mardi 31 août 2010

En route avec les Nains

Je suis enfin arrivée à New York...

Mari voulant s'épargner les coups de tatane, je suis restée en France le temps que les déménageurs arrivent, me mettant ainsi hors-jeu quant à l'organisation de notre future maison. Ainsi, je me suis farçie alone le trajet de 8h00 avec les Nains. Mais comme je suis devenue "Dinde de luxe", pas question de me retrouver dans une bétaillère avec Naine sur les genoux et Nain sans option vidéo.

J'ai donc fait péter la Bizness sur Openskies et grand bien m'a pris quand je vois l'état dans lequel nous sommes arrivés à Newark.

Voyager en Business, c'est un peu comme la Première Classe sur Eurostar : coupe-file aux contrôles de sécurité, lounge avec espace fumeur, boissons à gogo, sièges conçus pour obèses, plateau repas grand luxe et cirage de tongs par un personnel de bord zélé.


Mais arrivé à Newark, c'est une toute autre affaire...


A partir du moment où vous sortez de l'avion, vous êtes bons pour faire la queue comme tout le monde et ça ne sert à rien d'afficher vos charmes avec un grand sourire parce que de toute façon, après 8h00 de vol, vous avez une bonne haleine de poney qu'il est difficile d'ignorer... Je me pointe sur la file d'attente pour passer la douane et là, comme je pense être plus maline que tout le monde, je me faufile avec les Nains à l'extérieur gauche où ça a l'air de dépoter sérieux...

Résultat, j'ai poireauté plus que de raison en voyant passer devant moi des voyageurs qui se sont pointés bien après moi.


La raison est tout à fait simple : le douanier est un con.


Douanier : "Il y a trop de noms sur votre passeport! Vous avez une personnalité multiple ou quoi? Pourquoi vous n'avez pas mis que vous avez voyagé en France et en Angleterre la dernière année? Montrez-moi vos enfants! Vous voulez rentrer dans notre pays?? Et bien mettez vos doigts là! Je vous prend en photo!! Bougez pas!!! C'est qui Mari? Et il est où celui-là?"

Et bien après tant d'heures de voyage, rincée jusqu'à l'os avec 2 enfants en nervous breakdown, grande est la tentation de lui sortir un bon vieux "Dans ton cul!!!"...


Mais j'ai été avertie. Les douaniers américains n'ont aucun sens de l'humour et c'est un coup à me retrouver en salle d'isolement, déchue de mes droits, avec fouille annale et un ticket retour pour la France, laissant les Nains sans mère et Mari sans bonniche (ou l'inverse...). Mon sens du devoir prend le dessus et je plante un sourire niais et forcé sur mon visage en sueur...


Le temps d'arriver au tapis où mes valises valsent en rond ésseulées et prêtes à être rembarquées, je chope Mari à la sortie, lui colle les Nains et le chariot dans les bras sans même lui claquer une bise et je fonce dehors me fumer une clope! Raaaa Bonnheeeurrrr!! 1h30 de trajet plus tard dans le van de Jojo, j'arrive enfin dans notre somptueux appartement que Mari a rangé du mieux qu'il pouvait!! Mais dès que j'aperçois la table de chevet dans l'entrée, c'est plus fort que moi, faut que ça sorte au bout de 15 minutes :


" Mouais, j'aurais pas mis ça là..."


Comme quoi, même après 12h00 de voyage et un vilain jetlag de 6 heures, the Dinde is always au taquet! Par contre, pour ce qui est du tout nouveau blog sur Wordpress, va falloir attendre un peu... c'est que j'y pane rien...

mercredi 28 juillet 2010

Home sweet home

Pour couper court aux angoisses de mes lecteurs, non, les photos précédentes ne sont pas celles de notre nouvelle maison à NYC!!

Je vous passe les détails de la semaine de fou que nous avons passé à NYC à nous demander si on allait pas vivre sous un pont, car au final, nous avons enfin trouvé l'appartement de nos rêves!! Grand balcon pour fumer un max de clopes, 128m2 de tout plat tout ça au 35ème étage!

Il se trouve là :


Afficher our new home in NYC sur une carte plus grande



Ici, la cuisine avec un frigo du tonnerre et un four dans lequel pourrait rentrer un demi-âne.

Le salon, qui ne demande qu'à se remplir...


Les toilettes des invités qu'il va falloir bichonner avec soin car les déménageurs ont oublié d'embarquer les balais à chiottes...


Et enfin, la chambre d'amis, idéalement située dans la chambre des Nains...

Pour ceux que cela effraie, il reste le salon, certes sans rideaux... mais quelle vue!!


What a view!
Uploaded by fontzaza. - More video blogs and vloggers.

Les plus difficiles pourront toujours me foutre la paix en allant faire un plongeon dans la piscine de l'immeuble!


D'ici notre installation courant août, mari et moi allons récupérer les Nains en touraine (où y'a pas Internet! Ouiiinn!!) et je me mets au tutorial wordpress!

Bonnes vacances à tous!

mercredi 21 juillet 2010

NY update

Alors oui je sais, 20 jours sans écrire, ça craint du boudin mais Mari et moi sommes actuellement à NYC en plein house-hunting...

Et comme je m'appelle pas Carrie Bradshaw, c'est la course sous une canicule de malade (36° les cocos, 36°!!). D'autre part, comme mes aventures londoniennes s'arrêtent bientôt, il va falloir que j'ouvre un autre blog sous wordpress... et comme cyberquiche a encore un gros poil dans la main, c'est pas gagné!

Bref, tout ça pour dire que ça avance bien et que je vous donne des news très bientôt!!!

D'ici là, pour vous faire patienter, je vous livre un aperçu de notre séjour :



de dos là, c'est notre super broker Micky qui mouille sa chemise depuis 4 jours pour dénicher l'appart de nos rêves...



Voilà, alors que la plupart vont à NY visiter des musées, se ballader à Central Park ou faire du shopping parce que c'est les soldes, moi, je visite des apparts et je prends des chiottes en photo...

Pa-ssio-nant...

jeudi 1 juillet 2010

Pédiatres en herbe

Quand Nain est né, j'ai quand même eu l'impression de passer ma vie chez le pédiatre.

En Angleterre, pour soigner les gens, les médecins ont un produit absolument génial. Ca s'appelle le Paracétamol. Que vous ayez une toux grasse, une jambe cassée ou vos règles, on vous prescrira automatiquement du paracétamol. Ca soigne de tout et si ça ne marche pas, ben tant pis pour vous, vous êtes bons pour serrer les dents quelques jours en attendant que ça passe. Me concernant, ça ne me dérange pas d'avoir à agoniser au fond de mon lit. Ca altère peu mon quotidien.

Mais on peut difficilement appliquer le même principe aux enfants.

Quand les enfants sont malades, il faut les soigner. Et le plus vite possible. Ainsi, ma meilleure ambulance restait l'Eurostar, direct chez mon pédiatre parisien qui officie dorénavant à la Clinique Ste Thérèse.

Mais à force d'aller chez le même, j'ai bien fini par connaître toutes ces ficelles et comme ça me gonfle pas mal d'y aller, je me suis improvisée médecin. Pour économiser du temps et épargner le trou de la Sécu, dès que les nains commencent à montrer des signes avant-coureurs de cochonneries, hop, je ressors le carnet de santé, les ordonnances, je double-check sur Internet, je ressors le vieux stock de médicaments et je te dose le tout de manière farfelue.

Bon, j'avoue, ça ne marche qu'1 fois sur 4. Et quand ça ne marche, ça s'empire. Et quand ça s'empire, vous êtes bons pour prendre rendez-vous. Et en urgence.

Les entrevues entre parents et pédiatres ont un côté passionnel.

En tant que maman, on ne peut pas s'empêcher de faire notre petite analyse de la situation, histoire de bien faire comprendre au pédiatre que non, il n'a pas à faire à une débutante ( 5 ans de "Nain Training", ça compte) et on essaye toujours de les impressionner par notre soi-disante connaissance dans le domaine pédiatrique.

Le pauvre homme aura beau vous faire comprendre qu'il a pas fait 10 ans d'études pour se laisser emmerder par une hystérique qui a à peine un Bac+3, on a toujours du mal à admettre qu'un inconnu sache exactement au premier coup d'oeil ce qui cloche chez vos marmots alors que ça fait une semaine que vous vous prenez la tête.

Acte 1 : Naine

Pédiatre : "Elle tousse beaucoup la petite"

Zaza : "Oui, oui, c'est rien, elle a juste attrapé un rhume. Je soigne ça à coup de serum physiologique. Jô sais môa."

Pédiatre : "Je regarde si vous permettez... Humm.... Elle a pas les selles molles?"

Zaza : "Si, si, mais c'est à cause de la poussée dentaire, ça rend le caca mou. Je sais déjà tout ça vous savez."

Pédiatre (soupir) : "Elle a une otite votre fille"

Zaza : "Haaaa??!!! Et vous avez pu voir ça en 2 secondes rien qu'en regardant son oreille droite?"

Pédiatre (soupir) : " Allez, 1 semaine d'antibiotiques et on en parle plus!"


Acte 2 : Nain

Pédiatre : "Alors le Nain, qu'est-ce qu'il a sous l'oeil?"

Zaza : "Ho ça c'est juste une petite crise d'ezcéma, c'est rien, je lui mets de la Trisédonit 2 fois par jour. Jô sais môa"

Pédiatre (soupir) : "C'est pas que de l'ezcéma ça..."

Zaza : "Ha vous êtes sûrs? Parce que ça se transmet dans notre famille l'ezcéma, je sais bien comment on soigne ça!"

Pédiatre : "C'est un Impetigo. Sa plaie est infectée, c'est très contagieux et non, on soigne d'abord ça avec de la Fucidine (Tiin, j'ai jamais entendu parler de ce machin... merde....)! Bon, et sa dent toute noire là, ça va?"

Zaza : "Oui, oui, pas de souci. Je suis allée voir un dentiste qui a fait une radio. C'est rien, ce n'est qu'une dent de lait."

Pédiatre : "Et la petite boule rouge là sur la gencive c'est quoi?"

Zaza : "C'est pas un aphte?"

Pédiatre (soupir) : "Non. C'est pas aphte (mongolienne)! C'est un abcès à la gencive. Et un gros!"

Zaza : "Ha merde...."

Pédiatre : "Allez, vous êtes mignonne, vous allez arrêter de raconter n'importe quoi et vous allez prendre rendez-vous chez le dentiste parce qu'il va falloir qu'il l'arrache!"

Zaza : "Bon, ok, ok, ça va. J'ai compris..."


Je l'aurai un jour. Je l'aurai....


Bon allez, comme vous avez été sympas de rester jusqu'au bout de ce fastidieux article, je vous livre la moisson du dentiste :


Bon, et puis comme personne ne veut reconnaître mes talents de pédiatre, je vais peut-être m'improviser dentiste...

samedi 26 juin 2010

Foot foot

J'aime bien regarder le foot.

Tout d'abord parce que les règles sont simples (le rugby, au contraire, j'y comprend rien à rien...).

Ainsi, quand le ballon va dans la cage, y'a "bout", quand le ballon va pas dans la cage, y'a pas "bout". Mais alors attention, on peut pas mettre de "bout" avec la main (sauf quand on s'appelle T. Henry), on ne peut pas mettre un gros coup de latte aux adversaires qui se trouvent sur votre passage (même si c'est très tentant), on ne peut pas envoyer le ballon à son coéquipier s'il se trouve tout seul devant la cage (la règle du hors-jeu a été inventée pour apporter une once de subtilité)...

Ensuite, j'avoue que c'est un sport qui me fait vibrer et ça me permet de lâcher des grossièretés sans passer pour un boeuf (enfin presque...)
Ca donne du " Non mais ils vont se bouger le fion les p'tites pédales??!! Regarde-moi ça, c'est pas du foot, c'est du tricot! Rolalalala, mais comment tu peux rater un but pareil? Même Nain à cloche-pied il y arrive!! Ha bah va falloir s'entraîner un peu plus au lieu d'aller dans les bars à putes, bande de gros nases!"

Bref, tout un poème et depuis le début du Mondial, Mari et moi, on s'en donne à coeur joie!

Seulement voilà, avec l'équipe de France éliminée au premier tour, il faut qu'on se trouve un équipe à supporter. Parce que c'est bien joli tout ça, mais notre patriotisme n'ayant plus raison d'être, avec Mari, on s'est fait une mini-liste d'équipes qu'on aime bien, avec une petite pointe de chauvinisme:

- L'Argentine, parce que Messi est un Dieu et que Maradona sort des "je vous encule tous" à la pelle. On les appelle les Albicelestes, mais comme c'est trop compliqué, on les appelle les "trafiquants de drogue".
- L'Espagne, parce qu'ils sont jeunes et qu'ils font de jolies acrobaties. On les appelle les "bouffeurs de tapas".
- Le Brésil, parce que ce sont les meilleurs et par soutien pour mon frère. On les appelle les "Cariocas".
- Le Japon et la Corée du Sud, tout simplement parce qu'ils sont asiatiques. On les appelle les "Jaunes"
- L'Italie, parce qu'ils me font marrer. On les appelle les "Macaronis"
- Bon et puis l'Angleterre, parce qu'il est quand même difficile d'y échapper quand on habite à Londres. Vous remarquerez d'ailleurs que dès que l'Angleterre joue, il n'y a personne dans les rues et c'est comme si la vie s'était arrêtée pendant 90 minutes.

Et dire que je vais rater le match de Dimanche pour aller pique-niquer à Hyde Park avec les enfants...

Fait chier.

Bref, tout ça pour dire que contrairement à certaines femmes, oui, j'aime bien le foot et je ne fais pas partie de celles qui snobent ce sport sous prétexte que c'est un jeu à la con qui ne plaît qu'aux bourrins. Et puis je trouve ça assez drôle de critiquer le foot alors qu'on a vu les 6 saisons de Sex and The City, qui est une série à la con qui ne plaît qu'aux poufs...

Bon ok, j'avoue avoir vu les 6 saisons au moins 2 fois et je vais ce soir au cinéma voir le tome 2!! Il parait que c'est une vraie daube en plus!! Youpii!!

Et oui, ch'uis comme ça moi... une pouf ET une bourrine.

samedi 19 juin 2010

Blog rolls on the rocks

Je suis accroc à Facebook.

Ce satané site alimente à merveille mon côté concierge, cela me permet de me tenir au jus de ce qui se passe chez les potos sans avoir à passer de coups de fil. Je regarde les photos en ricanant et je sème des commentaires plein de finesse de ci delà. Ca m'occupe au moins 2 heures par jour.

Mais pour exister sur Facebook, il faut avoir pas mal d’amis.

N’avez-vous pas un petit sourire étonné chaque fois que vous recevez un « friend request » ? Mais bon… Après avoir écumé le répertoire de mon mail, la famille dans le sens large, les anciennes copines de lycée, les ex, les copains de copains, les gens qu’on a croisé en vacances il y a 20 ans, ceux avec qui on a pris des cuites au Planches ou encore les collègues de Mari, on a moins l’occasion de se faire de nouveaux amis… Quelle tristesse…

C’est alors qu’est apparu, il y a 2 mois, l’Apéro-Blog de Londres.

Magistralement orchestré par Fabienne (que je peine à ne pas appeler « Maman »), l’Apéro-Blog est un rendez-vous mensuel qui réunit les bloggeurs français de Londres. Mais pas seulement… Lecteurs assidus, journalistes, néophytes du web etc… Bref, tout le monde est le bienvenu ! C’est open minded les cocos !

On y parle de notre amour pour Londres et des choses qui nous agacent, les projets sont lancés à la pelle, on rit, on boit (on mange aussi un peu), on clope et on rigole comme des bœufs dans une effervescence sans pareil !

Ainsi pour moi, l’Apéro-Blog, c’est non seulement l’occasion me rendre compte à quel point je suis une quiche en informatique (« Zaza, arrête Blogspot, c’est de la daube ! Va sur Wordpress ! ») mais c’est surtout la garantie de recevoir des « friend requests » sur Facebook (youpiii) et de me faire ainsi tout plein de nouveaux amis …

Et autant de raisons d’être triste de quitter Londres.

Mais laissons de côté la nostalgie. Le site de l’apéro-blog m’épargne aussi la peine de faire (enfin) un blogroll rien qu’en mettant un lien par là. Il est vrai que je suis une grosse paresseuse et l’idée même de devoir aller trifouiller dans mes outils blogspot pour mettre en avant certains sites me fait suer rien que d’y penser… On ne se refait pas…

A cette liste j’ajouterai donc le Journal Inutile, rédigé par des amis pas trop manchots avec un stylo. Je le cite uniquement parce que le rédacteur en chef y a pondu un article à la gloire de mon modeste blog, et que pour avoir réussi à me faire rougir, ce qui est rare, je lui tire ma culotte…. Euh non pardon… mon chapeau pointu (turlututu) !

mardi 15 juin 2010

Le visa pour les US (en 4 actes)

Me revoilà après 2 semaines passées en France.

Le but de cette longue escapade? Check-up complet médical, beuveries de départ et surtout, nous avions rendez-vous le 8 juin à l'Ambassade des EU à Paris pour obtenir notre visa E2.


Acte 1 : La lettre
Alors que la plupart doivent faire leur démarche eux-même pour obtenir leur visa, Mari et moi, excellant dans l'art de la moule, avons laissé des avocats américains constituer le fastidieux dossier (400 pages au bas mot). Quelques jours après, nous recevons ainsi une lettre nous conviant à 14h15 à l'Ambassade à la section visa E (Investisseur). Pas besoin d'appeler pour prendre rendez-vous, on va être traités comme des stars.


Acte 2 : Arrivée à l'Ambassade
Mari en costume, moi sans tongs (fait rarissime), on arrive tout pimpants en pensant être conviés dans un bureau somptueux, tapis rouge et café offert. On arrive dans une grande salle où attendent déjà une centaine de personnes prêts à bondir sur l'un des 20 guichets ouverts.
Pas de tapis, pas de café gratos, nous sommes priés de prendre un ticket comme tout le monde. N°610. Nous voilà bons pour poireauter comme dans une agence SNCF.


Acte 3 : L'interview
Le guichet 9 nous appelle. le gars reste derrière sa vitre et nous cause à travers son interphone avec notre dossier de 400 pages sous les yeux.

Agent : Bonjour!

Mari-Moi : Helllloooo!

Agent : Bon, j'ai votre dossier. Alors, pourquelle raison partez-vous aux US?

Mari : Blablablabla

Agent : Et vous allez être payé combien?

Mari : pardon?

Agent : Oui. quel va être votre "total income"? Là, on a quand même l'impression que toute la salle est toute ouïe...

Mari : Heu... blablabla...

Agent : Bon ok. On vous renvoie vos passeports dans 3-4 jours.

Mari-Moi : super!

Agent : Souhaitez-vous récupérer votre dossier?

Alors, dans ce fameux dossier, on peut quand même trouver tous les comptes de la boîte, tous les salaires, toutes les dépenses depuis 2006, les photos des collègues et j'en passe!

Mari : ha bah ok! Je veux bien récupérer le classeur!

Et là, méticuleusement, l'Agent ouvre le classeur et sort par paquet de 20 les 400 pages pour les faire passer dans la petite fente...

Mari : Génial (sous-entendu, "génial, j'arrive les mains vides et je me retrouve à me trimballer 400 pages ultra confidentielles sous le bras...")


Acte 4 : L'arrêt cardiaque
Ca y est. soulagés d'avoir passés cette ultime étape avant de partir, Mari et moi fêtons ça sur un banc avec 2 oranginas. et sur le chemin qui nous mène vers le métro...

Voix : Mr Mari!! Qu'est-ce que vous faites là???

On se retourne. Et sur qui on tombe??? Hein?? Devinez??

On tombe sur le big boss de Mari. The fondateur de la boîte avec sa secrétaire... Je n'ose vous décrire la tronche de Mari, les 400 pages sous le bras, priant le ciel qu'un coup de vent de vienne pas faire virevolter les comptes en blanque...

Mari : Heu... On sort de l'Ambassade! On vient d'avoir nos visas!

Big Boss : Très bien! Voilà une bonne chose de faite! Vous rentrez au bureau?

Mari : Heu oui. Je vais prendre le métro...

Big Boss : Je peux vous raccompagner en voiture si vous voulez.

Mari : NON NON! Ca va aller, je vais faire un bout de chemin avec ma femme (oui, la jeune femme cramoisie à mes côtés qui sue comme un goret)

Big Boss : Et bien à toute à l'heure!

Et bien je peux vous dire qu'après avoir posé nos fesses dans le métro, on s'est bien marrés...

Voilà pour ce petit intermède, le gros bordel va pouvoir commencer. Vu comment c'est parti, je sens que ça va pas être de la tarte...

jeudi 3 juin 2010

What else?

Je suis une grande buveuse de café.

Le café se marie parfaitement bien avec la tonne de clopes que j'arrive à m'envoyer la journée et cette subtile combinaison est mon meilleur remède contre la constipation. J'ai bien entendu la fameuse Nespresso à la maison, que je bichonne comme mon 3ème enfant, tout ça à coup de capsules à 36p l'unité.

Mais sortie de la maison, boire un café à Londres reste une toute autre affaire.

Ainsi, si vous débarquez à Londres, n'ayez surtout pas le malheur de commander "a coffee". A la place d'un petit expresso bien de chez nous, vous vous retrouverez avec un bol rempli d'un liquide noirâtre qui ne laisse rien présager de bon.

Petite saynète. Je suis au bistro avec une copine. Je commande "a double expresso" et elle "a large expresso". Au final, le serveur nous ramène exactement la même chose...

Zaza : "C'est un double expresso ça?"

Serveur : "Oui"

Zaza : " C'est à dire que vous avez mis deux expressos dans la même tasse?"

Serveur : "Ha non. Ca. On fait pas."

Zaza : "Donc c'est quoi pour vous un double expresso?"

Serveur : "Ben on a fait couler l'eau 2 fois dans le percolateur au lieu d'1. Ca fait un double expresso!"

Zaza : "Ha nan nan nan! Quand vous faites ça, c'est un large expresso"

Serveur : "Ben oui. C'est pareil non?"

Copine : " Mais non! Le large expresso, c'est quand tu rajoutes de l'eau chaude dans un expresso."

Zaza : "Ha non. Ca c'est un Americano. C'est un truc infâme!"

Serveur : "Non, non. L'Americano, c'est du café en filtre. Ca. On fait pas"

Copine : "Donc c'est quoi la différence entre un large expresso et un double expresso?"

Serveur : "Ben, y'en a pas! C'est pareil!"

Zaza : "...."

Serveur : "Vous souhaitez du lait dans votre café sinon?"

A la suite de ces dialogues de sourds, vu que je ne me retrouve jamais avec ce que je pense avoir commandé, je me suis dit que finalement, le meilleur café, on le trouve à Paris.

En effet, un de mes petits plaisirs quand je reviens à Paris, est de me poser en terrasse avec un café.

Le serveur aura beau me le jeter quasiment à la gueule en posant abruptement un verre d'eau à côté; il aura beau présenter crânement son addition à 4,40 euros en regardant ailleurs le temps que je dégaine mon billet de 50; il aura beau grommeler dans sa barbe pas fraîche en trifouillant sa banane à la recherche de monnaie, cela n'en reste pas moins un petit moment de bonheur que j'aime vivre seule, car voyez-vous, les brasseries parisiennes savent faire le café (ajoutez à cela une clope, une paire de ray-ban et le "Libé" pour cacher Voici, je redeviens bobo à mort).

Bref, si vous arrivez dans un bistro anglais, le plus simple, ça reste quand même de commander une bière...

mardi 18 mai 2010

Que rêves fument et pleurs se consumment...

Les pleurs d'un enfant, c'est un peu comme les rêves. Il faut apprendre à les interpréter.

Je ne rappelle plus du nom du pédo-psychiatre qui a pondu cette énormité, mais pour quelqu'un comme moi qui n'a pas une once de 6ème sens et encore moins de subtilité, cela m'a plongée dans une profonde méditation.

Rappelons tout d'abord qu'un nourrisson ne parle pas. Mais cela ne l'empêche pas de savoir exactement ce qui ne va pas. Donc, plutôt que de faire la tronche (comme Maman) ou de se maraver la tête au Pub (comme Papa), quand ça ne va pas, Naine pleure.

Je pourrais bien évidemment balancer un bon "Tu vas arrêter de brailler bordel! Putain, je suis pas devin moi!!" dont j'ai le secret, je remplis mon devoir de Mère dans le calme et avec une patience exemplaire.

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Quoi? Qu'est-ce qu'il y a encore?"

N'ayant aucune réponse (merci...), ce serait donc à moi de deviner....

Zaza : "T'as faim? Tu veux un biberon? Hop, voilà un petit 150 ni vu connu ch't'embrouille"

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'as pas faim. C'est pas grave, je le mets au frigo. Bon. T'as froid alors?

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "C'est ça? Hmmm... Regarde, je te mets le petit pull en laine de Tantine, ça devrait aller avec ça non?

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'avais pas froid. T'as trop chaud alors?

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "T'as trop chaud hein? Bon, bah je te l'enlève. C'est pas la peine de brailler comme ça."

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'avais pas chaud. Hmmm.... T'as la couche pleine? Attends, je regarde"

Alors petit intermède les cocos. Pour vérifier si la couche est pleine, il faut enlever le pantalon, les collants et le body. Ok, c'est peut être relou, mais à juste glisser son index entre la couche compressée par le body et la partie "délicate" parce qu'on a un gros coup de mou, on se retrouve avec du caca plein les ongles. Life sucks, I know.

Zaza : "Ha bah non. Apparemment, t'avais rien fait. Hmmmm.... JE SAIS!!! TU ES FATIGUEEE!!! TU AS ENVIE DE DOOORMIR!!

O gloire, joie et bonheur! Imaginez mon sourire extatique, bénissant à plat ventre le ciel et la moquette jonchée de vomi de m'avoir doté un enfant qui est capable de dormir en pleine journée alors qu'il fout déjà pas grand chose de ses journées! Je vais au moins avoir le temps de faire la concierge sur Facebook, me mater un épisode de True Blood et peut-être même un petite partie de belote.

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Pfffff... Ouais ok... J'ai compris... T'as pas sommeil"

Adieu trompettes, chorale d'anges à moitié nus et rayons lumineux...

Naine : "WAAAAAAA!!!"

Zaza : "Je comprend pas ce que tu veux..."

Nain : "Maman... Je sais..."

Zaza : "Ha ouiiii???!!! J'ai pourtant tout essayé..."

Nain : "C'est pas ça Maman. Elle pleure parce qu'elle veut regarder un petit DVD..."

Zaza : "..."

Naine : "..."

Nain : "..."

Zaza : "Ha je crois pas non. Y'as pas de DVD. Bien tenté mais c'est NON!"

Nain : "Et Cbeebies?"

Zaza : "La télé non plus, il est pas encore 17h00. J'ai dit NIET!"

Nain : "WAAAAAA!!!"

Naine : "WAAAAAAA!!!"


Et voilà comment on se retrouve avec 2 enfants qui braillent pour le prix d'un, mais au moins, je sais pourquoi ils pleurent...

Putain ch'uis trop forte.

jeudi 13 mai 2010

Cornwall

Pour le premier bank holiday du mois de mai, Mari et moi avons décidé de partir "un peu loin" de Londres.

Comme nous quittons bientôt l'Angleterre, nous avons réalisé avec honte que nous n'avions que très rarement quitté Londres pour visiter cette Grande Ile (bon à part une escapade à Bath - étape obligatoire - et un séjour fish & chips à Brighton). Donc, sans pour autant s'envoler vers l'Ecosse ou l'Irlande, on a visé le sud sud ouest de l'Angleterre : les Cornouailles.

Haaa, les Cornouailles... On pense à la légende arthurienne, les falaises balayées par des vagues majestueuses, un arrière-pays sauvage et mystique. Bon, en gros, ça ressemble étrangement à la Bretagne, les crêpes en moins.

Bref, pour aller dans les Cornouailles, faut quand même se farcir 4h30 de train. Rien n'est plus facile que de prendre des billets, je vais sur thetrainline.com, prends 3 billets (même si les enfants de -5 ans peuvent voyager gratuit) et comme on allait pas se ruiner, je les ai pris en off-peak.

Le principe des off peak est le suivant : vu la cadence régulière des trains, plutôt que de réserver un billet, il suffit d'acheter un billet off-peak qui vous permet de prendre le train vers la destination souhaitée à n'importe quelle heure. C'est moins cher et plus flexible.

Bref, on arrive 30 minutes en avance à la gare, les 2 nains en surchauffe, Mari en totale symbiose avec son Blackberry et moi au taquet devant le panneau d'affichage. Enfin, le train pour Par arrive quai n°5... et là... c'est la moitié de Paddington qui se rue vers les tourniquets...

J'envoie Mari en avant pour qu'il nous tope des places et le retrouve coincé dans un wagon au milieu de 60 voyageurs debout, la poussette en équilibre sur la valise. Car voyez-vous, First Great Western, la compagnie qui dessert le grand Ouest, est géré par des petits malins qui vous vendent des billets sans pour autant vous informer que TOUS les trains sont bondés la veille d'un Bank Holiday et que TOUS les sièges sont déjà réservés.

Bref, avec Naine qui régurgite dans son BabyBjorn, Nain sur les genoux qui a une subite envie d'aller aux toilettes, les sacs sous les pieds et Mari ayant disparu de mon champ de vision, on peut dire que j'ai fait pitié à des voyageurs très sympathiques qui m'ont laissé leur place à tour de rôle. On se croirait quand même dans le Tiers-Monde....

Bref, pour le retour, malgré le retard du train et l'annulation des précédents qui a rameuté un bon nombre de passagers indésirés, on a voyagé très confortablement car, Dieu merci, j'avais fait péter la First Class avec boissons gratuites!! C'est ça qu'il faut faire les gars, faut arrêter de faire les radins!!

Malgré tout, on a eu beau passer 4h30 de train dans un wagon plein à craquer au milieu de hurlements d'enfants, on a même pas eu mal. Car les Anglais, et c'est leur force, ne râlent JA-MAIS... et surtout les contrôleurs, et c'est leur instinct de survie, ne font jamais leur apparition pour contrôler les billets...


Pour les photos, va falloir attendre que mon ordinateur daigne se rallumer correctement...