lundi 27 septembre 2010

Yellow Mellow

Je n'ai toujours pas mon permis de conduire.

Et comme la plupart des gens qui n'ont pas leur permis, j'ai peur en voiture. Je dirai même plus : j'ai super vachement peur... Ainsi, sans voiture et sans permis, on peut dire que je passe ma vie dans les taxis.

Je n'ai qu'un vague souvenir des taxis parisiens, je me souviens juste de sempiternelles complaintes, comme un bourdonnement désagréable.

Mais à Londres... Ha les black cab de Londres...

Un espace tout confort pour 5 personnes où on peut aisément allonger ses jambes, mettre une malle de 40 kilos et installer la poussette sans prendre la peine de la plier. Et quand le black-cab vous dépose à votre destination finale, le compteur aura beau afficher un tarif prohibitif, quand le chauffeur se retourne vers vous avec un grand sourire et vous lance un "here you are my love", impossible de résister... je fond...


Ainsi, quand je suis arrivée à l'aéroport de Newark en avril dernier, mon premier souvenir n'a pas été l'étonnante chaleur, mais le trajet en taxi jusqu'à Manhattan. Alors on va la faire courte : les taxis new-yorkais sont de gros ta-rés.

1. Ils ont le pied en permanence sur l'accélérateur.
Ca double à droite, à gauche, en transversale, tout ça avec un bon bruit de casserole et à aucun moment le type ne songe à décélérer même si la voiture devant commence à ralentir. Autant vous dire que même sur les courts trajets, je ferme les yeux, j'agrippe la main de Nain puissamment et j'englobe Naine le plus près possible!

2. Ils ont la main droite en alternance sur la boite de vitesse et le klaxon.
Ca donne à peu près ça : 1ère - Hoonkk!! - 2ème - Hoooooonkkk!! - 3ème - Hooooooooonk!!! et ainsi de suite. Ils klaxonnent aussi quand ils sont à l'arrêt (c'est pour perdre la main), quand des passants osent s'aventurer sur des clous, quand une voiture est en double-file, quand un autre taxi fait une queue de poisson, quand il pleut,etc... bref, ça ne s'arrête ja-mais, à tel point que ça donne un bon mal de tronche...

Et pourtant, croyez-le ou non, il est interdit de klaxonner dans NY...


3. C'est pas le genre aimable (voire gros con)
Vous êtes avec vos nains au bord du trottoir, la poussette pliée dans la main droite, le sac à bordel dans la main gauche, Naine en babybjorn et Nain en free-style. Le taxi s'arrête, ouvre crânement son coffre et pas à un seul moment il ne bougera son gros cul pour vous aider. Nan, nan, nan. Non seulement il ne va pas vous aider mais il va en plus vous demander de vous magner le cul car son taxi bloque la circulation. Et dès que vous êtes montés dans le taxi, vous n'avez même pas eu le temps de vous attacher que le gars démarre en trombe en vous collant quasiment la joue sur la vitre!


L'avantage cependant, c'est que des taxis à New-York, y'en a une sacré tonne... 14 000 si je ne m'abuse, soit 14 000 chances de tomber sur un cinglé...


Faites votre choix,
mais mettez la ceinture et aspirez un grand bol d'air avant de monter...

mercredi 15 septembre 2010

Shoot the freaks!

Ce week-end, pour célébrer le 5ème anniversaire de Nain, nous sommes allés à Coney Island.

A seulement 1 heure de métro de Manhattan, Coney Island est la version américaine de Brighton pour les anglais...

Côté face, une immense plage qui s'étend à perte de vue...


Côté pile, une gigantesque fête foraine coincée au milieu d'immeubles HLM...


Un très bel aquarium en plein air, une promenade en bois, musique à donf, on arrose le tout d'une bonne vieille odeur de graillon émanant de stands à hot-dog, et hop, on se croirait en effet à Brighton!

Seulement voilà, en se promenant, on a rejoint un groupe de badauds attroupés devant une attraction joliment appelée "Shoot the Freak"... Tout un programme...

Avec ma taille de naine, je n'aperçois qu'un malheureux en tenue bariolée saisissant un bouclier peinturluré. L'animateur, un gros du bide hurle dans son micro "Come on guys!!! Time to shoot the freak!!!!"... Le pauvre homme met alors un casque, s'avance en traînant des pieds au fond d'une impasse et attend d'être aspergé de boules de peinture.
A première vue, ça reste une version du paint-ball, activité hautement masculine qui fait la joie des enterrements de vie de garçon et des trentenaires en manque de sensation forte (ou qui n'ont pas connu le service militaire..).

Je m'approche quand même un peu plus pour voir d'où viennent les hurlements et là, je vous laisse juges ici...


Donc, non, vous n' hallucinez pas... Ce ne sont pas des adultes un tantinet portés sur la gâchette qui arrosent le dit-freak, mais bien des enfants à peine plus âgés que Nain qui prennent leur pied en shootant un parfait inconnu alors qu'il n'a comme défense qu'un bouclier en carton... Je vous laisse également imaginer les parents en back-up, pas peu fiers de leur progéniture (" C'mon son!! Shoot this freak!! Damn!! No ammos left!!"), sous le regard atterré des passants et moi la babine inférieure scotchée à mon menton...

Alors certes, il ne s'agit que de boules de peinture et ce n'est pas vraiment dangereux à cette distance mais bon... merde quoi... Si on commence à encourager ses gamins à rentrer dans ce genre de délire, c'est un peu de leur innocence qu'on flingue...

Bref, Nain commence à trouver ça cool et alors là, Mari et moi, on le calme tout de suite! Pas question de se lancer embarquer dans opération psychopathe, il va gentiment aller faire du manège comme tous les enfants de son âge!!

Son choix s'est bien entendu porté sur le manège aux avions.... munis d'un flingue évidemment...


Impossible d'y échapper?

mardi 7 septembre 2010

Tuxedo

A 1 heure de New-York, il y a un lac...


...un très grand lac...


Et au bord de ce lac... il y a une maison...


Une très grande maison...


...nichée au milieu d'autres grandes maisons...


Dans cette maison, il y a tout plein de nains..


Et quand ceux-ci daignent nous honorer de leur présence
(parce qu'on a éteint la télévision),
on les emmène sur ce lac...


Mais on ne les force pas...
parce que dans cette maison, il y a un endroit où l'on aime rêvasser...
juste ici...


On a aussi beaucoup bu, beaucoup goinfré, un peu fumé, pas mal dormi et c'est avec beaucoup de tristesse que nous avons quitté ce petit coin de paradis...

mardi 31 août 2010

En route avec les Nains

Je suis enfin arrivée à New York...

Mari voulant s'épargner les coups de tatane, je suis restée en France le temps que les déménageurs arrivent, me mettant ainsi hors-jeu quant à l'organisation de notre future maison. Ainsi, je me suis farçie alone le trajet de 8h00 avec les Nains. Mais comme je suis devenue "Dinde de luxe", pas question de me retrouver dans une bétaillère avec Naine sur les genoux et Nain sans option vidéo.

J'ai donc fait péter la Bizness sur Openskies et grand bien m'a pris quand je vois l'état dans lequel nous sommes arrivés à Newark.

Voyager en Business, c'est un peu comme la Première Classe sur Eurostar : coupe-file aux contrôles de sécurité, lounge avec espace fumeur, boissons à gogo, sièges conçus pour obèses, plateau repas grand luxe et cirage de tongs par un personnel de bord zélé.


Mais arrivé à Newark, c'est une toute autre affaire...


A partir du moment où vous sortez de l'avion, vous êtes bons pour faire la queue comme tout le monde et ça ne sert à rien d'afficher vos charmes avec un grand sourire parce que de toute façon, après 8h00 de vol, vous avez une bonne haleine de poney qu'il est difficile d'ignorer... Je me pointe sur la file d'attente pour passer la douane et là, comme je pense être plus maline que tout le monde, je me faufile avec les Nains à l'extérieur gauche où ça a l'air de dépoter sérieux...

Résultat, j'ai poireauté plus que de raison en voyant passer devant moi des voyageurs qui se sont pointés bien après moi.


La raison est tout à fait simple : le douanier est un con.


Douanier : "Il y a trop de noms sur votre passeport! Vous avez une personnalité multiple ou quoi? Pourquoi vous n'avez pas mis que vous avez voyagé en France et en Angleterre la dernière année? Montrez-moi vos enfants! Vous voulez rentrer dans notre pays?? Et bien mettez vos doigts là! Je vous prend en photo!! Bougez pas!!! C'est qui Mari? Et il est où celui-là?"

Et bien après tant d'heures de voyage, rincée jusqu'à l'os avec 2 enfants en nervous breakdown, grande est la tentation de lui sortir un bon vieux "Dans ton cul!!!"...


Mais j'ai été avertie. Les douaniers américains n'ont aucun sens de l'humour et c'est un coup à me retrouver en salle d'isolement, déchue de mes droits, avec fouille annale et un ticket retour pour la France, laissant les Nains sans mère et Mari sans bonniche (ou l'inverse...). Mon sens du devoir prend le dessus et je plante un sourire niais et forcé sur mon visage en sueur...


Le temps d'arriver au tapis où mes valises valsent en rond ésseulées et prêtes à être rembarquées, je chope Mari à la sortie, lui colle les Nains et le chariot dans les bras sans même lui claquer une bise et je fonce dehors me fumer une clope! Raaaa Bonnheeeurrrr!! 1h30 de trajet plus tard dans le van de Jojo, j'arrive enfin dans notre somptueux appartement que Mari a rangé du mieux qu'il pouvait!! Mais dès que j'aperçois la table de chevet dans l'entrée, c'est plus fort que moi, faut que ça sorte au bout de 15 minutes :


" Mouais, j'aurais pas mis ça là..."


Comme quoi, même après 12h00 de voyage et un vilain jetlag de 6 heures, the Dinde is always au taquet! Par contre, pour ce qui est du tout nouveau blog sur Wordpress, va falloir attendre un peu... c'est que j'y pane rien...

mercredi 28 juillet 2010

Home sweet home

Pour couper court aux angoisses de mes lecteurs, non, les photos précédentes ne sont pas celles de notre nouvelle maison à NYC!!

Je vous passe les détails de la semaine de fou que nous avons passé à NYC à nous demander si on allait pas vivre sous un pont, car au final, nous avons enfin trouvé l'appartement de nos rêves!! Grand balcon pour fumer un max de clopes, 128m2 de tout plat tout ça au 35ème étage!

Il se trouve là :


Afficher our new home in NYC sur une carte plus grande



Ici, la cuisine avec un frigo du tonnerre et un four dans lequel pourrait rentrer un demi-âne.

Le salon, qui ne demande qu'à se remplir...


Les toilettes des invités qu'il va falloir bichonner avec soin car les déménageurs ont oublié d'embarquer les balais à chiottes...


Et enfin, la chambre d'amis, idéalement située dans la chambre des Nains...

Pour ceux que cela effraie, il reste le salon, certes sans rideaux... mais quelle vue!!


What a view!
Uploaded by fontzaza. - More video blogs and vloggers.

Les plus difficiles pourront toujours me foutre la paix en allant faire un plongeon dans la piscine de l'immeuble!


D'ici notre installation courant août, mari et moi allons récupérer les Nains en touraine (où y'a pas Internet! Ouiiinn!!) et je me mets au tutorial wordpress!

Bonnes vacances à tous!

mercredi 21 juillet 2010

NY update

Alors oui je sais, 20 jours sans écrire, ça craint du boudin mais Mari et moi sommes actuellement à NYC en plein house-hunting...

Et comme je m'appelle pas Carrie Bradshaw, c'est la course sous une canicule de malade (36° les cocos, 36°!!). D'autre part, comme mes aventures londoniennes s'arrêtent bientôt, il va falloir que j'ouvre un autre blog sous wordpress... et comme cyberquiche a encore un gros poil dans la main, c'est pas gagné!

Bref, tout ça pour dire que ça avance bien et que je vous donne des news très bientôt!!!

D'ici là, pour vous faire patienter, je vous livre un aperçu de notre séjour :



de dos là, c'est notre super broker Micky qui mouille sa chemise depuis 4 jours pour dénicher l'appart de nos rêves...



Voilà, alors que la plupart vont à NY visiter des musées, se ballader à Central Park ou faire du shopping parce que c'est les soldes, moi, je visite des apparts et je prends des chiottes en photo...

Pa-ssio-nant...

jeudi 1 juillet 2010

Pédiatres en herbe

Quand Nain est né, j'ai quand même eu l'impression de passer ma vie chez le pédiatre.

En Angleterre, pour soigner les gens, les médecins ont un produit absolument génial. Ca s'appelle le Paracétamol. Que vous ayez une toux grasse, une jambe cassée ou vos règles, on vous prescrira automatiquement du paracétamol. Ca soigne de tout et si ça ne marche pas, ben tant pis pour vous, vous êtes bons pour serrer les dents quelques jours en attendant que ça passe. Me concernant, ça ne me dérange pas d'avoir à agoniser au fond de mon lit. Ca altère peu mon quotidien.

Mais on peut difficilement appliquer le même principe aux enfants.

Quand les enfants sont malades, il faut les soigner. Et le plus vite possible. Ainsi, ma meilleure ambulance restait l'Eurostar, direct chez mon pédiatre parisien qui officie dorénavant à la Clinique Ste Thérèse.

Mais à force d'aller chez le même, j'ai bien fini par connaître toutes ces ficelles et comme ça me gonfle pas mal d'y aller, je me suis improvisée médecin. Pour économiser du temps et épargner le trou de la Sécu, dès que les nains commencent à montrer des signes avant-coureurs de cochonneries, hop, je ressors le carnet de santé, les ordonnances, je double-check sur Internet, je ressors le vieux stock de médicaments et je te dose le tout de manière farfelue.

Bon, j'avoue, ça ne marche qu'1 fois sur 4. Et quand ça ne marche, ça s'empire. Et quand ça s'empire, vous êtes bons pour prendre rendez-vous. Et en urgence.

Les entrevues entre parents et pédiatres ont un côté passionnel.

En tant que maman, on ne peut pas s'empêcher de faire notre petite analyse de la situation, histoire de bien faire comprendre au pédiatre que non, il n'a pas à faire à une débutante ( 5 ans de "Nain Training", ça compte) et on essaye toujours de les impressionner par notre soi-disante connaissance dans le domaine pédiatrique.

Le pauvre homme aura beau vous faire comprendre qu'il a pas fait 10 ans d'études pour se laisser emmerder par une hystérique qui a à peine un Bac+3, on a toujours du mal à admettre qu'un inconnu sache exactement au premier coup d'oeil ce qui cloche chez vos marmots alors que ça fait une semaine que vous vous prenez la tête.

Acte 1 : Naine

Pédiatre : "Elle tousse beaucoup la petite"

Zaza : "Oui, oui, c'est rien, elle a juste attrapé un rhume. Je soigne ça à coup de serum physiologique. Jô sais môa."

Pédiatre : "Je regarde si vous permettez... Humm.... Elle a pas les selles molles?"

Zaza : "Si, si, mais c'est à cause de la poussée dentaire, ça rend le caca mou. Je sais déjà tout ça vous savez."

Pédiatre (soupir) : "Elle a une otite votre fille"

Zaza : "Haaaa??!!! Et vous avez pu voir ça en 2 secondes rien qu'en regardant son oreille droite?"

Pédiatre (soupir) : " Allez, 1 semaine d'antibiotiques et on en parle plus!"


Acte 2 : Nain

Pédiatre : "Alors le Nain, qu'est-ce qu'il a sous l'oeil?"

Zaza : "Ho ça c'est juste une petite crise d'ezcéma, c'est rien, je lui mets de la Trisédonit 2 fois par jour. Jô sais môa"

Pédiatre (soupir) : "C'est pas que de l'ezcéma ça..."

Zaza : "Ha vous êtes sûrs? Parce que ça se transmet dans notre famille l'ezcéma, je sais bien comment on soigne ça!"

Pédiatre : "C'est un Impetigo. Sa plaie est infectée, c'est très contagieux et non, on soigne d'abord ça avec de la Fucidine (Tiin, j'ai jamais entendu parler de ce machin... merde....)! Bon, et sa dent toute noire là, ça va?"

Zaza : "Oui, oui, pas de souci. Je suis allée voir un dentiste qui a fait une radio. C'est rien, ce n'est qu'une dent de lait."

Pédiatre : "Et la petite boule rouge là sur la gencive c'est quoi?"

Zaza : "C'est pas un aphte?"

Pédiatre (soupir) : "Non. C'est pas aphte (mongolienne)! C'est un abcès à la gencive. Et un gros!"

Zaza : "Ha merde...."

Pédiatre : "Allez, vous êtes mignonne, vous allez arrêter de raconter n'importe quoi et vous allez prendre rendez-vous chez le dentiste parce qu'il va falloir qu'il l'arrache!"

Zaza : "Bon, ok, ok, ça va. J'ai compris..."


Je l'aurai un jour. Je l'aurai....


Bon allez, comme vous avez été sympas de rester jusqu'au bout de ce fastidieux article, je vous livre la moisson du dentiste :


Bon, et puis comme personne ne veut reconnaître mes talents de pédiatre, je vais peut-être m'improviser dentiste...

samedi 26 juin 2010

Foot foot

J'aime bien regarder le foot.

Tout d'abord parce que les règles sont simples (le rugby, au contraire, j'y comprend rien à rien...).

Ainsi, quand le ballon va dans la cage, y'a "bout", quand le ballon va pas dans la cage, y'a pas "bout". Mais alors attention, on peut pas mettre de "bout" avec la main (sauf quand on s'appelle T. Henry), on ne peut pas mettre un gros coup de latte aux adversaires qui se trouvent sur votre passage (même si c'est très tentant), on ne peut pas envoyer le ballon à son coéquipier s'il se trouve tout seul devant la cage (la règle du hors-jeu a été inventée pour apporter une once de subtilité)...

Ensuite, j'avoue que c'est un sport qui me fait vibrer et ça me permet de lâcher des grossièretés sans passer pour un boeuf (enfin presque...)
Ca donne du " Non mais ils vont se bouger le fion les p'tites pédales??!! Regarde-moi ça, c'est pas du foot, c'est du tricot! Rolalalala, mais comment tu peux rater un but pareil? Même Nain à cloche-pied il y arrive!! Ha bah va falloir s'entraîner un peu plus au lieu d'aller dans les bars à putes, bande de gros nases!"

Bref, tout un poème et depuis le début du Mondial, Mari et moi, on s'en donne à coeur joie!

Seulement voilà, avec l'équipe de France éliminée au premier tour, il faut qu'on se trouve un équipe à supporter. Parce que c'est bien joli tout ça, mais notre patriotisme n'ayant plus raison d'être, avec Mari, on s'est fait une mini-liste d'équipes qu'on aime bien, avec une petite pointe de chauvinisme:

- L'Argentine, parce que Messi est un Dieu et que Maradona sort des "je vous encule tous" à la pelle. On les appelle les Albicelestes, mais comme c'est trop compliqué, on les appelle les "trafiquants de drogue".
- L'Espagne, parce qu'ils sont jeunes et qu'ils font de jolies acrobaties. On les appelle les "bouffeurs de tapas".
- Le Brésil, parce que ce sont les meilleurs et par soutien pour mon frère. On les appelle les "Cariocas".
- Le Japon et la Corée du Sud, tout simplement parce qu'ils sont asiatiques. On les appelle les "Jaunes"
- L'Italie, parce qu'ils me font marrer. On les appelle les "Macaronis"
- Bon et puis l'Angleterre, parce qu'il est quand même difficile d'y échapper quand on habite à Londres. Vous remarquerez d'ailleurs que dès que l'Angleterre joue, il n'y a personne dans les rues et c'est comme si la vie s'était arrêtée pendant 90 minutes.

Et dire que je vais rater le match de Dimanche pour aller pique-niquer à Hyde Park avec les enfants...

Fait chier.

Bref, tout ça pour dire que contrairement à certaines femmes, oui, j'aime bien le foot et je ne fais pas partie de celles qui snobent ce sport sous prétexte que c'est un jeu à la con qui ne plaît qu'aux bourrins. Et puis je trouve ça assez drôle de critiquer le foot alors qu'on a vu les 6 saisons de Sex and The City, qui est une série à la con qui ne plaît qu'aux poufs...

Bon ok, j'avoue avoir vu les 6 saisons au moins 2 fois et je vais ce soir au cinéma voir le tome 2!! Il parait que c'est une vraie daube en plus!! Youpii!!

Et oui, ch'uis comme ça moi... une pouf ET une bourrine.

samedi 19 juin 2010

Blog rolls on the rocks

Je suis accroc à Facebook.

Ce satané site alimente à merveille mon côté concierge, cela me permet de me tenir au jus de ce qui se passe chez les potos sans avoir à passer de coups de fil. Je regarde les photos en ricanant et je sème des commentaires plein de finesse de ci delà. Ca m'occupe au moins 2 heures par jour.

Mais pour exister sur Facebook, il faut avoir pas mal d’amis.

N’avez-vous pas un petit sourire étonné chaque fois que vous recevez un « friend request » ? Mais bon… Après avoir écumé le répertoire de mon mail, la famille dans le sens large, les anciennes copines de lycée, les ex, les copains de copains, les gens qu’on a croisé en vacances il y a 20 ans, ceux avec qui on a pris des cuites au Planches ou encore les collègues de Mari, on a moins l’occasion de se faire de nouveaux amis… Quelle tristesse…

C’est alors qu’est apparu, il y a 2 mois, l’Apéro-Blog de Londres.

Magistralement orchestré par Fabienne (que je peine à ne pas appeler « Maman »), l’Apéro-Blog est un rendez-vous mensuel qui réunit les bloggeurs français de Londres. Mais pas seulement… Lecteurs assidus, journalistes, néophytes du web etc… Bref, tout le monde est le bienvenu ! C’est open minded les cocos !

On y parle de notre amour pour Londres et des choses qui nous agacent, les projets sont lancés à la pelle, on rit, on boit (on mange aussi un peu), on clope et on rigole comme des bœufs dans une effervescence sans pareil !

Ainsi pour moi, l’Apéro-Blog, c’est non seulement l’occasion me rendre compte à quel point je suis une quiche en informatique (« Zaza, arrête Blogspot, c’est de la daube ! Va sur Wordpress ! ») mais c’est surtout la garantie de recevoir des « friend requests » sur Facebook (youpiii) et de me faire ainsi tout plein de nouveaux amis …

Et autant de raisons d’être triste de quitter Londres.

Mais laissons de côté la nostalgie. Le site de l’apéro-blog m’épargne aussi la peine de faire (enfin) un blogroll rien qu’en mettant un lien par . Il est vrai que je suis une grosse paresseuse et l’idée même de devoir aller trifouiller dans mes outils blogspot pour mettre en avant certains sites me fait suer rien que d’y penser… On ne se refait pas…

A cette liste j’ajouterai donc le Journal Inutile, rédigé par des amis pas trop manchots avec un stylo. Je le cite uniquement parce que le rédacteur en chef y a pondu un article à la gloire de mon modeste blog, et que pour avoir réussi à me faire rougir, ce qui est rare, je lui tire ma culotte…. Euh non pardon… mon chapeau pointu (turlututu) !

mardi 15 juin 2010

Le visa pour les US (en 4 actes)

Me revoilà après 2 semaines passées en France.

Le but de cette longue escapade? Check-up complet médical, beuveries de départ et surtout, nous avions rendez-vous le 8 juin à l'Ambassade des EU à Paris pour obtenir notre visa E2.


Acte 1 : La lettre
Alors que la plupart doivent faire leur démarche eux-même pour obtenir leur visa, Mari et moi, excellant dans l'art de la moule, avons laissé des avocats américains constituer le fastidieux dossier (400 pages au bas mot). Quelques jours après, nous recevons ainsi une lettre nous conviant à 14h15 à l'Ambassade à la section visa E (Investisseur). Pas besoin d'appeler pour prendre rendez-vous, on va être traités comme des stars.


Acte 2 : Arrivée à l'Ambassade
Mari en costume, moi sans tongs (fait rarissime), on arrive tout pimpants en pensant être conviés dans un bureau somptueux, tapis rouge et café offert. On arrive dans une grande salle où attendent déjà une centaine de personnes prêts à bondir sur l'un des 20 guichets ouverts.
Pas de tapis, pas de café gratos, nous sommes priés de prendre un ticket comme tout le monde. N°610. Nous voilà bons pour poireauter comme dans une agence SNCF.


Acte 3 : L'interview
Le guichet 9 nous appelle. le gars reste derrière sa vitre et nous cause à travers son interphone avec notre dossier de 400 pages sous les yeux.

Agent : Bonjour!

Mari-Moi : Helllloooo!

Agent : Bon, j'ai votre dossier. Alors, pourquelle raison partez-vous aux US?

Mari : Blablablabla

Agent : Et vous allez être payé combien?

Mari : pardon?

Agent : Oui. quel va être votre "total income"? Là, on a quand même l'impression que toute la salle est toute ouïe...

Mari : Heu... blablabla...

Agent : Bon ok. On vous renvoie vos passeports dans 3-4 jours.

Mari-Moi : super!

Agent : Souhaitez-vous récupérer votre dossier?

Alors, dans ce fameux dossier, on peut quand même trouver tous les comptes de la boîte, tous les salaires, toutes les dépenses depuis 2006, les photos des collègues et j'en passe!

Mari : ha bah ok! Je veux bien récupérer le classeur!

Et là, méticuleusement, l'Agent ouvre le classeur et sort par paquet de 20 les 400 pages pour les faire passer dans la petite fente...

Mari : Génial (sous-entendu, "génial, j'arrive les mains vides et je me retrouve à me trimballer 400 pages ultra confidentielles sous le bras...")


Acte 4 : L'arrêt cardiaque
Ca y est. soulagés d'avoir passés cette ultime étape avant de partir, Mari et moi fêtons ça sur un banc avec 2 oranginas. et sur le chemin qui nous mène vers le métro...

Voix : Mr Mari!! Qu'est-ce que vous faites là???

On se retourne. Et sur qui on tombe??? Hein?? Devinez??

On tombe sur le big boss de Mari. The fondateur de la boîte avec sa secrétaire... Je n'ose vous décrire la tronche de Mari, les 400 pages sous le bras, priant le ciel qu'un coup de vent de vienne pas faire virevolter les comptes en blanque...

Mari : Heu... On sort de l'Ambassade! On vient d'avoir nos visas!

Big Boss : Très bien! Voilà une bonne chose de faite! Vous rentrez au bureau?

Mari : Heu oui. Je vais prendre le métro...

Big Boss : Je peux vous raccompagner en voiture si vous voulez.

Mari : NON NON! Ca va aller, je vais faire un bout de chemin avec ma femme (oui, la jeune femme cramoisie à mes côtés qui sue comme un goret)

Big Boss : Et bien à toute à l'heure!

Et bien je peux vous dire qu'après avoir posé nos fesses dans le métro, on s'est bien marrés...

Voilà pour ce petit intermède, le gros bordel va pouvoir commencer. Vu comment c'est parti, je sens que ça va pas être de la tarte...