US proposait que tous les Français soient mis dans un charter direct pour Roissy (remarquez, les douanes américaines s'en chargent déjà très bien...)


Nicolas SARKOZY



Une lettre indigeste de 34 pages. J'l'ai pas lue. Comme beaucoup, j'ai encore en tête l'énorme bourde sur la fameuse création d'un "impôt lié à la nationalité visant les vilains ressortissants français partis à l'étranger" et la vidéo de NKM, envoyée en panique pour rassurer tous les expatriés lambdas qui non, ne gagnent pas des millions et se retrouvent au contraire avec un taux d'imposition quasiment similaire, et des frais d'assurance maladie et de scolarité qui en feraient fuir plus d'un. 

Bref, on nous agite sous le nez la gratuité des différents lycées français dans le monde qui donnent encore la priorité à ceux qui ont les moyens d'aligner les zéros sur un chèque (c'est que ça coûte cher de vouloir apprendre à nos enfants à lire et écrire en français...) parce que l'Education reste notre problème majeur.

Certains vont me dire : "Ecoute Zaza, t'es bien mignonne, continue à nous faire marrer avec tes gros mots mais please, ne te ridiculise pas en parlant politique, c'est pour les gens plus intelligents"

En lisant certains commentaires sur les articles nous concernant, j'en vois beaucoup qui nous crachent dessus, une haine à demi-avouée qui me fait mal au coeur : si tu as quitté la France, même temporairement, tu n'es plus français, tu n'es plus concerné par nos problèmes de chômage et nos grèves à répétition. Traître à la Nation, on t'aura par la peau du cul et y'a pas de raison que t'en chies pas autant que nous et que tu payes pas d'impôts en France toi aussi (même si en échange, t'auras juste que dalle)!!

Et bien sachez que j'ai encore ma carte d'électeur et que je compte bien m'en servir ne serait-ce que par considération pour ceux qui n'ont pas cette chance. Plus qu'un devoir, une obligation.

Et je vous emmerde.