jeudi 23 juin 2011

Une Dinde à San Francisco

Bon les copains....

C'est plus possible ce temps de chiotte...

Donc, on se casse ce soir, direction San Francisco pour une semaine! Et pendant que Mari enchainera les rendez-vous de boulot en costume, Bibi et les nains vont crapahuter en tongs et sans guide à la découverte de cette ville que nous ne connaissons pas du tout!

Au programme : week-end à Stison Beach
Désolée mais j'ai pas pu m'empêcher de mettre une photo... Ch'uis une bitch dans l'âme....

Alcatraz, Fisherman's Wharf, Chinatown, le Golden Gate Bridge, Lombard Street, tout ça en promène-couillon parce que moi je me tape pas les rues en montée avec la poussette et Nain en Crocs!

Je laisse donc ma moitié (mon VAIO qui agonise) à la maison et promis, je vous tartine un truc en rentrant!!

lundi 20 juin 2011

L'école est finie

Il va falloir vous y faire mais il m'arrive de temps à autre de ne RIEN poster pendant près de 15 jours sans véritable explication ("être une moule" n'est pas un argument valable parait-il). L'été approche et je reçois pas mal de mails de mamans paniquées qui viennent s'installer avec leurs nains à NY à la rentrée. La question brulante est : "Comment vais-je trouver une école?". Petit article donc pour mes lecteurs chéris qui arrivent bientôt avec leur marmaille vivre l'aventure américaine! Une fois encore, cet article ayant été écrit dans un but caritatif, j'invite mes compatriotes expatriées à compléter les informations ci-dessous rédigées à l'arrache entre 2 verres de rosé!!

Il se trouve que depuis vendredi, Nain est en vacances.
Voilà, nous sommes le 20 juin et Nain n'a plus école depuis vendredi, ce qui signifie que pendant 2 mois et demi, c'est Bobonne qui va faire GO jusqu'à la rentrée. Fermer l'école mi-juin, c'est quand même limite foutage de gueule pour un établissement qui te coûte un demi-rein à l'année (tout ça pour faire des dessins moches et apprendre à compter jusqu'à 20, cantine non incluse). Si j'ai bonne mémoire, en France, on lâchait les fauves fin juin et quand Nain était à l'école publique à Londres, les cours s'éternisaient jusqu'à fin juillet!!

Je vous explique pas l'organisation délirante pour les mamans qui travaillent, obligées de faire des allers-retours en France pour un child-dropping en règle, revenir bosser, puis repartir les chercher puis revenir ou celles qui traquent le summer camp de rêve pas trop onéreux ("chérie, t'es à NY....").

Bon, j'en vois certains qui s'en foutent et qui se sont arrêtés au prix exorbitant qu'appliquent sans complexes les écoles privées à NY. Certains ont bien sûr la chance d'avoir dans leur contrat d'expat "frais de scolarité pris en charge par la société" mais d'autres, comme Mari et moi, font partie de la grande majorité qui doit se dépatouiller pour trouver une école potable bilingue, avec un programme français reconnu par le Ministère si on projette de revenir en France (les équivalences entre programmes scolaires US-UK-France sont un véritable sac de noeuds).

Nous aurions pu opter pour l'école publique à NY, mais avec un Nain qui a passé plus d'un an chez un "speech therapist" à Londres, nous n'avons pas voulu jouer aux cons (et Dieu sait qu'on est bon à ça...), donc, nous sommes partis en chasse.

Or, contrairement aux autres grandes villes dans le monde, il n'y a pas vraiment d'école française à NY. Il y a des écoles américaines avec un programme bilingue. Nuance.

Certains parents optent pour l'école publique 100% américaine avec des cours particuliers en français après l'école (uniquement pour les enfants qui ont encore une pêche d'enfer et une capacité d'attention suffisante après une journée d'école... Autant dire que c'est pas gagné pour tout le monde...)
Il y a heureusement des écoles publiques avec un French DLP (Dual Language Program) (les places sont rares et si on n'est pas résident newyorkais au moment de l'inscription, c'est un chtouille plus complexe).
Puis, il y a les écoles privées dont la liste et toutes les explications se trouvent ici (t'es juste bon à pleurer ta mère quand tu vois le montant à débourser à l'année). Option que nous avons finalement choisie vu que Mari et moi sommes des wonder-quiches un brin mal organisées...

On a donc prévenu Nain : "Bon, tu cravaches encore 1 année voire 2 MAX et après, ZOU, on te colle à la Public School avec les petits américains parce que si tu continues à faire l'andouille, Maman va devoir arrêter les soirées arrosées avec les copines et on va aller habiter en banlieue!! Maman, elle a habité 25 ans en banlieue, elle y retourne plus, d'autant plus que je n'ai toujours pas mon permis de conduire!! Donc c'est over my dead body!!"

Je râle, je râle mais Nain nous a procuré un pur moment de bonheur jeudi qui nous a fait oublier la douloureuse :


La Graduation en basket!!!

ou le concept des parents hystériques, camera au poing, qui hurlent le nom de leur enfant comme si c'était une superstar pour qu'il pose pour la postérité...
alors qu'il en a limite rien à foutre...

mercredi 8 juin 2011

Poules Nights

Cette semaine, j'ai innové.

Quand il s'agit d'organiser des soirées entre filles, New-York regorge de bons plans! Happy hours, rooftops et restos à gogo, soit une multitude d'endroits et de petites adresses bien cachées comme les speak-easy où on peut oublier couches, homework, lunchbox et le "putain je vais faire quoi ce soir pour le dîner?". Juste pendant quelques heures, on lâche le frein à main, on laisse nos maris à la maison et on oublie qu'on doit se lever le lendemain à 7h00. Et de manière générale, les femmes faisant preuve de plus d'audace, nous ne craignons pas le ridicule.... et ça peut vite partir en vrille...

Londres et Paris ont bien entendu de bons spots en terme de vie nocturne, mais je trouve qu'à New-York... on passe très vite à la barre supérieure...

Surtout quand il s'agit du n'importe quoi...

Ainsi, j'ai découvert le concept de manucure/pédicure avec "free cosmopolitan" chez Dashing Diva, adresse bien connue de toute new-yorkaise un peu pouf.


Ensuite, demander un cosmo à une esthéticienne, c'est comme demander à Mari de lancer une lessive...

Ca ne laisse rien présager de bon...

Dans ce cas précis, je la soupçonne d'avoir renversé la bouteille de vodka dans mon verre et d'avoir vaguement touillé avec une spatule à épilation. Ben merci...J'étais tellement pompette au moment de prendre la photo que j'ai fait valser le verre qui s'est violemment explosé par terre.

Zaza : "Oooooooops!! Sooooorry.... Je peux en avoir un autre?? Hin hin hin..."

Apprentie barman : "Non, désolée. Nous ne servons qu'un seul cocktail par cliente. C'est pour éviter qu'elles boivent trop, ça nous empêche de travailler sinon..."

Zaza : "...."

Apprentie barman : "... Ca vous va la couleur??"


Deuxième étape : le karaoké

Pour tout vous avouer, quand nous étions à Londres, chaque soirée à la maison se terminait en karaoké sur notre misérable PS2 et ce jusqu'à 2-3 heures du matin. On a bien tenté le karaoké au K-Box sur Leicester Square mais cela n'a pas la même saveur si on ne peut pas emmerder ses voisins.

Mais à New-York, mieux vaut filer tout droit à Koreatown qui est un des quartiers où je traine le plus...


Au Maru par exemple, où, ô joy and surprise, on peut fumer dans la salle en poussant la chansonnette avec un serveur qui passe toutes les 30 minutes pour ramasser les cadavres de bouteilles. L'interdiction de fumer dans les bars? On peut dire que les coréens n'en ont strictement rien à battre.

Ils respectent vraiment rien ces asiatiques...

Remarquez, les françaises non plus...

Tout ça c'est bien inoffensif vous me direz-vous, mais il se trouve que vendredi dernier, nous avons décidé avec d'autres copines de monter d'un cran...

Ainsi, nous avons commencé par un cours de Pole Dancing pour fêter l'anniversaire de Josette.

La Pole Dancer, c'est un peu la nana qu'on imagine dans un bar à strip-tease avec un string suffisamment élastique pour faire tenir tous les biffetons qu'y auront glissé des clients chauds comme des baraques à frites.

ou dans un style plus sportif...


Cette bonne tranche de rigolade s'est donc déroulée chez Body and Pole. La prof était tout simplement "Aaaawwsome" et si vous voulez un aperçu de mon premier cours...

Plus grassieux tu meurs... J'ai tout simplement la dégaine d'une courge...

Et je vous raconte pas les putains de bleus qui décorent mon mollet gauche (ne me demandez pas comment j'ai réussi à me faire ça... je suis très embarrassée...)
Pff... Tout ça pour que Mari m'offre un Ipad...


Dernière étape : la Pool Party au Grace Hotel, en plein Midtown.

Alors ça... j'avais jamais fait... vous plongez 100 personnes en maillot dans une piscine à 30°, un DJ torse nu qui passe de la techno, des cabines de douche où je préfère même pas imaginer ce qu'il se passe, ça donne à peu près ça :



Pour la liste complète des pool parties à NY, c'est ici.

Pour les photos et vidéos de la soirée, c'est never, over my dead body!!

Je les mets de côté pour notre ami DSK dont le procès ne fait que commencer : ça animera ses futures soirées en prison...

mercredi 1 juin 2011

The War of Netflix

De manière générale, je n'aime pas quand Mari voyage "pour le boulot".

C'est bien joli d'agiter le mouchoir quand il part avec sa valise cabine, mais ça fait quand même super braire de se retrouver toute seule avec les Nains aussi régulièrement. Et puis avouons-le, quand Mari rentre du bureau, c'est un peu comme l'arrivée de Super Nounou. A peine a-t'il franchi la porte que je fais un tour de magie et "POUF"!!

Je disparais...

Je pars me planquer avec mon Iphone dans ma chambre, aux chiottes ou derrière le canapé pour trouver la dernière pastèque (seuls les joueurs de Angry Birds pourront comprendre....), laissant à mon homme le soin de finir le bain, faire dîner les enfants et les coucher avec une histoire après qu'ils se soient brossé les dents. 

A nous deux maintenant maudit piaf!!!

Donc, quand Mari m'annonce qu'il est peut-être hypothétiquement probable qu'il rentre un peu plus tard (c'est à dire après 18h40 - thank God les horaires de boulot aux US-), je ne dis pas "Putain ça fait chier, je vais encore me farcir le 5 à 7", je dis "Ca serait quand même pas mal que tu vois les enfants le soir, ils ont PLEIN de choses à te raconter" (et ça fait 15 jours que je m'arrache les cheveux à trouver cette foutue pastèque!).

Mais il y a cependant un énorme avantage à passer ses soirées seule et je me surprend maintenant à frétiller quand Mari part pendant quelques jours.

Comme beaucoup de couples (enfin, je présume), nos soirées à la maison se terminent dans le canapé à mater la télé. Mais entre les chaînes du câble qui ne proposent que des émissions débiles avec coupures pub toutes les 10 minutes et notre stock de DVDs que nous avons au moins vus 34 fois, nous nous sommes retrouvés désoeuvrés les premières semaines à New-York.

C'est sans compter sur l'invention génialissime qu'est Netflix



Bon, en gros, pour moins de 15$/mois, vous pouvez louer des DVD et mater des films en streaming unlimited (si vous voulez une analyse un peu plus complète, Marion en VO a écrit sur le sujet un excellent article).

Le problème avec ce machin, c'est que tous les soirs, Mari et moi passons au minimum 45 minutes à faire défiler le catalogue avant de se mettre d'accord sur un film. Et comme cela n'arrive qu'1 fois sur 10, cela signifie que 9 fois sur 10, on s'engueule à coups de "t'as des goûts de merde en matière de film", "m'impose pas tes bleuettes à con", "t'attends d'être tout seul pour mater tes documentaires ultra boring", "no way on regarde un porno".

Bref, comme Mari et moi n'avons pas vraiment les mêmes goûts, c'est un peu la guerre tous les soirs et il lui est même déjà arrivé d'aller s'enfermer dans la chambre pendant que je regardais "X-Factor", sous prétexte que cette émission le faisait vomir. Pauvre chéri...

Ainsi, quand il part maintenant en voyage, j'ai déjà ma liste de films dans la tête et je sais que je vais ENFIN pouvoir mater ce que je veux sans qu'il vienne me saouler!

J'ai ainsi pu voir :

 Mari : "C'est nul!!!"

Mari : "ha ha ha!! Je l'ai déjà vu!! En fait, il est.... Ha ha!! Non je te le dis pas!!"

Mari : "Hein? Quoi? Un film avec des lesbiennes? Et tu vas le regarder sans moi??!!!"

Oui. Et en plus, je ne prends même pas la peine de me faire à bouffer quand il est pas là, c'est delivery tous les soirs qui fait aussi la lunchbox de Nain, no vaisselle, no pain.

Mais ce soir, pas de Netflix, je vais rejoindre les copines de l'apéroblog au Mé Bar.

Beaucoup mieux.

dimanche 22 mai 2011

The End of the World

Petite saynète hier à Central Park en allant commander au petit Boathouse Café:

Zaza : "Alors, 3 double expresso dont 2 sans sucre, 2 black coffees, sans cannelle par pitié, mais avec le lait sur le côté siouplé" (commander son café à NY est aussi folklorique qu'à Londres)

Serveur : "No problem miss!"

Zaza : "Vous fermez à quelle heure ce soir?"

Serveur : "18h00"

Zaza : "Bah... on est samedi, vous fermez pas plus tard normalement?"

Serveur : "Si. Mais à 18h00, c'est la fin du Monde donc on va pas rester ouvert!"

Bah merde alors... Il ne nous resterait plus que quelques heures avant le Jugement Dernier.... My, my, my... quand je pense à tout ce que je n'ai pas fait avant de monter au Ciel...

On a pu ainsi voir défiler quelques annonces :


Petit rappel : le jugement dernier, que l'on appelle communément "Rapture" au US, annonce le retour de Jésus sur Terre, venu emmener ses plus fidèles serviteurs au Ciel, laissant sur Terre les losers.

Regardez, c'est Mari, les Nains et moi prêts à monter au Paradis, parce que moi je reste pas sur Terre avec tous les tremblements de terre qui vont vous tomber dessus! 

Ca me fait quand même un peu penser aux affiches de propagande communiste qui égayent la Corée du Nord....

Pourquoi le 21 mai précisément?

Et bien cette date a été fixée d'après les calculs rocambolesques de ce monsieur à l'air très sympathique :


Harold Camping, 89 ans, fondateur de Family Radio (Oakland) et prêcheur un brin zinzin suivi par des "millions de personnes" dans 140 pays... Et même s'il s'était déjà planté en 1994, le Jugement Dernier a rassemblé du monde... Il faut quand même savoir que 79% des chrétiens aux US croient fermement au Jugement Dernier et je vais, un jour peut-être, comprendre ce qui se passe dans la tête de ces gens.

Si c'est comme ça, moi aussi je vais faire mes petites annonces apocalyptiques!! Monsieur Camping, La Fin du Monde n'était pas hier... Ce sera demain...

Car le 23 mai, chers lecteurs, préparez-vous au pire!! Demain à New-York, il ne sera plus permis de fumer ni dans les parcs, ni sur les plages, ni sur les plazas et tous les endroits publics (bah tant qu'à faire...) "regardless of complaints about government’s interference in the private lives of people". 

On pourra cependant continuer à fumer dans la rue (super), les parking lots (n'importe quoi...) et chez soi (merci) :

ALLELUIA!!! 
Dis-moi Jésus, comme j'ai été très gentille, est-ce que je pourrai emmener des clopes au Paradis le Jour du Jugement Dernier?

Mais comme tout le monde a droit à la parole et que ça fait quand même super braire, les fumeurs pourront toujours se retrouver le 28 mai à Brighton Beach (à Brooklyn les cocos, pas sur la côte anglaise!!) pour un "smoke-in in The Park" organisé par C.L.A.S.H (Citizens Lobbying Against Smoker Harrassment)! J'y serai, vous pouvez compter sur moi!!

Mais finalement, cette nouvelle loi va passer en douceur... Car cette semaine...


Il va encore faire un temps de merde...

mardi 17 mai 2011

The déprime week

 
Pfff.....


Tiiin, non mais c'est pas possible....


Mais mêêêêrdeuuuu!! 
Pas dans tous les parcs quand même???
Si?

Roooo.... On va encore passer pour des cons....
Qui se dévoue pour aller à Rikers Island lui apporter des oranges??

dimanche 15 mai 2011

Le Parc à Fight(s)

Tous les vendredis, après l'école, nous nous retrouvons au parc entre mamans,toujours flanquées d'au moins 2 nains, prêts à nous achever alors que le week-end n'est pas entamé...

Midtown n'est pas qu'un alignement de condos à 45 étages... Il existe ce petit écrin de verdure, au milieu d'immeubles magnifiques que j'aime particulièrement...


C'est joli hein?

Mais pour être honnête, c'est vraiment là que ça se passe :

Bon, là, y'a pas un rat.... C'est super safe.

Le problème, c'est quand notre petit playground se transforme en champ de bataille :

 Soit 50 gosses de 3 à 8 ans qui se basculent et se bousculent en hurlant comme des cochons qu'on égorge.


La sortie au playground fait partie des corvées hebdomadaires mais je ne m'en plaindrai pas. D'une part parce que ça m'aère après 3 épisodes de Glee mais aussi parce que, quitte à se faire chier, autant le faire à plusieurs. Résultat: on bavasse des heures et on s'ennuie moins. C'est d'une logique sans faille.

De plus, l'avantage quand les nains commencent l'école, c'est qu'ils ont une autonomie suffisante pour qu'on les lâche dans un parc comme des fauves sans qu'on ait à les coller en continu ou pire, les tenir en laisse, pour éviter qu'ils se vautrent comme des quiches. 

En gros, pendant que les enfants chahutent, nous, les mamans, nous restons le derrière vissé sur le banc et si jamais on entrevoit notre marmaille en train de faire des conneries, pas question de se lever. On hurle à la cantonade un bon vieux : 

"VIENS PRENDRE TON GOUTER!!!"
"DESCEND DE LA!!"
"ARRETEZ DE VOUS BATTRE!!"
"RETIRE CA DE LA BOUCHE, CA A TRAINE PAR TERRE!!"
"TU LUI RENDS SON BALLON, C'EST PAS A TOI!!"
"LAISSES-LUI LA PLACE!!"

au risque de rendre sourdes nos voisines de banc...

Seule exception, le fameux: 
"Maman, je veux aller faire pipi"
"NOOOOON!!! TU POUVAIS PAS FAIRE CA A L'ECOLE???!!! TU LE FAIS EXPRES?"
Car bien entendu, il n'y pas de toilettes publiques, no way on peut faire ça discretos derrière un arbre sans se faire dénoncer et les seules accessibles se trouvent à 2 blocs... fonchier...


Mais le pire dans un playground, ce ne sont pas les autres enfants... ce sont les "autres parents"...

Prenons le cas de la balançoire :


Ca parait anodin, mais 2 balançoires pour 50 enfants, ce n'est pas assez et on assiste toujours à des scènes qui prennent des proportions dramatiques en un quart de seconde parce qu'il y aura toujours un enfant qui refusera de laisser sa place. 

Bien sûr, au début, on attend patiemment avec Nain qui trépigne... au bout de 5 minutes on finit par se dire "non mais il va rester encore longtemps sur cette balançoire?"... au bout de 10 minutes, on intervient poliment avec un petit "il serait temps que tu laisses la place aux autres... tu sais, les au-tres", et là, généralement, débarque la mère/nounou, telle une furie, prête à prendre la défense de son horrible nabot, en oubliant tout sens commun, en clamant la liberté de d'être et du traumatisme que cela pourrait engendrer si jamais il finit pas son tour de balançoire... Ainsi, pour éviter ce genre d'embrouilles entre parents, vous apercevrez de temps à autre des mamans munies d'un chronomètre... On hallucine en direct.

J'ai également assisté à des scènes d'engueulades monstrueuses Square des Batignolles, dans ce tout petit bac à sable où nounous et mamans s'envoyaient des noms d'oiseaux parce qu'il y aura toujours un enfant qui piquera la pelle de l'autre pour envoyer du sable dans les yeux sur les autres avant d'en mordre un au passage sans que la personne qui est censée le surveiller n'en ait quoi que ce soit à branler...

Ainsi, le parc est une arène où les parents se fritent finalement plus que les enfants et il faut s'attendre à tout.

Mais... et Naine alors?? Comment fait-elle pour survivre dans ce champ de bataille?? Naine, 18 mois, je lui accorde chrono 13 minutes en free-style, moi derrière en back-up, hop hop hop on monte 3 marches, un coup de toboggan, le tour est joué, tu retournes dans ta poussette avec tes gâteaux. Buckle up. Tu bouges plus. Merci. 


Mais je crois que son cri du coeur, c'est plutôt :
 
"Pitié!! Sortez-nous de là!!"

lundi 9 mai 2011

Jetlarguée (version two)

Cela fait 10 jours que je suis revenue de Paris et j'ai l'impression de n'avoir atterri que ce matin.

Ne vous méprenez pas, parler du trajet Paris-New York, ça n'a RIEN A VOIR avec le trajet inverse. Le trajet retour est plus long (8h15), plus ennuyeux (1 seul plateau repas) et plus violent à l'atterrissage.

On a fait le calcul avec Mari : en partant à 16h00, on va devoir occuper les Nains les 4 premières heures de vol, puis dodo vers 20h00, atterrissage à minuit (4h00 de sommeil, c'est assez honnête), soit 18h00 heure de NY, soit 20h00 à la maison, on recouche les Nains direct dans la foulée pour qu'ils terminent leur nuit et vu qu'ils seront FORCEMENT défoncés, ils vont bien nous faire un petit réveil à 7h00 du matin et se recaler en 24h00.

N'im-por-te-quoi...

16h15. Tous les passagers sont à bord, l'avion est prêt à partir.
On a bouclé nos ceintures, j'ai refait un passage au duty-free (et hop, 3 cartouches de plus), on a sorti le kit "entertainment" (Voici, Oops) et nous avons eu la brillante idée de demander les places réservées au "bassinet", ce machin dans lequel on allonge les bébés, pour avoir plus de place.

17h15. Nous n'avons toujours pas décollé...

17h30. On s'arrache enfin du tarmak.
On donne le goûter aux Nains en prenant notre apéro (cling cling cling), les miettes de gâteaux volent littéralement au dessus de nos têtes, on a une fois de plus réussi à transformer notre espace en porcherie en même pas 40 minutes. Et Nain, of course que tu vas regarder la télé... et plutôt 2 heures qu'1! Vas-y, fais ton choix, tu regardes CE QUE TU VEUX mais tu mets ton casque steuplé.

18h30. "Vous avez demandé un bassinet?"
"Oui, c'est pour Naine".
Le stewart scrute Naine qui n'a évidemment plus du tout l'âge de rentrer dans ce machin et évalue sa surcharge pondérale
"Vous savez, c'est limité à 10kg-22lbs"
"Pas de souci, elle est trèèèèès légère, on l'a pesé récemment et elle ne faisait que 10kg, ça passera pile poil"
Pas du tout convaincu, il nous apporte le fameux bassinet et nous réalisons à la première seconde... que ça va pas le faire...

19h15. "Vous souhaitez un plateau repas?"
Ouaiiiiis!!! Mais cette fois-ci, pas de Naine sur nos genoux et pas de bouffe qui vole! On l'installe assise dans son bassinet (parce qu'allongée, ses genoux ne rentrent pas), on l'attache avec 2 malheureux scratchs et on espère dîner tranquille. Ce n'est que quand elle s'est mise debout dans le bassinet sous les regards ahuris de voisins que nous nous sommes décidés à la prendre sur nos genoux... Pffff....

"Et le petit aussi va prendre un plateau?" Ben il va peut-être faire une pause dans son marathon de la télé. C'est pas con ça...

"Y'a quoi pour les enfants?"

"Du poulet." 

Super... Ca change...


20h00. L'heure du dodo
Nain a les yeux tellement explosés après 2 heures de téloche qu'il ressemble à Chucky, on se tortille pour faire de la place aux enfants pour qu'ils dorment... et, ô miracle, ça n'a pas pris plus de 15 minutes et nous avons pu finir les films que nous avions entamés à l'aller.

19h45 heure de NY. Atterrissage.
On s'attend à poireauter dans la très looongue file mais les douaniers à JFK nous font passer avant tout le monde (vous voyez, ça sert d'avoir des enfants...)! Oh Joy...

On arrive à la casa, je prend une douche, je largue les Nains à Mari et je file au 230 Fifth rejoindre les copains... car ce qui est important dans ce type de décalage horaire, c'est de tenir jusqu'à l'heure normale du coucher. Je rentre à minuit, tout le monde dort, il est 6h00 du matin pour moi, j'ai 3 strawberry margaritas dans le gosier, je contrôle parfaitement mon décalage horaire et j'espère ainsi me réveiller assez fraîche à 7h00 du matin...




04h16.
Nain : "Maman. J'ai faim."

Naine : "WAAAAAAAAAA!!!"

Mari : "Zzzzzzzz"

Ooooh misère....


NB : et du coq à l'âne, si vous cherchez le ticket office d'Air France à NY, sachez qu'il n'existe plus, il a tout simplement disparu de Midtown. Donc, si vous souhaitez changer vos billets, vous devrez vous farcir un aller-retour à JFK (malin). Sinon, attendez-vous à passer au moins 45 minutes au téléphone (dont 20 à attendre que quelqu'un vous réponde...).

lundi 2 mai 2011

Jetlarguée (version one)

Quand je prenais l'Eurostar pour traverser la Manche, nos proches s'inquiétaient de notre état en raison du décalage horaire. Et bien 1h00 de décalage entre Paris et Londres, c'est du pipi de chaton en comparaison de ce qu'on se prend dans la tronche quand on fait un trajet New-York / Paris : 7h15 de vol et 6h00 de décalage horaire. Pan dans les gencives.

Les parents qui se pensent astucieux comme nous prennent en général le "Vol de Nuit" car on se dit naïvement que l'on va pouvoir dormir tranquille pendant le trajet et atterrir en douceur le lendemain, pile-poil pour le déjeuner.

Quelle grosse blague...

21h50. L'avion décolle de JFK
Les Nains sont déjà en pyjama, nous nous sommes goinfrés comme des sagouins à l'aéroport, j'ai fait une razzia au duty-free (5 cartouches de clopes à 150$, si ça c'est pas le Paradis...), tout est under-control, y'a plus qu'à se recroqueviller sous la couverture et fermer les yeux. Et Nain, no way on allume l'écran individuel pour mater un film. Tu dors.

C'est sans compter sur le zèle du personnel de bord et leur foutu chariot qui fait un bruit de casseroles. Cling Cling Cling.

22h40 : "Vous prendrez bien un apéritif?"
"Ha bah tiens oui. Bonne idée. Du champagne. Ca va nous mettre un bon coup derrière la tronche et avec un peu de chance, avec l'altitude, ça va nous aider à dormir!"

23h15 : "Souhaitez-vous dîner?"
Bien évidemment, je n'ai pas du tout faim mais je ne suis pas assez snob pour refuser un repas gratuit, servi avec autant d'amabilité. Même si ça a l'air dégueulasse.

"Et le petit aussi va prendre un plateau?" Ben maintenant qu'il est réveillé, il va pas nous regarder bouffer...

"Y'a quoi pour les enfants?"

"Du poulet." 

Super...

Bref, le repas dans l'avion avec 2 enfants dont 1 qui n'a pas de siège, c'est le wild. Naine a la tête dans ma salade et ses pieds shootent à l'aveugle dans le plateau de Mari. On dîne rapide, notre espace ressemble à une porcherie mais au moins... c'est ça en moins et on peut amorcer notre nuit de sommeil.

23h50 : "Je vous débarrasse??"
Non, non, laissez nos plateaux sur la tablette. On est à l'aise total et puis on sait jamais, si on a un creux on pourra toujours lécher les restes de poulet de Nain (qui n'a rien avalé évidemment).

Sans déconner, ça fait plus de 2h00 qu'on a décollé et impossible de dormir avec toutes ces animations culinaires!

00h20 : Les Nains écrasent
Mari et moi profitons de ce répit pour regarder un film (faut pas faire ça. c'est complètement con.) et la fatigue prend enfin le dessus.

03h20 : "Vous prendrez bien un petit-déjeuner?"
Tiiiin, non mais jamais tu me lâches bordel??!! Barre-toi avec ton chariot!! J'ai dîné il y a moins de 3h00!! Bien sûr que non je veux pas de petit-déjeuner, je veux dormir!! Je vais être short de 5 heures de sommeil avec vos âneries!

Mais non... Je n'ai pas la force de refuser... L'avion s'éclaire d'un coup comme un sapin de Noël, les Nains se réveillent aussi gracieusement qu'un lendemain de cuite, on nous pose à nouveau des plateaux sous nos yeux explosés et le repas se fait en silence.

11h05. Le bouquet final.
L'avion finit sa descente et là... les 2 Nains... en total synchro : BEEEAUUUUUURRRKK....
Nain vomit sur son pantalon tandis que Naine choisit de retapisser mes genoux et mes avant-bras. Le cocktail fatal "yaourt/jus d'orange" nous aura totalement achevés et c'est la tête dans le cul et couverts de vomi que nous sommes arrivés à Paris.

Bref, on ne nous y reprendra plus, c'est fini les voyages interminables où on vous empêche de dormir! 

Comme nous voyageons avec enfants, difficile de prendre des somnifères... donc, avec Mari, pour nos prochains voyages, nous avons décidé d'investir tout simplement dans 2 masques de sommeil :



Pour Mari


Pour moi
Avec ça, on aura sûrement la paix...

dimanche 24 avril 2011

Open your eyes

Le Super U de Vaucresson, Disneyland avec les touristes, la Bretagne sous la flotte et Londres avec les cloches avinées, c'était top mais il était temps que je rentre à New-York!!

Cependant, il y a un truc qui m'a secouée durant mon séjour européen et j'ai décidé de vous faire part de mes réflexions post-holidays. Un truc passionnant qui va vous bluffer...

Flash-back. Déjeuner ensoleillé au Parc de Saint-Cloud.
Je laisse les Nains se rouler dans l'herbe grasse, j'envoie valser mes tongs, je pose mon cul dans l'herbe et je fais bien comprendre à mon entourage (mari inclus) que je n'ai aucunement l'intention de me bouger. N'ayant apporté aucune lecture distrayante et dénuée de tout talent pour la conversation quand je suis en phase de digestion, je finis par scruter la populace autour de moi...et les hommes en particulier.

Alors attention, n'allez pas croire que je sois une chaudasse hein! Mari, c'est à la vie-à la mort, you're my heart-you're my soul, mais ça ne veut pas dire que je sois totalement aveugle! Manquerait plus qu'on nous demande de nous crever les yeux le jour où on passe devant le Maire!!

Le matage n'est pas l'apanage des hommes et quand je m'emmerde... je me rince l'oeil.

Bref, sur cette grande étendue d'herbe, il y a un peu de tout : des papas en sueur, des jeunes en groupe, des trentenaires en décapotable, des vieux en blazer... Et force est de constater... que ce petit monde est plutôt joli à regarder... Les Français sont définitivement plus beaux que les américains ou les anglais. Même les moches sont pas aussi moches et même les gros ne font pas aussi adipeux.

Prenons le new-yorkais. J'ai beau arpenter midtown, je n'ai pas le souvenir de m'être fait une seule fois couper le souffle par la beauté d'un homme. ET DIEU QUE JE MATE COMME UN PORC! Le new-yorkais est musclé, charpenté, il parle tellement fort qu'il pourrait me briser un tympan, il ingurgite des boissons énergisantes et protéinées, il est super bien coiffé, pas un poil ne dépasse, on peut même le retrouver dans un nail spa ou sur un tapis de course en vitrine, mais rien n'y fait... il donne pas envie.

Prenons le londonien. Même topo que ce soit à Notting Hill ou Mayfair. Le londonien est pâle ou rose bonbon, il a une calvitie naissante à 25 berges, il s'habille comme un sac poubelle, il boit comme un trou, fait du bide, fait du sport, perd du bide puis en reprend tellement il picole. Et en plus, on comprend rien quand il parle, surtout quand le londonien vient de Manchester ou d'Edimbourg... en gros, il fait rire.

Prenons le parisien. Il est con et c'est marqué sur sa gueule, il porte des cols V moulants, il fait péter le blazer au mois de juin, il fume comme un pompier à la terrasse d'un café tout en matant tout ce qui peut porter une culotte (ou pas), il est pas rasé, pas coiffé, pas nourri (mais comme il porte un blazer, ça passe). Bref, le parisien, il fait peur... 

Mais il y a dans son arrogance et sa nonchalance ce petit quelque chose qui le rend plus élégant. Ainsi, mes séjours parisiens me procurent toujours beaucoup de plaisir et mes pupilles se régalent, merci les gars!!

Et pour conclure me direz-vous... le vietnamien? C'est bien joli ces réflexions socio-ethnologiques de comptoir mais autant être honnête :

Le vietnamien, 
il est jaune, 
il est petit 
mais c'est le plus beau


OK, on a triché, on a fait dans le brassage ethnique mais bon....