vendredi 19 novembre 2010

Blog is Back

Le problème quand on fait pas grand chose, c'est qu'on se laisse vite déborder par un rien...

La preuve, j'ai lâchement abandonné la rédaction de ce blog pendant plusieurs semaines car je me suis laissée emporter par le tourbillon new-yorkais mais en gardant à l'esprit que pour survivre, il fallait que je n'accorde qu'une seule mission par jour.

Sinon, ça me fatigue trop.

Le lundi, repassage devant Nikita et Gossip Girl (j'arrive sans problème à cumuler 2 missions d'inertie intellectuelle).
Le mardi, piscine. 30 minutes max auxquelles s'ajoute le temps pour se préparer et se déchlore.
Le mercredi, visite culturelle suivie d'un burger bien gras.
Le jeudi, virée au marché pour remplir le frigo vide.
Le vendredi, rangements très légers pour démarrer le week-end dans un semblant d'ordre.
Le week-end, repos.

Bon et puis les mois d'octobre et novembre ont été bien chargés.

En vrac :

Halloween ou le concept d'apprendre aux nains à faire le tapin en costume chez des inconnus pour remplir un seau plein de cochonneries sucrées...


et de pousser les parents à des actes improbables...


Les premières vacances de Toussaint en Floride :

Tu marches 100 mètres plus loin, t'as toujours l'eau au niveau des genoux...


Le Marathon de New-York, qu'on a suivi de loin en clapant des mains :

Admirables, courageux ou dopés.


Notre première soirée au Met Opéra

Vous êtes sûrs que ça va pas de casser la figure ces machins suspendus au plafond?

Bref, je pourrai vous enfumer rapide en vous disant que j'ai une vie palpitante et que New-York m'entraîne loin de mon ordinateur...

Mais pour être honnête, les vraies raisons de cet abandon sont que je passe quand même pas mal de temps à faire la concierge sur Facebook, que je me suis mise en tête d'exploser tous mes scores sur AngryBirds (avis aux détenteurs d'Iphone) et surtout, entre la visite de mon frère et les dîners informels, j'ai quand même pas mal écumé les verres d'alcool... Ainsi, quand on commence la soirée sur 2 jambes, qu'on la passe accoudée au bar et qu'on rentre à quatre pattes, passée la trentaine, ça fait mal aux dents le lendemain (et les 3 jours qui suivent)...

Mais tout ça va bientôt s'arrêter, car voyez-vous, il se trouve que votre bloggeuse en herbe folle vient de recevoir sa work authorization...

Et ça... Ca va être encore une bonne tranche de rigolade...

vendredi 15 octobre 2010

IPhone n'importe quoi

Je n'aime pas trop le téléphone.

Comme toute autiste qui se respecte, je n'appelle que très rarement, ne répond qu'en cas de nécessité et je mets le répondeur systématiquement sur notre ligne fixe histoire de filtrer les appels des call-center de San Diego/Inde me vendant des produits financiers super-méga-géniaux dès 8h00 du matin.

Par contre, j'inonde mes correspondants de textos travaillés et j'évite ainsi de sortir des âneries en live.

Le téléphone n'ayant donc à mes yeux qu'une fonction secondaire, j'ai toujours traîné dans mon sac des vieux mobiles tout rayés, choisissant le modèle le plus laid (donc gratuit) avec fonctionnalités des plus basiques (On/Off/Send). J'ai tenté 1 ou 2 fois le joli téléphone design mais comme celui-ci atterrissait systématiquement dans la bouche de Nain et l'électronique supportant mal les injections de bave/lait/vomi, ça finissait en "ggzzzggzzzzz". Kaput le téléphone. A plu le téléphone. T'es bonne pour retourner au magasin pour changer de modèle.

Cependant, quand je suis arrivée à New-York, un de nos amis nous a dit :

Ami : "Zaza, si tu veux être une vraie new-yorkaise..."

Zaza : "Oui, oui je sais! Je dois aller dans un nails institut au moins 1 fois par semaine! ou m'inscrire à des cours de yoga avec une tenue fashion de LuluMelon!

Ami : "..."

Zaza : " Suer dans une salle de sport dès 7h00 du matin!! Ha non! Encore mieux : me ravaler la façade chez un chirurgien esthétique à 40 ans! Injection de Botox, remodelage des seins, liposuccion du derrière de jument??"

Ami : "Naaaan!! Si tu veux être une vraie new-yorkaise, il faut que tu achètes CA!!


Et bien CA mes amis, il s'agit de ce machin :

Zaza : "Ha non non non, c'est trop compliqué pour moi ça!!

Ami : "Tu ne veux pas vivre sans ça, Zaza. C'est indispensable pour survivre dans celle ville!! Y'a qu'un seul endroit pour aller l'acheter avec abonnement, c'est chez AT&T".

Bon, j'avoue, je me suis laissée convaincre assez rapidement... Toute pimpante, munie de mon passeport et de ma Debit Card, je me présente chez AT&T avec les Nains : "Vous allez voir les enfants!! Maman va acheter un nouveau téléphone, ça va pas prendre beaucoup de temps!!"

Zaza : "Bonjour!! Je veux un Iphone!!"

Vendeur : "Il va falloir prendre un abonnement alors!"

Zaza : "Ouais, ok, fais péter, ça coute combien?"

Vendeur : "39,99$/mois"

Zaza : "Woow, c'est pas cher!! J'achète!!"

vendeur : "Faut rajouter aussi 99$ pour l'achat du Iphone"

Zaza :"Ouais ouais ok, fais péter!!"

Vendeur :" Ensuite, 25$ de mise en service + les taxes gouvermentales + taxes locales + taxes 911"

Zaza : "..."

Vendeur : "Bon, et puis comme vous n'êtes pas américaine, que vous n'avez pas de credit history ni de Social Security Number, il va falloir que vous fassiez un deposit de 500$."

Zaza : "Purée!! Et je les récupère quand?? Dans 3 mois??"

vendeur : "Nan, nan. Dans 1 an."

Zaza : "..."

Vendeur : "Voilà, dès que vous avez votre SSN et qu'on voit que vous payez régulièrement, vous récupérerez votre caution dans 1 an!"

Zaza : "Bon. Ok. Et je peux quand même appeler l'étranger avec cet abonnement?"

vendeur : "Ha non."

Zaza : "Comment ça "Non"???"

Vendeur : "Pour les mêmes raisons évoquées précédemment, vous ne pouvez pas appeler l'étranger avant 3 mois!"

Zaza : "Tiiin!! Et je peux pas envoyer des textos à l'étranger alors?"

Vendeur : "Ha ça si, vous pouvez!!

Zaza : "Haaa, voilà une bonne nouvelle!!!"

Vendeur : "Pour la modique somme de 10$/mois, vous avez le droit d'envoyer 100 textos"

Zaza : "..."

Vendeur : "Souhaitez-vous acheter une coque de protection? Je vois que vous avez des enfants (ha oui, c'est vrai, ça fait que 40 minutes qu'ils poireautent par terre...), il serait plus sage d'en acheter une!!"

Zaza : "Ouais ouais ok, fais péter la coque (connard!!), je peux avoir mon téléphone maintenant??"

Vendeur : "Ha non. On n'a pas de Iphone en stock au magasin, vous le recevrez d'ici quelques jours..."

Nain : "Maman? Il est où ton téléphone?"

Zaza : "..."

Bref, je reçois enfin mon téléphone "quelques jours" plus tard, tout ça pour me rendre compte qu'il capte pas quand je fais 2 mètres dans l'appart et que ça coupe tout le temps! Je perd ainsi le réseau aussi vite que le fil d'une conversation!Forcément, vu qu'AT&T a l'exclusivité sur le Iphone à NY, le réseau sature légèrement beaucoup...

Mais, c'est pas bien grave, car ce qui est ingénieux dans le Iphone, c'est que ça sert à tout, sauf à téléphoner...

Je vous laisse donc deviner quelles sont les applications que j'ai immédiatement téléchargées :






Voilà donc à quoi je passe mes journées...


Mais la vraie raison pour laquelle je ne répond même plus au téléphone, c'est parce qu'il y a 2 petits malins qui mettent la main sur mon Iphone dès que j'ai le dos tourné...


Et alors là, pour le récupérer... Je peux toujours me brosser...

jeudi 7 octobre 2010

Yoga à gogo

On peut dire que la new-yorkaise fait très attention à elle.

Alors que la parisienne assume ses cernes avec élégance et que la londonienne arbore majestueusement ses bourrelets, la new-yorkaise, elle, ne laisse aucune place au laisser-aller.

Toujours impeccable, pas une mèche ne dépasse, les ongles sont parfaits et y'a pas un pet de gras qui viendrait alourdir le tout. La new-yorkaise met ainsi tous les atouts de son côté pour tirer le bon parti...

Vous la verrez ainsi feuilletant le Vogue dans les "nails spa" qui pullulent à tous les coins de rue où triment des petites asiatiques 12h00 par jour (à 10$ la manucure torchée en 15 mn, c'est un mini-luxe qu'elle s'offre au moins 1 fois par semaine). Vous pourrez également l'admirer sur son tapis de course, enchaînant les mouvements à une allure folle, la sueur au front mais déterminée à rester au top, mais le truc ultime de new-yorkaise, c'est le Yoga...

Pour ceux qui commencent à me connaître un peu, vous ne serez pas étonnés de savoir que je n'ai jamais fait de yoga. J'ai toujours pensé que c'était un truc de bonne femme, idéal pour celle qui n'a pas envie de se fouler. On part à la recherche de notre "inner peace", un état de grâce, dans des positions pas possibles et il y a toute une philosophie autour que j'ai pas encore bien pigé...

Mais comme je suis curieuse de nature, j'ai quand même réussi à me faire embarquer à ma première leçon de yoga hier.

Ben ça a pas été de la tarte.

Tout d'abord parce que j'ai suivi de grandes adeptes qui m'ont certifié que c'était un cours pour débutants... J'arrive dans la salle illuminée, quelques adeptes sont déjà installés sur leur tapis en position de lotus et je commence déjà à harceler ma voisine pour savoir à quoi servent les petites briques et si la couverture était un accessoire vraiment indispensable. Tout ça en chuchotant activement car j'ai pas vraiment envie de casser le silence avec mes questions à la con.

Bref, le prof arrive et c'est parti mon kiki!

Donc, non, il ne s'agit pas d'un cours pour débutants.... Je me retrouve ainsi à inspirer-expirer, les jambes tendues, en équilibre sur un bras, la main gauche dans le dos, manquant de me casser la gueule à chaque changement de position parce que je ne peux pas m'empêcher de regarder ce que font les autres pour voir si je me suis pas plantée... Je me donne un mal de chien et j'arrive même à psalmodier le "Oooooommmm" sans glousser!! Ben ça a pas loupé, au bout d'un moment, j'ai vraiment senti que j'allais me claquer le tendon du talon gauche (dont j'ignorais l'existence) et j'ai fini le cours en tailleur à regarder bêtement les autres continuer leur leçon.

Sentant mon désarroi, mon frère m'a donc envoyé un petit mail dont le titre surprenant était le suivant :

"La bière a le même effet que le Yoga"







La conclusion : Boire beaucoup rend plus souple...

Ouf...

lundi 27 septembre 2010

Yellow Mellow

Je n'ai toujours pas mon permis de conduire.

Et comme la plupart des gens qui n'ont pas leur permis, j'ai peur en voiture. Je dirai même plus : j'ai super vachement peur... Ainsi, sans voiture et sans permis, on peut dire que je passe ma vie dans les taxis.

Je n'ai qu'un vague souvenir des taxis parisiens, je me souviens juste de sempiternelles complaintes, comme un bourdonnement désagréable.

Mais à Londres... Ha les black cab de Londres...

Un espace tout confort pour 5 personnes où on peut aisément allonger ses jambes, mettre une malle de 40 kilos et installer la poussette sans prendre la peine de la plier. Et quand le black-cab vous dépose à votre destination finale, le compteur aura beau afficher un tarif prohibitif, quand le chauffeur se retourne vers vous avec un grand sourire et vous lance un "here you are my love", impossible de résister... je fond...


Ainsi, quand je suis arrivée à l'aéroport de Newark en avril dernier, mon premier souvenir n'a pas été l'étonnante chaleur, mais le trajet en taxi jusqu'à Manhattan. Alors on va la faire courte : les taxis new-yorkais sont de gros ta-rés.

1. Ils ont le pied en permanence sur l'accélérateur.
Ca double à droite, à gauche, en transversale, tout ça avec un bon bruit de casserole et à aucun moment le type ne songe à décélérer même si la voiture devant commence à ralentir. Autant vous dire que même sur les courts trajets, je ferme les yeux, j'agrippe la main de Nain puissamment et j'englobe Naine le plus près possible!

2. Ils ont la main droite en alternance sur la boite de vitesse et le klaxon.
Ca donne à peu près ça : 1ère - Hoonkk!! - 2ème - Hoooooonkkk!! - 3ème - Hooooooooonk!!! et ainsi de suite. Ils klaxonnent aussi quand ils sont à l'arrêt (c'est pour perdre la main), quand des passants osent s'aventurer sur des clous, quand une voiture est en double-file, quand un autre taxi fait une queue de poisson, quand il pleut,etc... bref, ça ne s'arrête ja-mais, à tel point que ça donne un bon mal de tronche...

Et pourtant, croyez-le ou non, il est interdit de klaxonner dans NY...


3. C'est pas le genre aimable (voire gros con)
Vous êtes avec vos nains au bord du trottoir, la poussette pliée dans la main droite, le sac à bordel dans la main gauche, Naine en babybjorn et Nain en free-style. Le taxi s'arrête, ouvre crânement son coffre et pas à un seul moment il ne bougera son gros cul pour vous aider. Nan, nan, nan. Non seulement il ne va pas vous aider mais il va en plus vous demander de vous magner le cul car son taxi bloque la circulation. Et dès que vous êtes montés dans le taxi, vous n'avez même pas eu le temps de vous attacher que le gars démarre en trombe en vous collant quasiment la joue sur la vitre!


L'avantage cependant, c'est que des taxis à New-York, y'en a une sacré tonne... 14 000 si je ne m'abuse, soit 14 000 chances de tomber sur un cinglé...


Faites votre choix,
mais mettez la ceinture et aspirez un grand bol d'air avant de monter...

mercredi 15 septembre 2010

Shoot the freaks!

Ce week-end, pour célébrer le 5ème anniversaire de Nain, nous sommes allés à Coney Island.

A seulement 1 heure de métro de Manhattan, Coney Island est la version américaine de Brighton pour les anglais...

Côté face, une immense plage qui s'étend à perte de vue...


Côté pile, une gigantesque fête foraine coincée au milieu d'immeubles HLM...


Un très bel aquarium en plein air, une promenade en bois, musique à donf, on arrose le tout d'une bonne vieille odeur de graillon émanant de stands à hot-dog, et hop, on se croirait en effet à Brighton!

Seulement voilà, en se promenant, on a rejoint un groupe de badauds attroupés devant une attraction joliment appelée "Shoot the Freak"... Tout un programme...

Avec ma taille de naine, je n'aperçois qu'un malheureux en tenue bariolée saisissant un bouclier peinturluré. L'animateur, un gros du bide hurle dans son micro "Come on guys!!! Time to shoot the freak!!!!"... Le pauvre homme met alors un casque, s'avance en traînant des pieds au fond d'une impasse et attend d'être aspergé de boules de peinture.
A première vue, ça reste une version du paint-ball, activité hautement masculine qui fait la joie des enterrements de vie de garçon et des trentenaires en manque de sensation forte (ou qui n'ont pas connu le service militaire..).

Je m'approche quand même un peu plus pour voir d'où viennent les hurlements et là, je vous laisse juges ici...


Donc, non, vous n' hallucinez pas... Ce ne sont pas des adultes un tantinet portés sur la gâchette qui arrosent le dit-freak, mais bien des enfants à peine plus âgés que Nain qui prennent leur pied en shootant un parfait inconnu alors qu'il n'a comme défense qu'un bouclier en carton... Je vous laisse également imaginer les parents en back-up, pas peu fiers de leur progéniture (" C'mon son!! Shoot this freak!! Damn!! No ammos left!!"), sous le regard atterré des passants et moi la babine inférieure scotchée à mon menton...

Alors certes, il ne s'agit que de boules de peinture et ce n'est pas vraiment dangereux à cette distance mais bon... merde quoi... Si on commence à encourager ses gamins à rentrer dans ce genre de délire, c'est un peu de leur innocence qu'on flingue...

Bref, Nain commence à trouver ça cool et alors là, Mari et moi, on le calme tout de suite! Pas question de se lancer embarquer dans opération psychopathe, il va gentiment aller faire du manège comme tous les enfants de son âge!!

Son choix s'est bien entendu porté sur le manège aux avions.... munis d'un flingue évidemment...


Impossible d'y échapper?

mardi 7 septembre 2010

Tuxedo

A 1 heure de New-York, il y a un lac...


...un très grand lac...


Et au bord de ce lac... il y a une maison...


Une très grande maison...


...nichée au milieu d'autres grandes maisons...


Dans cette maison, il y a tout plein de nains..


Et quand ceux-ci daignent nous honorer de leur présence
(parce qu'on a éteint la télévision),
on les emmène sur ce lac...


Mais on ne les force pas...
parce que dans cette maison, il y a un endroit où l'on aime rêvasser...
juste ici...


On a aussi beaucoup bu, beaucoup goinfré, un peu fumé, pas mal dormi et c'est avec beaucoup de tristesse que nous avons quitté ce petit coin de paradis...

mardi 31 août 2010

En route avec les Nains

Je suis enfin arrivée à New York...

Mari voulant s'épargner les coups de tatane, je suis restée en France le temps que les déménageurs arrivent, me mettant ainsi hors-jeu quant à l'organisation de notre future maison. Ainsi, je me suis farçie alone le trajet de 8h00 avec les Nains. Mais comme je suis devenue "Dinde de luxe", pas question de me retrouver dans une bétaillère avec Naine sur les genoux et Nain sans option vidéo.

J'ai donc fait péter la Bizness sur Openskies et grand bien m'a pris quand je vois l'état dans lequel nous sommes arrivés à Newark.

Voyager en Business, c'est un peu comme la Première Classe sur Eurostar : coupe-file aux contrôles de sécurité, lounge avec espace fumeur, boissons à gogo, sièges conçus pour obèses, plateau repas grand luxe et cirage de tongs par un personnel de bord zélé.


Mais arrivé à Newark, c'est une toute autre affaire...


A partir du moment où vous sortez de l'avion, vous êtes bons pour faire la queue comme tout le monde et ça ne sert à rien d'afficher vos charmes avec un grand sourire parce que de toute façon, après 8h00 de vol, vous avez une bonne haleine de poney qu'il est difficile d'ignorer... Je me pointe sur la file d'attente pour passer la douane et là, comme je pense être plus maline que tout le monde, je me faufile avec les Nains à l'extérieur gauche où ça a l'air de dépoter sérieux...

Résultat, j'ai poireauté plus que de raison en voyant passer devant moi des voyageurs qui se sont pointés bien après moi.


La raison est tout à fait simple : le douanier est un con.


Douanier : "Il y a trop de noms sur votre passeport! Vous avez une personnalité multiple ou quoi? Pourquoi vous n'avez pas mis que vous avez voyagé en France et en Angleterre la dernière année? Montrez-moi vos enfants! Vous voulez rentrer dans notre pays?? Et bien mettez vos doigts là! Je vous prend en photo!! Bougez pas!!! C'est qui Mari? Et il est où celui-là?"

Et bien après tant d'heures de voyage, rincée jusqu'à l'os avec 2 enfants en nervous breakdown, grande est la tentation de lui sortir un bon vieux "Dans ton cul!!!"...


Mais j'ai été avertie. Les douaniers américains n'ont aucun sens de l'humour et c'est un coup à me retrouver en salle d'isolement, déchue de mes droits, avec fouille annale et un ticket retour pour la France, laissant les Nains sans mère et Mari sans bonniche (ou l'inverse...). Mon sens du devoir prend le dessus et je plante un sourire niais et forcé sur mon visage en sueur...


Le temps d'arriver au tapis où mes valises valsent en rond ésseulées et prêtes à être rembarquées, je chope Mari à la sortie, lui colle les Nains et le chariot dans les bras sans même lui claquer une bise et je fonce dehors me fumer une clope! Raaaa Bonnheeeurrrr!! 1h30 de trajet plus tard dans le van de Jojo, j'arrive enfin dans notre somptueux appartement que Mari a rangé du mieux qu'il pouvait!! Mais dès que j'aperçois la table de chevet dans l'entrée, c'est plus fort que moi, faut que ça sorte au bout de 15 minutes :


" Mouais, j'aurais pas mis ça là..."


Comme quoi, même après 12h00 de voyage et un vilain jetlag de 6 heures, the Dinde is always au taquet! Par contre, pour ce qui est du tout nouveau blog sur Wordpress, va falloir attendre un peu... c'est que j'y pane rien...

mercredi 28 juillet 2010

Home sweet home

Pour couper court aux angoisses de mes lecteurs, non, les photos précédentes ne sont pas celles de notre nouvelle maison à NYC!!

Je vous passe les détails de la semaine de fou que nous avons passé à NYC à nous demander si on allait pas vivre sous un pont, car au final, nous avons enfin trouvé l'appartement de nos rêves!! Grand balcon pour fumer un max de clopes, 128m2 de tout plat tout ça au 35ème étage!

Il se trouve là :


Afficher our new home in NYC sur une carte plus grande



Ici, la cuisine avec un frigo du tonnerre et un four dans lequel pourrait rentrer un demi-âne.

Le salon, qui ne demande qu'à se remplir...


Les toilettes des invités qu'il va falloir bichonner avec soin car les déménageurs ont oublié d'embarquer les balais à chiottes...


Et enfin, la chambre d'amis, idéalement située dans la chambre des Nains...

Pour ceux que cela effraie, il reste le salon, certes sans rideaux... mais quelle vue!!


What a view!
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Les plus difficiles pourront toujours me foutre la paix en allant faire un plongeon dans la piscine de l'immeuble!


D'ici notre installation courant août, mari et moi allons récupérer les Nains en touraine (où y'a pas Internet! Ouiiinn!!) et je me mets au tutorial wordpress!

Bonnes vacances à tous!

mercredi 21 juillet 2010

NY update

Alors oui je sais, 20 jours sans écrire, ça craint du boudin mais Mari et moi sommes actuellement à NYC en plein house-hunting...

Et comme je m'appelle pas Carrie Bradshaw, c'est la course sous une canicule de malade (36° les cocos, 36°!!). D'autre part, comme mes aventures londoniennes s'arrêtent bientôt, il va falloir que j'ouvre un autre blog sous wordpress... et comme cyberquiche a encore un gros poil dans la main, c'est pas gagné!

Bref, tout ça pour dire que ça avance bien et que je vous donne des news très bientôt!!!

D'ici là, pour vous faire patienter, je vous livre un aperçu de notre séjour :



de dos là, c'est notre super broker Micky qui mouille sa chemise depuis 4 jours pour dénicher l'appart de nos rêves...



Voilà, alors que la plupart vont à NY visiter des musées, se ballader à Central Park ou faire du shopping parce que c'est les soldes, moi, je visite des apparts et je prends des chiottes en photo...

Pa-ssio-nant...

jeudi 1 juillet 2010

Pédiatres en herbe

Quand Nain est né, j'ai quand même eu l'impression de passer ma vie chez le pédiatre.

En Angleterre, pour soigner les gens, les médecins ont un produit absolument génial. Ca s'appelle le Paracétamol. Que vous ayez une toux grasse, une jambe cassée ou vos règles, on vous prescrira automatiquement du paracétamol. Ca soigne de tout et si ça ne marche pas, ben tant pis pour vous, vous êtes bons pour serrer les dents quelques jours en attendant que ça passe. Me concernant, ça ne me dérange pas d'avoir à agoniser au fond de mon lit. Ca altère peu mon quotidien.

Mais on peut difficilement appliquer le même principe aux enfants.

Quand les enfants sont malades, il faut les soigner. Et le plus vite possible. Ainsi, ma meilleure ambulance restait l'Eurostar, direct chez mon pédiatre parisien qui officie dorénavant à la Clinique Ste Thérèse.

Mais à force d'aller chez le même, j'ai bien fini par connaître toutes ces ficelles et comme ça me gonfle pas mal d'y aller, je me suis improvisée médecin. Pour économiser du temps et épargner le trou de la Sécu, dès que les nains commencent à montrer des signes avant-coureurs de cochonneries, hop, je ressors le carnet de santé, les ordonnances, je double-check sur Internet, je ressors le vieux stock de médicaments et je te dose le tout de manière farfelue.

Bon, j'avoue, ça ne marche qu'1 fois sur 4. Et quand ça ne marche, ça s'empire. Et quand ça s'empire, vous êtes bons pour prendre rendez-vous. Et en urgence.

Les entrevues entre parents et pédiatres ont un côté passionnel.

En tant que maman, on ne peut pas s'empêcher de faire notre petite analyse de la situation, histoire de bien faire comprendre au pédiatre que non, il n'a pas à faire à une débutante ( 5 ans de "Nain Training", ça compte) et on essaye toujours de les impressionner par notre soi-disante connaissance dans le domaine pédiatrique.

Le pauvre homme aura beau vous faire comprendre qu'il a pas fait 10 ans d'études pour se laisser emmerder par une hystérique qui a à peine un Bac+3, on a toujours du mal à admettre qu'un inconnu sache exactement au premier coup d'oeil ce qui cloche chez vos marmots alors que ça fait une semaine que vous vous prenez la tête.

Acte 1 : Naine

Pédiatre : "Elle tousse beaucoup la petite"

Zaza : "Oui, oui, c'est rien, elle a juste attrapé un rhume. Je soigne ça à coup de serum physiologique. Jô sais môa."

Pédiatre : "Je regarde si vous permettez... Humm.... Elle a pas les selles molles?"

Zaza : "Si, si, mais c'est à cause de la poussée dentaire, ça rend le caca mou. Je sais déjà tout ça vous savez."

Pédiatre (soupir) : "Elle a une otite votre fille"

Zaza : "Haaaa??!!! Et vous avez pu voir ça en 2 secondes rien qu'en regardant son oreille droite?"

Pédiatre (soupir) : " Allez, 1 semaine d'antibiotiques et on en parle plus!"


Acte 2 : Nain

Pédiatre : "Alors le Nain, qu'est-ce qu'il a sous l'oeil?"

Zaza : "Ho ça c'est juste une petite crise d'ezcéma, c'est rien, je lui mets de la Trisédonit 2 fois par jour. Jô sais môa"

Pédiatre (soupir) : "C'est pas que de l'ezcéma ça..."

Zaza : "Ha vous êtes sûrs? Parce que ça se transmet dans notre famille l'ezcéma, je sais bien comment on soigne ça!"

Pédiatre : "C'est un Impetigo. Sa plaie est infectée, c'est très contagieux et non, on soigne d'abord ça avec de la Fucidine (Tiin, j'ai jamais entendu parler de ce machin... merde....)! Bon, et sa dent toute noire là, ça va?"

Zaza : "Oui, oui, pas de souci. Je suis allée voir un dentiste qui a fait une radio. C'est rien, ce n'est qu'une dent de lait."

Pédiatre : "Et la petite boule rouge là sur la gencive c'est quoi?"

Zaza : "C'est pas un aphte?"

Pédiatre (soupir) : "Non. C'est pas aphte (mongolienne)! C'est un abcès à la gencive. Et un gros!"

Zaza : "Ha merde...."

Pédiatre : "Allez, vous êtes mignonne, vous allez arrêter de raconter n'importe quoi et vous allez prendre rendez-vous chez le dentiste parce qu'il va falloir qu'il l'arrache!"

Zaza : "Bon, ok, ok, ça va. J'ai compris..."


Je l'aurai un jour. Je l'aurai....


Bon allez, comme vous avez été sympas de rester jusqu'au bout de ce fastidieux article, je vous livre la moisson du dentiste :


Bon, et puis comme personne ne veut reconnaître mes talents de pédiatre, je vais peut-être m'improviser dentiste...