mercredi 11 novembre 2009

Le Vrai Docteur

Pour le half-term de la Toussaint, j'ai emmené Nain et Mari à Paris. Le gros délire.

Comme j'ai finalement décidé d'accoucher à Paris, j'en ai ainsi profité pour voir mon gynéco-rigolo et l'anesthésiste ("No pain. No suffer. Please"). Dans la foulée, j'ai même pris rendez-vous pour Nain chez le pédiatre. Ayant un déjeuner ultra important avec une copine, je laisse à Mari le soin d'emmener Nain au cabinet médical.

Ben ouais, j'ai pas que ça à foutre non plus.

Bref, je récupère les deux boulets avant d'enchaîner chez le gynéco, et comme je suis pas aussi peau de vache qu'on pourrait le penser, je m'enquiers de la santé de mon fils.

Zaza : "Alooooors??"

Mari : "En résumé, il est en parfaite santé. Il a juste un petit bouchon de cerumen dans l'oreille gauche"

Zaza : "Ha. Faut faire un curetage à l'anglaise ou on débouche ça avec une ventouse?"

Nain : "Maman, maman!! J'ai vu le docteur!!!"

Zaza : "Et il a été gentil le docteur?"

Nain : "Oui, c'est un vrai docteur!"

Zaza : "C'est quoi ça un Vrai Docteur?"

Nain : "C'est le docteur où on se met tout nu!!" NB : bonjour la syntaxe...

Zaza : "Hin hin hin... ha bah des vrais docteurs, j'en ai connu un paquet alors..."

Mari : "Pauvre truffe... Non mais c'est vrai qu'on était pas arrivés depuis 3 minutes qu'il a mis ton fils à poil tout de suite pour l'ausculter et le mesurer. Il lui a même demandé de se décaloter!"

Ha. Je comprend mieux.

Alors qu'en France on vous demande quasiment de vous désaper dans la salle d'attente, les médecins anglais, eux, vous touchent à peine pour vous ausculter et je ne me suis, ô grand jamais, dénudée devant un médecin à Londres. Même pendant mon suivi de grossesse au St Mary's Hospital! Le canard coin-coin, le toucher vaginal, le roulage de doudounes entre les paumes pour checker si tout va bien, ça ne m'est JAMAIS arrivée en Angleterre (alors qu'on adore toutes ça, c'est bien connu...). Pour ça, faut aller voir un médecin français.

Le seul truc intime qu'on vous demande systématiquement en Angleterre, c'est un échantillon d'urine. Vous savez, ces petites fioles de 2 cm de diamètre dans lesquelles il faut faire pipi en prétendant qu'on s'en est pas du tout foutu plein les doigts? Bref, je sais pas exactement ce qu'ils font avec (un trafic d'urine?), mais c'est vachement important.

Ainsi, pour Nain, le Vrai Docteur, c'est celui qui vous demande de vous mettre à poil et qui malmène vos parties intimes. J'ajouterai à cela que le vrai docteur a tendance à vous faire des ordonnances aussi longue qu'une liste de courses après un retour de vacances. Comme le système de santé français est le meilleur du monde et que ça coûte que dalle, ça serait con de pas en profiter...

Zaza : "Ben c'est vachement intéressant tout ça, mais moi, j'ai rendez-vous avec mon gynéco!"

Mari : "On t'accompagne. C'est ta dernière écho et il doit nous briefer sur ta césarienne" Tin, non mais jamais ils me lâchent ces deux là, c'est pas possible...

Nain : "Tu vas chez le docteur Maman?"

Zaza : "Oui, je vais chez le docteur qui va vérifier que ta petite soeur va bien"

Nain : "Et c'est un vrai docteur?"


Ha bah ça, mon gynéco, oui... C'est un putain de vrai docteur...

lundi 19 octobre 2009

Baby Brain

Je perds la boule...

Moi qui me vantais d'être une femme organisée limite control freak, me voilà réduite au stade de boulet. C'est simple, j'oublie tout.

J'oublie de valider mon Oyster Card, ce qui m'a valu une bonne humiliation publique du chauffeur du bus qui arrête son engin pour venir me chercher au fond du bus en me signalant que cela faisait déjà 3 fois qu'il m'avait appelée au micro pour que je vienne valider ma carte (la barrière du langage aide pas).

J'oublie mon portefeuille... et ne réalise qu'au moment où le chauffeur de taxi m'a déposée à destination.

J'oublie mes fringues chez les voisins.

J'ai même oublié que j'avais un blog!

Alors bien sûr, cela n'a rien de grave mais quand même... Ca ne m'arrive JAMAIS d'oublier ce genre de choses!

Mari m'a déjà sorti sa sentence : "C'est normal, t'es enceinte!", mais les anglosaxons appellent ca le "Baby Brain". Ca vient d'une étude faite il y a un moment, prouvant que la grossesse altérait le cerveau de la femme, le comparant au cerveau d'un vieux de 60 ans. Ca expliquerait ainsi mes pertes de mémoire, mon sens de la logique inversé et le fait que je me fasse pipi dessus dès que j'éternue?

Vaste complot qui consiste à rendre une femme enceinte encore plus "pesante" qu'elle ne l'est.

Parce que je me suis renseignée entre temps... Tout ça, c'est que des conneries...

Pour tout vous avouer, la fatigue est le principal coupable de cet état... Je me laisse aller dans une pente de flemmardise aigüe et telle une diva, sous prétexte que je suis enceinte, je reste allongée dans mon canapé en branlant rien de la journée. Mieux que ça, dès que Mari rentre du boulot, PAN, je le mets au turbin direct!

Mari : "Ca va ma chérie? t'as passé une bonne journée?"

Zaza : "Hoo (plaintif), j'ai mal au dos et je me sens toute patraque..."

Mari : "Bon, ne bouge pas, je gère tout!"

Zaza : "Tu prépares le dîner de Nain alors?"

Mari : "Oui, oui, je m'en occupe et je le couche tout de suite après, je te l'amène juste avant le dodo pour qu'il te dise bonne nuit"

Zaza : "Ha oui hein, il m'a fatiguée aujourd'hui (Nain va à l'école de 9h00 à 15h15 tous les jours, c'est sûr que c'est crevant de l'attendre...)"

Mari : "Reste allongée, ne bouge pas"

Zaza : "Bah de toute façon, y'a X Factor qui commence..."

Mari : "Tu veux quoi pour le dîner?"

Zaza : "Non mais laisse, je m'en occupe du dîner" Et là, je me redresse en grimaçant avec un soupir plaintif du genre "Han han han"

Mari : "Laisssse je te dis, je m'en charge après avoir couché Nain"

Zaza : "Merci amour. Par contre, si tu pouvais attendre que X Factor soit fini pour me monter le dîner, ça serait gentil..."

Preuve par l'exemple que le Baby Brain est une légende et que mon cerveau fonctionne encore : j'ai toujours en tête le programme télé et mon sens de l'organisation est au sommet de son efficience vu que j'arrive à tout gérer sans lever mon gros cul du canapé.

Je sens cependant que ça va pas durer longtemps...

mardi 6 octobre 2009

The laptop killer

Mon ordinateur est tombe malade...

Le diagnostic du reparateur a ete formel : la carte graphique a crame, consequence d'une mauvaise ventilation, due a l'accumulation de poussiere, due au fait que j'ai fume comme un pompier a cote de mon ordi pendant 2 ans et que notre femme de menage a consciencieusement tapisse mon ordi de Mr Sheen (le machin qui fait pschiit et qui fait briller vos meubles en bois...).


Bref, cyberquiche a encore frappe et j'ai ete privee d'ordi pendant quelques jours...


Du coup, je me retrouve avec un ordi de depannage QWERTY ou les accents n'existent pas et les caracteres speciaux sont inverses... Ca rend mon discours illisible...


Mais j'ai quand meme appris quelques trucs sur le fonctionnement de ces maudits engins :


- Faire les mises a jour regulierement
- Arreter de telecharger des merdes
- Nettoyer les cookies (pas les gateaux, les fenetres temporaires qui apparaissent systematiquement avec des filles a poil)
- Eviter de faire fonctionner la batterie et la prise secteur en meme temps, ca rend l'ordi moins performant (mais si vous avez fait ca des le depart, c'est trop tard!!)
- Ne pas laisser votre laptop a la portee de vos enfants, vous courez a sa perte
- Si jamais ca bug, ne pas taper dessus comme un bourrin et l'eteindre soigneusement


Et si jamais ca marche toujours pas, vous demandez a ce qu'on vous en offre un autre en promettant de faire attention... J'ai deja tate le terrain mais ca va etre dur de convaincre Mari...

mardi 22 septembre 2009

Le système du Child-dropping

Ma famille me manque.

Je ne parle pas des réunions de famille (entre les enfants qui crient et les parents qui s'engueulent, dans une famille de 7 enfants, on a vite atteind la nuisance sonore) mais du soutien logistique que je qualifierai d'intérêt personnel d'ordre général.

Les mamans expatriées comprendront mieux que quiconque mes propos si je leur parle de "WE en amoureux".

En effet, quand on a pas la famille à portée de main, comment s'organiser pour partir 48h00 sans mouflets? Soit on passe par la case Grand-Parents pour déposer Nain (amputation de 24h00), soit on les fait venir à Londres (même s'ils ne parlent pas un mot d'anglais), soit on embaûche une nounou pour le WE mais autant vous dire que ça coûte un avant-bras (celui dont je me sers pour porter mon sac à main).


Mari et moi avons peu utilisé ces méthodes bancales, du coup, nos escapades bucoliques se terminent toujours à Hyde Park. Génial.


Mais cet été, avec l'arrivée de Naine au mois de novembre, on s'est dit : "C'est le moment où jamais de profiter de vacances sans enfants. 1 enfant à caser, c'est moins compliqué que 2. On va faire du child-dropping!"


Le child-dropping (ou larguage de nain en français) consiste à survoler la France en lâchant Nain au passage. Sans parachute, sans couches, sans éducation et surtout, sans aucun état d'âme... On ne dit pas "cet été, je me débarrasse de mes enfants", on dit "c'est chouette, ils vont découvrir de nouvelles choses"...

Mes soeurs aînées par exemple ont ainsi pratiqué le child-dropping de manière intensive. Profitant de l'amour immodéré de ma mère pour ses petits-enfants, elles les ont servis à toutes les sauces : vacances scolaires, WE prolongés, mercredi après-midi, professeurs en grève... Je peux vous dire qu'elle en a bouffé du marmot.

Cet été donc, on a fait une session d'1 semaine chez mes beaux-parents et 2 sessions de 10 jours chez mes parents. Tout seul et en mode "free-style" : pâtes et riz à tous les repas, télévision le soir, dodo dans la chambre des grands-parents et du tracteur à gogo...


Du grand n'importe quoi... Mais que voulez-vous, il faut éviter que le child-dropping devienne une corvée pour nos chères têtes grises...


Grâce à ce système sans failles, on a enfin pu découvrir Londres SANS enfant et en plein mois d'août. Le rêve me direz-vous? Certes. Mais je dois admettre qu'au bout d'une semaine, j'ai commencé à me faire chier. Nain me manquait trop.


C'est avec beaucoup d'excitation que nous sommes allés le récupérer fin août. Bronzé, en forme, heureux, détendu. En fait, je crois bien qu'en nous voyant arriver il s'est dit :


"Merde... Voilà les relous... pour une fois que j'arrive à m'en débarrasser..."

samedi 5 septembre 2009

Back in London. Volée n°1

Bon les enfants... Les vacances... c'est fi-ni...

A peine arrivée à la maison avec mon fardeau de linge sale, le premier truc que je fais bien entendu, c'est de me ruer dans la salle de bains pour évaluer les dégâts causés pendant les vacances...

Ben ça a pas traîné....



"Tiiiiinnnn.... Fait-chi-er......"

Humainement, ça paraît impossible... Et pourtant, après un très rapide calcul, le résultat à résonné à grand bruit dans la maison :


Zaza : "Non mais j'halluciiiine!!"

Mari : "Quoi encore?"

Zaza : "Tiiiinn!! Tu sais combien j'ai pris pendant les vacances?"

Mari : "...."

Zaza : "4 kilos!!! J'ai pris 4 kilos en 2 mois!! Ca fait 2 kilos par mois, 500 grammes par semaine, 70 grammes par jour... A ce rythme, je vais finir à... à... heu attends....à...."

Mari : "T'as encore 3 mois à tenir, ça fait donc encore 6 kilos soit un finish à 75 kilos... Ha bah tiens, c'est marrant... on fera le même poids!!"

Zaza : "Pau-vre con..." (Manifestation subtile des hormones en pleine ébullition)


Mais je ne me leurre pas, il est vrai qu'après quasiment 2 mois en France, les lâchages ont été quotidiens : entre la cuisine bretonne (au beurre), celle du sud-ouest (au gras d'oie) et celle de ma belle-mère (au sucre), on a vite fait de prendre du lard.

On a arpenté les régions de France comme des touristes avides de nouvelles sensations culinaires et les produits introuvables à Londres (si ce n'est à un prix totalement déraisonnable) s'étalaient sous nos babines bavantes : andouille de guéméné, foie gras de canard, rillettes de porc, rillons de touraine....

Et bien sûr, même si on agrémente ces mets de légumes verts (beurk), on préférera le plat de patates sautées (ouais!).

Bref, pour ne pas me démoraliser, j'ai fait comme dans l'article précédent :



"Tiiiiinnnn.... Fait-chi-er......
On voit la marque des tongs, ça gâche ma french pédicure..."

vendredi 21 août 2009

Un suçon, ça se mérite

Quand on habite en Angleterre, on finit bien sûr par vous demander si votre niveau d'anglais s'est amélioré.

Ben pas vraiment. Enfin, j'ai pas l'impression.

J'ai beau feuilleter la grande presse (Lite, Londonpaper, Evening Standard), il n'y a quand même rien de mieux que de se plonger dans un roman écrit en anglais. Mon niveau étant ce qu'il est, je me suis pas trop foulée et me suis plongée dans la saga Twilight (inutile de chercher dans le rayon romans classiques, vous ne le trouverez que dans la catégorie "Children Books").

Haaa, que d'émois en lisant les aventures de cette pauvre ado tombée éperdumment amoureuse d'un vampire, amour contrarié par ses envies sanguinolantes et une bande de loups-garous post-pubères en shorty. N'empêche que. Reconnaissons que l'auteur sait vous tenir en haleine et qu'on attend impatiemment le moment où les deux jeunes tourteraux vont passer à l'Acte.

Après avoir dévoré lubriquement les 3 premiers tomes, rien n'y fait. A part quelques bisous, pas la moindre allusion à tout contact charnel, même pas un petit pelotage de nichons en bonne et dûe forme... Pffff... Moi qui pensais m'émoustiller cet été avec un bon roman un peu coquin, c'est raté.

C'est sans compter sur les conseils de ma nièce de 28 ans qui a lu la quadrilogie 5 fois de suite (!!!) : "Zaza, le cul, dans Twilight, c'est pas avant le 4ème tome!!"

Je me suis donc ruée chez Waterstones avant de partir en vacances pour me procurer le dernier tome. Le Saint-Grraaaaal.



J'aurais pu bien sûr me plonger dedans dès le premier jour des vacances chez mes parents et vivre comme une autiste pendant 4 jours mais voyez-vous, à 33 ans, il faut savoir se tenir un minimum.

Dans ma famille, il est très bien vu de lire beaucoup. Et des trucs un peu balaises si possible. Si vous n'êtes pas au diapason avec les lectures de ceux qui considèrent le "Monde Littéraire" comme la Bible et qu'on vous surprend avec un roman à l'eau de rose, vous avez vite fait de passer pour une demeurée.

Ainsi, pour éviter qu'on me jette des regards apitoyés, j'ai mis de côté Twilight et me suis tout d'abord fait une cure de livres un peu plus sérieux. Et j'ai pas forcément eu la main heureuse.

Titre prémonitoire pour un roman "scientifique" piqueté de burlesque, dialogues farfelus décrivant la réalité de l'évolution humaine. Ca fait 182 pages seulement. Ca m'a pas tuée.

On m'a offert ce livre à la naissance de Nain. 4 fois j'ai essayé de le lire. 4 fois j'ai trouvé ça chiantissime au bout de 80 pages. J'ai fini par arriver au bout cette année.

Portraits de femmes très réalistes entre une mère possessive et une belle-fille rebelle (livre pas malin à lire si vous partez en vacances chez vos beaux-parents)

Merveilleusement bien écrit (sisi) sauf que ca se suicide dans tous les sens... sauf la femme au foyer enceinte du 2ème enfant... ouf...

Malgré un titre alléchant, c'est pas rigolo du tout... Mais alors pas-du-tout...

Mon chemin de croix achevé, j'ai estimé que j'avais droit de souffler un peu et c'est sans honte que j'ai dévoré "Breaking Dawn" en 3 jours.
Et bien au final, les 2 jeunes amoureux doivent attendre d'être mariés avant de consommer, les scènes de sexe dont je rêvais sont habilement omises, elle se retrouve en cloque et hérite d'un enfant qui refuse le biberon et se comporte comme un gentil tyran. Comme quoi, même en se plongeant dans un roman fantastique pour ados en vacances, on se retrouve confronté aux joies de la maternité.
Je ferai une meilleure sélection l'année prochaine. Du Arlequin un peu cochon. Na.

mardi 28 juillet 2009

Vive les mariés!

Notre première grande étape de nos vacances s'est déroulée en Bourgogne pour le mariage d'une amie très proche.

Je vous passe le discours habituel : la mariée était très belle, le mari très élégant, les parents méga stressés, le buffet pantagruélique et les invités déjà ivres morts avant même de passer à table. On a même eu droit à un feu d'artifice du tonnerre :


"Bon, normalement, un feu d'artifice se lance à au moins 130 mètres. Là, on va plutôt le lancer à 20 mètres, donc, si vous voyez une grosse étincelle vous tomber dessus, décalez-vous d'1 mètre!" nous avait prévenu l'artificier (il devait être bien cramé lui aussi!).



La particularité de ce mariage résidait également dans le fait que la mariée m'avait demandée d'être témoin à l'église.

Bon, sans vouloir me la raconter, ce n'est pas la première fois que je remplis ce rôle, mais la joie d'être choisie parmi la multitude pour sourire niaisement à côté des mariés est toujours suivie d'un moment d'angoisse pur : "Et merde, me voilà bonne pour pondre un discours...."

Dieu merci, la mariée m'a gentiment rassurée : "Zaza, comme tu es un cas à part, je ne te demande ni d'organiser mon enterrement de vie de jeune fille, ni de me faire un discours. Ai pitié".


Alleluia. Ton voeu sera exaucé chère enfant.


J'ai encore le douloureux souvenir du premier discours de mariage co-écrit avec une bande boulets le jour-même de la cérémonie. Bref, manquant d'inspiration et d'expérience, ça s'est terminé en abécédaire dont je vous livre quelques lignes, toutes aussi pathétiques les unes que les autres :

"A comme Amour,
B comme Bonheur,
C comme Coeur,

jusqu'à Z... comme Zorro (et l'un de nous s'est gentiment dévoué pour l'imiter..)"


Le deuxième discours que j'ai pondu était pour une très vieille copine avec laquelle j'avais écumé les open-bar et quelques années collège. Le résultat était pas mal dans le genre "je vous raconte les pires saloperies sur son compte que j'ai stockées depuis des années" mais, l'heure du discours approchant et victime d'un trac involontaire, je me suis mise à vider toutes les coupes de champagne qui me passaient sous le nez pour me donner un soupçon d'audace.

Résultat, j'ai bafouillé mes âneries tout en gloussant sur les détails croustillants et en interpellant la mère de la mariée comme si c'était une vieille copine : "Hééééé!! Moniiiique!!! Tu m'écoutes???!!!"... micro à fond bien entendu...


Ensuite, avec l'âge et l'évantail de possibilités que nous offrait Imovie, je me suis hasardée dans la co-réalisation de films de mariage... Mais même avec un scénario juteux, quelques acteurs motivés et une caméra à peu près stable, on arrive difficilement à une série Z, surtout que la plupart du temps, il faut rajouter les sous-titres faute d'avoir eu un micro enregistreur digne de ce nom...


Et bien malgré ces malheureuses expériences, si les mariés ne me demandent pas expressément de ne rien faire, je peux pas m'empêcher d'ajouter une touche de lourdeur.


Bref, dans 15 jours, nous avons un autre mariage d'un bon vieux pote et celui-là, on va pas le rater. Mais faute de temps et d'organisation, on va improviser... et en live s'il vous plaît!!!


Franchement, avec un entraînement aussi béton, j'ai vraiment hâte que Nain se marie pour que je puisse lui concocter un discours inoubliable...

dimanche 19 juillet 2009

Pigeons voyageurs

Et voilà c'est parti!

Nain ayant fini l'école vendredi dernier, on a pu enfin passer aux choses sérieuses...J'ai nommé: les Vacances... les vraies...

Comme nous devons nous coltiner 2 mariages cet été, Mari et moi avons décidé de passer toutes nos vacances sur le sol français (mes vacances au Club Med à l'Ile Maurice, je peux gaiement m'assoeir dessus).

On s'est dit : "ça va être super, on va rester sur dans le même pays et ça va être moins galère rapport à l'organisation!"
En plus, on va en profiter pour voir les copains qu'on a pas vus depuis des luuuustres et qui continuent à pondre des enfants qu'on ne voit même pas grandir sauf en photos. On va aussi mettre un bon coup de taser aux grands-parents en leur dropant un Nain qui ne fait plus la sieste et qui a bien compris la notion d'"abus de faiblesse" (de jeunes enfants qui s'en prennent à des personnes âgées, c'est moche quand même...).

Cependant, après avoir planifié nos vacances, je me suis rendue compte que c'était pas racontable. Ainsi, pour une meilleure compréhension, je vous dévoile la carte de nos différentes étapes estivales :


Ca va être bien ces vacances, mais je vais en bouffer du kilomètre...

Soit :
1908 km en avion
3153 km en train
717 km en voiture

Alors bien entendu, beaucoup, inquiets, diront : "T'es complètement malade de voyager autant!", "Tu vas être encore plus crevée qu'en partant!", "Tu peux pas faire autant de trajets enceinte voyons!!", "Pauvre Nain qui va te voir partir et repartir toutes les semaines, t'imagines pas le trauma pour lui!" etc...

Je vous entends chers amis, je vous entends, mais c'est Mari qui a eu le dernier mot :

"Faut vraiment qu'on se tape tous ces week-ends chez tes parents en Bretagne?"

lundi 13 juillet 2009

Happy Feet

Tous les matins, depuis que je suis enceinte, c'est plus fort que moi, il faut que je me pèse.

Dès que mon réveil sonne, je saute de mon lit, je fonce à la salle de bains mettre mes lentilles, je me vide les reins et hop, je saute à pieds joints sur la balance. Jusqu'ici, tout allait pour le mieux... Je frisais le +3,5 kilos, rien de bien méchant....


Il faut dire que les 3 premiers mois ont été très joyeux : nausées, vomissements réguliers, vertiges, fatigue. Bref, dès que j'avalais un truc, ça repartait aussi sec dans l'autre sens et Mari me tapotait le dos avec compassion. Mais je ne me suis pas plainte. Je trouvais justement que c'était l'occasion rêver pour me faire péter la panse sans avoir peur de prendre un gramme et mon gynécologue m'a certifié que cela ne devait pas durer plus de trois mois...


Zaza : "Non mais vous êtes sûr?? Ca va pas aller au delà?? Parce que c'est quand même assez bizarre de passer ses matinées la tête dans la cuvette sans avoir picolé la veille..."


Gynéco rigolo : "Ca s'arrête à la fin du 3ème mois, je vous le promet... Si les nausées continuent, c'est d'ordre psychologique!"

Zaza : "C'est pas d'ordre vaginal?"


Gynéco rigolo : "Même pas! Vous savez que certains médecins vont jusqu'à enfermer leurs patientes enceintes pendant 48h00 si elles prétendent avoir des nausées au bout du 4ème mois? Ils disent qu'en les isolant de leur tracas et problèmes, elles n'ont plus de nausées..."


Zaza : "Ca va pas non?"


Mari : "C'est intéressant ça!!"


Ben c'est pas rentré dans l'oreille d'une sourde... A la fin du 3ème mois, les nausées se sont envolées! Hourra! Mais j'ai quand même continué à me gaver de cochonneries "au cas où". Infaillible et sans pitié, ma balance m'indiquait que je prenais "légèrement du poids"...


Mais alors ce matin, grosse surprise....



"Taiiiin... Fait chier...."
Et ça sert rien d'enlever son T-shirt et sa culotte hein...
Ca ne change ab-so-lu-ment rien!

Comment j'ai pu prendre 900 grammes en un week-end??? Hein??? Non mais comment ça se fait?? C'est alors que je me suis remémoré rapidement la composition de mes repas le week-end dernier :

- Samedi midi: poulet teryaki-riz à midi + autres cochonneries japonaises + petit goûter à base de gaufres

- Samedi soir : couscous royal au Pasha

- Dimanche midi: BBQ géant chez des copains américains, soit 3 hamburgers, 2 saucisses et 4 cookies

- Dimanche soir : Brochettes de porc à la thailandaise et pilons de poulet farcis (et frits bien sûr)


Hiin, c'est donc ça... Je me suis empiffrée comme une truie tout le week-end et y'a pas l'ombre d'un légume vert...


Autant vous dire que ce matin, après avoir déposé Nain à l'école, j'ai foncé comme un bolide à la piscine faire mes 20 longueurs histoire de donner du fil à retordre au tas de gras qui s'est incrusté chez moi (Non, je parle pas de Mari...). Surtout qu'une de mes soeurs m'a gentiment rappelé la veille que, comme j'attendais une petite fille, il ne fallait pas que je dépasse le +10 kilos!! La pression...


J'avoue ne jamais avoir fait grand cas des déboires pondéraux dûs à la grossesse. Certaines de mes amies n'ont pris que 10 kilos, tandis que d'autres ont fait péter le +30 kilos. Pour Nain, j'avais pris 15 kilos, c'est pas mal me direz-vous, mais quand on a déjà 5 bons kilos à perdre, on arrive à +20 au dessus du par!



Mais on s'en fout. Y'a pas de règle. On devrait sauter de joie tous les jours d'être enceinte! Et ça me gonfle déjà assez d'avoir arrêté mes petits plaisirs d'alcoolo-toxico pour ne pas avoir en plus à brouter de la salade toute la journée!


Donc, si vous vous retrouvez sur une balance peu coopérative, ne vous lancez pas dans une tirade de gros mots en maudissant toutes les cochonneries que vous avez avalées, dites-vous plutôt :



"Houlalala....
Il va falloir que je retourne faire une pédicure!"

lundi 6 juillet 2009

Comme un Lundi....

Le lundi matin, ce que j'aime bien faire, c'est regarder les "status update" sur Facebook.

Et bien tous les lundis matin, je vois très souvent des commentaires du genre "encore un week-end terminé", "j'aime pas les lundis", "dur de retravailler après un week-end de repos intense" etc... En gros, ça revient à dire "après avoir passé le week-end avec les gens que j'aime, voilà que je vais devoir me taper une semaine de plus à me farcir toutes les têtes de cons qui m'entourent au bureau!".


Pour ma part, en tant qu'honnête femme au foyer, le lundi est exactement comme tous les autres jours de la semaine week-end inclus. Réveil à 8h00, au petit-dej avec un Nain qui a enchaîné ses 12 heures de sommeil et qui pète la forme, le lave-vaisselle tout propre qu'on doit vider avant de le remplir des bols de céréales fraîchement dégueulassés, la routine infernale du lave-linge, la montre qui n'affiche que 11h00 et la sempiternelle question : "Que vais-je bien pouvoir faire avec Nain pour l'occuper jusqu'à la sacro-sainte séance télé de 17h30 où je vais ENFIN avoir la paix pendant une petite heure (et demi...)??"

Donc, de manière générale, je n'ai pas ce fameux blues du lundi que peuvent avoir les gens qui travaillent.


Mais ce matin, Nain m'a concocté une surprise à sa manière...


Tous les matins, le premier truc que je fais après m'être pesée, c'est d'aller dans la chambre de Nain pour trouver de quoi l'habiller. Et bien ce matin, en ouvrant sa chambre, je tombe là-dessus...



(Soupir....)

Ainsi chers lecteurs, j'ai enfin découvert la déprime du lundi, celle où l'on se dit : "Y'a des jours comme ça, vaut mieux retourner se coucher!".


Ce que j'ai bien sûr fait jusqu'à 11h00...