vendredi 31 octobre 2008

L'ami des bêtes

Dédié à feu Pluto

On dit souvent à juste titre que le chien est le meilleur ami de l'homme.

J'aurais bien voulu que Nain ait un animal de compagnie mais Mari, cet homme cruel et sans coeur, refuse d'avoir des animaux à la maison. Il aime pas ça. Sauf chez autres... Ainsi, dépourvu de compagnon de jeu à quatres pattes, Nain a jeté son dévolu sur... une Dinde... Oui. Moi. Sa propre mère.

Ha ha! Vous pensiez que j'allais tomber dans l'analogie primaire qui consiste à comparer un enfant à un chien?? Et bien non, je déteste la facilité. Alors oui bien sûr, un chien comme un enfant, ça vous suit partout, il faut le sortir au moins 2 fois par jour, on ne peut pas le laisser seul tout un week-end à la maison, ça a peur des feux d'artifice, ça n'obéit jamais et ça a une vague notion de la propreté. Mais il ne faut pas oublier qu'un chien, on peut l'attacher à une laisse et lui coller une muselière sur le bec pour l'empêcher d'aboyer, alors qu'un enfant, on ne peut pas lui faire ça : ça porterait atteinte à sa dignité humaine.

C'est con hein?

Bref, comme vous avez pu le constater, Nain maîtrise parfaitement la trotinette et fait maintenant tous ses trajets sur ce satané engin. Au Diable la poussette et les voyages moites dans les transports en commun, Nain file, vole (se vautre pas mal aussi...) et rien ne l'arrête (de toute façon, il ne sait pas freiner).

Mais faire de la trotinette tout seul, c'est pas rigolo. Ce qu'il trouve vraiment marrant, c'est de faire courir la bonne poire qui se trouve derrière. Moi.

Nain : "Allez Maman!! Cours!!

Docile, j'entame un petit trot élégant. Sans-for-cer.

Nain : "Allez, plus vite Maman!!"

Et merde, pourquoi a-t'il fallu que je fasse des courses avant? Et moi, dinde à souhait, me voilà à taper un sprint avec les sacs de courses bourrés à craquer au bout de chaque bras. Je vous raconte pas la dégaine et la tête des passants qui s'écartent de notre chemin...

Nain : "Oui, c'est bien!! Plus vite!! Youhou!!"

Il me prend pour son clebs. C'est super humiliant et j'ai même pas droit à une pause pipi.

Je pourrais le laisser fuser jusqu'à la maison et garder mon rhytme pépère, mais MOI, je sais qu'au bout de la rue se trouve toujours une route, et que sur la route, se trouve des voitures. Et comme Nain a tendance à rouler en regardant derrière lui si sa mère le suit, il faut que je pique le 100 mètres à toute blinde pour le dépasser. Et à raison d'un paquet de cigarette par jour, ça demande un certain panache!

Donc, si je ne veux pas m'écrouler comme une quiche au milieu de la rue, il faut à tout prix que je fasse le forcing auprès de Mari pour avoir un chien à Noël. Un vrai.

Ainsi, Nain aura un animal à sa disposition pour satisfaire ses quatre volontés et ses nombreux délires, et comme je serai bien obligée de tenir le toutou en laisse, ça choquera peut-être moins si je fais la même chose avec Nain...

Non? Pfff...

vendredi 17 octobre 2008

Des sub primes aux No Primes

A moins d'être totalement coupé du monde et de vivre dans un cabanon au fond de la Forêt, on ne peut pas échapper à la crise qui secoue le monde financier. On a d'ailleurs eu la gentillesse de m'expliquer l'affaire grâce une ravissante analogie avec Ginette et sa buvette à vin dans le Pas-de-Calais.

Comme vous le savez, Mari travaille dans la Finance, dans le Hedge Funds. Mieux que ça : dans le Fonds de Hedge Funds. Ca en jette un max, c'est beau et surtout, j'y comprend rien. Vivre dans la totale ignorance me procure une joie intense et je tapote distraitement le dos de Mari pour le consoler pendant ses multiples périodes de stress .

Oui, cette crise mondiale le stresse et c'est bien légitime. Je lui tapote donc le dos encore plus que d'habitude et je lui ai prévu une petite escapade dans la campagne anglaise. Faut que je le soigne mon poulain, ma petite poule aux oeufs d'or, ma corne d'abondance... Je le cajole, le rassure, vante ses mérites et ma pâme au bord de l'évanouissement devant tant de virilité : "Il est krê beau mon mari! Il est aussi krê intelligent et krê malin!"

N'allez pas croire que je fais tout cela par bonté d'âme et par solidarité empathique (Grand Frère me ressasse dès qu'il le peut que je suis une ordure! Ppff....).

Moi, mon stress, je le vis sur le terrain, au jour le jour : la montagne de linge, la vaisselle qui s'accumule, l'ampoule du couloir qui a grillé, le désordre sans fin, le dry cleaner qui arrive à la bourre, un nombre étonnant de chaussettes orphelines, le ticket promo de chez Tesco périmé, la poussette qui perd une roue, la dead-line du "y'a plus de PQ" à ne jamais franchir etc... Oui, à mon échelle, dans mon micro-monde, n'importe quel détail peut prendre de l'importance. Ca maintient mon rhytme cardiaque.

Or, Mari, s'il me fait un craquage, c'est tout mon petit monde qui s'écroule : couic-couic le shopping, couic-couic les dîners, couic-couic la femme de ménage, couic-couic la crèche, couic-couic les vacances au soleil, couic-couic le PQ 4 feuilles a l'aloe-vera...

Et surtout, si ça continue encore longtemps, le pire va arriver.

Le pire, c'est ce sujet tabou entre mères au foyer, celui qui nous donne des frissons et nous terrifie, celui qui va nous éloigner de notre divine progéniture et nous arracher à notre baby-cook... Oui, vous l'avez compris, si ça continue comme ça... il va falloir que je me trouve... un TRAVAIL. Holalalalala.....

Heureusement, maintenant que j'ai perdu 6 kilos, que je vais me doter d'un permis de conduire et que je me suis procurée des soutien-gorges rembourrés, je vais forcément faire un effet boeuf pendant les entretiens. Il est vachement plus rassuré Mari....

lundi 13 octobre 2008

De la réduction des membres supérieurs...

Finis les beaux jours, me revoici derrière mon laptop à contempler bêtement le ciel grisailleux de Londres.
Ben oui, à Londres, on va dire que le temps est capricieux et que l'on peut subir les 4 saisons dans une seule journée. Ca fait partie des clichés que l'on a de l'Angleterre : un temps dégueu et surtout une nourriture exécrable dont les Anglais se fichent pas mal vu que ce sont tous des alcoolos... "Eating is Cheating"!

Bref, ici, quand il fait beau et chaud sur plusieurs jours d'affilée, c'est suffisamment exceptionnel pour abandonner son train-train et se prélasser dans l'herbe verdoyante des immenses parcs qui jalonnent notre belle cité. Ainsi, nous avons passé notre dimanche après-midi au soleil, à Regent's Park avec quelques amis.

Or, un tout petit détail de rien du tout a gâché ma larvidité... Profitant de cette soudaine vague de chaleur, j'ai ainsi revêtu Mon Fameux T-Shirt à Grand Décolleté, celui qui ne laisse aucun doute sur mes atouts mammaires. Car voyez-vous, j'ai beau avoir fait office de "Petite Grosse" dans ma famille, je n'en demeurais pas moins celle qui avait la plus belle poitrine... Mais alors de très très loin... Ce qui paraît logique quand on a de l'enbompoint : on ne peut pas être Plate ET Ronde, ce serait vraiment trop injuste.

Bref, me voici affalée dans l'herbe avec mon joli décolleté et là, impossible de faire abstraction de mon soutien-gorge... J'ai beau me tortiller et réajuster les lanières, rien à faire... Je flotte dans mon soutif... Le Scandale Absolu! Je réalise enfin les effets secondaires néfastes de mon régime : qui perd des kilos, perd des doudounes (et ça, c'est vraiment pire que la constipation)... Je vous raconte pas la tronche de Mari...

Zaza : "Mes seins flottent dans mon soutif!!"

Mari : "Ben c'est normal! Tu fais un régime, donc, d'abord, tu perds du derrière et après, c'est au tour des doudounes... c'est bien ma veine tiens...."

Zaza : "Non mais regarde, on voit que ça, c'est ignoble : je le remplissais grave ce soutif y'a 2 mois"

Mari : "Y'a 2 mois tu frisais les 64 kilos...."

Zaza : "Non mais c'est pas possible, il faut que je l'enlève, je me sens trop mal!"

Mari : "Heu... Mais laisse tomber, c'est pas grave!!"

Zaza : "Siiiii!!! Je l'enlève!! Maintenant!!"

Et hop, Abracadabra, je fais mon tour de magie qui consiste à enlever mon soutien-gorge sans enlever le T-shirt et fourre cette immondice dans mon sac!

Copains 1-2-3 :"Heeuuu... Elle fait quoi ta femme là?"

Et bien la Femme, elle libère ses belles doudounes de cette maudite obligation d'étouffer dans un carcan à armatures. Je dis oui à la liberté d'esprit et de corps! Si je n'ai plus envie de porter de soutien-gorges, c'est mon droit le plus strict!!

Bon... Demain, je m'achète quand même 2 soutifs rembourrés... Mais Chhhhhuutttt.....

vendredi 3 octobre 2008

Et la ceinture réapparut...

Ha ha! Je vous ai vu venir lecteurs de peu de foi! Vous pensiez que ce régime n'était encore qu'une idée fantaisiste, vouée à disparaître discrètement tant les tentations sont fortes.

Mais après 3 semaines d'efforts surhumains et quelques petits écarts avinés, le résultat est là. Zaza a perdu 5 kilos. Ouais. 5 kilos. Pffiou. Envolés. Disparus (probablement dans la cuvette des toilettes suite à une sur-consommation de fibres en sachet et de son d'avoine...). Plus que 3-4 kilos à perdre et j'arrive au rang d'étoile filante (ou "poids de forme"), mais pas plus hein. Parce que les tranches de dinde, les salades de concombre et les dîners au caca-light alors que tous les autres sont ivres morts, ça commence à me les briser menus!

Mais halte à la colère. La satisfaction ultime reste la suivante : fermer le bouton supérieur du pantalon.

Je peux vous assurer que vivre avec le haut du jean retroussé sur les bourrelets, ça nuit dangeureusement au moral. Premièrement parce que tous les soirs je retrouvais la marque du bouton imprimé sur mon ventre et que deuxièmement, j'aurai du me résigner à renouveler ma garde-robe en taille 40... Déprime assurée...

Ainsi, je n'aurai pas à taper dans le portefeuille du ménage et je peux enfin reboutonner mon pantalon, et même y ajouter une ceinture... Juste pour faire joli...

Quand je réalise que ce régime ressemble à un parcours du combattant, je ne peux m'empêcher de penser à celles qui ne grossissent jamais. JAMAIS. Malgré les années qui passent et les grossesses qui se succèdent, elles gardent quand même une ligne de jeune fille. Leur phrase qui tue? "J'ai la chance d'avoir une constitution qui ne me fait pas prendre un gramme, même quand je m'empiffre."

Y'a de quoi vous dégoûter du surimi.

dimanche 28 septembre 2008

De la disparition des membres inférieurs

Mon deuxième objectif de la rentrée est le suivant : perdre du poids.

Alors attention, je n'accuse pas mon unique grossesse d'être la cause de mon embonpoint. Tout le monde sait bien que tomber enceinte est une bénédiction du ciel et que les futures mamans irrrrrrradient de beauté malgré les 15 kilos de surplus....

Non, voici l'histoire de ma surcharge pondérale qui m'a fait jusqu'à douter de l'existence de mes orteils vu qu'ils disparaissaient de mon champ de vision quand je me tenais droite et anxieuse sur la balance.

Pour ceux qui l'ignorent, je suis la cadette d'une famille de filles. 5 soeurs au compteur + 1 mère que je qualifierai de... "très présente"... Toutes mes soeurs, je dis bien toutes, sont minces, belles et font 10 ans de moins que leur âge officieux. Autant vous dire que la concurrence est rude et que les dimanches ensoleillés virent rapidement à un défilé de maillots de bain que viennent admirer les amis de la famille qui passent toujours dans le coin "par hasard". Les fluctutations pondérales sont une véritable affaire d'état et je ne compte plus les méthodes miracles employées pour faire disparaître les hypothétiques kilos en trop. Du slim-fast à la cure de raisin en passant par les régimes protéinés ou les massages pour faire décoller les graisses, rien n'aura été épargné...

Moi, au milieu de tout ça, j'avais le rôle de la petite boule rigolote et on m'affublait de ce très joli surnom qu'est "la grosse". La petite boule est ensuite devenue une montgolfière le jour où j'ai quitté la maison familiale et les repas équilibrés, pour vivre mon indépendance dans un petit studio et les casseroles de pâtes au beurre comme uniques dîners. De paire avec une consommation d'alcool déraisonnable et une totale absence de sport, ça a pas loupé : 6 kilos dans la vue. Pan.

Rien d'alarmant, j'ai rencontré Mari et depuis, il ne cesse de me couvrir de louanges et de me trouver belle et appétissante. Même après la naissance de Nain où j'ai tout de même frôlé les 75 kilos, Mari continuait à me réconforter dans mes périodes de paranoïa d'obèse. Mari ne m'a jamais dit que j'étais trop grosse.

Mari est trrrrrès prudent...

Je n'ai fait de régime qu'une seule fois dans ma vie... pour le jour de mon mariage... comme si on avait peur que le fiancé se barre en courant en réalisant qu'il allait épouser un tonneau! Mais regardez un peu le résultat : petite boule assure à max!



Bref, depuis cette photo, entre l'expatriation à Londres et la naissance de Nain, Zaza a repris encore 6 kilos. Pan Pan Pan.

Panique à bord depuis le retour de vacances, impossible de boutonner mes pantalons et mon joli nombril s'est fait avaler par des vagues de bourrelets. J'ai donc acheté le livre miracle du Dr Dukan sur les conseils d'un ami qui, lui, n'a pas aperçu son kiki depuis un bon bout de temps (ça l'a pas empêché d'avoir 4 enfants....).

Si vous aimez le surimi et que la constipation ne vous fait pas peur, ce livre est pour vous.

PS : Je ne sais pas conduire non plus....

lundi 22 septembre 2008

Licence to Kill 2: the revenge of the simulator

Face aux réactions en chaîne provoquées par l'annonce de mes premiers pas dans le monde (virtuel) de la conduite (non accompagnée, ch'uis trop vieille...), voici donc le résultat de ma première quinzaine...

Enfermée dans un habitacle du futur, esclave d'un robot à la voix monotone et répétitive, je suis enfin arrivée, le coeur haletant, au bout de mes 8 heures de simulateur. 8h00, c'est le temps normal pour apprendre les bases avant de prendre le volant d'une VRAIE voiture avec les roues et tout et tout.

Et bien sachez que Zaza, au bout de 8h00, elle vient juste d'apprendre à tourner à gauche... La galère ultime... Incapable de passer le premier test, me voici déjà recalée et bonne pour une autre session de 8h00 dans cette foutue machine qui ne cesse de ressasser : "You are struggling with this exercise! You've come too close! Hold your position! You are too far on the left! More gas! You hit the car! Geeeeently brake!! Oooops, you've stalled...".

Sans compter que, niveau Coordination, on approche du zéro pointé : je ne comprend toujours pas comment on peut passer les vitesses pour avancer tout droit tout en regardant dans les 3 rétros (donc en arrière) et appuyer en même temps sur l'embrayage et l'accélérateur. C'est que j'ai pas trop l'habitude d'utiliser mes 4 membres à la fois sauf quand je sors Nain et les bagages d'une voiture (là, si y'a un exercice, ch'uis sûre que je serai hyper forte!).

Bref, au bout de 1h30, je commence déjà à me comporter comme une beauf et déploie toute ma jolie panoplie de gros mots en pensant naïvement que les 2 standardistes postées à 1 mètre de la machine ne comprendront rien.

A ma décharge, passer les vitesses de la main gauche et appuyer sur l'embrayage avec des tongs, c'est pas optimum, mais comme le permis ne me servira que pour les vacances, autant me mettre en condition dès le départ.

Heureusement Mari, toujours solidaire et optimiste, m'encourage dans cette voie pleine d'embûches et fantasme déjà sur nos prochaines escapades en Angleterre, moi au volant, lui en train de pioncer et Nain en copilote. Parce que Mari, il pourrait conduire en Angleterre, c'est free-ride ici, 4 petites heures de mises au point chez BSM et zou! Mais non. Y veut pas. Y fait chier.

En conclusion, les vacances en Ecosse, c'est pas pour cette année...



Surtout que les routes ont l'air bien vicieuses.....

lundi 15 septembre 2008

Licence to Kill

Ouais ça va, j'ai compris... 2 semaines sans rien écrire, c'est la-men-ta-bleu! Mais sachez cependant que c'est pour la bonne cause, car, attention chers lecteurs, Zaza s'est fixée des objectifs ô combien difficiles à mener à bout sans émasculer ce blog, récréation post-digestive des honnêtes travailleurs. Parmi mes objectifs, voici le premier : Passer mon permis de conduire.

J'imagine déjà vos regards ahuris et les "oh" et "hein" exclamatifs accompagnés de cette sentence tant de fois entendues "Quel boulet...". Et vous avez raison d'être choqués : à bientôt 33 ans et à la tête d'une famille que j'espère nombreuse, ne pas avoir son permis, c'est la honte! Mais à ma décharge, suite à un accrochage, monter dans une voiture me procure une trouille immense... La peur de mourir me prend aux tripes et c'est incontrôlable.

Et surtout, j'ai suivi à la lettre le slogan suivant : "Boire ou Conduire, il faut choisir".

Bref, pour ceux qui se demandent comment je me suis débrouillée jusqu'ici pour me déplacer (alors que j'habitais en banlieue), voici la réponse :

1. J'ai conduit une mobylette jusqu'à mes 24 ans. Une 103 rutilante pouvant atteindre les 65 km/h dans une pente, facile à garer et pas ruineux en essence. Quelle fière allure j'avais en arrivant au bureau jusqu'au jour où, une âme peu charitable a tronçonné ma chaîne anti-vol, me laissant ainsi bouche bée et les larmes au bord des yeux sur un trottoir...

2. Le réseau de Taxis parisien n'a plus aucun secret pour moi et une bonne partie de mon salaire atterrissait lourdement dans la poche de chauffeurs peu aimables.

3. Finalement, solution moins coûteuse : les potes. Ceux qui ont eu la malchance d'avoir leur permis à 18 ans ont fait office de chauffeurs pendant des années tout en me sermonnant sur l'absurdité de mon existence sans permis. Reproches auxquels je répondais avec mon sourire le plus niais et une haleine bien chargée. Pathétique.

Mais depuis que Mari est là, alors là, c'est le luxe total. Même pas besoin de supplier ou d'inventer des prétextes nuls. Mari, il est aux ordres de sa femme, d'autant plus que je suis un co-pilote hors pair :
"Démarre!", "Ralentis!", "Accélère!", "Mais double le ce tracteur!", "Y'a une voiture à droite, tu l'as vue?", "Nain a le soleil en pleine figure, change de côté!", "Mais concentre toi enfin!", "Tu vas trop vite!", "Mais pourquoi tu passes par là et pas par là??!!", "Pipi", "Ppff, fait chier ces embouteillages, tu pouvais pas les éviter?", "Je m'ennuie"....

Bref, je fais mon maximum pour égayer nos trajets, mais bizarrement, Mari, ça l'insupporte et il voudrait bien que je passe enfin mon permis pour prendre le relais, comme si 5h00 de route allaient le tuer! Vraiment n'importe quoi.

Mais comme je suis bonne pâte, j'ai décidé de suivre les conseils avisés de Mari et me suis (pour la 4ème fois) inscrite à des cours de conduite qui, au bout du compte, m'ouvriront de nouveaux horizons et la portière avant droite d'une voiture. Oui, car, si vous n'aviez pas percuté, les Anglais conduisent à gauche.

En conclusion, me voici à prendre des cours de conduite en anglais chez BSM, tout ça pour apprendre à rouler du mauvais côté de la route, sans possibilité de me siffler un petit verre et Mari qui se frotte les mains en ricanant. Honnêtement, me mettre derrière un volant, c'est la cata assurée!!

Je vous donne cependant un aperçu de mes premiers pas dans la Cour des Grands...

Ca promet....

dimanche 31 août 2008

Les photos ont la parole

Je m'étais jurée de me pas vous raconter en détail mes vacances mais après avoir récupéré certaines photos, je ne peux m'empêcher de les partager. Ainsi, Mari et moi sommes partis en Toscane pendant 1 semaine avec 1 couple d'amis SANS enfants... Je ne vous décrirais pas les lieux où nous sommes rendus, les guides touristiques sont faits pour ça!

Au beau milieu du Chianti, nous avons séjourné ICI :


On pouvait trouver une table de massage ICI :



Et des chiens qui se bécotaient par LA :



Ensuite, nous avons visité :

ça, ça, ça et encore ça :





On a aussi visité ça :


Villa Vignamaggio

Où a été tourné ce film là :



Par contre, nous n'avons pas visité ça :

Parce qu'on préférait rester là :


Du coup, comme nous avons trop abusé de ça :




Forcément, ça a fini comme ça ....

Un immense merci aux P'tits Poulets pour ces belles photos

mercredi 27 août 2008

La tirade du dit-nez

Naguère, quand j'étais plus jeune, on disait de moi que j'étais une "littéraire". Je dévorais les livres qui jalonnaient par ordre alphabétique les étagères poussiéreuses de mes parents, écrivais des poèmes plein de désespoir (comme toute adolescente boutonneuse qui pense avoir un sens aigu de la Vie) et apprenais par coeur les quelques vers qui faisaient bondir mon coeur de midinette.

Puis, j'ai totalement, mais alors totalement abandonné les livres pour une activité beaucoup moins intéressante qu'est "le Travail". Pire encore, quand Nain est né, mon vocabulaire s'est lourdement dégradé : on peut certes trouver un peu de poésie dans le pipi-poupou-miammiam, mais soyons honnêtes, le dialogue parent-bébé est assez limité.

Cependant, dans les moments crises qui m'opposent à Nain, j'arrive encore à faire preuve de voltiges verbales pour arriver à mes fins. De manière étrange, cela se passe toujours pendant le dîner, source de conflit quand un aliment de couleur verte fait son apparition dans son assiette.

Zaza : "A taaaaaabblleeeeuuuuu!!! Je t'ai préparé une bonne purée de courgettes"
Nain, repoussant délicatement son assiette : "Nan, aime pa la courgette. Trop cho"

C'est parti. Selon mon humeur, le ton change et je vous laisse piquer au hasard la réplique qui sied le mieux à ce type de situation...

Ferme et résolu : "Si! Tu vas manger ta purée un point c'est tout!!"

Promotionnel : "Mais la courgette c'est très bon pour la santé! C'est plein de vitamines F!"

Doucereux : "Allez mon chéri, Maman va te faire un gros câlin pour te motiver"

Mensonger : "Tu n'aimes pas la courgette?? Pourtant, Papa et maman adôôôôôrent ça!! On en mange tous les jours!!"

Aérien : "On fait l'avion avec la cuillière?? Vvrraaaoouuummm, attention l'avion va entrer dans le hangar!! Vrraoouuummm!!"

Vicieux : "Si tu manges pas ta purée, tu n'auras pas de dessert, pas de chocolat, pas de flanby, pas pas pas!!"

Bucolique : "Mais tu vas l'avaler cette putain de purée de merde???!!"

Subtil : "Si tu manges ta purée, tu pourras regarder Dora après le dîner!"

Syndicaliste : "Dis donc, je vais pas m'amuser un refaire un plat pour te satisfaire! Je suis pas ton larbin!"

Menaçant : "Attention à toi! Si tu ne manges pas ta purée, je vais sortir la boîte à coups de pied aux fesses!"

Distrayant :"Rooo mais regarde dans ton assiette! Il y a Barbapapa caché sous la purée! Il arrive plus à respirer! Il faut le sortir de là!"

Boudeur : "Si c'est comme ça, je ne te parle plus et je te laisse tout seul face à ton assiette!"

Sacrificiel : "Mais elle m'a l'air très bonne cette purée pourtant! Regarde, Maman va goûter.... Mmmmmmmm, c'est absolument dé-li-cieux"

En équipe : "Bon, j'appelle Papa... Viens m'aiiiiider!! Il veut pas manger sa purée!! Bon, toi, tu lui bouches le nez pendant que j'enfourne la cuillère dans sa bouche!"

Coloré : "Et Hop!! Regarde un peu ce que j'ai caché dans ta purée! Des smarties!! Allez, il faut aller les récupérer!"

Radical : "OK. J'ai compris. J'appelle les flics, tu vas découvrir les cantines en prison et tu verras qu'elle aura un autre goût ma purée de courgettes"

Larmoyant : "Baeeuuuhhhhh!! Tu ne veux même pas faire plaisir à Maman!! Bbeeeuuheuheu"

Je vous épargne le couplet sur les enfants qui meurent de faim dans le monde, le PC allumé avec Dora et Babouche en fond d'écran (Nain fait partie des enfants qui ouvrent systématiquement la bouche avec un air ahuri devant un écran), les parents qui se voient obligés de finir la dite-purée pour la remplacer par le plat de nouilles et le désarroi qui s'empare de nous après chaque repas.

Pire encore, selon les dires des autres personnes qui ont eu la joie de le nourrir, Nain mange parfaitement bien tout seul et sans broncher quand je ne suis pas dans les parages.

Il doit aimer quand je fais de la poésie, c'est sûr...