lundi 25 mars 2013

Everybody stand up!

Mari adore les stand-up comedies...

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un pur produit américain comme on les aime : un spectacle comique dans un cadre informel où l'humoriste jongle avec ses talents d'improvisation. Généralement, il s'inspire de son quotidien avec un sens de l'observation acéré pour que le public puisse s'identifier à lui. a mon époque, j'étais fan de Jerry Seinfeld, mais ça s'arrêtait là.

Grâce à Netflix (God bless America et le streaming gratuit), Mari a pu découvrir de nombreux humoristes américains. Déjà à Londres, il était devenu fan de Michael McIntyre mais arrivée à New-York, ça a été le délire complet : Chapelle, Chris Rock, Louis CK ou Gabriel Iglesias (un de mes préférés!). On a bouffé du stand-up comedies pendant des mois en rentrant de soirée complètement bourrés et nous avons repassé en boucle, avec ou sans les nains, ce fabuleux sketch d'Eddie Izzard que tout le monde connait mais qu'on ne peut se lasser de regarder.




Certains font preuve d'une subtilité et d'un sens de l'observation hors pair, d'autres jonglent entre "fuck" et "pussy" ou maîtrisent toutes sortes de bruitages.

Mais pour être honnête, dès que je regarde un de ces shows, je fais pas long feu...

Au début, j'arrive à me concentrer avec mes 2 grammes d'alcool dans le sang mais après, je perd totalement le fil du spectacle. Au bout de quelques minutes, je ne comprend plus rien du tout au spectacle (faut dire qu'ils parlent super vite!!) et je reste souvent la bouche ouverte tel un canard tombant nez à nez sur une pince à linge. 

Mari au contraire, saisit toutes les subtilités du spectacle et a des crises de fous rires incontrôlables sur le canapé : maintes fois, je le regardais envieuse et j'allais me coucher en le laissant plié de rire.

C'est donc avec une certaine émotion que Mari et moi avons rejoint le troupeau de français au Royal Albert Hall pour assister au spectacle de Gad Elmaleh lundi dernier (très beau cadeau de belle-maman pour Noël).

Haaa, les français à Londres... Ils étaient tous là... Décontractés ou en costard, la clope au bec, jeunes loups de la finance toujours aussi bruyants, Marie-Dominique et ses copines de South Ken, quelques enfants ayant eu la permission de minuit, une flopée de trentenaires en doudoune. Bizarrement, je n'ai croisé personne que je connaissais même si une de mes copines assure m'avoir fait de grands coucous dans la salle!

2 premières pour moi donc : j'ai ainsi découvert la magnifique salle du Royal Albert Hall et j'ai enfin assisté en vrai à un stand up comedie en français. "Enfin, je vais pouvoir tout piger!!".

Ainsi, pendant 2 heures, j'ai ri aux éclats, j'ai enfin compris les allusions au "Blond" et au "Where is Brian?", j'ai gouté à un humour fin, sans vulgarité, j'ai été totalement conquise par l'intelligence de ce type et il n'a pas hésité à se foutre de nos gueules! Pour le résumé, il vous suffit de lire l'article d'Amandine sur ici-Londres!

Je suis certes pour m'imprégner de la culture anglaise, notre retour en France étant peu probable (parce que Mari, il est pas hyper fan du concept "se retrouver au chômage") mais il est vrai qu'un petit vent de rires bien franchouillards ne fait de mal à personne!

Gad, reviens vite nous voir!!

mardi 12 mars 2013

Mon homme, l'expatrié

On parle beaucoup des épouses expatriées : celles qui ont sacrifié leur job pour suivre leur mari, celles qui voient leur indépendance financière réduite en peau de chagrin, celles qui passent d'un bureau de 40 personnes à un mini-foyer avec 2 marmots qui savent à peine parler, celles qui découvrent la solitude, celles qui doivent affronter les remarques acides et les regards étonnés.

Ce sont les mêmes qui saisissent l'occasion pour se reconvertir, passer plus de temps avec leurs enfants et mieux les comprendre, les épauler et les choyer au quotidien, celles qui partent en quête de nouvelles rencontres, celles qui arpentent les rues et les musées pour prendre possession de leur nouvelle ville, celles qui protègent ou reconstruisent leur écrin de bonheur.

D'une certaine manière, l'expatriation est une aventure mais pas avec le sac à dos et une machette entre les gencives :


mais avec 234 cartons et une bonne bière à la fin de la journée :

Dessin par LiliBé pour ma chronique d'Ici-Londres en septembre 2012


Bref, le sujet est sans fin mais bizarrement, on ne parle pas beaucoup de l'homme expatrié, celui sans qui cette aventure ne serait jamais arrivée, celui qui prend le risque de s'installer ailleurs sans filet de protection et d'embarquer femme et enfants.

Au début de notre expatriation, j'étais très jalouse de Mari. 

Pendant que je restais à la maison, lui avait un travail, une vie sociale, un but dans la journée. Et quand il partait en voyage, je fondais en larmes : "Vas-y, abandonne-nous! Pars! J'ai bien compris que tu préférais aller mater les culs des hôtesses de l'air en Business plutôt que de rester à la maison t'occuper de nous!! J'ai bien compris que tu adorais passer tes nuits dans des hôtels 5 étoiles avec petit-déjeuner buffet plutôt que d'honorer ta femme qui n'est pas foutue de te préparer ton café!! J'ai tout abandonné pour toi et voilà comment tu me remercies?! J'ai pas signé pour ça moi! J'ai signé pour du glam, de l'amour, des voyages et une nounou full-time! J'veux des pompes, un sac, du cul!!"

Mari partait donc le dos courbé sous le poids de la culpabilité qui, à mon sens, n'était rien en comparaison de mon désarroi.

Cependant, il m'a bien fallu admettre que Mari ne travaillait pas comme un âne pour le plaisir, que les voyages le fatiguaient, que la pression d'un nouveau job est d'autant plus forte quand on a 3 bouches à nourrir, que lui aussi avait laissé en France sa famille et ses amis, que la notion "se faire plaisir" disparaissait, faute de temps, au fur et à mesure que nous lui demandions plus d'attention, qu'il ne pensait qu'à notre avenir alors que je n'étais obsédée que par le lendemain ou les prochaines vacances scolaires.

Les filles, faut prendre soin de son poulain, sa bête de concours, son pigeon voyageur. Laver ses petites chemises, le nourrir correctement sans matières grasses, lui mettre un coup de pied au cul pour qu'il aille faire du sport, lui coller son téléphone entre les mains pour qu'il appelle ses potes et prendre un verre avec eux, lui envoyer de jolis SMS pendant qu'il est en voyage, le laisser faire sa sieste (mais pas plus de 2 heures hein, faut quand même pas déconner!!), lui donner quelques missions ponctuelles pour le valoriser ("Tu peux aller au Tesco acheter du PQ stp?"), prendre en main sa vie sociale et le plonger dans la foule car il y brille.

Dans les faits, on pourra dire que je remplis bien mes fonctions de Bobonne, mais en réalité, je me vois plus comme son coach et son poil à gratter.

Pourquoi faire tout cela? Et bien, plutôt de prendre le risque de le voir faire un claquage à 40 piges, je préfère anticiper afin de ne pas me retrouver toute seule, sans emploi avec 2 enfants et 15 kilos en trop (donc clairement pas baisable).

Plus les années passent et plus je me suis habituée à son absence. Maintenant, quand il se barre pendant 1 semaine comme il a fait la semaine dernière pour aller à New-York (bon là, j'ai été super jalouse, j'avoue), et bien je m'occupe de moi et là, rien ne va plus! Je ne bouffe que de la merde ou des pâtes, je regarde des films débiles pour ados qui me font pleurer tellement c'est beau l'amour, je m'organise des soirées avec mes potes parce que j'adore sortir en solo, mes babysitters se frottent les mains, les nains sont en mode free-style, les devoirs sont bâclés, j'ai le lit ET le canapé pour moi toute seule!!

Ainsi quand Mari rentre, ce n'est plus moi qui cours à la porte, soulagée de le voir revenir... c'est plutôt lui qui vient s'asseoir à côté de moi alors que je suis au milieu d'un épisode hyper important de "Made in Chelsea" et qui attend, anxieux, que j'appuie sur Pause pour écouter le récit, passionnant de son voyage.

Zaza : "C'était bien?"

Mari : "C'était bien mais fatiguant... Tiens, je t'ai ramené des clopes... Holala, vous m'avez manqué..."

Zaza : "Oui, oui, toi aussi tu nous as manqué!! et sinon.... Tu repars quand?????"

lundi 4 mars 2013

Une Dinde aux Canaries

Au début, je voulais juste vous envoyer cette photo :


Avec un petit commentaire classe du genre : "Ciao les ploucs, la Dinde part aux Canaries en mode bitch!"

La  très mauvaise connexion internet sur place a eu raison de ma fourberie et mon rire narquois s'est vite volatilisé, mais j'ai pu ainsi profiter plus longtemps du temps paradisiaque à Gran Canaria et m'émerveiller à nouveau devant l'énergie sans faille des Nains, au taquet 12 heures par jour.......

Donc, cette année, j'ai enfin réussi à convaincre Mari que le froid, c'était nul et que je ne voyais pas l'intérêt de quitter Londres, où il fait 2°C à tout casser, pour aller se peler les miches sur un télésiège (où il fait généralement -8°C) et puer des pieds pendant 1 semaine à fermenter dans des chaussures de ski. Les tongs, c'est quand même mieux...

Dans l'esprit des gens, les Canaries, c'est cheap, donc plouc. Mais moi, j'ai pas peur non. 

Moi, j'ai froid... et je me cogne de me coller à la foule si je peux profiter d'un soleil permanent. De plus, tous les hôtels proposent un kids club gratuit pour les Nains, avec mini-disco et mini-golf :


Zaza : "C'est débile le mini-golf..."
Nain : "Non c'est bien!!"
Zaza : "Non. C'est NA-SE!!"
Nain : "C'est bien je te dis! c'est parce que t'arrives pas à la mettre dans le trou la balle!!"
Zaza : "C'est pas vrai!!"
Mari : "Si c'est vrai, tu tapes comme un gros bourrin en plus..."

Bref, le mini-golf, c'est nul.... surtout quand les 2 clowns viennent m'emmerder...


Première étape : Gran Canaria, 5 nuits au Marina Suites à Puerto Rico. C'est simple, à Gran Canaria, y'a pas grand chose à foutre ou à visiter mais on a réussi à faire quelques trucs sympas.

On a déjeuné à Puerto de Mogan (très très joli) et nous avons comblé nos enfants en les emmenant à Palmitos Park :


Des dauphins, des perroquets, des tortues, quelques bêtes poilues, un hot dog en terrasse et hop, le tour est joué, ça les a achevés pour la journée!

Mais le must, ça a été notre escapade à Maspalomas Beach :


Au début, j'avais convaincu les miens que Maspalomas, c'était the must, une étendue de sable magnifique et préservée et que cela valait le coup d'aller y passer une journée...

Bref, on arrive sur place et on cherche un coin de plage où poser nos fesses. En avançant, nous tombons sur ce panneau :


Ha... des nudistes... c'est gentil de prévenir...

Personnellement, je conçois tout à fait que l'on veuille se mettre à poil en vacances. Si j'étais pas aussi coincée des fesses, je me verrais bien allongée nue sur du sable chaud sans craindre les marques de bronzage... 

Seulement voilà, la population de nudistes à Maspalomas, ce ne sont pas de jeunes éphèbes mais des vieux nordiques, en couple, en groupe ou en single et franchement, y'a quand rien de pire que des vieux à poil (sauf peut-être, des vieux à poil qui courent vers la mer avec leur machin qui se balance de droite à gauche ou des vieux à poil qui jouent au beach-volley).


Quelques couples gay bien gaulés viennent atténuer cette vision cauchemardesque mais comme vous pouvez vous en douter, les Nains sont bien les seuls enfants à arpenter la zona nudiste qui fait, non pas 300 mètres comme je l'espérais, mais bien 1 kilomètre de long... 

Au bout de 40 minutes de marche, nous n'avons pas eu d'autre choix que de rebrousser chemin et refaire le trajet dans le sens inverse, soit presque 2 heures à croiser des zizis tout fripés... les Nains ont grave kiffé...

Bref, Gran Canaria, ce n'était que pour le début du séjour et nous nous sommes envolés pour Tenerife quelques jours après... et là, ce n'est plus du tout la même chose...

On a gentiment commencé par Orotavia et ses jolies maisons, son joli parc : 




Puis on a poussé la voiture jusqu'à Punta de Teno, à l'extrémité occidentale de l'île... Un chemin sinueux bordant une falaise, des débris de rochers sur la route, on a failli faire demi-tour mais quand nous avons aperçu le bout de la pointe, nous n'avons pas été déçus :




Pas une habitation à la ronde, pas de nudistes, quelques pêcheurs débonnaires, une histoire volcanique qui a laissé un magnifique paysage, à la fois désertique et propice à la contemplation, bref, une grosse claque dans la figure et j'ai failli y laisser Mari, absorbé par le paysage et l'étrange végétation du lieu...

Puis direction vers le sud, à travers la montagne pour atterrir à quelques kilomètres de Playa de Americas que nous avons préféré éviter pour se poser là :


"Il est bonnard l'hôtel, hein Chéri?"

Le lendemain, les nuages ne laissant rien présager de bon, nous avons décidé de visiter le Parc Volcanique de Teide passeke Nain, le truc qui le passionne en ce moment, ce sont les volcans... Nous avons donc pris le téléphérique de bonne heure pour se retrouver à plus de 3000 mètres d'altitude, grandiose :


"Ca caille hein? Bah ouais, fait 3°C en haut!!"

Le reste, ça n'a été qu'époustouflant et nous avons passé toute la journée la bouche ouverte :


"Hooooo!!!"



"Haaaa!!!"


"Holalalalalala...."


 "Allez Naine, repose ces cailloux!"



"Nain! Tu reviens TOUT DE SUITE!!"


Bref, nous sommes repartis de Tenerife émerveillés, bronzés et reposés. 

Next time, j'irai faire un tour à Fuerteventura et Lanzarote et j'achèterai un guide mis à jour pour éviter les plages de nudistes et les restaurants dégueulasses!

Mais le plus de mes prochaines vacances, c'est que contrairement à mon dernier séjour où j'ai du me trimballer ce machin qui pèse 2 kilos :



Je vais maintenant voyager avec ça :


Et oui, mes chers lecteurs, grâce à vous, j'ai pu décrocher un Kindle Fire HD via les Bloscars de Skyscanner, catégorie meilleur blog féminin (j'en reviens pas!!) et vais pouvoir bouquiner en vacances sans que ça me défonces les omoplates!!!

merci encore à vous à l'équipe de Skyscanner pour l'organisation de ce concours!!

jeudi 7 février 2013

Do you do "vous"?

Heureusement que j'ai de fidèles lecteurs...

L'année dernière, j'avais écrit un petit article sur les difficultés qu'ont les personnes âgées à utiliser un ordinateur et j'avais dévoilé, sans y prendre garde, que je vouvoyais mes parents. Chère Sandrine, suite à tes nombreuses requêtes, je vais essayer de t'expliquer le système du vouvoiement dans notre famille.

Rappel des faits : pour ceux qui l'ignorent, j'ai été adoptée. 

Alors être adopté, ça veut dire aller vivre chez de parfaits inconnus qui vont tout faire pour t'élever comme leur propre enfant. Bien au delà de la partie élevage qui consiste à m'habiller et me nourrir, mes parents adoptifs se sont également chargés de mon éducation (faire des études correctes, être polie, respecter les autres et ne pas dire "putain" à chaque fin de phrase. Sur ce dernier point, c'est plutôt raté...). 

Le souci, c'est que contrairement à beaucoup d'enfants adoptés, j'ai débarqué dans ma famille sur le tard... à 10 ans pour être plus précise, en fin CM2. Et à cet âge-là, j'avais déjà appris qu'il fallait vouvoyer les personnes que l'on ne connaissait pas pour marquer une forme de respect et il était bien naturel que je commence à vouvoyer mes parents adoptifs. Cette habitude ne s'est pas perdue depuis et cela en a surpris plus d'un...

- Donc, depuis le début, je vouvoie mes parents, contrairement à mes soeurs et à mon frère.
- Mon père vouvoie ses enfants naturels (les 5 filles), mais pas ses enfants adoptifs (les 2 viets) qu'il tutoie car, selon ses dires : "je tutoie ce qui ne m'appartient pas"
- Ma mère tutoie tous ses enfants mais vouvoie certaines personnes de son âge
- Mon père vouvoie sa femme et le chien ("veuillez dégager du canapé!!")
- Le chien vouvoie tout le monde (waa, waa, waa)
- Mes soeurs et mon frère appellent nos parents Papa ou Maman ou La Reum
- Moi je suis la seule à les appeler par leurs surnoms (que je ne dévoilerai pas pas pudeur) mais comme je les vouvoie, ça ne passe pas pour de la familiarité.
- Mon père vouvoie donc ses filles, mais pas ses gendres qui le tutoient, sauf Mari qui vouvoie également mes parents par solidarité.
- Je vouvoie ma belle-mère (à son grand dam) qui me tutoie 
- Il y a des personnes que nous les enfants tutoyons mais que nos parents vouvoient.
- Le chat fait miaou, la poule fait cot, cot et le cochon grogne


Je connais aussi certains couples pas beaucoup plus âgés que nous qui se vouvoient entre eux et tutoient leurs enfants. D'autres se tutoient mais vouvoient leurs enfants et vice et versa. Et oui, durant mon houleuse adolescence, je lançais de magnifiques : "vous me faites grave chier avec vos principes à la con" à ma mère. Le message passait tout aussi bien que si je l'avais tutoyée...

Mais qu'en est-il de nos Nains? Doit-on leur apprendre à vouvoyer également autre part qu'à l'école ou est-ce totalement has-been?

Je serais assez tentée, car pour avoir croisé nombre d'enfants qui me vouvoyaient en m'appelant "Madame", j'avoue avoir grave kiffé sur le moment avant de me prendre le retour du boomerang sur lequel est inscrit "calme ta joie, t'es vieille". Et puis si ça peut leur faire faire un peu d'exercices de conjugaison, ça leur fera pas de mal... 

Pour mes Nains malheureusement, il est trop tard... Eux, y z'en ont rien à battre de vouvoyer : le "You" englobe tout et n'importe quoi, et cette absence de différenciation en anglais va nous causer du souci.

Bref, le vouvoiement est devenu certes complètement désuet mais au final, au sein d'une famille, vouvoiement ou tutoiement, le principal, c'est que la communication passe. 

Et ceux qui considèrent cela avec mépris comme l'apanage des Bourges, ceux-là n'ont rien ou peu compris car dans un sens plus élargi, le plus important est d'apprendre à nos enfants à s'adresser aux autres avec respect : et le vouvoiement n'est qu'un petit plus qui, il faut l'avouer, ne manque pas de charme... 




en tout cas, moi, ça me fait trop kiffer qu'on me vouvoie!!
SPLASH BOOMERANG = "TA GUEULE LA VIEILLE!!"

mardi 29 janvier 2013

My new best friend

La vie est tout de même drôlement faite.

La semaine dernière, j'ai en effet écrit un article geignard sur mes impasses existentielles. A peine eu-je publié ce post et m'apprêtais à engloutir un paquet de chips devant une daube télévisuelle dans un engrenage de loser, que mon téléphone se mit à sonner joyeusement.

"Numéro masqué"... 

Au bout du fil, ce n'est ni Mari qui vient s'enquérir de mon agenda ("qu'est-ce tu fous là Pute??!!"), ni ma mère qui se plaint de ne pas avoir de nouvelles ("tu ne m'appelles jââââââmâââââiiiis, fille ingrate!!"), ni l'école qui me demande de venir chercher les Nains ("Votre Nain a truc coincé dans la gorge, Mère Indigne..."), ni un sales representant appelant de Calcultta pour me vendre des solutions financières/informatiques/téléphoniques ("Hello Miss, we wuld like to intoroduce you ourrrr niew produuux").

Non, rien de tout cela... Au bout du fil, c'est Tim.

Tim, je ne le connais pas mais pendant nos 15 minutes de conversation téléphonique, il va devenir mon meilleur ami, mon BFF, le seul qui me comprenne en ce bas monde. Parce que Tim, il travaille pour une boîte de recrutement et il a totalement flashé sur mon cv que j'avais remis à jour sur Monster 2 jours plus tôt et qu'il s'est dit que je serai la candidate idéale pour un poste à court terme (le paradis pour toute maman) pour organiser des événements pour une multinationale qui l'a plein de pognon.

Cependant, quand on a un anglais approximatif comme le mien et qu'on ne s'attend pas à recevoir l'appel d'un recruteur, c'est qu'on finit vite par cafouiller. Les 10 premières minutes, j'arrive à faire illusion avec mon CV de ouf bourré d'"excellent skills", "self-confidence" et "teamplayer machin chose".

Laaaas, cet état de grâce s'arrête net quand il me pose une question à laquelle je suis incapable de répondre. Non pas parce que la réponse demande réflexion, mais parce que je n'ai AB-SO-LU-MENT rien pigé à ce qu'il vient de me dire.... 30 secondes de blanc (interminables) pendant lesquelles j'oscille entre :
- "Hein? What? Vous avez dit quoi là?"
et le :
- "Bbrrzzzzz.... Sorry, ma ligne est mauvaise, bbbrrzzzzz, je n'ai pas entendu la fin de votre phrase!"

Mais Tim, comme c'est mon meilleur ami, il est super compréhensif, il est troooop chou et on convient d'un rendez-vous le mardi suivant. Génial, j'ai tout le week-end pour me remettre dans le bain et monter un gros pipeau à 4 mains sur mes capacités à reprendre le travail après des mois de chômage "forcé", tout en gardant une vie familiale stable et organisée.

Le mardi suivant, j'arrive donc au bureau de Tim... J'avais déjà arpenté les planchers de différentes boites de recrutement lors de ma première vie à Londres mais là, je suis éblouie...

Hôtesses d'accueil souriantes, moquette rouge, toilettes propres et parfumées, on me tend un formulaire à remplir, un stylo en or et on m'installe dans une petite salle avec une coupe de champagne et un (très) jeune masseur italien répondant au doux nom de Massimo... Je suis au bord de faire dans ma culotte...

10 minutes plus tard, Tim arrive dans la salle, me salue et scrute le formulaire que je n'avais pas fini de remplir (la faute à Massimo plus qu'à mon piètre niveau d'anglais).

Je passe dès le départ pour une demeurée, je sens que ça va être long... très long... Mais au bout de 30 minutes, tout est dit, j'ai souri, transpiré, j'ai pris des notes, ultra motivée!

Depuis? Bah rien. Tim, il m'a pas rappelée, c'est plus mon copain, il me fait sûrement grave la tronche. Mais que nenni, au diable le moral à zéro, si j'ai réussi à en éblouir un, il n'y a aucune raison pour que d'autres ne tombent pas aussi en pâmoison sur mon merveilleux CV! J'ai donc répondu à plein d'offres au sens large du terme, j'ai brassé tous les mots clés, envoyé mes jolies lettres de motivation en espérant de me faire d'autres nouveaux meilleurs amis!

Question? Ai-je vraiment envie de travailler? 
Réponse : Oui et non.

Oui. Pour épauler Mari qui rêve que je l'entretienne (ma p'tite pute à moi) et mettre des sous de côté pour acheter un endroit où vivre des jours heureux.
Oui pour me dire que ma vie active ne s'est pas arrêtée le jour où j'ai mis bas dans la douleur, les cris et le placenta qui vole dans la salle d'accouchement.
Oui parce que j'ai aussi envie de partir en vacances avec mon homme et mes nains quand j'en ai envie.
Oui parce que j'ai peur de déprimer et affronter le regard des autres.

Non. Parce que j'aime trop les Nains. Eux pourtant, je ne sais pas s'ils ont vraiment besoin de moi : ils vont à l'école, ils sont heureux, ils ont de quoi bouffer et rire tous les jours et ils parleront anglais mieux que moi... Je crois que c'est plutôt moi qui ai besoin de les sentir, les voir grandir, les aimer inconditionnellement comme les gronder violemment. 
Non, parce que mon monde, c'est le leur et je n'ai pas honte de le dire, car moi, je suis le sel de leur vie.
Non, parce que je veux donner à mes enfants ce qui m'a été refusé quand j'avais leur âge même si je suis loin d'être une mère parfaite (mais alors genre très très très loooooooin!).

Conclusion : je prendrai ce qu'on m'offre et je donnerai ce que je peux.


PS : Tim, j'ai bien compris que tu voulais plus me parler, mais j'en ai rien à branler parce que je me suis fait un nouveau meilleur copain, c'est L'Express Top Blogs Stylés  qui a publié mon interview le lendemain de notre rendez-vous! Et PAN!

jeudi 17 janvier 2013

Bloscars 2013

Alors que je m'apprêtais à écrire un article sur les effets néfastes du bilinguisme sur les relations parents/enfants (encore une de mes théories à la mords-moi-le-zob tirée par les poils du nez), j'ai reçu un mail de Skyscanner m'annonçant que j'avais été sélectionnée pour la première édition des Bloscars Voyage 2013....



Catégorie? Meilleur blog féminin! (on ne rigole pas, on se tait, merci...)

Au début, je n'y ai pas vraiment prêté attention... J'avais participé au Golden Blog Awards en novembre dernier et j'avais déjà été bien contente de faire partie de la shortlist (merci encore à vous tous!!). Cependant, mon blog n'a pas du tout plu au Jury qui m'a reléguée de la seconde place à avant-avant-dernière : "Toi la pouf, on va te mettre en bout de queue avec tes sex-toys!!".

Et puis, j'ai quand même regardé les détails de ce concours et les prix m'ont, je l'avoue, gravement alléchée : 


"Prix
•    Les gagnants de chaque catégorie seront récompensés d'un Kindle Fire ou équivalent
•    Les lecteurs qui voteront pour leur blog favori participeront à un tirage au sort dont le prix est un Kindle Fire d’une valeur de 159€.
•    Les gagnants de la finale internationale seront récompensés par des vols d'une valeur de 600€."

Ca n'a quand même rien à voir avec un pauvre T-Shirt ou un taux de visites en hausse. Là les gars, on est dans du concret autant pour moi que pour vous!


J'ai ensuite parcouru la liste des critères de jugement et j'ai commencé à blêmir....


"Voici les critères sur lesquels nos juges baseront leurs décisions :
-    Qualité et créativité des contenus (je raconte ma vie de bourgeoise expatriée avec une obsession non feinte pour tout ce qui touche au derrière)
-    Design (n'a pas changé depuis 3 ans, il faut dire que ça me prend au moins 2 heures pour changer l'arrière-plan de mon blog)
-    Implication de l'utilisateur (je pense à mes lecteurs tous les jours)
-    Bonne utilisation des images/vidéos/graphiques (oui, oui tout à fait...)
-    Mise à jour régulière (1 fois tous les 10 jours, mode brain-freeze)
-    Fonctionnalité du site (je comprend pas la question....)


Mais pour tout vous avouer, ce concours tombe à point nommé car en ce début d'année, mon moral s'essouffle : ma recherche active de boulot ne donne rien, j'ai pris 2 kilos pendant les vacances de Noël, ces 15 jours avec des invités non-stop qu'il faut nourrir et abreuver ont mis nos finances à sec, l'école des Nains est une véritable catastrophe, il fait 2°, New-York me manque terriblement, j'ai toujours pas arrêté de fumer et comme j'ai des trous dans mes culottes, j'ai encore rechopé la crève!

Bref, il me faut de l'amour et du soleil!!

Ainsi, je fais encore appel à vous mes petits chéris pour voter ici, pour moi ou les autres nominés qui le méritent autant que moi! 

PS : A défaut, si quelqu'un peut me mettre un coup de pied au cul pour que je me ressaisisse, ça serait bien aussi...
PS bis : Oui, si je gagne, je vous montre mes nichons (ppfff, vous êtes graves...)

mardi 8 janvier 2013

2013, chaude comme la braise

Après ces 15 jours de fêtes, moultes retrouvailles et crises de foie en tout genre, j'en avais oublié mon blog que je n'alimente qu'épisodiquement depuis quelques temps, la faute à la moule que j'ai dans la paume de la main!

Pour la première fois depuis le début de notre expatriation (7 ans déjà...), nous avons décidé de passer les fêtes de fin d'année dans le pays où nous avons élu domicile. Finis les voyages interminables avec les Nains dans des trains et avions bondés pour atterrir dans un Paris tout grisâtre et frileux, le squattage en mode clochard et les valises qui dégueulent de fringues sales! 

Il était temps que nous recevions et maintenant que nous avons passé ce cap, je sens que nous allons y prendre goût...

En fait, j'adore Noël. Je peux enfin faire cramer la CB sans scrupules sous prétexte que c'est pour faire plaisir à nos proches. Parce que c'est bien le principe de Noël : taire son égoïsme, se décarcasser pour trouver des idées de cadeaux géniales et donner de son temps aux autres.

Pendant des années, je courais dans les magasins surchauffés, blindés de monde dans une frénésie proche de l'absurde : jouer des coudes entre les rayons, se tâter des heures entre 2 articles similaires mais pas tout à fait pareils, faire la queue les bras chargés de trucs qu'on trouve moches et inutiles une fois arrivés à la maison, peser, emballer, ficeler et écraser de tout son poids pour que toutes ces merdes rentrent dans la fameuse valise de cadeaux sans faire exploser la fermeture éclair.

Mais cette année, je me suis grandement simplifiée la vie : j'ai commandé tous mes cadeaux sur Internet.... Internet, c'est le Père Noël des temps modernes...

C'est simple, plutôt que de me faire suer dans les magasins avec tous ces cons, je me colle devant mon écran, je clique, je rentre mon numéro de CB et tout arrive 48h après dans un parfait état! Bien entendu, la tentation de les commander déjà emballés avec petit mot personnalisé à l'appui est très forte... mais c'est comme les plats cuisinés : "ce n'est pas parce que c'est déjà fait qu'il ne faut rien faire!!", faut quand même pas exagérer...

Bref, je trouvais ce principe génial jusqu'à ce que je me heurte à la malhonnêteté de certains...

C'est ainsi que le cadeau de mon beau-frère a été subtilisé le jour de la livraison : royalement posé sur le bureau du gardien, il a disparu 2 heures après sans que l'on sache qui a récupéré ce cadeau, un très beau livre de street art qui a du finir à la poubelle... Faich...

2 jours après, c'est avec consternation que j'ai reçu le colis éventré que ma mère avait envoyé pour les Nains... Son petit passage à la plate-forme colissimo a été fatal : carton ouvert et rescotché à la va-vite, emballages déchirés, cadeaux abîmés... apparemment, le kit Hello Kitty et les livres pour enfants ne convenaient pas au vilain délinquant qui a cependant songé aux petits coeurs brisés de 2 enfants déjà trop gâtés et a remis tous les paquets dans le malheureux colis.

Donc, je m'adresse à toi, le Petit Connard qui chourre les cadeaux des autres au moment de Noël : saches que la prochaine fois, je mettrai un traceur électronique sur le paquet, je te retrouverai forcément et je te ferai bouffer les 3 rouleaux de papier cadeau (scotch inclus) par l'anus.

En conclusion, Internet c'est bien, l'achat en direct c'est plus safe mais le Père Noël, c'est quand même ce qu'il y a de plus fiable...

Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente année 2013, la santé tout ça et je vous promet d'écrire mieux, plus souvent et sur des sujets super intelligents!!!

jeudi 13 décembre 2012

Winter is coming

Ca a commencé par le nez.

La morve qui coule, inexorable, transparente mais insistante, le bloc de kleenex calé entre l'aisselle et le canapé, les mouchoirs en boule (et trempés) qui traînent un peu partout comme des petites crottes de mouton et moi qui lâche des râles fleuris allant du "Attcchouum! Ta mèèèèreeeuuuu!" à "Putain, j'en bââââreeu de cette crève de bêêrdeu!!".

Heureusement, je suis de constitution solide et cela n'a duré que 2 jours... ce qui n'a pas été le cas de mon entourage que j'ai contaminé à force de les asperger de mes postillons tout microbeux...

La première victime fut Nain... alors que je me dirigeais toute pimpante vers Knightsbridge, l'école m'appelle pour me signaler l'état de santé quelque peu inquiétant de Nain. Bien sûr, j'accours, je vole, mon devoir de mère passe avant mes délires de pouf (soupir...). Nain se plaint d'avoir un truc coincé dans la gorge : il a du avaler une gomme dans un moment d'inattention (sa spécialité) et me voici obligée de foncer au Royal Free Hospital à Hampstead.

Alors attention, je ne vais pas dégueuler sur le NHS anglais. Beaucoup de français se sentent frustrés de ne pas recevoir leur dose de médocs alignés consciencieusement sur une ordonnance de 2 pages pour un malheureux rhume mais on finit par s'adapter aux méthodes de soin qui sont basés, certes, sur un seul et unique médicament, le Paracétamol. Que tu aies une foulure du poignet, un poignard dans le dos, un rhume persistant ou des règles douloureuses, on te prescrira ce produit magique (qui marche pas terrible en fait...).

Bref, après une toute petite heure d'attente dans une salle d'une gaité rare, le GP nous reçoit, bidouille Nain, appuie ses 2 mains sur ses genoux l'air perplexe et me lâche son diagnostic : "on va lui faire une radio de la gorge..."

Depuis donc 1 semaine, notre appartement s'est transformé en pharmacie de seconde zone : Naine en rhino-pharyngite que je soigne à coups de mouche-bébé qui est bien le truc le plus dégueulasse sur terre, Nain en Laryngite/extinction de voix et Mari qui renifle (mais lui, on s'en fout, c'est un mec).

Résultat : pas d'école pendant une semaine. You-pi...

Tout ça pour dire que je suis au niveau zéro niveau cervelle et que je vous ai abandonnés pendant 3 semaines, le temps de récupérer. Ch'uis qu'une moule. Désolée.

jeudi 22 novembre 2012

The guest dilemma

Ne vous méprenez pas... Quand on part s'installer à l'étranger, on ressent vite l'envie de voir la famille et les amis que nous avons lâchement abandonnés pour vivre une autre aventure. Pour certains, la coupure est assez violente et j'en ai croisé beaucoup qui ont du partir à l'arrache après avoir vendu en catastrophe maison, voiture, meubles, électroménager et animaux domestiques poilus.

Les premiers temps sont assez difficiles : la solitude forcée sied peu au genre humain et notre seule compagne est la dépression post-expatriation qui s'installe insidieusement avec ses valises remplies de cris, de pleurs et de frustrations en tout genre. Ajoutez à cela des enfants en plein terrible 2s' et le tour est joué, les assiettes ne tardent pas à voler à travers l'appartement.

La seule bouffée d'air frais, c'est quand les proches débarquent pour nous rendre visite. Et les quelques jours passés ensemble sont d'une rare intensité: on profite au maximum de leur présence, trop courte, on les reçoit aux petits oignons pour qu'ils aient envie de revenir, on remplit le frigo jusqu'au plafond, on leur fait partager notre quotidien, on ressasse nos souvenirs en gloussant, on établit un planning de malade ponctué de musées/ballades/restos/shopping etc... Une douce nostalgie vient mettre un gros coup de pied au cul à la vilaine dépression 

Les premiers temps, j'avais plaisir à faire le guide que ce soit à Londres ou New-York qui sont 2 villes que l'on peine à découvrir en seulement 1 semaine tellement il y a de choses à faire. Je n'aime pas faire le Tour Operator mais partager la découverte de sa ville avec des gens qu'on aime, ça n'a pas de prix, même s'il faut se trimballer les nains qui n'ont pas encore le réflexe de marcher tout seuls... La poussette dans les escaliers du métro et le porte-bébé qui scie les omoplates, ça achèverait une mule...

Bref, à partir du moment où les gens font l'effort de venir nous voir, on fait en sorte de passer le maximum de temps avec eux et que ça se passe bien.

Cependant, à peine ont-ils passé le pas de la porte pour partir, que notre seule envie est de se ruer sur le canapé et de ne plus en bouger pendant 2 heures... parce que avoir du monde à la maison, c'est top, mais je dois avouer que ça me flanque sur les rotules! Que ceux qui n'ont jamais dit :"Putain!! Ils sont partis!!" lèvent la main... vous êtes de gros menteurs...

Mais cela dépend des cas, car voyez-vous, tous nos invités ne fonctionnent pas de la même façon :

1. Les invisibles
Ceux-là débarquent chez vous avec un planning déjà bien établi. Inutile de leur expliquer où aller, ils ont déjà préparé leur sac à dos avec plan, guides annotés, bouteilles d'eau et CB prête à chauffer. Passé le mystère de la MetroCard/OysterCard, je les vois à peine : ils partent juste après le petit-déjeuner et ne reviennent que pour l'apéro, les ampoules au pied, les bras chargés de cadeaux-souvenirs aussi moches les uns que les autres. Généralement, ils font en 1 semaine ce que nous n'avons jamais pris la peine de faire en plusieurs mois.

Inconvénients : on a l'impression de faire office de B&B
Avantages : c'est plus frais, zéro stress, on rigole plus

Consommation d'alcool : 8/10
Etat de fatigue : 3/10


2. Les courageux
Eux, ce sont les invisibles mais avec enfants... La maison se transforme en squat : on case les nains dans une même chambre en perpétuel bordel, les valises dégueulent dans tous les sens, les poussettes s'accumulent dans l'entrée et les repas sont épiques! 

Inconvénients : 
Il faut ressortir le lit parapluie qui prenait la poussière, expliquer que "non, j'ai jeté mon babycook et le chauffe-biberon depuis belle-lurette. Non, vous ne trouverez pas de Blédichef au Tesco. Oui, tes gamins vont bouffer de la merde non-bio pendant une semaine. Non, j'ai que des couches Taille 6 donc  oui, ça va lui arriver au niveau des aisselles". 

Les avantages :
Leur programme se cale parfaitement avec celui des nains, ravis d'avoir des copains 24/7 (parce que plus on est nombreux, plus on fait les cons)

Consommation d'alcool : 234/10
Etat de fatigue : 10/10


3. Les vieux
Parents/beaux-parents, dans le même sac, hop! J'adore les voir à la maison car les rôles s'inversent : on prend soin d'eux comme eux l'ont fait avec nous quand nous étions enfants. Le patron, c'est Bibi, donc Maman, tu reposes cette casserole. De plus, je ne sais pas pour les vôtres, mais les miens, ils pigent pas un mot d'anglais. 

Inconvénients : 
Ne jamais, ô grand jamais les laisser s'aventurer seuls même s'ils vous assurent d'être assez grands : c'est un coup à les perdre à tout jamais et je suis d'ailleurs étonnée que le Consulat n'organise pas un bureau d'accueil pour parents perdus. 
Risque d'accrochage élevé (c'est qu'on perd patience avec l'âge)

Les avantages :
On peut leur faire un programme light : un musée + un déjeuner et le tour est joué, ça les achève pour la journée. 
Ils marchent super lentement (1 pause tous les 400 mètres)
Ils sont raaaaaaavis de s'occuper des nains parce que ne vous leurrez pas, vos parents ne viennent QUE pour leurs petits-enfants. Toi, t'es juste là pour faire joli (et la bouffe).


Consommation d'alcool : 0/10 (parce que sinon, on se fait traiter d'alcoolo par ses parents) 
Etat de fatigue : 5/10



Ainsi, le dilemme de l'invité, c'est qu'on est tiraillé entre l'envie de passer du temps avec lui et celle de ne pas perturber son train-train. J'ai croisé des amis le week-end dernier qui ont déménagé d'une maison de 4 chambres à Fulham pour se retrouver dans un petit appartement de 2 chambres : leur argument était qu'ils avaient eu tellement de visites qu'ils en avaient marre de faire office de guest house.

Mais nous, nous sommes masos, nous avons fait exprès de prendre un appartement avec 3 chambres en lançant des invitations à gogo, trop heureux d'avoir raccourci la distance avec nos proches. 

Le secret? Ne pas se forcer, de-stre-sser et prévoir une petite bouteille en back-up...


Et au fait, HAPPY THANKSGIVING EVERYONE!!


lundi 12 novembre 2012

Haut les coeurs mes braves lecteurs!

J'avais le projet de vous raconter encore des trucs super passionnants comme les élections américaines, la vie à New-York après Sandy, mon anniversaire fêté avec brio samedi dernier, ou encore la problématique de recevoir des copains avec la maison en évitant au maximum de se retaper les mêmes circuits touristiques londoniens, ou encore le fait que je ne pourrai malheureusement pas être de la fête mercredi prochain pour la remise des prix des "Golden Blog Awards" à Paris. 

Mari ayant décidé de m'abandonner 3 jours cette semaine, Bobonne reste à la casa avec les Nains (on va faire péter les pizzas et les âneries à la télé, ça va être Noël avant l'heure). 

Du coup, je n'aurai pas l'occasion de faire connaissance avec tous les autres bloggeurs qui ont participé au concours et qui, à priori, font preuve de suffisamment de fair-play même s'ils ne gagnent pas. Ce qui n'est apparemment pas le cas de tout le monde, quand on voit la mauvaise réaction de certains perdants qui frisent la connerie lourde.

Bref, aujourd'hui, je vais vous parler de l'ONG Alima.

Vous serez probablement surpris de me voir faire un peu d'activisme, j'ai toujours voulu adopter un ton léger sur ce blog car dès que j'aborde des sujets sérieux, j'arrive vite à raconter n'importe quoi.

Il se trouve qu'Alima a été fondé par mon jeune cousin Augustin. Augustin fait partie de ces gens qui sont jeunes, beaux, ultra-brillants et qui en plus se sentent concernés par la misère dans le monde. Il y a des gens comme ça dont l'implication dépasse la normale et qui se donnent les moyens de faire aboutir leurs projets qui, dans ce cas précis, consistent à sauver des vies. Respect.

Il faut des moyens financiers et du réseau certes, mais il faut avant tout des hommes et des femmes prêts à partir des mois, des années pour occuper le terrain. On a tous rêvé un jour de partir en mission humanitaire, se frotter à la misère humaine, apporter du sens à sa vie en donnant son temps à autrui. 

Mais dans le cas d'Alima, le destin a joué un vilain tour et j'ai appris avec effroi qu'un de leurs collègues, Aimé, s'est fait assassiner lors d'une mission au Niger, laissant derrière lui son épouse, son petit garçon d'1 an, Espoir et probablement une famille plus élargie qui dépendait de son salaire.

Bien sûr, l'information ne transpire nulle part aux infos, cela n'a apparemment pas assez d'importance... Dans quel monde vivons-nous...

Si vous souhaitez aider sa famille, qui n'a plus rien, il vous suffit juste d'envoyer vos dons, ici.

Merci.