samedi 2 juin 2012

Le Blues du Nain



S'il y en a bien un qui est dégoûté de quitter New York, c'est Nain. 

Depuis que nous lui avons annoncé notre grand retour à Londres, Nain déprime et traîne derrière lui son blues en soupirant. Nous avons beau lui expliquer que nous ne possédons pas la Carte Verte Magique pour rester aux US ("Non mon chéri, on ne peut PAS acheter cette carte") et que Londres n'est finalement qu'un retour aux sources, rien n'y fait, il fait la gueule, il ne veut pas partir…

Jusqu'à présent, nous avions accordé peu d'importance au soi-disant traumatisme que pouvait créer l'expatriation chez les Nains (et de toute façon, ils n'ont pas d'autre choix que de nous suivre dans nos déménagements successifs, du moins, s'ils souhaitent avoir de quoi bouffer dans leur assiette jusqu'à leur majorité).

Premièrement parce qu'ils étaient trop jeunes pour réaliser ce qu'ils laissaient derrière eux mais surtout parce que je reste persuadée que les enfants s'adaptent mieux que leurs parents. Trop bien même...

Certains futurs expatriés craignent que la barrière de la langue isolent leurs rejetons fraîchement débarqués de France alors qu'en fait, ce sont surtout les parents qui flippent de ne pas avoir un niveau d'anglais suffisamment bon pour s'intégrer. 

Les enfants au contraire trouvent toujours un moyen de communiquer pour jouer et faire des conneries ensemble même s'ils ne parlent pas la même langue. 

De même, autant les adultes doivent se sortir les doigts du cul pour rencontrer du monde et se faire de nouveaux amis, ce qui peut prendre de longs et pénibles mois en passant par différentes étapes avant de valider toute forme d'amitié : 

1. L'événement social : un pince-fesses, une beuverie ou un dîner chez des amis en commun
2. L'échange de mail puis de téléphone : étape très délicate où on ajoute une entrée à son carnet d'adresses sans pouvoir y mettre une catégorie
3. Le friend request sur Facebook : là on ouvre en grand sa vie privée sans prendre la peine de la raconter de vive voix
4. Le dîner en petit comité : qui doit obligatoirement finir en grosses blagues de cul si on veut passer à la dernière étape qui est :
5. Le week-end entre potes où on découvre les côtés cachés de ses nouveaux copains mais qu'on apprend à mettre de côté tellement on s'en fout.

Mais les enfants, eux, se lient d'amitié à la vie à la mort dès la première journée d'école. Ajoutez à cela les sleepovers, play-dates, anniversaires, picnics tous les week-ends, les nains ont finalement une vie sociale plus intense que la notre et j'ai souvent l'impression d'être la secrétaire qui gère l'agenda de Monsieur Nain.

On applaudit leur faculté d'adaptation mais maintenant que l'on doit partir, j'ai le sentiment qu'ils ont finalement plus à perdre que nous.


Pour Nain, New York est "la meilleure ville du monde"! 

Parce que dixit, on peut tout acheter, tout manger, les gens sont cools mais surtout, c'est la meilleure ville du monde car ses meilleurs copains sont là… Pourtant, ses meilleurs potes, d'ici l'année prochaine, ils se seront déjà tous barrés de New York!! Certains rentrent en France, d'autres suivent leurs parents vers des destinations plus exotiques et Nain commence à peine à saisir le concept de la vie d'expat qui consiste à voir les gens venir et partir tous les 3-5 ans. Le turnover est d'autant plus rude à New-York car les visas ne sont pas éternels…

Mari et moi, on a bien compris le concept de notre retour à Londres: ce ne sont pas de bons potes de New-York que l'on quitte mais nos meilleurs amis que l'on va retrouver!

Mais à quatre semaines de notre déménagement, je réalise jour après jour que l'aventure américaine se termine vraiment et que je dois abandonner toutes les opportunités de boulot qui se présentent au fur et à mesure que notre départ avance. Au final, le blues de Nain m'a envahie, et à la vue de notre agenda vide jusqu'à notre départ, j'ai le sentiment que nous allons partir de New York par la petite porte… pour rentrer en grande trombe à Londres!!!

PAR PITIE, NE BOUGEZ PAS LES GARS : ON ARRIVE!!!

lundi 14 mai 2012

Mums with guns

Cette année, j'ai été particulièrement gâtée pour la Fête des Mères.

Le problème, c'est qu'en naviguant entre la France, Londres et New-York, Mari s'embrouille dans les dates (et là, pan, je vous ressors le vieil article écrit il y a 3 ans). Sachez que la fête des Mères ne se célèbre pas aux mêmes dates selon le pays dans lequel on vit. Ainsi, au UK, c'est le 18 mars. En France, c'est le 3 juin et aux US, c'est le 13 mai (hier donc).

Ainsi, une journée par an, toutes les mamans du monde ont droit à une journée de break qui consiste à ne rien foutre de la journée, à attendre qu'on lui offre des présents et gare aux époux étourdis qui oublient d'offrir un cadeau à leur femme ce jour-là! 

Hier, j'ai ainsi fait une pure grasse matinée jusqu'à 10h30 (Montjoie!!), j'ai pas touché une casserole, on s'est fait livrer des sushis pour le déjeuner, je me suis fait une séance bronzette sur le rooftop de mes copains qui ont également une piscine et j'ai imposé "Autant en emporte le Vent" à Mari pour le plateau-télé. De mauvaises langues diront que ça ne change pas de d'habitude... et ils ont bien raison...

En effet, le petit plus de la fête des mères, ce sont quand même les petits cadeaux qui restent à jamais de Grands Classiques :



L'indispensable bouquet de fleurs 
que Mari est allé chercher en bas de l'immeuble 
(parce que faudrait pas non plus que nos mecs se fatiguent à aller nous chercher des fleurs)



Le collier de perles offert autour d'un breakfast organisé par la crèche
(purée j'ai grossi...)


Le cadre photo personnalisé
(purée mais j'ai grosssssiiiiii!!)


La carte de voeux (à moitié dégommée)



Le dessin qui laisse perplexe

Zaza : Ha bah tu m'as dessinée en jaune
Nain : Bah oui!!
Zaza : mais pourquoi?
Nain : Bah parce que t'es jaune!! les chinois, on les dessine en jaune!!
Zaza : soupir...

Bref, je pense que toutes les mamans du monde se retrouvent au moins 12 fois dans leur vie avec ces petits cadeaux concoctés avec amour par leur progéniture

Mais cette année, j'ai décidé que j'allais m'offrir mon propre cadeau pour la fête des Mères parce que tout ça c'est bien joli (quoique) mais Bibi, elle sait mieux que personne ce qui lui ferait vraiment plaisir!!

Ainsi, avec ma copine Gégé, on a bien réfléchi à un truc qui pourrait nous aider à nous détendre, autre que le sempiternel spa/pedicure/manucure/maillot.

Il faut savoir en fait que ma copine Gégé, elle est un peu comme moi : c'est un bourrin... et nous avons eu la brillante idée de prendre un cours de shooting au West Side Rifle and Pistol Range près de Madison Square Park histoire de bien nous vider la tête et quelques magasins de cartouches!



Moi évidemment, comme je n'avais quasiment jamais touché un fusil de ma vie sauf en compagnie de potes peu regardants sur la sécurité tout ça, je me suis pas foulé, j'ai mis la cible pas trop loin du fusil :


 J'ai l'air maline hein?



Du coup, je me suis pas trop plantée...

Mais c'est rien à côté de ma copine Gégé qu'on surnomme désormais le Sniper ;)



Et puis au bout de 20 minutes, le prof nous a trouvées tellement bonnes que nous sommes passées au stade supérieur et nous avons pu shooter sur des posters avec de vilains personnages pour nous motiver encore plus :



J'ai donc choisi Paris Hilton version zombie...
et je lui ai bien explosé la gueule!!

Nous sommes cependant encore loin des "Chicks with Guns" 
(merci Mr Tarantino pour cette pub promotionnelle)


Mais next time, j'y vais en bikini!!!


Chères lectrices et mamans au bord du nervous break-down, je vous invite à faire de même car jusqu'ici, je n'ai rien trouvé de mieux pour me défouler!! (Et non, on ne peut pas venir avec des photos de nos enfants pour shooter dessus, c'est extrêmement mal vu!!)

Pour s'inscrire, rien de plus simple, il faut s'enregistrer en ligne et attendre l'approbation le temps de vérifier que vous n'êtes pas un tueur en série (perso, ça leur a pris 24h) et s'inscrire à un cours d'1 heure, soit 15 minutes de théorie et 45 minutes à massacrer une pauvre cible, tout ceci sous la houlette d'un ancien tueur à gages absolument adorable!


HAPPY MOTHER'S DAY LES FILLES!!!

mercredi 2 mai 2012

Welcome to the Jungle

La première angoisse qui s'est agrippée à mes tripes quand Mari m'a annoncé qu'on retournait à Londres, ça a été : "Fuuuuuck!!! Va falloir trouver une école pour les Nains..."

A New-York, tout roule pour eux : Nain a eu une place tout de go dans une école privée bilingue machin truc avec ces petits plus qui vous font oublier la Douloureuse (graduation en baskets, double dose de devoirs) et Naine a intégré une preschool juste à côté de la maison laissant à sa pauvre mère un peu de répit après 2 glorieuses années de tyrannie domestique. 

Mais ces derniers mois, j'ai du retrousser mes manches et faire exploser ma note de téléphone pour trouver une école pour les 2 zozos et c'est non sans peine que oui, Alleluia Gloire à toi Seigneur, j'ai pu trouver de la place dans une école bilingue pour les Nains. 

Quand on s'entête comme moi à :

1. Ne pas foutre les pieds dans une église et saper toute possibilité de mettre les nains dans une école publique catho qui offre, et de loin le meilleur enseignement à Londres.
2. Vouloir coller ses enfants dans un système français parce que j'ai trop la flemme de faire le CNED

...on se retrouve vite sur des starting blocks, la sueur au front et de mauvaises nuits qui s'enchaînent. 

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, même si la communauté française à Londres représente au bas mot 300 000 personnes, il n'y a eu pendant très longtemps qu'un seul et unique lycée, the very famous Lycée Charles de Gaulle à South Kensington qui déborde malgré l'ouverture de différentes annexes qui elles-mêmes sont surchargées et, à qui le Collège Français Bilingue de Londres est venu prêter main forte depuis 2011...

Autant vous dire que les options vont pas très loin et on nage en plein délire quand il s'agit de commencer à plancher sur les dossiers d'inscription. D'ailleurs, le Lycée vient d'ouvrir les inscriptions en ligne et il n'est pas impossible que le serveur explose comme à l'époque où j'ai essayé d'y inscrire Nain.

Des établissements bilingues et de qualité à Londres, il y en a... Conventionnées, Homologuées, reconnues ou en cours, on s'emmêle les patins et c'est la Jungle.

Jacques Prévert, la Petite Ecole Française, l'Ecole Bilingue, l'Ecole des Petits, des Benjamins, des Oursons, des Etoiles, du Hérisson etc... Tout autant d'établissements avec des noms tout jolis qui vont font des appels du pied pour y inscrire vos gosses alors que même pas en rêve ton enfant qui est 75ème sur liste d'attente aura de la place dans une classe qui n'accepte de toute façon que 15 élèves.

Heureusement, on est loin des frais de scolarité qu'appliquent les écoles bilingues à New-York et qui atteignent les 25 000$/an les doigts dans le pif, même en Petite Section de Maternelle. Mais il faut bien que ces écoles survivent et je me suis toujours demandée quel était le pourcentage de revenus rien qu'en frais de pré-inscription (ceux qui ne garantissent pas du tout une misérable place).

Ainsi, j'ai reçu bon nombre de réponses négatives, de notifications sur les listes d'attente etc... Mais le pire, ce sont les écoles qui se contentent d'encaisser les chèques pour les frais d'inscription sans prendre la peine de torcher un récépissé, un courrier, un mail ou même un texto juste pour dire "merci d'avoir considéré notre établissement pour votre enfant qui est maintenant sur liste d'attente"...

Bref, c'est un sujet sans fond, sans fin qui alimente bon nombre de forums et des sites comme Avenue des Ecoles qui épluche une organisation aux abois... 

Mais maintenant, j'en ai plus rien à branler!! 

Les Nains ont eu de la place à la Petite Ecole Bilingue à Kentish Town, en attendant que le CFBL pousse ses murs pour agrandir leurs effectifs et accueillir ma progéniture!

Mais pour nous, parents expatriés, ça va bientôt être la douche froide si François passe dimanche... car François, je vous l'ai déjà expliqué dans un article récent, il peut pas nous encadrer et il va nous faire regretter d'avoir choisi de vivre hors de France ne serait-ce qu'en supprimant la gratuité des lycées français à l'étranger car dans son esprit, il n'y a que des exilés fiscaux, ces connards pleins aux as, qui profitent de ce système... Quant aux bourses scolaires, l'AEFE a resserré les boulons l'année dernière et n'a pas attendu l'avis de nos candidats à la Présidentielle pour réviser leurs critères d'attribution. 

D'ici là, chers amis expatriés, serrez la ceinture, profitez des jours heureux et faites en sorte que vos enfants sachent lire, compter et écrire en français avant que nous soyons obligés de passer au système local faute de moyens!

lundi 23 avril 2012

A voté

Samedi était à New-York le Jour J que tout le monde attendait pour le premier tour des élections. Chacun est allé tout guilleret à son bureau de vote sans pour autant dévoiler quel allait être son choix mais pour ceux que ça intéresse, les résultats sont dévoilés en détail sur le site de French Morning, ici

No comment sur les résultats please, ce n'est pas le but du post.

Pour ma part, habitant Midtown East, j'ai du me traîner jusqu'au Service Culturel Upper East Side, non loin du Consulat qui a également ouvert ses portes pour l'occasion.


Le plan était simple, bien ficelé : on laisse les Nains à belle-maman à Central Park le temps d'aller voter, soit 15 minutes chrono et on glande toute l'après-midi sous les cherry blossoms...

Les 15 minutes se sont transformées en 45 minutes et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas dû à l'incompétence ou le manque d'organisation du Consulat mais au défilé de boulets qui se sont donnés rendez-vous au même endroit que nous...

Boulet n°1 : le bigleux

On arrive avec Mari, juste 4 personnes devant nous, c'est cool, on devrait pouvoir torcher ça rapide. Au bout de 10 minutes, la queue n'a toujours pas avancé et on se demande pourquoi personne n'est dans l'isoloir ou en train de glisser sa petite enveloppe bleue dans la fente...

Zaza, modèle de patience : "Il se passe quoi là? On tricote ou quoi?"

Votante : "Je sais pas, il se passe rien depuis 15 minutes..." Par contre, un afflux de français arrive en fanfare pour se coller derrière nous en file indienne.

Bénévole : "On a un souci avec le monsieur là... Il a signé dans la mauvaise case..."

Zaza : "C'est possible ça de voter dans la mauvaise case??"

Bénévole : "Oui, et ça pose un gros problème car il ne peut pas voter 2 fois ou pour une autre personne évidemment... Du coup, on doit régler ce problème avant de vous faire passer..."

Ha bah comme qui dirait, on n'a pas les couilles sortis des ronces ...

Zaza :"Et on peut pas voter aux bureaux à droite là?? "

Bénévole : "Si si, mais c'est que pour les personnes de I à Z... D'ailleurs, mesdames, messieurs, si votre nom de famille commence par une lettre entre I et Z, inutile de faire la queue ici, vous pouvez aller sur la file de droite où il n'y a personne!!"

Bien sûr, personne ne bouge...


Boulet n°2 : moi même, la femme mariée écervelée

Je me présente enfin

Bénévole : "Votre carte consulaire s'il vous plait"

Zaza : "Voici"

Bénévole : "Ha mais vous êtes pas dans la bonne file..."

Zaza : "Pourquoi??"

Bénévole : "Bah vous devez voter sous votre nom de jeune fille..."

Zaza : "Ha bon??"

Bénévole : "Bah oui... et comme votre nom de famille commence par S, il faut aller dans l'autre file..."

Voilà, la file de I à Z qui était vide s'est d'un coup remplie de ceux qui ont réalisé qu'ils n'étaient pas dans la bonne file et qui se sont précipités là où j'ai du poireauter encore 10 bonnes minutes à cause des 2 énergumènes ci-dessous (cas n°3 et 4)



Boulet n°3 : celui qui doute de rien

Boulet n°3 : "Dites-moi, tant que je suis là, c'est possible de voter pour les Législatives?"

Bénévole : "Non, c'est en Juin..."

Boulet n°3 : "Et on peut pas voter à l'avance? Je vous mets ça sur un bout de papier et puis vous enregistrez mon vote!"

Bénévole : "NON, CE N'EST PAS POSSIBLE DE VOTER A L'AVANCE!!"


Boulet n°4 : l'égaré

Boulet n°4 : "Vous avez besoin d'une pièce d'identité?"

Bénévole : "Bah oui... Ha mais vous vous êtres trompés de bureau de vote..."

Boulet n°4 : "Bah? C'est pas ici le Consulat??!!"

Bénévole : "Non... C'est pas ici... Vous êtes au Service Culturel..."


Boulet n°5 : le malchanceux

Au moment de partir, nous tombons nez à nez avec un pote et sa fille.

Zaza : "Bah? Qu'est-ce que tu fais là? T'habites à Soho, tu devrais pas voter à Chelsea??"

Boulet n°5 : "Si, ma femme et tous nos potes ont pu y voter mais ils se sont plantés pour moi dans la liste... Du coup, je me suis tapé Dowtown-Upper East Side pour voter..."

Zaza : "Bon bah on va t'attendre mon pauvre... On t'embarque à Central Park!!"


Voici donc comment on finit par mettre 45 minutes pour voter au lieu du quart d'heure légal et je tire mon chapeau aux bénévoles qui ont du voir passer tout un panel de boulets durant cette journée!

On attend le second tour avec impatience et cette fois-ci, je me mets dans la bonne file et surtout... je me pointe à l'ouverture et je vote pour le seul qui puisse nous sauver :


Merci Facebook ;)

Et à savoir chers amis expatriés, n'oubliez pas de vous désinscrire de vos Consulats dès que vous partez si vous ne voulez pas vous retrouver dans la situation de tous les anciens expats qui n'ont pas pu aller voter dimanche dernier (merci Bene pour l'article ;))

jeudi 12 avril 2012

L'appel au (B)Urnes

Mardi dernier, j'ai eu l'immense chance de rencontrer notre Consul à New-York avec d'autres blogueurs dans un "cadre informel et décontracté". 

Mr Lalliot, alias Philou ou Phiphi dans la communauté française new-yorkaise nous a donc royalement reçus dans son magnifique bureau pour parler notamment de leur nouveau site, MyFranceinNY et de notre éventuelle contribution pour aider tous ceux qui souhaitent s'installer à New York. On sort de l'image poussiéreuse et vieillissante qu'on peut se faire de l'administration française à l'étranger et l'ouverture d'esprit et la qualité d'écoute de notre Consul apporte, dixit Clara, "un nouvel espoir dans la diplomatie française". Affaire à suivre donc.

Cependant, au détour de la conversation, Mr le Consul nous a rappelé que les élections présidentielles arrivaient à grands pas et qu'il était temps qu'on songe sérieusement à booker son samedi après-midi pour aller faire la queue au bureaux de vote.




Impossible d'oublier notre devoir de citoyen français quand on voit le nombre de mails qu'on reçoit à la queue leuleu depuis 1 semaine... Ainsi, les candidats à la présidentielle, réalisant peut-être un peu tard que les français de l'étranger représentaient une manne électorale (2,5 millions d'expats), nous abreuvent de messages, lettres ouvertes, vidéos, nous martelant que nous faisons rayonner la France à l'étranger, sans parler des candidats aux élections législatives qui nous remettent une seconde couche : la boîte à spams dégueule à n'en plus finir.


Attention, voici la carte des desserts, celle qu'on consulte même si on sait pas quoi choisir. 

NB : les candidats ont été triés avec grand soin par ordre alphabétique, n'y voyez aucune préférence de ma part :

François BAYROU et les démocrates


Un message court qui nous invite à évoquer nos préoccupations 15 jours avant les élections... y'a comme un souci de timing là...



François HOLLANDE

Là, on a droit à une vidéo, c'est bien, c'est moderne mais François, on sait bien que tu nous détestes, nous les français à l'étranger. Dans ton esprit, nous sommes tous des évadés fiscaux roulant sur l'or et ton rêve serait de nous taxer en plus des impôts que nous payons déjà ici histoire de bien nous faire chier. Et j'ai bien failli m'étouffer de rire ce matin quand j'ai reçu ce mail d'appel aux dons 10 jours avant les élections ;))



Eva JOLY



Etonnamment lucide, la lettre évoquant la priorité des verts pour les français à l'étranger me fait rêver mais après quelques temps aux Etats-Unis, où on noie l'Environnement sous une tonne de sacs plastiques, je ne pourrai plus vivre sans clim!



Marine LE PEN



Où on évoque pour la première fois la perte de sa nationalité française si on s'attarde trop à l'étranger. Voter FN quand on est expatrié, c'est complètement illogique : on voterait pour quelqu'un qui virerait tous les immigrés de France mais on conçoit tout à fait que les Français s'installent à l'étranger. C'est comme si un candidat US proposait que tous les Français soient mis dans un charter direct pour Roissy (remarquez, les douanes américaines s'en chargent déjà très bien...)


Nicolas SARKOZY



Une lettre indigeste de 34 pages. J'l'ai pas lue. Comme beaucoup, j'ai encore en tête l'énorme bourde sur la fameuse création d'un "impôt lié à la nationalité visant les vilains ressortissants français partis à l'étranger" et la vidéo de NKM, envoyée en panique pour rassurer tous les expatriés lambdas qui non, ne gagnent pas des millions et se retrouvent au contraire avec un taux d'imposition quasiment similaire, et des frais d'assurance maladie et de scolarité qui en feraient fuir plus d'un. 

Bref, on nous agite sous le nez la gratuité des différents lycées français dans le monde qui donnent encore la priorité à ceux qui ont les moyens d'aligner les zéros sur un chèque (c'est que ça coûte cher de vouloir apprendre à nos enfants à lire et écrire en français...) parce que l'Education reste notre problème majeur.

Certains vont me dire : "Ecoute Zaza, t'es bien mignonne, continue à nous faire marrer avec tes gros mots mais please, ne te ridiculise pas en parlant politique, c'est pour les gens plus intelligents"

En lisant certains commentaires sur les articles nous concernant, j'en vois beaucoup qui nous crachent dessus, une haine à demi-avouée qui me fait mal au coeur : si tu as quitté la France, même temporairement, tu n'es plus français, tu n'es plus concerné par nos problèmes de chômage et nos grèves à répétition. Traître à la Nation, on t'aura par la peau du cul et y'a pas de raison que t'en chies pas autant que nous et que tu payes pas d'impôts en France toi aussi (même si en échange, t'auras juste que dalle)!!

Et bien sachez que j'ai encore ma carte d'électeur et que je compte bien m'en servir ne serait-ce que par considération pour ceux qui n'ont pas cette chance. Plus qu'un devoir, une obligation.

Et je vous emmerde.

mardi 3 avril 2012

Le Mari Prodigue (de bons principes d'éducation)

Voilà, Mari est enfin rentré à New-York après 1 mois d'absence.

Que dire? Comme je suis de nature "petite teigne", je m'étais préparée à lui faire la peau à son retour et le faire ramper sur un chemin de croix à base de couches, homework, cuisine, repassage et activités ludiques pour les enfants : "Maintenant que tu es rentré, à toi d'en chier...".

Malheureusement, mes petites satisfactions personnelles n'ont pas fait le poids face à la joie, voire le soulagement, de le retrouver sain et sauf, et c'est non sans émotion que nous l'avons accueilli à la maison avec un abreuvage de rires et de câlins.

Je vous rassure, cela n'a duré que 24h00... Parce que dès le lendemain, Bibi qui avait quand même pris un jour off pour profiter de son Mari, s'est retrouvée à faire le tour du pâté de maison pour aller déposer les costumes de monsieur au pressing et ses chaussures toutes dégueulasses chez le cordonnier. Et là, je me suis dit :"fait chier, c'est reparti pour l'engrenage de la femme au foyer qui bosse et qui se retrouve avec un 3ème enfant dont il va falloir s'occuper".

Je dois avouer que pendant l'absence de Mari, j'ai du improviser un style de vie qui ferait hurler Laurence Pernoud (Dieu ait son âme...).

Zaza : "Bon, vu que Papa est pas là, ça va être la grosse teuf tous les jours, on va se marrer comme des oufs!!"

Nain : "Ca veut dire qu'on va arrêter de faire les devoirs?"

Zaza : "Ha non, faut pas rêver non plus... Les devoirs, ça reste notre corvée, c'est pour nous rappeler qu'on est des grosses taches en reasoning mathématiques... Ca veut dire mes chers enfants, qu'on va pouvoir regarder Netflix tous les jours, manger des bonbons, faire des sleepovers chez les autres histoire de se taper l'incruste, manger des pâtes et tout ce qui a de comestible avec du ketchup à TOUS les repas, et faire péter delivery.com si je rentre trop tard du boulot!"

Nain : "Youhou!!!"

Naine : "Dora! Dora! Dora!"

Bref, pendant 1 mois, on a fait n'importe nawak et j'ai mis en veille ce truc qu'on appelle communément "L'éducation". La machine était plutôt bien rodée et les nerfs à 200% pour tenir le coup.

Or, depuis que Mari est rentré, finie la rigolade : le mâle est de retour.

Insensible aux tâches domestiques, bossant comme un âne et nul en cuisine, Mari est comme beaucoup d'hommes en dehors du Quotidien : ça, c'est le job de Bobonne, son territoire, son fardeau, un mélange de petites victoires et d'anodines fautes de jugement. Mais cela n'empêche pas le Mâle d'essayer d'imposer ses lois quand il nous fait l'honneur de sa présence. S'il était un quadrupède, il urinerait dans toutes les pièces de la maison pour marquer son territoire dès qu'il arrive... Mais comme je le lui ai formellement interdit rapport au fait que c'est quand même super dégueulasse et que Naine le fait déjà, il a trouvé un autre moyen d'imposer son style qui consiste grosso-merdo... à me faire braire.

Mari : "C'est bon je suis là, je vais les faire dîner, leur brosser les dents, les coucher, laisse JE GERE"

Zaza : "Bon les enfants, Papa est rentré, va falloir éteindre la télé..."

Nain : "Rôôôôôôôôô!!!"

Naine : "Waaaaaa!!! Naaaaaaannnnnn!!!"

Mari : "Ha ça suffit les caprices, si ça continue comme ça, on arrête la télé!!"

Zaza-Nain-Naine : "QUOI???!!"

Mari : "Oui, et puis l'Ipad, y'en a marre! Les crises d'hystérie, c'est plus possible!"

Zaza : "Mais fuuuuccck, jamais de la vie! Si j'ai pas droit à ma pause, je deviens folle! Non mais d'où tu sors ces idées à la noix?? d'où tu viens foutre le merdier dans mon organisation??!!"

Mari : "On en reparlera après que j'aurai fini de les faire dîner! Allez, à table les Nains! et je vous préviens les enfants, avec moi, finis les caprices : vous-ne-sortirez-pas-de-table-et-pas-de-dessert-si-vous-n'avez pas-fini-votre-assiette!"

Zaza : "Non mais attend, s'ils ont pas très faim, c'est pas trrrrès grave s'ils ne finissez pas leur assiette, ça fera des restes pour le dîner de demain!"

Mari : "Bon, va faire joujou avec ton ordi là, c'est moi qui gère. Allez psssschhttt, psccchhhiiiittt!!" 

Et là, je me fais renvoyer dans mon canapé comme un vilain moustique qu'on chasse de la main. Bien entendu, les hurlements ne tardent pas : d'abord ceux des Nains, puis ceux de Mari puis re les Nains qui bien entendu n'ont absolument pas faim vu qu'ils se sont goinfrés de gâteaux DEVANT la télé... 

Moi, je me bouche les oreilles et j'attend le debriefing de Mari qui est toujours le même : "Bon, va falloir être plus ferme sur les repas hein? et je veux qu'on arrête les débilités à la télé, j'ai bien compris que je ne peux pas compter sur toi, donc à partir de maintenant, je vais faire des "trucs" avec les enfants le week-end pour les rendre plus intelligents!!" Oui, parce que moi, mon rôle, tout le monde le sait, c'est de les rendre plus cons...

Mais malgré la meilleure volonté du monde, il a bien fallu admettre que 

1. Les nains, c'est crevant :



2. Les nains, c'est plus fort que toi :




Moi j'aime bien quand Mari gère...

jeudi 22 mars 2012

With a little help of my friends

Mari étant absent depuis quasiment 1 mois, j'ai goûté aux joies de la femme expatriée. La vraie. Celle qui attend son matelot avec un marmot sous chaque aisselle en touillant la marmite, la spatule coincée entre les gencives...

New-York a beau être une ville "trépidante", il n'empêche que la solitude vous rattrape au galop. Même si j'ai repris le boulot (la mission free-lance qui devait durer 2 semaines va finalement s'étaler jusqu'à mon départ!!), les soirées à avaler en silence un repas terne devant une daube télévisuelle s'accumulent péniblement. 

Je vis ainsi le quotidien de certaines. Car il faut savoir qu'à New-York, un bon paquet de mamans égrainent leur calendrier en cochant les absences répétées de leur époux, work addicts slash pigeons voyageurs. 

Alors il y a plusieurs formules :
- Le mari qui bosse comme un âne et qui ne rentre pas avant 22h00 quand il ne fait pas des pointes jusqu'à 2h00 du matin
- Le mari qui part 2 jours par semaine
- Le mari qui part 1 semaine par mois
- Le mari qui part 15 jours par mois
- Le mari qui part 10 jours car il y inclut le week-end pour le passer avec ses potes ou sa famille
- Le mari qui part 1 mois 
- et enfin, le mari qui est parti depuis des mois travailler ailleurs, qu'on a pas eu envie de suivre parce que "merde tu fais chier, j'ai un super boulot que j'ai pas envie de planter et tant pis c'est moi qui vais gérer les gosses" et qu'on a la chance de voir pendant les vacances parce qu'il faut bien que les enfants voient leur géniteur de temps à autre.

Je suis bien consciente que ces formules ne s'appliquent pas qu'aux expatriées. Mais beaucoup nous imaginent comme des oisives, arpentant Madison Avenue pour faire du shopping ou se plaignant autour d'un afternoon-tea. Mes cocos, "Sex and the City", c'est de la pure fiction et la réalité n'a rien de bandant...

Mon credo du mois, c'est ça : La solitude, c'est nul. 

Et je la trouve d'autant plus tenace et sournoise quand on se trouve loin de ses proches, de sa famille (et quand je dis famille, je parle bien sûr des grands-parents qui ne demandent qu'à devenir esclaves de leurs petits-enfants et qui, ô joie, prennent allègrement le relais le week-end et pendant les vacances).

Bien entendu, pour organiser tout ce bordel vu que je rebosse, j'ai du mettre en place un planning d'enfer et recruter 3 nounous/baby sitters qui se relaient pour faire TOUT ce que je ne peux plus faire manque de temps (et d'énergie) = aller chercher Nain à l'école, faire les devoirs, aller chercher Naine à la crèche, donner le bain, faire le dîner, ranger, câliner, brossage de dents et Vlan, on éteind la lumière à 19h30 pétantes, on se douche rapide, on se maquille et on part en courant boire un verre avec des copains parce que merde, j'en ai besoin!

Bref, la totalité de mon salaire y passe mais au moins, la maison vibre et les Nains ne s'en plaignent pas. Est-ce pour autant suffisant? Parce qu'un couac, une babysitter qui fait faux bond, et tout fout le camp... J'ai ainsi failli m'effondrer en larmes dans la rue quand la nounou m'a plantée la semaine dernière et que j'ai du partir en catastrophe du bureau pour aller récupérer Naine à 19h00 à la crèche (qui ferme normalement 1 heure plus tôt). Au bord du craquage...

Et pourtant, c'est à ce moment-là j'ai pris conscience que non, je n'étais pas toute seule...

J'ai ainsi 3-4 anges gardiens qui m'épaulent depuis le début. Chacune a son style : celle qui te sort et avec qui tu rigoles en soirée, celle qui accueille notre famille réduite les bras ouverts, l'apéro toujours prêt et qui te laisse dormir sur son canapé, celle qui te laisse croire au bonheur que cela lui procure de s'occuper des Nains, celle qui te propose un brunch chez elle alors qu'elle ne cuisine pas et celle qui te fout un coup de pied au cul pour aller au parc. Et leur présence et leur attention me font balayer la tristesse qui me ronge en un battement de cils.

Mieux que des amis, une famille de substitution. Il est impossible de survivre sans quand on vit si loin.

En conclusion : oui, la solitude, c'est nul. 

Les amis, c'est mieux.





What do I do when my love is away.
(Does it worry you to be alone)
How do I feel by the end of the day
(Are you sad because you're on your own)
No, I get by with a little help from my friends,
Mmm, get high with a little help from my friends,
Mmm, gonna to try with a little help from my friends

Do you need anybody?
I need somebody to love.
Could it be anybody?
I want somebody to love.

lundi 12 mars 2012

Le Neutralisateur

Pour mon anniversaire, mes copains m'ont offert un Ipad...

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je ne reste pas scotchée dessus car à mon sens, l'utilité principale de ce très beau joujou, c'est ça :



Cependant, il faut avouer que l'Ipad a bien des qualités. Mieux que ça, je persiste à dire que cet objet multi-fonctionnel a changé notre façon de voyager, surtout quand on a des enfants.

Voyager avec des enfants, c'est super relou. 

Que ce soit en train, en avion ou en voiture, arrive toujours le moment fatidique du nervous break-down où vos enfants se mettent en tête de vous foutre la honte en public sans vous donner la possibilité de vous échapper. Ca peut durer 5 minutes comme 6 heures d'avion et ça, ça dépend du kit voyage que vous avez préparé vous qu'ils vous foutent la paix. 

Après la valise de cadeaux, voici donc, chers parents, notre fardeau du mois : le kit de voyage pour les enfants. Le truc qu'on s'étonne toujours de voir peser 10 kilos alors qu'en y réfléchissant bien, vu le tas de merdes qu'on met dedans, on devrait plutôt s'étonner que ça passe en cabine...

En faisant les comptes, avant l'apparition de l'Ipad, j'ai du ainsi investir dans : un lecteur DVD portable et les 40 dessins animés à caser dans une pauvre pochette, des albums à colorier, la trousse de 40 feutres indélébiles, des stickers aussi moches les uns que les autres, des livres de 20 pages avec exactement 1 phrase par page (putain, je vais me reconvertir en auteur de livres pour enfants moi) et tout un tas de petits jouets en plastique, tout ça s'entrechoquant allègrement dans un malheureux sac de voyage déjà rempli de couches, lingettes, compotes à emporter, boissons organic, chips et de paquets de biscuits en forme d'animaux ("parce que c'est tellement miiiggnoooon et les enfants adôôôôôôrent ça!!!").


Sans parler de Mari qui y rajoute ses lectures parce qu'il rechigne à porter un sac à main...


Certains peuvent trouver ça absurde, mais le but chers lecteurs, c'est d'utiliser chacun de ces objets comme Neutralisateur (meaning, "neutralisateur du casse-bonbon qui persiste à m'appeler Maman et qui ne sait pas se tenir en voyage"). Chacun de ces objets a un but bien précis à un moment précis du trajet et j'ai savouré mes voyages à dégainer à la seconde près le Neutralisateur qui allait stopper net le début de pétage de plombs des Nains...

Mais depuis que l'Ipad est arrivé, à la poubelle le kit pour les Nains : Tout tient maintenant dans cet objet magique! 

On peut y mettre tous les films qu'on veut, livres, magazines, jeux débiles (ou un peu plus futés) de l'Apple Store, applications de coloriage ou d'alphabétisation (tant qu'à faire...) etc... ça tient dans mon sac à main et ça pèse exactement 652 grammes. L'Ipad, c'est le Neutralisateur par excellence!!

Dommage qu'il ne fasse pas distributeur de bouffe, ça serait le paradis!!!

Cependant, comme tout objet vicieux, l'Ipad est à double tranchant quand on le laisse à la portée des enfants : il peut tout aussi bien vous sauver la vie que vous la rendre impossible...

Autant Nain arrive à s'en détacher sans trop argumenter, autant Naine... on va dire que ça la rend tout simplement dingue. Mais dingue de chez dingue, surtout quand je mets un terme à son shoot d'Ipad...

Mais plutôt que de vous décrire les crises d'hystérie, j'ai préféré vous le faire vivre en live pour une meilleure compréhension :



Voilà... Comme ça, je n'ai rien à ajouter si ce n'est que ça peut durer un bon 20 minutes comme ça et que rien, absolument rien ni personne ne peut la raisonner. Ca surprend au début, mais on finit par s'y faire...

Mais ce week-end, j'ai fait une merveilleuse découverte avec 2 autres copines, sur l'effet hypnotisant d'une autre petite merveille de New-York : 


Chers parents, si vous n'avez pas d'Ipad, il vous reste toujours la pétanque à Bryant Park!
Maintenant que les beaux jours reviennent, vous pouvez aller jouer tranquillou avec ces 2 messieurs adorables qui se feront une joie de vous donner des petits cours.

mais si vous voulez qu'ils restent assis plus de 10 minutes...


Oui oui, c'est bien moi au fond ;))

Faut mettre la main à la pâte (ou devrais-je dire, la main aux boules....)

dimanche 4 mars 2012

Une Dinde à Orlando

Après bientôt 3 semaines de silence radio, je pourrais écrire un édifiant article sur mon nouveau job en free-lance ou sur Mari qui m'a lâchement abandonnée pour 1 mois - dont 4 week-ends - pour faire sa période d'essai à Genève ou sur la galère de trouver une école à Londres pour les Nains ou sur le début du potty-training de Naine ou "comment passer ses journées à traquer les traces d'urine transparente sur le sol armée d'un sopalin géant" ou sur Millon qui n'a plus de piles et qui fait le mort dans la caisse à jouets (quelle truffe celui-là....)...

Et bien non. Ca sera pour la prochaine fois car je vous avais promis un petit debriefing de nos vacances à Orlando, et ça, je ne résiste pas au plaisir de vous raconter notre séjour, qui m'a rappelé ma petite escapade de l'année dernière à Disneyland! 

Vous allez encore râler en disant :"Non mais l'aut pouf, elle passe son temps à nous raconter ses vacances alors qu'on trime comme des porcs!!" et vous avez bien raison car au final, notre séjour tient en 3 mots : 

on-a-fait-la-queue.

Comment en sommes-nous arrivés là? C'est simple : je n'aime que la plage, Mari déteste, il préfère la montagne et comme j'ai pas eu envie d'aller me les cailler, on a décidé de partir à Orlando pour se prendre un dernier shoot de culture américaine. Ainsi, quand les 2 parties adverses du couple font des concessions, personne n'est content.

Donc, il faut savoir que quand tu vas à Orlando pendant les vacances scolaires, tu peux être sûr de croiser tous les cons qui ont eu la même idée que toi : se ruiner chez Disney en pensant que les enfants adorent faire la queue pendant des heures sous un cagnard de malade (quand tu te prends pas une averse tropicale sur la gueule).

Ainsi, à Orlando...

On fait la queue pour aller au parking



On fait la queue pour prendre le tram qui t'amène à l'entrée du Parc



On fait la queue pour rentrer dans le parc



On fait la queue pour récupérer un FastPass 
(le truc magique qui est inventé pour justement t'éviter de faire la queue...)



On fait encore plus la queue quand y'a plus de FastPass



 Ca s'arrange pas au fur et à mesure qu'on avance dans la journée




On fait la queue à l'intérieur





mais aussi à l'extérieur






N'oublions pas nos Grands Classiques qui sont

On fait la queue aux chiottes


Je ne comprend toujours pas pourquoi la queue aux WC femmes est TOUJOURS 3 fois plus longue que celle des hommes...


On fait la queue au restaurant ou au self-service ou au fast-food degueu




Le seul truc où j'ai pas fait la queue, c'est pour ce grand moment de bonheur avec mon fils


J'ai quand même réussi à choper 2 tickets pour un close-up tour avec des dauphins, et même si je ne suis pas fan du concept de transformer une bête sauvage en animal de foire, j'avoue m'être laissée émouvoir par leurs grands yeux rieurs.


Ceci-dit, n'oubliez pas :


Et c'est pas à Seaworld que vous apprenez ça, mais sur ce site, Aardvark NYC assez décalé...


Au final, en pensant faire plaisir à nos enfants, on se retrouve à les embarquer dans de longs chemins de croix mais ils en souffrent moins que leurs parents, parce que 5 minutes de manège leur font oublier les heures de queue... C'est ça la magie Disney...